Goris

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Goris
(hy) Գորիս
Vue panoramique de la ville.
Vue panoramique de la ville.
Administration
Pays Drapeau de l'Arménie Arménie
Région Syunik
Maire
Mandat
Nelson Voskanyan (HHK[1])[2]
2010-2014
Démographie
Gentilé Goristsi
Population 23 074 hab. (2011)
Densité 458 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 30′ 08″ N 46° 20′ 11″ E / 39.502358, 46.3363639° 30′ 08″ Nord 46° 20′ 11″ Est / 39.502358, 46.33636  
Altitude 1 385 m (min. : 1 250 m) (max. : 1 520 m)
Superficie 5 039 ha = 50,39 km2
Fuseau horaire UTC+4
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte administrative d'Arménie
City locator 13.svg
Goris

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte topographique d'Arménie
City locator 13.svg
Goris

Goris (en arménien Գորիս), est une ville située au sud-est de l'Arménie, dans la région actuelle de Syunik. La ville est située à la frontière de l'Arménie et du Haut-Karabagh, et sur la route menant à l'Iran.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Goris est située à 254 km de la capitale arménienne, Erevan, et à 67 km de Kapan, la capitale régionale[3]. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Haut-Karabagh[4], la ville est traversée par la route M2 en direction d'Erevan au nord et de Kapan et de l'Iran au sud. La route M12 prend naissance au nord de la ville et mène à Chouchi et Stepanakert au Haut-Karabagh.

Rose des vents Verishen
Akner
Verishen
Khndzoresk
Khndzoresk Rose des vents
(territoire non attribué) N Khndzoresk
Hartashen
O    Goris    E
S
(territoire non attribué) Karahunj Hartashen

Topographie[modifier | modifier le code]

Goris est construite dans une cuvette au pied de collines et de montagnes verdoyantes. Son site très encaissé est dominé par des cheminées de fée (hautes de 10 à 20 m[5]) qui se sont créées sous l'action de l'érosion dans les tufs volcaniques. L'altitude y varie entre 1 250 et 1 520 m[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est située de part et d'autres de la Goris, un affluent du Vorotan[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Goris est de type continental.

Relevé météorologique de Goris
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −2 0 4 6 9 11 10 9 4 3 −1 4,2
Température maximale moyenne (°C) 1 2 5 10 10 14 16 16 15 9 7 3 9
Précipitations (mm) 6 12 18 36 48 33 6 12 9 24 15 15 19,5
Nombre de jours avec précipitations 5 5 8 10 9 7 4 4 6 7 6 7 6,5
Source : World Weather Online[7]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
1
−3
6
 
 
 
2
−2
12
 
 
 
5
0
18
 
 
 
10
4
36
 
 
 
10
6
48
 
 
 
14
9
33
 
 
 
16
11
6
 
 
 
16
10
12
 
 
 
15
9
9
 
 
 
9
4
24
 
 
 
7
3
15
 
 
 
3
−1
15
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Territoire[modifier | modifier le code]

La communauté couvre 5 039 hectares, dont :

  • 4 035 ha de terrains agricoles ;
  • 49 ha de terrains industriels ;
  • 5 ha alloués aux infrastructures énergétiques, de transport, de communication, etc. ;
  • 58 ha d'aires protégées ;
  • 255 ha de forêts ;
  • 28 ha d'eau[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Initialement fondée sur la rive gauche de la rivière locale et en partie constituée de bâtiments troglodytes[5], Goris est située sur la route médiévale du sel reliant le Nakhitchevan et le Zanguezour à l'Artsakh et à l'Asie centrale[6]. Après 1870, elle se développe sur la rive droite et devient la quatrième ville d'Arménie orientale[6]. Elle est par ailleurs le chef-lieu de l'ouiezd de Zanguezour, dans le gouvernement d'Elizavetpol[8]. La ville est ensuite un centre de la résistance à la soviétisation, menée par Garéguine Njdeh, jusqu'au 2 juillet 1921[6]. À partir des années 1950, la ville se développe sans trop changer de plan urbanistique[6].

Ville de garnison, Goris s'est développée à l'époque soviétique, mais a conservé dans son centre des immeubles du XIXe siècle avec leurs balcons de bois caractéristiques[4]. Elle devient par ailleurs à la même époque le centre du raion du même nom au sein de la République socialiste soviétique d'Arménie[9].

Elle garde un rôle militaire important en raison de la proximité du Haut-Karabagh, même si elle a aussi souffert de destructions lors de la guerre ayant opposé l'Arménie à l'Azerbaïdjan à propos de ce territoire.

