Le Cheylas

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Le Cheylas
Le manoir de la tour.
Le manoir de la tour.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Goncelin
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Roger Cohard
2008-2014
Code postal 38570
Code commune 38100
Démographie
Gentilé Cheylasiens
Population
municipale
2 680 hab. (2011)
Densité 319 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 20″ N 5° 59′ 36″ E / 45.3722222222, 5.99333333333 ()45° 22′ 20″ Nord 5° 59′ 36″ Est / 45.3722222222, 5.99333333333 ()  
Altitude Min. 240 m – Max. 1 202 m
Superficie 8,4 km2
Localisation

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Le Cheylas est une commune française, située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Cheylasiens (Cheylasiennes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Cheylas est une commune située dans la vallée du Grésivaudan, au pied de la montagne de Bramefarine, entre le massif de Belledonne et le massif de la Chartreuse, à égale distance (30 km) de Grenoble et Chambéry. La commune fait partie de l'aire urbaine de Grenoble.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Bourg est le plus grand lieu-dit de la commune. On y trouve la mairie, le groupe scolaire Chartreuse, le restaurant "Le carré gourmand" , un centre commercial, le complexe sportif ainsi que le Manoir de la tour.
  • La Gare doit son nom à l'ancienne gare ferroviaire, aujourd'hui désaffectée. On y trouve le groupe scolaire Belledonne, le restaurant scolaire et la halte-garderie.
  • Le lieu-dit L'Usine comporte:
  • les lieux-dits Le Villard, le Trouillet et l'Abbaye sont situés sur la montagne de Bramefarine, qui surplombe Le Cheylas à l'est.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Marie-d'Alloix Pontcharra Rose des vents
Saint-Vincent-de-Mercuze N Saint-Pierre-d'Allevard
O    Le Cheylas    E
S
Le Touvet
Goncelin
Morêtel-de-Mailles

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom de la commune[modifier | modifier le code]

  • Le nom Cheylas aurait pour origine l'existence d'un château «Castellarium».
  • En patois dauphinois, faire un chemin dans la neige se dit «chala» (se prononce «tsala»), d'où le sens de lieu de passage (pour aller de Chambéry à Grenoble, on est obligé de passer par Le Cheylas)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Construit à partir de 1475 sur un terrain plat peut-être autrefois protégé par des fossés, le Manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il est donc très probable que quelques habitations se trouvaient sur l'emplacement actuel du Bourg. Mais on est sûr que des champs cultivés permettait à Sébastien Guiffrey (le propriétaire du Manoir) de se nourrir suffisamment.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La communauté de Cheilas (Le Cheylas) était sous l'ancien régime rattaché au mandement de Morêtel. Par décret du 6 décembre 1794, cette communauté était annexée par la commune de Goncelin. Toutefois, sept ans plus tard, en 1801, elle retrouve son autonomie communale. Depuis 1790, elle est partie intégrante du canton de Goncelin.

Le Cheylas est resté longtemps une commune à dominante rurale assez banale. Toutefois, son économie s'est trouvée revigorée par l'installation de deux usines importantes. D'une part les ateliers sidérurgiques de Wheelabrator-Allevard, émanation moderne de la sidérurgie du Pays d'Allevard, ont glissés vers la vallée de l'Isère. D'autre part, Le Cheylas est le siège de l'usine hydroélectrique au débouché du tunnel Arc-Isère. Ces deux activités industrielles introduisent quelques services.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Roger Cohard PCF  
mars 2001 mars 2008 Jocelyne Ughetto    
juin 1995 mars 2001 Claude Reymond-Laruinaz    
mars 1983 juin 1995 Louis Pailhoux    
mars 1971 mars 1983 Roger Brunet-Manquat    
1934 mars 1971 Pierre Pissetty    
1919 1934 Laurent Beurriand    
1909 1919 Eugène Vial    
1900 1909 Camille Pierron    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 680 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
451 577 588 718 650 810 805 773 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 793 803 772 782 823 781 716 675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
613 583 525 546 610 720 749 792 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
941 1 110 1 173 1 311 1 567 2 118 2 565 2 680 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Vie économique[modifier | modifier le code]

L'industrie fait son apparition dans la commune en 1920, lorsque la Société des Hauts Fourneaux et Forges d’Allevard implante une usine d’électrométallurgie. Aujourd’hui, les entreprises Ascométal Allevard et Wheelabrator Allevard produisent sur le site du Cheylas des aciers à ressort et des grenailles d’acier.

