Le Cheylas
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Le Cheylas | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Isère | |
| Arrondissement | Grenoble | |
| Canton | Goncelin | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays du Grésivaudan | |
| Maire Mandat |
Roger Cohard 2008-2014 |
|
| Code postal | 38570 | |
| Code commune | 38100 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Cheylasiens | |
| Population municipale |
2 673 hab. (2010) | |
| Densité | 318 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 240 m — Max. 1 202 m | |
| Superficie | 8,4 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Le Cheylas est une commune française, située dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Cheylasiens (Cheylasiennes).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Le Cheylas est une commune située dans la vallée du Grésivaudan, au pied de la montagne de Bramefarine, entre le massif de Belledonne et le massif de la Chartreuse, à égale distance (30 km) de Grenoble et Chambéry. La commune fait partie de l'aire urbaine de Grenoble.
Lieux-dits et écarts [modifier]
- Le Bourg est le plus grand lieu dit de la commune. On y trouve la mairie, le groupe scolaire Chartreuse, le restaurant "Le carré gourmand" , un centre commercial, le complexe sportif ainsi que le Manoir de la tour.
- La Gare doit son nom à l'ancienne gare ferroviaire, aujourd'hui désaffectée. On y trouve le groupe scolaire Belledonne, le restaurant scolaire et la halte-garderie.
- Le lieu-dit L'Usine comporte:
-
- deux usines : Ascométal (aciers spéciaux) et Wheelabrator Allevard (grenailles).
- Une centrale hydroélectrique (EDF) de 480 MW, fonctionnant par pompage et assortie d'un grand bassin.
- les lieux-dits Le Villard, le Trouillet et l'Abbaye sont situés sur la montagne de Bramefarine, qui surplombe Le Cheylas à l'est.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Origine du nom de la commune [modifier]
- Le nom Cheylas aurait pour origine l'existence d'un château «Castellarium».
- En patois dauphinois, faire un chemin dans la neige se dit «chala» (se prononce «tsala»), d'où le sens de lieu de passage (pour aller de Chambéry à Grenoble, on est obligé de passer par Le Cheylas)
Moyen Âge [modifier]
Construit à partir de 1475 sur un terrain plat peut-être autrefois protégé par des fossés, le Manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il est donc très probable que quelques habitations se trouvaient sur l'emplacement actuel du Bourg. Mais on est sûr que des champs cultivés permettait à Sébastien Guiffrey (le propriétaire du Manoir) de se nourrir suffisamment.
XVIIIe siècle [modifier]
La communauté de Cheilas (Le Cheylas) était sous l'ancien régime rattaché au mandement de Morêtel. Par décret du 6 décembre 1794, cette communauté était annexée par la commune de Goncelin. Toutefois, sept ans plus tard, en 1801, elle retrouve son autonomie communale. Depuis 1790, elle est partie intégrante du canton de Goncelin.
Le Cheylas est resté longtemps une commune à dominante rurale assez banale. Toutefois, son économie s'est trouvée revigorée par l'installation de deux usines importantes. D'une part les ateliers sidérurgiques de Wheelabrator-Allevard, émanation moderne de la sidérurgie du Pays d'Allevard, ont glissés vers la vallée de l'Isère. D'autre part, Le Cheylas est le siège de l'usine hydroélectrique au débouché du tunnel Arc-Isère. Ces deux activités industrielles introduisent quelques services.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 673 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Vie économique [modifier]
L'industrie fait son apparition dans la commune en 1920, lorsque la Société des Hauts Fourneaux et Forges d’Allevard implante une usine d’électrométallurgie. Aujourd’hui, les entreprises Ascométal Allevard et Wheelabrator Allevard produisent sur le site du Cheylas des aciers à ressort et des grenailles d’acier.
Électricité de France a installé sur la Commune une usine hydroélectrique d’une puissance de 480 MW. Cette usine peut, grâce à ses deux groupes réversibles, faire du transfert d’énergie par pompage et ainsi injecter de l’énergie sur le réseau national aux heures de pointe.
L’agriculture occupe une place importante dans le village. La polyculture a été abandonnée au profit de la culture des arbres fruitiers ; pêches, pommes, poires et abricots, produits par des agriculteurs tournés vers le progrès. Ces produits sont vendus directement par les producteurs et ont une réputation de qualité reconnue dans toute la région.
