Roiffieux

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Roiffieux
Roiffieux en hiver.
Roiffieux en hiver.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Annonay-Sud
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Annonay
Maire
Mandat
Christophe Delord
2014-2020
Code postal 07100
Code commune 07197
Démographie
Population
municipale
2 776 hab. (2011)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 13′ 38″ N 4° 39′ 18″ E / 45.2272222222, 4.65545° 13′ 38″ Nord 4° 39′ 18″ Est / 45.2272222222, 4.655  
Altitude Min. 240 m – Max. 957 m
Superficie 19,52 km2
Localisation

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Roiffieux

Roiffieux (en occitan Reifiòc) est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Rhône-Alpes. Roiffieux est un village fleuri (2 fleurs), il possède une architecture ancienne au village et avec plusieurs châteaux bourgeois. Mais il est devenu aussi une importante banlieue résidentielle. Son environnement lui permet cependant d'être un point de départ pour des randonnées avec vue sur le Vercors et la chaîne des Alpes.

Roiffieux est habité par 2 851 habitants en 2014, ce qui en fait la troisième ville du bassin annonéen après Annonay et Davézieux.

Les habitants de Roiffieux sont appelés les Réfocaliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Un vaste panorama sur le Nord Ardèche.

La commune de Roiffieux occupe un vaste territoire, au sud d’Annonay, sur 19,52 km2, avec la rivière Cance comme limite nord, à deux exceptions près: le faubourg de Cance et le quartier des Aygas sont devenus annonéens en 1790, et le domaine de Bernaudin en 1952.

À l'ouest, la commune englobe des reliefs boisés, jusqu'à la crête qui redescend vers la Vocance. Une partie de ce territoire forestier a pu être acheté par la commune et recevoir des débuts d'aménagements. Cette partie forestière comprend aussi le centre moto de La Gorre et quelques surfaces agricoles. L'agglomération principale s'est installée sur le plateau en pente exposé à l'Est. Elle a d'abord été un village d'agriculteurs. Elle a pris maintenant l'allure d'une banlieue résidentielle qui s'est développée jusqu'aux limites avec Annonay. Plusieurs hameaux sont aussi présents sur la commune. Ils restent environnés de campagne cultivée ou boisée mais ils se sont aussi développés au niveau résidentiel. Fély est le plus important. À l'est, la commune s'étend jusqu'à la Roche Péréandre, dans la vallée de la Cance.

À l’écart des grands axes de circulation, et éloigné des grandes zones commerciales et industrielles, la commune et son village ont une vocation essentiellement résidentielle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villevocance Annonay Vernosc-lès-Annonay Rose des vents
Vocance N
O    Roiffieux    E
S
Saint-Alban-d'Ay Quintenas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tient sans doute son nom du domaine gallo-romain d'un dénommé Rufus. Il est dénommé Rufiacum dans un écrit du VIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un village entre champs et forêt.

À l’époque gauloise ou gallo-romaine, le territoire de Roiffieux était sans doute déjà occupé . Mais on n’en a trouvé aucune preuve, si ce n’est son nom de Rufiacum (ferme de Rufus). On peut supposer aussi que la voie romaine du Rhône au Puy passait dans le secteur. Des restes de pavage ont été retrouvés au quartier des Pilles[1]. La voie montait sans doute ensuite rejoindre les crêtes du massif des Vents. Quant à la première attestation écrite de son église, elle date de 774. Elle a dépendu longtemps religieusement de l'archiprêtré de Quintenas et du diocèse de Vienne, tout en étant redevable matériellement à l'abbaye de St-Claude dans le Jura.

Au Moyen Âge, les estimes fiscales de 1464 ont recensé 43 propriétaires, de taille modeste dans l’ensemble. Ils élèvent surtout des moutons et des chèvres, et cultivent la vigne. Une maladière a été créée en 1286 à l’écart du village. La construction du château de Brogieux est datée de 1377. En haut du village, on peut retrouver la structure de base d’une maison forte, en haut de la rue des Mures.

Le village est resté longtemps agricole.