Politique[modifier | modifier le code]

Le maire (ou plus correctement le chef de la communauté) de Goris est depuis 1999 Nelson Voskanyan.

Début Fin Nom Parti
1996 1999 Suren Khachatryan[10]
1999 2003 Nelson Voskanyan
2003 2006 Nelson Voskanyan
2006 2010 Nelson Voskanyan[2] Parti républicain d'Arménie
2010 En cours Nelson Voskanyan[2] Parti républicain d'Arménie[1]

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la ville repose principalement sur l'industrie (production d'électricité, aliments, textiles, aluminium, métaux, bois, etc.)[11].

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est dotée d'un aéroport, autrefois en liaison avec l'aéroport Erebouni d'Erevan[12].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2001, la population était officiellement de 20 840 habitants[13], mais des années d'émigration, principalement dans les années 1990, font penser qu'elle doit à peine dépasser les 10 000[14]. Elle compte toutefois officiellement 23 074 habitants en 2011[11].

Évolution démographique de Goris
1959 1970 1979 1989 2001 2008 2011
10 377[15] 14 620[16] 17 379[17] 23 795[18] 20 840[13] 23 048[19] 23 074[11]



Religion[modifier | modifier le code]

Goris est le siège du diocèse apostolique arménien du Syunik[20].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La ville possède deux musées :

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Goris[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Goris.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « RPA in Local Self-Government », sur Parti républicain d'Arménie (consulté le 28 mars 2012).
  2. a, b et c (hy+en) « Central Electoral Commission of the Republic of Armenia » (consulté le 11 septembre 2012).
    Pour obtenir la page en anglais, cliquez en haut à droite sur « English » ; ensuite, dans le menu vertical de gauche, cliquez sur « Elections », puis sur « Head of Community » et sélectionnez la dernière élection correspondant à la communauté voulue.
  3. a, b et c (hy) « Գորիս ք, », sur http://syunik.gov.am/ (consulté le 27 septembre 2012).
  4. a et b Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Arménie, Petit Futé, 2009 (ISBN 9782746925342), p. 264.
  5. a, b et c Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 (ISBN 978-2-01-240509-7), p. 200.
  6. a, b, c, d et e Sèda Mavian, op. cit., p. 199.
  7. (en) « Goris », sur http://www.worldweatheronline.com/ (consulté le 29 mars 2012).
  8. (en) Robert H. Hewsen, Armenia: A historical Atlas, The University of Chicago Press, Chicago et Londres, 2001 (ISBN 0-226-33228-4), p. 219.
  9. (en) Robert H. Hewsen, op. cit., p. 249.
  10. (en) « XACHATRYAN Suren », sur http://www.hhk.am/ (consulté le 13 novembre 2012).
  11. a, b et c (hy+en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, « RA Syunik Marz »,‎ 2011 (consulté le 27 septembre 2012).
  12. Krikor Amirzayan, « L’Arménie envisage de relancer l’activité des petits aéroports au Sud du pays », sur Nouvelles d'Arménie Magazine,‎ 26 janvier 2013 (consulté le 26 janvier 2013).
  13. a et b (hy+ru+en) ArmStat, RA 2001 Population and Housing Census Results, « RA Syunik Marz » (consulté le 28 mars 2011).
  14. (hy) Nariné Avedyan, « Գորիսում մի 10 000 մարդ հազիվ մնացած լինի » (Il reste à peine 10 000 personnes à Goris) dans Jamanak, 13 juin 2006 [lire en ligne (page consultée le 25 octobre 2008)].
  15. (ru) « Перепись населения СССР 1959 года — Армянская ССР », sur http://www.webgeo.ru/ (consulté le 27 septembre 2012).
  16. (ru) « Перепись населения СССР 1970 года — Армянская ССР », sur http://www.webgeo.ru/ (consulté le 27 septembre 2012).
  17. (ru) « Перепись населения СССР 1979 года — Армянская ССР », sur http://www.webgeo.ru/ (consulté le 27 septembre 2012).
  18. (ru) « Всесоюзная перепись населения 1989 г. — Численность городского населения союзных республик, их территориальных единиц, городских поселений и городских районов по полу (recensement de 1989, vol. 1, partie 1, tableau 3) », sur http://demoscope.ru/ (consulté le 27 septembre 2012).
  19. (hy+en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, « RA Syunik Marz »,‎ 2008 (consulté le 27 septembre 2011).
  20. (en) « Dioceses in Armenia », sur http://www.armenianchurch.org/ (consulté le 28 septembre 2012).
  21. « Les villes partenaires », sur Ville de Vienne (consulté le 28 septembre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]