Le Centre Commercial et les zones d’activités créés par la municipalité ont permis et permettent à des entreprises, des artisans et des commerçants de s’installer sur la commune et de proposer leurs services à ses habitants.
Monuments [modifier]
Le Manoir de la Tour [modifier]
Construit à partir de 1475, le Manoir de la Tour présente l'élégante façade d'un édifice typique du XVIe siècle. Il présente une belle tourelle d'escalier avec trois grandes fenêtres à meneaux moulurés en calcaire blanc, hélas dépouillés de leur parure. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la tour fut recouverte d’un toit.
À l'arrière du bâtiment, sur l'angle sud-ouest, prend place une grosse tour circulaire de 8 mètres de diamètre intérieur, aux murs épais de 1,50 mètre. Une chapelle, très exiguë, est couverte d'une croisée d'ogives se réunissant sur le blason des Boutières, qui représente un lion toutes griffes dehors. Une fenêtre donnant dans l’escalier permettait aux domestiques d’assister à la messe.
La cave voûtée est en bon état. Une dalle recouvre un trou qui, aux dires des anciens, pourrait être ce qui reste des oubliettes. Au rez-de-chaussée, on remarque l’emplacement des «bouches à feu » et, une chose curieuse, un boulet de canon scellé dans la muraille qui serait un symbole ésotérique de l’époque.
En entrant, on découvre un superbe escalier en colimaçon qui dessert les étages. Au rez-de-chaussée, il ne faut pas manquer d’apprécier le plafond à la française de la salle des cuisines. Une chambre présente des poutres fabriquées en 3 pièces, travail de charpentiers locaux dont la renommée dépassait nos frontières. La salle des gardes communiquait, par un escalier aujourd’hui muré, avec une salle de police, située dans la tour, sous la chapelle. Au même étage sont implantées les chambres. Celle qui est en façade sud a été une chambre nuptiale. Ce sont les deux cœurs gravés dans la pierre des meneaux qui nous l’apprennent. C’est l’hommage du sculpteur rendu à de jeunes époux.
Des communs construits au XVIIIe siècle encadrent la cour. L’un d'eux abritait une magnanerie (élevage de vers à soie) construite sous Louis XIV.
Le manoir a été inscrit le 18 juillet 1951 à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Le manoir est également protégé au titre de la législation sur les monuments historiques dans le département de l’Isère.
Personnages célèbres [modifier]
Sébastien Guiffrey [modifier]
Le seigneur et chevalier Sébastien Guiffrey, célèbre au XIIIe siècle, est mêlé à toutes les traditions chevaleresques du Dauphiné. Le Manoir de la Tour lui appartient. Il y rend l’âme dans la nuit du 15 février 1515. Sa famille est réunie au manoir à cette occasion. Ses deux filles aînées sont en prière dans la chapelle, tandis que la troisième, occupée à enrayer une épidémie de peste dans la chapelle du Prémol, n’a pas pu venir. Sont également présents les époux des deux filles aînées, Pierre de Theys et Georges de Beaumont, seigneur de l’Arthaudière. Après avoir distribué des aumônes et demandé des prières aux religieux de Mians, Sébastien meurt sans avoir revu Guigues, son fils. Il sera enterré aux Chaberts où repose déjà son épouse Lionnette de l’Arthaudière.
Guigues Guiffrey [modifier]
Guigues Guiffrey, surnommé « le brave Boutières », guerroie pendant ce temps-là[Quand ?] en Italie aux côtés de Bayard et du « Bâtard du fay », seigneur de Mailles. Et lorsque Bayard est blessé à Rovasenda, c’est Guigues qui prend le commandement des armées royales. Plus tard, Guigues est blessé en tentant de refouler l’Anglois, et, dédaignant le manoir du Cheylas, va s’installer au château du Touvet.
Sport [modifier]
Les clubs [modifier]
- Le Cheylas Basket, Basketball.
- L'ASG, (Association Sportive du Grésivaudan) est un club de football issu de la fusion en 2003 des clubs Haut-Grésivaudan (Pontcharra) et Cheylas-Goncelin.
Jumelages [modifier]
Jumelage depuis 1995 avec la commune Italienne de Pavarolo, située à côté de Turin. Coopération décentralisée avec les communes maliennes de Dembella, Tella, Benkadi et Blendio
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