Au XVIIIe et au XIXe siècle, la quasi totalité de la population vivait de l'agriculture. Les hommes y sont cités comme "laboureurs", "grangers", "vignerons" ou "journaliers"[2]. Quelques-uns sont artisans. Un grand nombre d'habitants ont le statut de valets ou de servantes (35% en 1804). Beaucoup travaillent pour de grands propriétaires, qui vivent rarement sur place. En 1762, le curé qui officiait à Roiffieux cite comme propriétaires importants “ M. de St-Alban d’Ay, M. de Serres (à Chardon), M. Bollioud de Tartara (à Brogieux), M. Fournat d’Ay, M. de Lamberty, M. de Missolz (à Anty)”. Pendant la Révolution de 1789, Roiffieux a été renommée "Libre Fieux" par les révolutionnaires ardéchois qui voulaient bannir tout rapport possible avec la royauté.Au XIXe siècle, d'autres familles bourgeoises se sont fait construire de belles demeures sur la commune.

Le second centre commercial.

Au XXe siècle, les agriculteurs sont peu à peu devenus ouvriers. D'abord notamment à la grande tannerie Meyzonnier du quartier de Cance qui a employé jusqu'à 1200 ouvriers en 1912. Ce sont d'ailleurs ses propriétaires qui se sont fait construire en 1914 le château de la Garde. À partir de 1947, d’autres ont pu travailler aux Salaisons de l’Ardèche fondées par les frères Chaillot. La population a pu ainsi se maintenir autour de 900 habitants jusque dans les années 1960.

Le joli jardin des Trappes.

Depuis, en une cinquantaine d'années, les nouvelles constructions de villas ont rapidement triplé la population, qui a dépassé les 2800 habitants en 2014. À mesure, les municipalités successives ont dû assurer des aménagements publics et des équipements collectifs. La vie associative s'est aussi beaucoup développée. Quelques commerces ont ouvert, mais les grandes surfaces restent éloignées, pour la plupart au nord d'Annonay.

Au niveau économique, l'employeur principal est l'Esat de l'Adapei, qui a installé et développé, à partir de 1978, ses structures pour handicapés mentaux sur le site de la Garde. Elle emploie près de 300 personnes, encadrants ou employés, pour des travaux d'entretien d'espaces verts, préparation de repas, conditionnements divers.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La rue des Mûres traverse une ancienne maison forte.

Le village[modifier | modifier le code]

La Madone de la Garde

Le village a conservé quelques anciennes rues pittoresques, qui s’étagent entre l’église et la Madone de la Garde. Certaines maisons de manquent pas de caractère. D’autres sont plus modestes. Les dates les plus anciennes retrouvées affichent 1612, 1721, 1751…

On pourra monter vers le village à partir du centre commercial de la mairie, par l’itinéraire pédestre qui part de la Maison d’Accueil des Personnes Âgées (MAPA) "La Rosée du Pré". On se retrouve au pied du clocher. En contournant l’église par le nord, on trouve un peu plus loin le bachas, lavoir construit en 1878. Pour monter à la Madone, reprendre de préférence l’intérieur du village par la rue des Mûres. À son extrémité supérieure, elle traverse une ancienne maison forte. Au rocher du suc de la Garde, très vaste panorama. La statue de "Notre-Dame-de-la-Garde" est un souvenir de piété et de reconnaissance pour la guerre franco-allemande de 1870 et les combats de 1940.

Redescendre un peu plus bas par la rue de la Cure qui ramène à la place du Vivarais et à son jardin public.

L’église[modifier | modifier le code]

Un clocher octogonal qui n'a jamais eu de flèche.

Sa fondation est certainement ancienne, mais on ne connaît que ses agrandissements les plus récents. Entre 1850 et 1891, plusieurs campagnes de travaux ont donné leur allure actuelle au chœur, au clocher, aux voûtes et aux chapelles latérales. La toiture presque plate du clocher est en fait inachevée : la flèche n’a pu être élevée faute de budget.

L’intérieur, entretenu avec soin par la commune, offre une ambiance recueillie. Ses décorations les plus notables sont ses statues en bois doré dont quatre datent du XVIIIe siècle.

Article détaillé : Église Saint-Martin de Roiffieux.

Le domaine de Brogieux[modifier | modifier le code]

La partie la plus ancienne du domaine.

Le donjon qui domine ce hameau est daté de 1377. Cette ancienne ferme forte, qui commandait un vaste domaine, est devenue peu à peu château, et ses bâtiments les plus anciens font preuve d’un confort bien pensé. Depuis 1678, et donc depuis 10 générations, le site appartient à la famille Bollioud.

