Salaise-sur-Sanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Salaise-sur-Sanne
Mairie de Salaise-sur-Sanne
Mairie de Salaise-sur-Sanne
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Canton de Roussillon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Roussillonnais
Maire
Mandat
Jackie Crouail
2005-2014
Code postal 38150
Code commune 38468
Démographie
Population
municipale
4 201 hab. (2010)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 43″ N 4° 49′ 12″ E / 45.3452777778, 4.8245° 20′ 43″ Nord
       4° 49′ 12″ Est
/ 45.3452777778, 4.82
  
Altitude 134 m (min. : 137 m) (max. : 234 m)
Superficie 16,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Salaise-sur-Sanne

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Salaise-sur-Sanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Salaise-sur-Sanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Salaise-sur-Sanne

Salaise-sur-Sanne est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Sommaire

Géographie [modifier]

Communes limitrophes [modifier]

Histoire [modifier]

Le 14 mars 847, le Comte Otton fait don à l’abbaye de Condat (devenue par la suite Saint-Claude), d’un vaste domaine marécageux, planté de saules et d’oseraies, entourant la rivière Sanne. C’est dans le secteur du prieuré que 4 ou 5 moines vont développer leur petit monastère. Le nom de Salegiae Salibicus est donné à cette vallée plantée de saules (Salegine signifie « saulée » en français), d'où le nom de Salaise.

Avec le prieuré pour berceau, le village se développe peu à peu au cours des siècles, d'abord paroisse dépendant de l'administration civile de Roussillon sous l'Ancien Régime, puis commune à partir de 1790. Au fil du temps, différentes orthographes seront utilisées : Salèzes, Sallaises, Sallaize, Sallèze, Salaizes, Salaise et Salaize, mais le 13 décembre 1920 un arrêté préfectoral donne son nom actuel à la commune. Au début du siècle, Salaise compte 901 habitants. Aujourd'hui Salaise en compte près de 4 000 !

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1977 Laurent Bouvier PCF  
mars 1977 janvier 1993 Joseph Plat PCF  
juin 1993 octobre 2005 Joseph De Barros PCF  
octobre 2005 en cours Jackie Crouail PCF  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 4 201 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
756 795 753 908 943 1 030 1 058 1 092 1 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 098 1 067 1 071 1 056 1 101 1 107 1 058 1 114 937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
908 928 935 874 1 241 2 259 2 362 2 505 2 932
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
2 609 2 784 2 976 3 352 3 511 3 646 4 046 4 188 4 201
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

Église Saint Juste à Salaise-sur-Sanne

Des fouilles ont été menées dans la nef de l'église du prieuré de 1990 à 1993. Elles ont été dirigées par J.-F. Reynaud (Université Lumière Lyon II et CNRS) et financées par la ville de Salaise (avec la participation du Ministère de la Culture et du Conseil Général).

La crypte 
Monument classé par les Monuments historiques en 1914. Quelques objets : gobelets en verre trouvés dans des tombes, fondation d’un moule à cloche, bas-relief dont les deux lions tenant une tête entre leurs pattes ont été restaurés et seront mis en valeur lors de la rénovation définitive du site.
La fontaine Saint-Juste 
La première mention de cette fontaine date du XVIIe siècle. Elle a peut-être été édifiée par des pèlerins pour honorer St Juste de Condat. Certaines personnes ont témoigné que cette eau avait des vertus bénéfiques pour soigner les fièvres malignes des marais, mais aussi les morsures de serpent !
Le pont aux moines 
Datant du XIIe et XIIIe siècles , il est le plus vieux pont de Salaise et a souvent subi les assauts des crues de la Sanne, notamment en 1993, où l’une des trois arches a été emportée. Elle a été reconstruite dans le style d’origine.
La Rebatière 
Elle fut érigée par Antoine Régis Rebat, seigneur d’Ozon, au milieu du XVe siècle (1453). Au début simple ferme fortifiée, elle a néanmoins gardé son aspect “architecture italienne” car les Musino en étaient les propriétaires de 1520 à 1664 : poterne, mâchicoulis, tour poivrière. Notons également un très bel auvent dauphinois. La Rebatière appartenait, au début du XX° siècle, à Marc Morand, père d'Hubert Morand, normalien, chroniqueur au journal des Débats et professeur de Joseph Kessel. Aujourd'hui, une partie des bâtiments a été transformé en chambres d'hôtes.
Le Trianon 
Il a gardé l’aspect spécifique de la construction régionale : mariage des galets et du bois. Ce bâtiment servait de magnanerie (élevage de vers à soie). À l’intérieur subsiste la cheminée qui permettait de chauffer les chambres où les vers se développaient et tissaient leurs cocons. Un dispositif de poulies pour le transport des paniers de produits finis est encore en place.
Le vieux moulin 
datant d'avant 1686, il utilisait comme énergie motrice l’eau grâce à une roue à aube. Il ne reste que peu de choses de ce passé de meunerie.
Le prieuré 
le prieuré des moines de St-Claude fait remonter les origines du bourg à l’époque carolingienne. Le chevet de l’église conserve une allure romane alors que la nef a été reconstruite tardivement (date sur le fronton de la façade), ainsi qu’une partie du prieuré. C’est en 847 sous le règne de Lothaire Ier que les moines de Condat (Saint-Claude) fondèrent la cella Salegiae grâce aux donations du comte Otton, seigneur du lieu, de son épouse Adalsinde et de leur fils le moine Amblard ; l’église, qui servait en même temps pour les moines et pour les fidèles, et le prieuré sont mentionnés en 1184. Des fouilles, presque exhaustives, ont été menées dans la nef.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Jeanne Bouvier, militante syndicaliste et féministe française, née à Salaise-sur-Sanne en 1865. Décédée en 1964 à 99 ans.
  • Pierre Quinon sauteur à la perche, champion olympique en 1984, aux Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles. Décédé en août 2011, à 49 ans.
  • Avit Pierre Nicolas aviateur, sous-lieutenant français rattaché au centre d'essai de Villacoublay. Mort en vol, lors de l'essai d'un prototype d'un planeur polonais, en 1938.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]