Chirens

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Chirens
Le prieuré de Chirens
Le prieuré de Chirens
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère (38)
Arrondissement Grenoble
Canton Voiron
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays voironnais
Maire
Mandat
Christine Guttin
2014-2020
Code postal 38850
Code commune 38105
Démographie
Gentilé Chirennois et Chirennoise
Population
municipale
2 304 hab. (2011)
Densité 131 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 50″ N 5° 33′ 21″ E / 45.41389, 5.55583 ()45° 24′ 50″ Nord 5° 33′ 21″ Est / 45.41389, 5.55583 ()  
Altitude Min. 441 m – Max. 876 m
Superficie 17,53 km2
Localisation

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Liens
Site web Chirens.fr

Chirens[1], est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Chirennois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chirens est située dans la région Rhône-Alpes, au centre du département de l'Isère.

La commune se trouve à 5,7 km au nord-ouest de Voiron[3], à 28,6 km au nord-ouest de la ville préfecture, Grenoble[4], à 68,1 km au sud-est de la capitale régionale, Lyon[5], et à 453,3 km au sud-est de la capitale, Paris[6].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chirens
Charavines Bilieu Massieu
Charavines Chirens Saint-Nicolas-de-Macherin
Apprieu,
Saint-Blaise-du-Buis
La Murette Voiron

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Chirens est établi sur une vallée glaciaire qui fut longtemps un lac avant d'être petit à petit comblé[réf. nécessaire].

Le marais[modifier | modifier le code]

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À la sortie du village en direction de l'Arsenal, la RD 1075 longe les marais de Chirens issus de cette période glaciaire. Ce site a été inventorié dans le site Natura 2000 « Val d'Ainan » en tant que « Marais alcalins de l'Ainan et Bavonne ». Il abrite une flore et une faune particulièrement importantes. On y trouve en effet des espèces protégées au niveau national tant végétales (Spiranthe d’été, la Laîche des Limons ou la Cirse de Montpellier) qu'animales (Loriot d’Europe par exemple) et également une espèce de triton vivant uniquement dans ce marais de Chirens. Des lynx ont été vus dans les environs ainsi que des loups. Le marais originel est aussi exploité sous forme de prairies ou de forêts marécageuses.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

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Villa Nova Di Chiroyen est citée en 1330. C'est une ville neuve créée par les seigneurs de Clermont pour développer l'activité économique, avec un régime fiscal allégé.

Chirens, bien plus tardivement que les grandes vallées des Alpes, ne fut colonisé par des agriculteurs-éleveurs sédentaire qu’à partir de la période s’étirant du Ier au IVe siècle de notre ère.

Les premiers documents sur Chirens datent du début du XIIe siècle.

Dans ce Moyen Âge où les pouvoirs se construisent, la famille de Clermont va prendre l’ascendant sur les autres familles  nobles de la région.  Les seigneurs de Clermont, liés à l’archevêché de Vienne absorbent progressivement les « mandements » voisins. Promus barons, ducs et pairs de France, devenus Clermont-Tonnerre, ils constitueront l’une des grandes familles de la noblesse française.

Avant de quitter leur château éponyme, ils structureront durablement la vie sociale, économique et la défense du village.

Dans les années qui suivirent la Révolution, dans le cadre des lois de restructuration des communes, on regroupa  Chirens (le Bourg et le Gayet) et Clermont, jusque-là communautés autonomes. Brièvement chef-lieu de canton, Chirens fut rattaché au canton de Saint-Geoire en Valdaine, puis à celui de Voiron.

Bien que doté d’un nombre relativement important d’artisans, la commune resta en marge de l’essor industriel du XIXe siècle dont bénéficièrent les vallées voisines de la Fure et de Morge, handicapée par un mauvais réseau de communication et, surtout, le manque d’énergie hydraulique. Seuls des « métiers à bras » (tissages) et des ateliers de poterie, briqueterie et tuilerie  se développèrent. Pendant quelques années le village fut même nommé « Chirens les Pots ».

Au cours du XXe siècle toutes ces activités déclinèrent progressivement, au point de disparaître pour la plupart, et l’exode rural fit chuter la population de façon sensible.

Depuis 1980, environ, la population augmente à nouveau, régulièrement.

Après avoir été peuplé, entre autres, par des populations indo-européennes du Nord, comme du sud, par les Allobroges (celtes-gaulois), les Romains, les Burgondes, les Francs, Chirens doit désormais son développement à un peuple venu d’un peu partout : « les rurbains ».