Le bâtiment et les jardins XVIIIe.

Le site a été particulièrement développé au XVIIIe siècle par Pierre Marie Christophe Bollioud, né à Roiffieux en 1735 et décédé en 1826. C’est son amitié avec les frères Montgolfier qui lui a fait accueillir vers 1783 le vol d’essai d’un ballon à air chaud. C’est de cette époque que datent les agrandissements de la grande demeure bourgeoise et l’aménagement raisonné de ses jardins et terrasses. Ces jardins typiques sont maintenant ouverts aux visites publiques à certaines périodes de l'année. La section Généalogie de l'Aram inventorie peu à peu les archives du domaine[3].

Article détaillé : Château de Brogieux.

Le château de la Garde[modifier | modifier le code]

Un château au style original construit en 1914.

Toujours en place sur le site de l'Esat de l’Adapei, ce château au style original date du début du XXe siècle. Il a été construit de toutes pièces à partir de 1914 par la famille Allizon, qui était propriétaire de la grande tannerie Meyzonnier installée au faubourg de Cance. Son architecture extérieure a mélangé des aspects du Moyen Âge et des époques suivantes. L’intérieur par contre est ouvertement luxueux et moderne pour l’époque : vastes ouvertures, matériaux de prestige, murs et plafonds décorés… Le bâtiment a servi pendant un temps de foyer logement pour le Centre d’Aide par le Travail. Mais les dommages subis par la tempête de 1999 l’ont fait abandonner pour des problèmes de sécurité. 

Autres demeures de la "ceinture dorée" d'Annonay[modifier | modifier le code]

On pourra trouver sur la commune quelques autres demeures d’anciens notables : à Anty, sur la route de Quintenas, la demeure restaurée des familles de Mizzolz et Meaudre de Sugny. À Japperenard, l’ancienne propriété du docteur Henry Desgrand puis de la famille d’Henri Bechetoille.

Article détaillé : Château de Japperenard.

Aux Gaudras, famille de Lamajorie. À Beaumarais, Eugène Meyzonnier. À Bernaudin, Marc Ribes. À Fély François-Antoine Boissy d’Anglas, 3e du nom et petit-fils du révolutionnaire.

Les instruments agricoles anciens[modifier | modifier le code]

Le char à bœufs.

Depuis les années 1990, la commune expose à l’air libre des outils agricoles anciens pour rappeler son passé de commune essentiellement agricole. Une trentaine d’instruments composent actuellement ce " musée à ciel ouvert ", et la collection s’agrandit peu à peu. Ils ont été disséminés à divers endroits : souvent très visibles des automobilistes comme à l’entrée du village ou sur les giratoires ; parfois occupant un espace délaissé dans un quartier. On retrouvera les attelages traditionnels de la culture à traction animale. Mais aussi des outils de vignerons ou des mécaniques plus sophistiquées. Au fil du temps, ces instruments exposés résistent bien aux intempéries, grâce à leurs traitements protecteurs.

La faneuse.

On en retrouvera une grande partie entre l’entrée de la commune et l’ancien village. Quelques autres ont été installés dans des quartiers plus écartés et aux hameaux de Fély et de Picancel.

Ces aménagements décoratifs sont pris en compte par le jury des Villages fleuris qui passe chaque année. Roiffieux a reçu sa première fleur en 2000 et sa deuxième en 2007. Nombre de fleurissements et de décorations ont été mis en place dans les espaces publics : devant la mairie, au boulodrome, à l’entrée du vieux village et au petit jardin public aménagé sous la place du Vivarais, avec source et ruisselet permanent… 

La forêt de Japperenard[modifier | modifier le code]

La forêt a toujours tenu une surface importante sur le territoire de Roiffieux, et le phénomène s’est accentué avec l’abandon de prairies agricoles : la commune est passée de 200 ha de forêts vers 1830 à presque 1000 ha aujourd'hui. En 1980, la municipalité a saisi l’opportunité de racheter les 63 ha du domaine forestier de Japperenard. D’autres achats ultérieurs ont porté cette surface à 180 ha. Une partie de ces bois sont plantés, entretenus et plantés par les soins de l’ONF. La partie la plus proche du village a reçu des aménagements de loisirs : aires de pique-nique, sentiers balisés, parcours sportif...

