La Tronche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Tronche
Vue d'ensemble de la ville.
Vue d'ensemble de la ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Meylan
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole
Maire
Mandat
Bertrand Spindler
2014-2020
Code postal 38700
Code commune 38516
Démographie
Gentilé Tronchois, Tronchoises
Population
municipale
6 429 hab. (2011)
Densité 1 005 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 26″ N 5° 44′ 28″ E / 45.2072222222, 5.74111111111 ()45° 12′ 26″ Nord 5° 44′ 28″ Est / 45.2072222222, 5.74111111111 ()  
Altitude 220 m (min. : 207 m) (max. : 1 045 m)
Superficie 6,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
La Tronche

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
La Tronche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Tronche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Tronche
Liens
Site web www.ville-latronche.fr

La Tronche est une commune française, limitrophe de Grenoble, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Tronchois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de La Tronche se situe entre les flancs du mont Rachais et les rives de l'Isère. C’est autour de la Grande Rue, partie d’une ancienne voie romaine, que se sont progressivement développés des hameaux sous le nom de Saint-Ferjus. Ce nom provient de Saint Ferjus, évêque et martyr dont les reliques étaient conservées en ce lieu. Saint-Ferjus est renommé La Tronche en décembre 1793.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est entourée par Grenoble à l'Ouest, Saint-Martin-d'Hères au Sud, Corenc et Meylan à l'Est et au Nord Saint-Martin-le-Vinoux, Quaix-en-Chartreuse et Le Sappey-en-Chartreuse

Climat[modifier | modifier le code]

Adouci par l'exposition au sud-est du massif de la Chartreuse, le climat de La Tronche est "mi-océanique, mi-continental", avec quelques influences méditerranéennes et aussi avec un caractère montagnard qui s'affirme en altitude. Protégée des vents du nord, la partie basse de la commune a la réputation de disposer d'un climat local clément et est parfois surnommée le "petit Nice"; en hiver, des bourrasques de neige peuvent affecter la toute proche ville de Grenoble alors que La Tronche ne voit que quelques flocons. Cette clémence est soulignée par la présence, sur les flancs du Mont Jalla et du Mont Rachais, de plantes méridionales qui se développent facilement.

Relief et végétation[modifier | modifier le code]

Le plus haut point de la commune est le Mont Rachais (1 051 mètres), lieu de randonnées prisé par les Grenoblois, qui offre une très belle vue sur l'agglomération. Une petite croix se trouve à son sommet. La commune s'étend sur la plaine alluviale de l'Isère, et sur les coteaux de cette montagne et du Mont Saint-Eynard.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Isère, qui matérialise la frontière avec Grenoble ou Saint-Martin-d'Hères, est le plus important cours d'eau de la commune. Le Charmeyran coule aussi à l'est de la commune, il prend sa source sur le Mont Rachais sur le territoire communal.

Géologie[modifier | modifier le code]

Quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Ferjus sur le plan-relief de Grenoble en 1848

Exceptés Maubec et Chantemerle, on ne peut pas parler véritablement de hameaux, l'urbanisation dense fait que l'on parle plutôt de quartiers.