L'explication la plus probable est : chi = étroit, resserré et ren = cours d'eau soit « eau coulant en un lieu resserré ». Le village est effectivement construit au bord de l'Ainan, entre deux zones marécageuses.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Vie politique locale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[7].

La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Grenoble et politiquement au canton de Voiron représenté par le conseiller général Jean-François Gaujour (PS) et à la neuvième circonscription de l'Isère représentée par la députée Michèle Bonneton (EELV).

La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays voironnais qui regroupe trente-quatre communes[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2004 2008 Christine Guttin Sans étiquette -
mars 2008 mars 2014 Gilbert Dos Santos Sans étiquette -
avril 2014 en cours Christine Guttin[9] Sans étiquette -
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 304 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 510 1 653 2 018 1 939 2 009 2 031 2 022 1 939 1 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 740 1 711 1 677 1 665 1 629 1 550 1 334 1 205 1 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 085 1 106 1 078 978 978 889 845 823 805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
801 764 1 002 1 463 1 806 1 889 1 946 2 304 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • une école maternelle avec 5 classes,
  • une école primaire avec 7 classes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une Médiathèque Tête de Réseau (MTR) http://www.chirens.fr/bibliotheque/wordpress/

Festival de musique de chambre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Festival du Prieuré de Chirens.

Expositions[modifier | modifier le code]

La maison de la céramique.

L’essor des poteries de Chirens date des XVIIIe et XIXe siècles. Plusieurs familles ont connu des fortunes diverses. Marin, Prieur Bardin, Martel, Guillermas, Reynaud-Dulaurier, potiers mentionnés dès 1846 et Pêcheur fabricants de la vaisselle des Chartreux. L’exposition présente cette année[Quand ?] des œuvres de l’atelier Pêcheur avec une importante collection des poteries des Chartreux. L'exposition permanente est dédiée la Règle de Saint Benoît et les origines du monachisme chrétien s'est enrichie par une présentation d'enluminures[12]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Tour de Clermont[modifier | modifier le code]

La Tour de Clermont

La communauté (paroisse) de Chirens appartenait au XIIe siècle à la famille Clermont. Ils ont érigé un château-fort sur la colline de Clermont qui surplombe la vallée de Chirens et offre un sur la vallée de la Fure (Charavines). Le château était construit avec une triple enceinte et avait un donjon pentagonal irrégulier. Il semble que le château ait été abandonné au début du XVIe siècle et démantelé en 1626 par ordre royal inspiré par Richelieu, comme les autres châteaux qui ne servaient plus à défendre la France. Seul le donjon, qui appartient toujours aux Clermont-Tonnerre subsiste aujourd'hui et il a la particularité peu courante d'être pentagonal. Il existe aussi le château de Montclair, en face, relié à Clermont (selon toutefois une légende sans fondement et totalement farfelue) par un souterrain[réf. nécessaire].

Prieuré Notre-Dame-du-Gayet de Chirens[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Chirens.

Le prieuré de Chirens est fondé au XIe siècle probablement par les seigneurs de Clermont près de leur château[13] et appartenait à l'ordre des Bénédictins de Saint-Pierre de Vienne. Le prieuré est classé à l'inventaire des monuments historiques depuis 1926[14].

L'histoire du prieuré de Chirens est liée au monastère de Saint-Theudère. Celui-ci, bâti par saint Theudère au VIe siècle, n’est que ruines vers la fin du IXe siècle. À la même époque, la Champagne est dévastée par les barbares normands ; les moines de Montier-en-Der en Haute-Marne, fuyant leur monastère détruit, le pillage et les massacres, se sont réfugiés à Vienne. Arrivés dans cette ville, l’abbé Aldaric qui les conduit, se rend auprès de l’archevêque Barnoin pour lui demander assistance. Il est convenu entre eux qu’ils s’installeraient dans le monastère délabré et abandonné qui a abrité les disciples de Saint Theudère, autorisant les nouveaux religieux à mener une vie cénobitique en suivant la Règle de Saint Benoît. Les moines de Montier-en-Der installés dans les ruines vont trouver les ressources exigées pour la réparation des bâtiments mais aussi construire au XIe siècle, quatre-vingt églises et prieurés dans le Viennois, dont le prieuré de Chirens.