Ancienne église de Bernaudin[modifier | modifier le code]

L'ancienne église Saint-Étienne de "Bernaudin", ouverte le 27 février 1966, est aujourd'hui une salle de sport privée[4]. Le bâtiment est l'œuvre de l'architecte Pierre Jomain de Chambéry. Il s'agit d'un hexagone de briques de 12 m de côté surmonté d’une coupole et d'une surface d’environ 375 m2. L’intérieur pouvait abriter 400 personnes sans qu’il n’y eut aucun pilier et le placement des bancs faisait converger le regard vers l'autel : le cœur de l’assemblée.

L’église, édifiée à la fin du Concile Vatican II, était la seule de la région d’Annonay à pouvoir prendre en compte réellement les nouvelles dispositions liturgiques : le prêtre préside, le peuple célèbre l’Eucharistie. L’intérieur était très sobre. Le sol était constitué d’ardoises. Les murs étaient en briques apparentes, la structure métallique composée de triangles équilatéraux soutenant la coupole était visible. Le regard se portait vers l’autel reposant sur des pieds métalliques. Au–dessus de ce dernier un Christ en croix était apposé au mur. Le tabernacle était disposé de la même manière que l'autel.

La dernière messe a été célébrée en juin 2000. "La désaffection est (...) la conséquence d'une construction optimiste, à l'époque où les banlieues d'Annonay semblaient devoir se peupler massivement. De ce fait au sud d'Annonay, la cité de Bernaudin est restée de ce côté le seul ensemble collectif" (Le Dauphiné Libéré, 08 juillet 2000).

Associations[modifier | modifier le code]

L'espace des Termes accueille les associations et les écoliers.

En 2013, les 25 associations réfocaliennes ont totalisé 1836 inscrits.

Amicale des pompiers (créée en 1888), ACCA, AFN (1969), Club des Aînés (1977), Association du personnel communal (1982), Comité des Fêtes (1989).

AEP (1947), Amicale laïque (1952), APEL(1985), centre aéré AFR La Clé des Champs (1997).

ARAM couture (1984), peinture (1997), photo (1999), loisirs créatifs, informatique (2002), généalogie, body painting, vidéo, scrabble, Groupe théâtral (1947).

École de musique et ensembles musicaux Les Coquelicots (1962). Chorale Amis Voix (1982). Les Troubadingues (1997), Société de Musique.

Amicale Boule (1928), ASR Basket (1937), ASR Gym (1973), ASR Foot (1978), Judo club (1978), Tennis club (1978), Club de danse (1981), Moto club Les Groupirs, Pétan’club.

Sports[modifier | modifier le code]

L'équipe de football de Roiffieux a remporté la coupe Xavier-Bouvier 2009 face à Rhônes-Crussol. Après s'être fait mener 1 - 0 à la mi-temps, les verts sont parvenus à s'imposer, ils l'emportent finalement sur un score de 3 buts à 1. À cette date, des personnalités comme Laurent Paganelli étaient venues supporter le club ardéchois.

Le club de basket, quant à lui, aura vu plusieurs de ses équipes jeunes remporter leur finale et devenir champion Drôme-Ardèche (2009 : l'équipe 1 des cadets a remporté le titre de Champion Drôme-Ardèche en championnat 1re série face à Davézieux, et a eu le titre de vice-champion Drôme-Ardèche l'année suivante en promotion excellence face à Privas, et l'équipe minime fille a été championne cette même année).

Judo: depuis 1978, la commune compte également un club de Judo. Le Judo Club Roiffieux-Boulieu. Ce dernier compte deux sections et a formé un total de 51 ceintures noires (au 1er juillet 2011). par le biais de ses compétiteurs, l'association a déjà participé à plusieurs phases finales de championnats de France universitaires et Fédéraux avec Camille Forite en 2004 (1re division senior) et 2008 (2e division). Cette saison, Céline Desgaches a par ailleurs représenté le club en phase finale de la Coupe de France cadets/cadettes.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 774    1re attestation écrite d'une église
  • 1286     fondation de la Maladière
  • 1377     donjon de Brogieux
  • 1816     école St Joseph, garçons et filles
  • 1826     vieille route de Bernaudin
  • 1850     reconstruction du clocher de l'église
  • 1878     construction du bachas
  • 1880     ouverture du Grand Chemin
  • 1892     première école publique communale
  • 1909     place du Vivarais
  • 1914  construction du château de la Garde
  • 1926     réseau d’électricité
  • 1947     usine de salaisons
  • 1952     cession de Bernaudin à Annonay
  • 1962     réseau d’eau potable
  • 1964     salle Félix
  • 1977     salle de la Garde
  • 1977     1er centre commercial
  • 1978     C.A.T.
  • 1982     forêt de Japperenard (63ha)
  • 1986     nouvelle mairie
  • 1989     nouveau terrain de foot
  • 1994     la Rosée du Pré
  • 2000     adhésion à la Communauté
  • 2000     village fleuri 1re fleur
  • 2003     arrivée du gaz de ville
  • 2007     2e fleur