Saint-Ferjus 
C'est le village de La Tronche, qui avait jadis donné son nom, et ce, jusqu'à la Révolution, à la commune. On y trouve l'église paroissiale, la place du village, le monument aux morts, entre autres. L'urbanisation de ce quartier est ancienne. Il reste encore de rares maisons de village aux façades souvent délabrées, ou des petits pavillons du début du siècle ouvrant sur des jardinets. On y trouve aussi des villas plus récentes.
L'avenue du Maquis du Grésivaudan 
Autrefois route de Chapareillan. Il se trouve des maisons bourgeoises ancienne ou du XIX° ou XX° siècles, qui possédaient des parcs aux arbres centenaires, souvent remarquables (cèdres etc.), comme le parc de l'actuel Musée Hébert; souvent amputés de plusieurs terrains où l'on a construit des villas récentes ou immeubles (comme la villa où l'on a construit les immeubles de la clinique Georges Dumas). Il s'y trouve aussi l'ancien hôpital civil et l'hôpital militaire. Il reste encore des anciennes fermes Grande Rue ou chemin des Résistants. Chemin Hébert se trouve un château du XIX° siècle à la façade rose.
La Petite Tronche 
Il reste des anciennes fermes parfois assez anciennes mais aussi des villas bourgeoises ou plus récentes.
La Grande Tronche 
Il y eut dans ce quartier, ainsi qu'à la Petite Tronche, un grand nombre d'institutions religieuses féminines jusque dans les années 1960 : l'Étoile du Rachais, le Carmel... Seules restent encore les Petites Sœurs des Pauvres, au bord de l'Isère. Il reste des vieux petits immeubles aux façades vétustes, ou de beaux pavillons des XIX° ou XX° siècle : les riches familles grenobloises y passaient l'été. On y trouve la mairie.
La Vierge Noire 
Ce quartier, où il y a encore peu de temps la vigne était omniprésente sur les flancs du Mont Rachais, s'est urbanisé densément assez tardivement : les villas sont plutôt récentes, mises à part les anciennes fermes ou les belles maisons bourgeoises de la Belle Époque, qui possèdent des arbres remarquables centenaires, ou parfois même des chapelles privatives. Chemin de la Pinotte (anciennement chemin de la Procession se trouve la chapelle de la Vierge Noire, lieu de pèlerinage des filles non encore mariées.
Maubec 
Cet hameau qui possède encore des fermes parfois en activité fut urbanisé moins densément que les autres quartiers de La Tronche.
Chantemerle 
Le plus haut quartier de la commune est aussi le plus rural : on y trouve des fermes en activité, bien que certains champs aient depuis quelques années laissé la place à des villas, les vaches occupent encore les champs. Bâti sur un éperon rocheux au haut d'une falaise au-dessus de Maubec, il domine toute la commune. C'est un quartier de plus en plus résidentiel recherché.
Les Sablons 
Ces quartiers qui s'étendent dans la plaine alluviale de l'Isère possèdent la quasi-totalité des immeubles de La Tronche, bien qu'il y ait des villas ou maisons des années 1900/1930. Peu résidentiel bien que desservi par le tram, il abrite des services publics de l'agglomération : Usine d'Incinération, le Centre hospitalier universitaire de Grenoble, cimetière intercommunal etc.

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La Tronche est desservie par la Ligne B du tramway de Grenoble et par le réseau Transisère.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Antécédents, risques et catastrophes sur la commune[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La plaine alluviale de l'Isère est densément peuplée et urbanisée avec une importante emprise du centre hospitalier. Les quartiers anciens se trouvent au pied des coteaux, le tissu urbain devient beaucoup moins dense dès que l'on gagne les pentes. Sur les hauteurs, la vigne et les pâturages ont laissé place aux arbres, la forêt couvre tout le nord de La Tronche.

La commune de la Tronche a pour particularité d'accueillir sur 40 % de son territoire des équipements publics intercommunaux destinés à l'ensemble des habitants de l'agglomération grenobloise. Parmi ces équipements freinant le développement de la ville, on peut citer :

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1789, la paroisse de Saint-Ferjus est transformée en commune et prend le nom de La Tronche. L’expression locale, la « tronche » désigne une clairière créée par les coupes dans les forêts.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville compte de nombreuses pensions de familles abritant des persécutés du nazisme. Éva Péan-Pagès a caché cent vingt réfugiés, dont 96 juifs, dans sa villa Brise des Neiges. Ceci lui a valu de recevoir, à titre posthume, la médaille et le diplôme d’honneur de « Juste parmi les nations ». Ce titre est décerné par Israël aux non-juifs qui, au risque de leur vie, ont préservé des juifs de la déportation. L’avenue des maquis du Grésivaudan témoigne également de ce passé historique. De nombreux résistants ont marqué l’histoire locale par leur courage et leur persévérance : René Gosse, Louis Nal, André Didier.