Après la Révolution, le prieuré est affecté à la commune de Chirens. L’église est fermée puis rouverte au moment du Concordat, elle devient église paroissiale jusqu’à la construction de la nouvelle église de Chirens en 1889. En 1893, le prieuré est acheté par une famille chirennoise et prêté à la paroisse qui l’utilise comme salle de patronage.

En 1962, le prieuré de Chirens est acquis par Roger Lorin, artiste peintre et professeur de dessin d’art au lycée technique d’État de Voiron. Il est à l’origine de l’opération de sauvetage du monument, à laquelle il a fait participer ses élèves. Cette entreprise de grande envergure devint l’essence même de sa vie. Un arrêté du 26 mars 1973 du ministère des Affaires culturelles classe parmi les monuments historiques la totalité de l’église de l’ancien prieuré bénédictin ainsi que les peintures murales du XVIIe siècle et les inscriptions gravées. Roger Lorin donna à ce monument une vie différente axée sur la peinture et la musique mais qui n’en est pas moins une forme de vie spirituelle à laquelle la présence de ces pierres presque millénaires donne un sens particulier.

Presque toutes les églises bénédictines de haute époque avaient à l’origine trois absides, à l’image de l’abbatiale de Cluny II.. Chirens ne déroge pas à cette règle. Les absides romanes du Voironnais n’ont pas été conservées, celle de Chirens est l’exception. Semi-elliptique, l'abside s’ouvre sur la nef par un grand arc triomphal en plein cintre reposant sur deux piliers ornés de chapiteaux romans. Les bases de ces colonnes sont carrées et forment les angles d’une banquette semi-circulaire sur laquelle s’élèvent quatre colonnes moins imposantes que les deux premières, qui rythment le chœur.

Les fresques du peintre François Chambon (1641-1720) peuvent être datées de la fin du XVIIe siècle selon un prix-fait du 23 août 1686 devant maître François Philippes, notaire à Chirens. Elles ont été réalisées au XVIIe siècle par le peintre régional François Chambon[15]. Treize personnages sont représentés. Tous, sauf saint Augustin, sont placés sur deux registres superposés. Saint Augustin est peint, quant à lui, sur le registre du prédicant en chaire. Les groupes de personnages correspondant aux différentes chapelles ou fondations de l’église sont séparés par des éléments architecturaux comme des voûtes surbaissées ou par des frises végétales. À l’intérieur de ces cadres, le saint auquel la chapelle est dédiée regarde toujours l’assistance, tandis que lui-même est regardé par le saint patron du dédicant, peint à côté ou en dessus.

Église de Chirens[modifier | modifier le code]

La construction de l'église de Chirens a pour origine un conflit qui opposa les habitants de Chirens à la fin du XIXs siècle. Les habitants du Nord de la commune souhaitaient disposer d'un autre lieu de culte que le prieuré car celui-ci leur était trop éloigné. Une scission se forme alors entre les paroissiens du nord et ceux du sud de la paroisse. Des incidents se produisent dans la commune et le prieuré est alors fermé. Finalement, le préfet et l'évêque de Grenoble ont arrangé[évasif] la situation en construisant une nouvelle église, plus centrale. Son édification s'est achevée en 1889 et en 1955, la commune électrifie les sonneries des cloches et fait poser une pendule électrique[réf. nécessaire].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale », sur le site de l'Insee (consulté en 14 décembre 2013).
  2. David Malescourt, « Isère > Chirens (38850) », sur le site habitants.fr (consulté en 14 décembre 2013).
  3. « Orthodromie entre Chirens et Voiron », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté en 14 décembre 2013).
  4. « Orthodromie entre Chirens et Grenoble », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté en 14 décembre 2013).
  5. « Orthodromie entre Chirens et Lyon », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté en 14 décembre 2013).
  6. « Orthodromie entre Chirens et Paris », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté en 14 décembre 2013).
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
  8. « l'organisation politique de la communauté de communes », sur le site de la communauté d'agglomération du Pays voironnais (consulté le 26 septembre 2013).
  9. Les Elus de Chirens, sur le site de la mairie de Chirens.fr, consulté le 13 avril 2014.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Le prieuré de Chirens
  13. Action thématique programmée en archéologie métropolitaine : "inventaire des fortifications de terre" (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, Juin 1987-décembre 1988, p. 49.
  14. « Notice no PA00117136 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. bail à « prix-fait » versé aux archives départementales de l'Isère
  16. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 30 (consulté le 22 juillet 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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