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Festidanse en février
  • Salon du Livre Jeunesse en mars
  • Festival Coquelico Tempo en mai
  • Fête du Comité fin juin

Services publics[modifier | modifier le code]

  • École publique 6 classes 130 élèves.
  • École privée St-Joseph 7 classes 170 élèves.
  • Restaurant scolaire et garderie municipale.
  • Centre de loisirs AFR La Clé des Champs.
  • Maison d’Accueil des Personnes Âgées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1812 1812 Joseph Marie Roch Nicolas    
1812 1813 Jean-Barthélémy Fournat de Brezenaud    
1813 1823 Jacques-Magdeleine Fournat de Brezenaud    
1824 1825 Antoine Fraisse    
1825 1830 Marie-Jacques Alloua    
1830 1837 Pierre-Aimé Vercasson    
1837 1846 Henri Desgrand    
1846 1862 Claude Laurent Boirayon    
1862 1870 Siméon Mignot    
         
1874 janv 1881 Fernand de Lamajorie    
janv 1881 mai 1884 Siméon Mignot    
mai 1884 oct 1885 François Gamon    
oct 1885 mai 1892 Fernand de Lamajorie    
mai 1892 mai 1904 Pierre Garnier    
mai 1904 déc 1919 Henri Bechetoille    
déc 1919 mai 1925 Louis Royer    
mai 1925 sept 1945 Amy Allizon    
sept 1945 mars 1959 Jean Ricard    
mars 1959 mars 1989 Jean Chaillot   (30 ans)
mars 1989 mars 2008 Henri Gaillard    
mars 2008 mars 2014 Maurice Berchu    
mars 2014 en cours Christophe Delord    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 776 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340 729 762 832 714 884 929 1 013 1 043
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 028 1 040 1 067 1 078 1 088 1 092 1 090 1 117 1 100
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 103 1 140 1 148 956 904 938 905 925 925
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
872 1 181 1 761 2 180 2 285 2 453 2 647 2 703 2 776
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Au XIXe siècle, la population, essentiellement agricole, s'est stabilisée à un peu plus de 1000 habitants. En début de XXe siècle, l'exode rural a été en partie compensé par l'offre d'emplois industriels. Dans les années 1960, la commune a connu une véritable explosion démographique avec la construction de résidences principales d'habitants annonéens. La population a doublé d'abord en une dizaine d'années, passant de 872 habitants en 1962 à plus de 1 761 habitants en 1975. Puis a triplé dans les années 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques Méaudre de Sugny connu aussi sous le nom de Jacques Trémolin , conteur animalier: ce résistant aristocrate et communiste organisa sous le pseudonyme de Loyola (référence à son éducation chez les Jésuites) la libération d'Annonay en juin 1944, y proclama la république et en fut maire jusqu'à la reprise par les Allemands. Sa famille a des attaches avec Anty depuis des décennies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joëlle Dupraz. Christel Fraisse., Carte archéologique de la Gaule. L'Ardèche.
  2. Henri Brialon, Roiffieux en 1700
  3. Domaine et jardin de Brogieux
  4. site 40000clochers.com
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay (1901).
  • François Bassaget "A l'écoute des pierres" (1999).
  • François Bassaget "Roiffieux et ses habitants" (2002).
  • Guide officiel de l'Union Touristique Ardèche Verte (1991).
  • bulletins municipaux et archives municipales.
  • reportages du Dauphiné et notamment articles du 25 juillet 2013 de François Bassaget.
  • travaux de la section Généalogie de l'association Aram.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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