Électricité de France a installé sur la Commune une usine hydroélectrique d’une puissance de 480 MW. Cette usine peut, grâce à ses deux groupes réversibles, faire du transfert d’énergie par pompage et ainsi injecter de l’énergie sur le réseau national aux heures de pointe.

L’agriculture occupe une place importante dans le village. La polyculture a été abandonnée au profit de la culture des arbres fruitiers ; pêches, pommes, poires et abricots, produits par des agriculteurs tournés vers le progrès. Ces produits sont vendus directement par les producteurs et ont une réputation de qualité reconnue dans toute la région.

Le Centre Commercial et les zones d’activités créés par la municipalité ont permis et permettent à des entreprises, des artisans et des commerçants de s’installer sur la commune et de proposer leurs services à ses habitants.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le Manoir de la Tour[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manoir du Cheylas.

Construit à partir de 1475, le Manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il présente une belle tourelle d'escalier avec trois grandes fenêtres à meneaux moulurés en calcaire blanc, hélas dépouillés de leur parure. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la tour fut recouverte d’un toit.

À l'arrière du bâtiment, sur l'angle sud-ouest, prend place une grosse tour circulaire de 8 mètres de diamètre intérieur, aux murs épais de 1,50 mètre. Une chapelle, très exiguë, est couverte d'une croisée d'ogives se réunissant sur le blason des Boutières, qui représente un lion toutes griffes dehors. Une fenêtre donnant dans l’escalier permettait aux domestiques d’assister à la messe.

La cave voûtée est en bon état. Une dalle recouvre un trou qui, aux dires des anciens, pourrait être ce qui reste des oubliettes. Au rez-de-chaussée, on remarque l’emplacement des «bouches à feu » et, une chose curieuse, un boulet de canon scellé dans la muraille qui serait un symbole ésotérique de l’époque.

En entrant, on découvre un superbe escalier en colimaçon qui dessert les étages. Au rez-de-chaussée, il ne faut pas manquer d’apprécier le plafond à la française de la salle des cuisines. Une chambre présente des poutres fabriquées en 3 pièces, travail de charpentiers locaux dont la renommée dépassait nos frontières. La salle des gardes communiquait, par un escalier aujourd’hui muré, avec une salle de police, située dans la tour, sous la chapelle. Au même étage sont implantées les chambres. Celle qui est en façade sud a été une chambre nuptiale. Ce sont les deux cœurs gravés dans la pierre des meneaux qui nous l’apprennent. C’est l’hommage du sculpteur rendu à de jeunes époux.

Des communs construits au XVIIIe siècle encadrent la cour. L’un d'eux abritait une magnanerie (élevage de vers à soie) construite sous Louis XIV.

Le manoir a été inscrit le 18 juillet 1951 à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Le manoir est également protégé au titre de la législation sur les monuments historiques dans le département de l’Isère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sébastien Guiffrey[modifier | modifier le code]

Le seigneur et chevalier Sébastien Guiffrey, célèbre au XIIIe siècle, est mêlé à toutes les traditions chevaleresques du Dauphiné. Le Manoir de la Tour lui appartient. Il y rend l’âme dans la nuit du 15 février 1515. Sa famille est réunie au manoir à cette occasion. Ses deux filles aînées sont en prière dans la chapelle, tandis que la troisième, occupée à enrayer une épidémie de peste dans la chapelle du Prémol, n’a pas pu venir. Sont également présents les époux des deux filles aînées, Pierre de Theys et Georges de Beaumont, seigneur de l’Arthaudière. Après avoir distribué des aumônes et demandé des prières aux religieux de Mians, Sébastien meurt sans avoir revu Guigues, son fils. Il sera enterré aux Chaberts où repose déjà son épouse Lionnette de l’Arthaudière.

Guigues Guiffrey[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guigues Guiffrey.

Guigues Guiffrey, surnommé « le brave Boutières », guerroie pendant ce temps-là[Quand ?] en Italie aux côtés de Bayard et du « Bâtard du fay », seigneur de Mailles. Et lorsque Bayard est blessé à Rovasenda, c’est Guigues qui prend le commandement des armées royales. Plus tard, Guigues est blessé en tentant de refouler l’Anglois, et, dédaignant le manoir du Cheylas, va s’installer au château du Touvet.

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • Le Cheylas Basket, Basketball.
  • L'ASG, (Association Sportive du Grésivaudan) est un club de football issu de la fusion en 2003 des clubs Haut-Grésivaudan (Pontcharra) et Cheylas-Goncelin.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Jumelage depuis 1995 avec la commune Italienne de Pavarolo, située à côté de Turin. Coopération décentralisée avec les communes maliennes de Dembella, Tella, Benkadi et Blendio

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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