Isère (rivière)
| Isère | |
L'Isère dans le centre-ville de Grenoble |
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Carte du cours de l'Isère. |
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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 286,1 km [1] |
| Bassin | ~11 800 km2 (à Beaumont-Monteux)[2] |
| Bassin collecteur | Rhône |
| Débit moyen | 333 m3⋅s-1 (Beaumont-Monteux) [2] |
| Régime | nivo-pluvial |
| Cours | |
| Source | Glacier des sources de l'Isère, Grande Aiguille rousse, Alpes grées |
| · Localisation | Val-d'Isère, France |
| · Altitude | ~2 900 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | Rhône |
| · Localisation | La roche de Glun, Châteaubourg, France |
| · Altitude | ~110 m |
| · Coordonnées | |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Arc, Drac |
| Pays traversés | |
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L'Isère (prononcé [i.zɛʁ]) est une rivière du Sud-Est de la France, affluent en rive gauche du Rhône. Elle prend sa source au glacier des sources de l'Isère sous la Grande Aiguille Rousse, près du col de la Vache, en Savoie, et se jette dans le Rhône à quelques kilomètres au nord de Valence.
Sommaire |
Étymologie [modifier]
Le nom Isère est attesté sous la forme Isara à l'époque antique, hydronyme issu du celtique.
Cependant, il s'agit d'un mot non celtique à l'origine mais vraisemblablement intégré par les Celtes à époque ancienne. Il peut être apparenté à l'indo-européen *isərós « impétueux, vif, vigoureux », proche du sanskrit isiráh, de même sens[3].
La racine se rencontre dans bien d'autres noms de cours d'eau, tant dans l'ancienne Gaule que dans les régions avoisinantes. On reconnait aisément isara dans le nom de la rivière Isar qui arrose Munich en Bavière et dans celui du petit fleuve franco-belge Yser, tous deux provenant de Isara, ou encore dans le nom de l'Oise : Isara (l'adjectif isarien a subsisté en français pour qualifier ce qui se rapporte à l'Oise).
Géographie [modifier]
Le parcours de l'Isère long de 286 km, propose de nombreux paysages très variés, en effet elle prend sa source dans le massif des Alpes occidentales tout près de la frontière Italienne, traverse le Pays de Savoie et la Tarentaise, passe entre le massif de la Chartreuse et la chaîne de Belledonne, longe le massif du Vercors, traverse la province du Dauphiné et conflue avec le Rhône au pied du Vivarais.
Départements et principales villes traversés [modifier]
- Savoie : Val d'Isère, Bourg-Saint-Maurice, Aime, Moûtiers, Albertville, Montmélian ;
- Isère : Pontcharra, Grenoble, Voreppe ;
- Drôme : Romans-sur-Isère, Pont-de-l'Isère, La Roche-de-Glun.
Principaux affluents [modifier]
- (G) Affluent rive gauche ; (D) Affluent rive droite ; (CP) Cours principal, signale le nom donné à une partie du cours d'eau prise en compte dans le calcul de sa longueur.
- (G) le Doron de Bozel, 38,7 km
- (D) le Doron de Champagny, 15,9 km
- (G) le Doron des Allues, 20,9 km
- (G) le Doron de Belleville, 28,6 km
- (D) l'Arly, 34,5 km
- (G) le Doron de Beaufort, 24,1 km
- (G) l'Arc, 127,5 km
- (G) le Drac, 130,3 km
- (D) la Morge, 27,2 km
- la Fure, 25,3 km, par l'intermédiaire du canal de la Morge
- (G) la Bourne, 43,1 km
- (G) la Vernaison, 32 km
- (D) l'Herbasse, 40 km
La basse vallée de l'Isère[4] [modifier]
La basse vallée de l'Isère est une unité de paysage du Valentinois caractérisée par un chenal sinueux s’enfonçant dans son lit au lieu de déblayer ses rives, formant ainsi des terrasses alluviales étagées. Cette basse vallée, aux bordures nettes, est relativement étroite, excepté au niveau de son confluent où la largeur atteint deux kilomètres.
Le phénomène d’alluvionnement (lors des périodes de glaciation de l’ère quaternaire) et de surcreusement (en période interglaciaire), appelé système fluvio-glaciaire, se répéta, établissant dans la basse vallée de l’Isère plusieurs terrasses étagées, dont l’une d’elles est l’importante terrasse de Saint-Marcel-lès-Valence, non loin de Valence
Le fond molassique miocène du nord de la plaine de Valence fut recouvert par les alluvions fluvio-glaciaires de l’Isère, dont les terrasses marquent aujourd’hui encore la forme du Valentinois.
