Châbons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Châbons
Image illustrative de l'article Châbons
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de Grand-Lemps
Intercommunalité Communauté de communes de Bièvre Est
Maire
Mandat
Marie-Pierre BARANI
2014-2020
Code postal 38690
Code commune 38065
Démographie
Population
municipale
1 910 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 41″ N 5° 25′ 54″ E / 45.4447222222, 5.43166666667 ()45° 26′ 41″ Nord 5° 25′ 54″ Est / 45.4447222222, 5.43166666667 ()  
Altitude Min. 386 m – Max. 687 m
Superficie 18,14 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte administrative d'Isère
City locator 14.svg
Châbons

Géolocalisation sur la carte : Isère

Voir sur la carte topographique d'Isère
City locator 14.svg
Châbons

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châbons

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châbons
Liens
Site web www.chabons.fr

Châbons est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Chabons se situe essentiellement à la source de la rivière Bourbre.

Chabons est aussi à l'est de la « plaine dite de Bièvre » (mais en fait la vallée du torrent de la Raille), qu'il ne faut donc pas confondre avec la vallée de la rivière Bièvre situé au Nord-Est près d'Aoste.

Le caractère géologique commun à la région des Terres froides est le sous-sol composé de molasse marine (pierre de grès tendre, mêlé d'argile et de quartz) datant de l'ère tertiaire recouvert par des alluvions, fluvio-glaciaires, déposés à l'ère quaternaire par la fonte des glaces. Le terme de terres froides est à opposer à celui de terres chaudes au sens où l'entendait Olivier de Serres, c'est-à-dire de terres productives.

Châbons est le point culminant de la voie ferrée Lyon-Grenoble et de l'autoroute A48 au col de la Rossatière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le plus ancien document écrit sur lequel apparaît le nom de Chabuen date de 1172. Les armoiries de Châbons sont celles qui ornaient le blason de la famille Gallien de Châbons : "Azur au lion d'or traverse d'une fasce de sinople chargée de trois besants d'argent."

1349 Charles V devient le premier dauphin possesseur du Dauphiné 1358 Charles V cède, pour services rendus, la terre de Châbons et ses dépendances à Guy de Grolée 1448 Les biens de la famille de Guy de Grolée sont confisqués par Louis XI qui donne Châbons à Antoine De Virieu Seigneur de Bizonnes. Lorsque son fils Jean De virieu meurt sans postérité la terre de Châbons retourne au domaine Delphinal. 1521 Jacques De Gallien de Châbons, originaire du Passage achete au Dauphin la terre et la seigneurie de Châbons. 1578 Les habitants de Châbons préférant être vassaux du roi que d'un gentilhomme rachète à Humbert de Gallien (fils de Jacques) la terre de Châbons qui retourne au domaine Delphinal 1638 François De Virieu Pupetières acquiert pour 1610 livres la seigneurie de Châbons. Plus récemment pendant la seconde guerre mondiale les résistants firent derailler un train allemand au lieu dit "la grande tranchée".

Pour plus d'informations lire : "Châbons, un village en Dauphiné" Jean Vaudaine, 2000 autoédition "Aux sources de la Bourbre de 1939 à 1945 CHABONS-VIRIEU" Mai 1988

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châbons Blason D'azur, au lion d'or, traversé d'une fasce de sinople chargée de trois besants d'argent[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1919 1942 Jean Ginet PRRRS Député, conseiller général
1989 1995 Henri Barbier SE Agriculteur
1995 2001 André Finet SE Retraité chef d'entreprise
2001 en cours Didier Rambaud PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 910 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 051 1 934 2 215 2 415 2 233 2 243 2 268 2 020 2 039
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 908 1 897 1 986 1 943 1 945 1 860 1 864 1 822 1 748
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 756 1 725 1 725 1 568 1 521 1 502 1 383 1 353 1 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 261 1 178 1 202 1 282 1 371 1 485 1 701 1 763 1 910
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il appartient aujourd'hui à la famille De Virieu. Il a été restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle. Lamartine, ami de la famille, y séjourna et y écrivit un de ses poèmes Le vallon.Le peintre Johan Barthold Jongkind (1819-1891)a séjourné dans une maison (proche du château, aujourd'hui maison Jongkind) où habitaient Jules Fesser et sa femme Pauline, Jules étant le fils de Mme Fesser compagne de Jongkind. Ensemble ils sont venus à cinq reprises de 1873 à 1877. Durant ces étés, Jongkind a peint sur des petits carnets de très nombreuses aquarelles des environs. Depuis l'année 2008 le château et ses jardins sont ouverts au public.

  • "Le lac"

Le lieu dit "le lac" est en fait un étang situé principalement sur la commune de Châbons et pour une petite partie sur la commune du Grand-Lemps. Ce marais connaît un processus chimique de tourbification. Sur 53 ha de zone humide seulement 7 ha sont en eau libre. Sa particularité qui est de regrouper en un même lieu une tourbière acide et une tourbière alcaline, en fait le lieu d'accueil d'une flore et d'une faune particulières et dignes du plus grand intérêt.

  • "Les rebelles des champs"

À la sortie de Châbons en direction de Montrevel dans un pré sont apparues depuis peu au bord d'une mare trois statues en fer, pierre, bois... Leur auteur Jean Barral Baron les a appelées "Les rebelles des champs" et dans un court texte explique qu'elles viennent nous demander une dernière fois de nous occuper de la terre, sinon qu'elles s'en empareront... En quelque sorte un "art contemporain engagé"... En tous cas cela ne laisse pas indifférent. Au point que les vaches ont renversé ces rebelles des champs qui ont dû être retirées... comme si le temps n'était pas encore venu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

JEAN GINET (1881-1942)

Parmi les personnalités châbonnaise, on peut citer Jean Ginet, élu sous l'étiquette radical socialiste, député du Front Populaire en 1936. Au parlement il appartiendra à la commission de l'agriculture et à la commission de l'Alsace-Lorraine.Maire depuis 1919, Jean Ginet meurt en pleine réunion du conseil municipal le 27 mars 1942 à l'âge de 61 ans.

La famille GALLIEN de CHÂBONS

Originaires du Passage, faits comtes de Châbons, dont Jean Pierre de Gallien, comte de Châbons, aumônier du comte d'Artois puis de la duchesse de Berry, évêque d'Amiens en 1822 et Pair de France en 1824.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chabons, un village en Dauphiné. Jean VAUDAINE
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]