Jusqu’en 1950, La Tronche reste une bourgade où les terres sont consacrées à la vigne et aux cultures. Avec l’ouverture de l’hôpital civil en 1913 et de la route nationale 90 (de Grenoble au col du Petit-Saint-Bernard), la ville se développe. Les cultures vont alors laisser la place aux constructions : des habitations, le quartier Doyen Gosse avec un centre commercial, des écoles, l’église Notre-Dame du Rosaire, la piscine, le stade et des gymnases.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie La Tronche
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jean-Michel Remande DVG -
2008 2014 Hervé-Jean Bertrand-Pougnand UMP -
2014 2020 Bertrand Spindler PS -

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 429 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
997 1 164 1 095 1 109 1 372 1 519 1 537 1 631 1 722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 728 1 980 2 131 2 288 2 385 2 446 2 428 2 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 887 2 857 2 922 3 461 4 200 5 572 5 602 5 364 6 320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
7 517 7 993 7 410 6 690 6 454 6 433 6 142 6 079 6 429
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plaque de l'ancien pont de l'Île-Verte

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint Ferjus (1846)
  • Église Saint-Ferjus,
  • Chapelle de la Vierge-Noire, chemin de la Pinotte.
  • Église Notre-Dame du Rosaire (seconde moitié du XXe siècle)
  • Chapelle privative chemin de la Pinotte, à l'opposé de la chapelle de la Vierge Noire
  • Chapelle privative du manoir situé entre la route de la Chartreuse et le Charmeyran
  • Chapelle et ancien carmel chemin du Pont-Bottu
  • Chapelle et couvent des Petites Sœurs des Pauvres, entre l'Isère et la Grande Rue
  • Ancienne chapelle de l'ancien Asile des Aliénés
  • Chapelle de l'Hôpital Civil, chemin de l'Agnelas

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Hôpital Civil

Cette ville accueille la partie la plus importante du Centre hospitalier universitaire de Grenoble (CHU), comprenant l'Hôpital Nord dit Albert Michallon et l'Hôpital Civil inauguré en 1913.

En raison de la présence de la maternité du CHU de Grenoble sur la commune de La Tronche, le nombre de personnes "nées à La Tronche" pour l'état civil est sans proportion avec la population réelle de la commune. (voir ci-dessous la liste des personnages "nés à La Tronche" : la plupart n'ont fait qu'y naître et n'ont aucun autre lien avec la ville de La Tronche)

La ville abrite également le Centre de Recherche du Service de Santé des Armées (CRSSA) ainsi qu'un foyer de l'enfance, un centre maternel, une pouponnière et un service d'accueil pour la protection de l'enfance au niveau départemental (Établissement Public départemental Le Charmeyran).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Musée Hébert est une grande maison familiale, ancienne maison du peintre Ernest Hébert (1817-1908). La présentation reconstitue fidèlement l'atmosphère de vie du peintre, son mobilier et ses souvenirs dont le salon de Laetitia Bonaparte restauré. Il est ouvert au public tous les jours sauf le mardi.
  • le Musée grenoblois des sciences médicales installé dans l'ancienne chapelle de l'asile des vieillards de 1894, également appelée chapelle des tuberculeux après la Première Guerre mondiale. Le Musée plonge dans l'histoire du célèbre et prestigieux centre hospitalier universitaire de Grenoble de sa construction par Hugues de Chateauneuf, évêque de Grenoble, à nos jours en exposant des objets médicaux, les sculptures de bienfaiteurs, des tableaux et des dessins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Tronche 38700.svg

Blasonnement : D'or à la hache de sable fendant une souche arrachée d'azur, un dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules au canton dextre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue du Commandant Nal, héros de la Résistance

Personnalités nées à La Tronche[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à La Tronche.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. « Neuf édifices isérois distingués par la commission départementale du patrimoine en 2011 », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère,‎ 10 janvier 2012 (consulté le 5 août 2014)