Confluence [modifier]
Dans un premier temps au niveau de Pont-de-l'Isère, l'Isère fusionne avec le canal de dérivation du Rhône, construit pour faciliter la navigation de ce dernier.
Au niveau de La Roche de Glun, les eaux de l'Isère sont évacuées du canal par un barrage, ce qui permet à la rivière de reprendre son cours initial jusqu'au Rhône et sa confluence au niveau de la commune de la Roche de Glun et en face celle de Châteaubourg au pied des montagnes ardéchoises.
Hydrologie [modifier]
La longueur de son cours d'eau est de 286 km[1] et son bassin versant est de 10 800 km2.
Le débit de l'Isère a été observé sur une période de 50 ans (1956-2005), à Beaumont-Monteux, localité du département de la Drôme, située à peu de distance de son confluent avec le Rhône[2]. Le module de la rivière à Beaumont-Monteux est de 333 m3/s.
L'Isère présente les fluctuations saisonnières de débit assez importantes et typiques d'une alimentation en grande partie nivale, avec des crues de printemps (fonte des neiges) portant le débit mensuel moyen entre 385 et 500 m3/s, d'avril à juillet (avec un maximum en mai et juin), et des basses eaux d'automne-hiver, d'août à février, avec un minimum du débit moyen mensuel de 251 m3 au mois de septembre. Cela fait de lui un cours d'eau en règle générale très abondant toute l'année.
Le VCN3 peut cependant chuter jusque 15 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui est très bas.
D'autre part les crues peuvent être fort importantes en cas de dégel rapide ou de pluies d'automne torrentielles. En effet, le QIX 2 et le QIX 5 valent respectivement 1 200 et 1 500 m3/s. Le QIX 10 est de 1 700 m3/s. Quant au QIX 20, il se monte à 1 900 m3/s, tandis que le QIX 50 vaut 2 200 m3, ce qui par rapport aux grandes rivières du sud de France - le Tarn par exemple - est encore modéré.
Le débit instantané maximal enregistré a été de 2 050 m3/s le 15 septembre 1960, tandis que la valeur journalière maximale était de 1 510 m3/s le 16 octobre de la même année.
La lame d'eau écoulée dans le bassin de l'Isère est de 892 millimètres annuellement, ce qui est élevé, très supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, mais également nettement supérieur à celle de l'ensemble du bassin versant du Rhône (670 millimètres à Valence pour une superficie de bassin de 66 450 km2). Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 28,2 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Galerie [modifier]
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Le pont sur l'Isère à Montmélian
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L'Isère en sortie de Grenoble
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L'Isère à Romans
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L'isère depuis La Daille, près de Val-d'Isère.
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Antoine Guindrand
Paysage de l'Isère (1836)
Notes et références [modifier]
- Cours d'eau : rivière l'Isère (W---0000), SANDRE. Consulté le 11/04/2009
- Station W3540010 - L'Isère à Beaumont-Monteux, données hydrologiques de synthèse (1956 - 2005), SCHAPI, banque Hydro. Consulté le 11/04/2009
- Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, errance, 2003 (ISBN 978-2-87772-369-5), p. 191
- Philippe Ravit, Le paysage valentinois, de la fondation de la colonie de Valentia (Valence) au IIIème siècle ap. J.-C., Lyon 3, 2007, 202 p. (mémoire) Sur le site pagesperso-orange.fr
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Le Drac
- Le serpent et le dragon
- La liste des rivières de France
- Le Syndicat Intercommunal des Eaux de la Région Grenobloise
- AD Isère Drac Romanche
Liens externes [modifier]
- Dossier thématique : Grenoble inondée le 2 novembre 1859, sur IRMA
- Les digues de l'Isère, du Drac et de la Romanche
- Les crues historiques de l'Isère en 1928 et 1948
- Banque Hydro - Station W0110010 - L'Isère à Moutiers (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
- Banque Hydro - Station W1100010 - L'Isère à Chamousset (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
- Banque Hydro - Station W1410010 - L'Isère à Grenoble (avant le confluent du Drac) (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
- Banque Hydro - Station W3200010 - L'Isère à Saint-Gervais (Le port) (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service")
