Ampuis

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Ampuis
Château d'Ampuis
Château d'Ampuis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Condrieu
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Condrieu
Maire
Mandat
Gérard Banchet
2014-2020
Code postal 69420
Code commune 69007
Démographie
Gentilé Ampuisaits
Population
municipale
2 661 hab. (2011)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 29′ 24″ N 4° 48′ 37″ E / 45.4899, 4.810345° 29′ 24″ Nord 4° 48′ 37″ Est / 45.4899, 4.8103  
Altitude Min. 145 m – Max. 536 m
Superficie 15,57 km2
Localisation

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Ampuis est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite du Rhône, entre colline et fleuve, Ampuis est la capitale du vignoble de Côte Rôtie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village semble devoir son nom au latin "emporium", emprunté au grec et désignant un marché ou une place de commerce.

En effet, un comptoir commercial aurait été installé à cet endroit, bien avant l'arrivée des Romains. Depuis l'époque romaine, on cultive la vigne qui monte à l'assaut des coteaux escarpés. Il est possible également que le mot vigne, du grec "ampelos " soit aussi à l'origine du nom de la commune.

Il y a deux mille ans déjà, des auteurs latins tels que Pline célébraient ce vin connu sous le nom de "vin viennois".

Aujourd'hui, près de 200 hectares de vigne s'enracinent sur des terrasses "chayets" soutenues par des "cheys".

Par-ci par-là, de grands murs de soutènement signalent les noms en lettres géantes de négociants-éleveurs du vignoble.

Parcelles d'un viticulteur de l'AOC

L'appellation Côte Rôtie se regroupe sur deux terres séparées par un ruisseau et dénommées la "Côte Blonde" et la "Côte Brune".

Il y résonne la légende du seigneur de Maugiron, seigneur d'Ampuis, qui aurait partagé le domaine entre ses deux filles, l'une blonde et l'autre brune, baptisant ainsi ces deux célèbres appellations.

C'est à l'époque du seigneur de Maugiron que le château d'Ampuis a été le lieu d'une "première gastronomique".

En effet, c'est un beau jour de 1553 que furent servis à des convives de marque, de curieux et énormes volatiles : les premiers dindons jamais servis en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Ampuis, à l'identique d'Ampus, la forme la plus ancienne est Impuris, attestée en 990/997. Ce toponyme suggère le nom latin emporium, dérivé du grec emporion, qui nommait des comptoirs de négoce installés en terre ennemie[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard Banchet DVD Président de la communauté de communes de la Région de Condrieu
1989 2001 Jean Badel DVD  
1964 1989 Alfred Gérin UDF Conseiller général du canton de Condrieu (1964-1988)
Sénateur (1977-1986)
1908 1918 Jean François Razuret    
1904 1908 Louis Dalban    
1898 1904 Guillaume Batia    
1892 1898 Joseph Leymain    
1890 1892 Jacques Benoit Guibert    
1888 1890 Julien Gomot    
1882 1888 Joseph Leymain    
1870 1882 Claude Champinot    
1865 1870 François Bouchu    
1848 1865 Antoine Bouchu    
1846 1848 Joseph Vidal    
1821 1846 Jean Paret    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ampuis fait partie de la communauté de communes de la Région de Condrieu.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 661 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 725 1 455 1 631 1 655 1 924 1 914 1 932 1 920 1 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 874 1 858 1 861 1 811 1 847 1 624 1 829 1 748 1 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 722 1 707 1 675 1 506 1 513 1 543 1 517 1 425 1 548
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 545 1 521 1 704 1 777 2 051 2 178 2 497 2 541 2 661
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Ampuis comporte deux écoles : primaire et maternelle. Le collège attitré de l'école d'Ampuis est le collège du Bassenon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport le plus apprécié à Ampuis est le rugby. L'équipe masculine était vice-championne de France 3e division fédérale en 2006. Elle est en 2009 en 2e division fédérale. L'équipe féminine a remporté le titre de Championne de France en 2009[réf. nécessaire].

Le deuxième sport emblématique est la joute lyonnaise pour laquelle le club local totalise de nombreux titres de champions de France.[réf. nécessaire]

Le deuxième sport le plus pratiqué à Ampuis est le basket ball. L'équipe féminine à déjà atteint le niveau 3 en équipe nationale. Aujourd'hui le club a fusionné avec le club de Vienne (ancien pensionnaire de Nationale 2 masculine) pour former L'AVSR, le plus grand club de basket du sud lyonnais[réf. nécessaire], avec plus de 350 licenciés!

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Julien Marius Chapelant (1891-1914)
  • Jean-Julien Chapelant, natif d'Ampuis, sous-lieutenant commandant la 3e section de mitrailleuses du 98e RI est connu pour être un fusillé pour l'exemple pendant la Première Guerre mondiale. Le 7 octobre 1914, après sept jours et sept nuits de combats et de bombardements ininterrompus autour de Beuvraignes (Somme), il était capturé avec une poignée de survivants. Blessé à une jambe, il réussit cependant à s’échapper et à regagner les lignes françaises deux jours plus tard, dans un état d’épuisement facile à imaginer. Pourtant, son colonel le fit traduire devant un « conseil de guerre spécial » qui le condamna à mort pour « capitulation en rase campagne ». Le 10 octobre 1914, Chapelant était fusillé dans la cour du château des Loges, attaché à son brancard dressé contre un pommier. Son nom figure sur le monument aux morts d'Ampuis. Et l'Union des mutilés et anciens combattants déposa une plaque sur sa tombe portant l'inscription suivante : « les anciens combattants à leur frère d'armes Jean Julien Chapelant, martyr des cours martiales ». Son histoire est évoquée dans le film de Stanley Kubrick Les Sentiers de la gloire. Jean-Julien Chapelant est déclaré «Mort pour la France» et réhabilité en 2012 à l’occasion des cérémonies du 11 novembre[4].
  • Marcel Guigal, fondateur des Établissements Guigal, propriétaires des crus prestigieux La Turque, La Mouline et La Landonne, considérés comme faisant partie des plus grands vins du monde.
  • Gitta Mallasz (1907-1992), qui s'est fait connaître par la publication du livre Dialogues avec l'ange, a vécu ses dernières années au hameau de Tartaras.
  • Guy de Maugiron, seigneur d'Ampuis (1512), nommé chevalier après Marignan par François Ier.
  • Benoît Sâtre (1855-1885), né à Ampuis, missionnaire des Missions étrangères de Paris, assassiné au Laos.
  • Gabriel Marie Étienne Vanel, né le 12 janvier 1925 à Ampuis, évêque catholique français. Vicaire apostolique aux Armées françaises puis archevêque d'Auch. Retiré depuis 1996, Mgr Vanel est décédé le 1er mars 2013. Son corps repose en la cathédrale Sainte-Marie d'Auch (Gers).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château d'Ampuis au début du XXe siècle

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • L'association Les Généalogistes de la Vallée du Gier ou Geneagier a numérisé les registres et les publie (1609-1896) sur son site Internet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1679.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. AFP, « Un fusillé pour l'exemple de 1914 déclaré «mort pour la France» », sur liberation.fr,‎ 9 novembre 2012 (consulté le 8 octobre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]