Gare de Valence-Ville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Valence-Ville
Image illustrative de l'article Gare de Valence-Ville
Extérieur de la gare.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Valence
Adresse 38, rue Denis Papin
26000 Valence
Coordonnées géographiques 44° 55′ 41″ N 4° 53′ 34″ E / 44.928055, 4.89277744° 55′ 41″ Nord 4° 53′ 34″ Est / 44.928055, 4.892777  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
Grande ligne Intercités
TER Rhône-Alpes et PACA
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles
Valence à Moirans
Voies 7 + voies de service
Quais 4
Altitude 123 m
Historique
Mise en service 1865
Architecte Louis-Jules Bouchot
Classement  Inscrit MH (1982)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Valence-Ville

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Valence-Ville

Géolocalisation sur la carte : Drôme

(Voir situation sur carte : Drôme)
Valence-Ville

La gare de Valence-Ville est une gare ferroviaire française située sur le territoire de la commune de Valence dans le département de la Drôme, en région Rhône-Alpes.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique 616,939 de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles entre les gares de Tain-l'Hermitage - Tournon et de Livron. Elle est également l'origine de la ligne de Valence à Moirans. Son altitude est de 123 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Intérieur de la gare, dans les années 1900.
La façade de la gare, dans les années 1920

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • Le 29 juin 1854, ouverture de la ligne entre Lyon Guillotière et Valence, par le PLM.
  • Le 16 avril 1855, ouverture de la ligne entre Valence et Avignon, par le PLM.
  • Le 9 mai 1864, ouverture de la ligne de Valence à Moirans, par le PLM.
  • En 1865 mise en service de la gare Valence (Ville) par le PLM.

Bâtiment voyageurs actuel[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs a été mis en service en avril 1866. Il a été conçu par Louis-Jules Bouchot[1], architecte de Napoléon III. La façade du corps principal, en pierre de taille, s'inspire du Petit Trianon de Versailles ; elle comporte cinq grandes baies vitrées encadrées de pilastres à chapiteaux doriques, le tout surmonté d'une balustrade à colonnades. Deux ailes en léger retrait complètent l'édifice. Une marquise métallique courait autrefois sur toute la longueur du bâtiment. La dernière rénovation, qui date de l'année 2000, lui a fait retrouver son aspect d'origine. Coté voies, une halle métallique abrite trois des quatre quais.

La façade principale sur rue du pavillon central fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 octobre 1982[2].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Deux X 72500 quittent la gare en direction de Grenoble. Le premier aura pour terminus Genève, le second Annecy avec séparation en gare d'Aix-les-Bains.

La gare de Valence-ville est ouverte au public tous les jours de la semaine, en continu. Ses seules heures de fermetures sont les après-midi des jours fériés. En plus de la salle d'attente, un service de bagages, ainsi qu'un service d'objets trouvés sont à dispositions des voyageurs[3].

Desserte[modifier | modifier le code]

La mise en service de la ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV) (relation à grande vitesse de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles) a profondément changé l'activité de la gare. Celle-ci voyait en effet passer la totalité des relations de Paris vers la Côte d'Azur et vers le Languedoc, les relations en provenance du nord-est de la France et à destination du sud ainsi que le courant des Alpes vers le sud et même le sud-ouest (Hendaye par exemple).

L'essentiel des relations à longue distance s'est maintenant reporté sur la gare de Valence-TGV située à 11 km au nord-est.

Elle est aujourd'hui desservie par les TGV à destination des gares de la moyenne vallée du Rhône, par les trains de nuit Intercités qui assurent la relation de Paris à Briançon et celle de Genève à Toulouse ainsi que par les trains TER Rhône-Alpes et TER PACA.

Des navettes ferroviaires directes existent entre les gares de Valence-Ville et de Valence-TGV par les trains TER réguliers de la région Rhône-Alpes et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La gare de Valence-Ville est le point de départ des trains en direction de Grenoble, Chambéry, Annecy, et Genève.

La gare de Valence-Ville était également l'origine de la relation qui dessert Livron, Crest, Die, Veynes-Dévoluy, Gap, Embrun et Briançon. Cette relation a maintenant pour origine Romans-Bourg-de-Péage afin de desservir la gare de Valence-TGV.

Correspondance multimodale[modifier | modifier le code]

Une correspondance est possible avec les autobus du réseau urbain, les autocars départementaux et les cars TER.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livre : Les Chemins de fer du PLM par Jean-Chaintreau, Jean Cuynat et Georges Mathieu, Éditions La Vie du Rail et La Régordanne, paru en 1993.
  • Livre : Histoire du réseau ferroviaire français, par Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc Gayda, Éditions de l'Ormet à Valignat (Allier), paru en 1996.
  • Revue : Le Train, avec numéro hors série Les archives du PLM, tome 1, Histoire de la Compagnie des origines à 1899, par Jean-Marc Dupuy, paru en 2008.
  • Revue : Voies Ferrées", avec l'article Les atouts d'un raccordement (CEVA) et la présentation du Sillon Alpin, de William Lachenal, dans le no 11 de mai-juin 1982.
  • Revue : Connaissance du Rail, avec l'article sue Le Sillon Alpin de Valence à Genève, de William Lachenal, pages 42 à 51, dans le no 302-303 d'octobre-novembre 2006.
  • Revue : Voies Ferrées, avec article Un nom, un train : Le Rhodanien, par Jean-Pierre Malaspina, pages 48 et 49 dans le no 167 de mai-juin 2008.
  • Indicateurs horaires SNCF de 1938 à 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Pourpardin, « Les bâtiments voyageurs édifiés le long de la ligne impériale (La Compagnie du PLM : les gares de l'architecte Jules Bouchot) », dans Revue d’histoire des chemins de fer, no 38, 2008, pp. 59-71 lire (consulté le 13 juillet 2011).
  2. « Notice no PA00117088 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. accueil de la gare

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Gare de Lyon Lyon-Saint-Exupéry TGV TGV (Terminus ou)
Montélimar
(Terminus ou)
Avignon-Centre
ou Miramas
Paris-Austerlitz Paris-Austerlitz Intercités Crest Briançon
Genève Lyon-Part-Dieu Intercités Toulouse-Matabiau Hendaye / Irun
Lyon-Part-Dieu Tain-l'Hermitage - Tournon TER Rhône-Alpes /
PACA
Terminus
ou Montélimar
Terminus
ou Avignon-Centre
ou Marseille-Saint-Charles
Mâcon-Ville ou Lyon-Perrache
ou Lyon-Part-Dieu
ou Terminus
Tain-l'Hermitage - Tournon
ou Terminus
TER Rhône-Alpes /
PACA
Terminus
ou Livron
Terminus
ou Avignon-Centre
(Évian-les-Bains ou) Annecy
ou Chambéry - Challes-les-Eaux
ou Grenoble
Valence-Rhône-Alpes-Sud TGV TER Rhône-Alpes Terminus (ou Livron ou Montélimar) Terminus (ou Avignon-Centre)
Genève-Cornavin (CFF) Valence-Rhône-Alpes-Sud TGV TER Rhône-Alpes Terminus Terminus
Romans - Bourg-de-Péage Valence-Rhône-Alpes-Sud TGV TER Rhône-Alpes /
PACA
Livron Briançon
Terminus Terminus TER PACA Montélimar Marseille-Saint-Charles