Saint-Laurent-du-Pont

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Saint-Laurent-du-Pont
Eglise Saint-Bruno
Eglise Saint-Bruno
Blason de Saint-Laurent-du-Pont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Saint-Laurent-du-Pont
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Chartreuse
Maire
Mandat
Jean-Louis Monin (DVG)
2014-2020
Code postal 38380
Code commune 38412
Démographie
Gentilé Laurentinois / Laurentinoises
Population
municipale
4 512 hab. (2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 14″ N 5° 44′ 06″ E / 45.387222, 5.73499945° 23′ 14″ Nord 5° 44′ 06″ Est / 45.387222, 5.734999  
Altitude Min. 379 m – Max. 1 735 m
Superficie 35,20 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-st-laurent-du-pont.fr

Saint-Laurent-du-Pont est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés « Laurentinois ».

La devise de la ville est « Passé je garde, avenir je veux ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Située entre la plaine du Guiers et le massif de la Chartreuse, Saint-Laurent-du-Pont est la principale porte de la Chartreuse. Cette commune appartient au parc naturel régional de la Chartreuse. La ville est traversée par la rivière nommée le Guiers Mort, à sa sortie du massif.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1809 après 1835 François-Victor Margot[réf. nécessaire]    
1888 1914 Jean-François Pichat Action libérale  
1914 1919 Joseph Chevassus    
1919 1930 Gabriel Delaunay    
1930 1935 Pierre Roux-Bourgeois    
1935 1944 Auguste Marcoz    
1944 1947 Henri Margaron    
1947 1959 Bruno Paturle   sans étiquette
1959 1983 Pierre Perrin    
1983 1989 Louis Robert    
1989 2005 Jean-Louis Monin DVG Retraité
2005   Jean-Louis Monin DVG Retraité

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site de Saint-Laurent-du-Pont est avérée dès le Paléolithique moyen. Celle-ci est confirmée par les explorations de Hippolyte Müller en 1922 et celles de A.Bocquet et P.Lequatre en 1966 dans l'abri dit "La grotte des Eugles", occupé par l'Homme de Néandertal il y a 60 ou 70 000 ans.

Au Hameau des Fagots, près de Villette, un buste, probablement d'origine gallo-romaine, fut découvert en 1860. S'apparentant à un autel votif dédié à Mercure, il présente une sculture de style et de technique « indigène » dans un monument typiquement romain.

En 1919, un agriculteur de Villette, Monsieur Alphonse Feugier, met au jour un grand nombre de monnaies d'argent d'origine gauloise et de la République romaine. Contenues dans un petit vase, les plus anciennes dataient de 151 avant J.C, les plus récentes de 45 av. J.-C. Ce trésor, dit « Trésor monétaire de Saint-Laurent-du-Pont », enfoui peu après 45 av. J.-C a été, malheureusement, dispersé rapidement auprès de collectionneurs privés. Seules quelques pièces furent acquises par la Bibliothèque municipale de Grenoble et le Musée dauphinois au début des années 1920.

En 1084, l'implantation du monastère des Pères Chartreux (éleveurs, forestiers, maîtres de forge, distillateurs de liqueur) sur les hauteurs des plaines marécageuses fut à l'origine du développement d'une industrie plurielle.

Avant 1275, la commune porta le nom de « Saint-Laurent du Désert ». La construction d'un pont à Fourvoirie donna lieu au changement de nom.

Le bourg fut desservi, de 1895 à 1936, par un chemin de fer secondaire à voie métrique, le Chemin de fer de Voiron à Saint-Béron.
On voit à gauche le bâtiment de la gare, qui abritait également l'Hôtel de la Gare. La voie à destination de Fourvoirie passait sous le porche de ce bâtiment, et celle reliant Voiron à Saint-Béron au premier plan, avant le bâtiment.

La commune trouva un dynamisme certain dans le milieu du XIXe siècle grâce à ses scieries, ses filatures, la métallurgie et la cimenterie de la Société Vicat.

En 1888, les Pères Chartreux, ne souhaitant plus exploiter eux-mêmes l'aciérie de Fourvoirie, cèdent celle-ci à Monsieur Paul Paturle.

Les activités métallurgiques s'installent dans de nouveaux locaux, dans la plaine dès 1920, à l'emplacement de l'actuel supermarché, pratiquement en face de l'église Saint Bruno.

Dans la nuit du 14 au 15 novembre 1935, une énorme coulée de boue et de roches provoque la destruction de la distillerie des Pères Chartreux, attraction touristique majeure de l'époque. Celle-ci fut transférée à Voiron en 1936. Les ruines sont actuellement en réhabilitation. Sur la rive droite du Guiers, en face, on peut voir l'ancien site métallurgique Paturle et, un peu plus haut en amont, le pont de Fourvoirie.

L'incendie du « 5-7 »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Incendie du 5-7.

Le 1er novembre 1970, un incendie dans une discothèque nommée le « 5-7 » causa la mort de 146 personnes (dont l'immense majorité était mineure), provoquant un immense émoi dans toute la France. Les titres de la presse à propos de ce tragique évènement inspirèrent la rédaction de la célèbre une du journal satirique Hara-Kiri quant à la mort, la semaine suivante, de Charles de Gaulle, ancien Président de la République : « Bal tragique à Colombey : un mort »[1]. Les tourniquets métalliques ayant empêché la bonne évacuation des lieux ont été conservés à côté du Mémorial dédié aux victimes de ce drame.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 512 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 159 2 304 2 325 2 844 3 156 1 743 1 734 1 886 1 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 734 1 761 1 800 1 808 2 484 2 447 2 291 2 444 2 627
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 842 2 706 2 773 2 498 2 749 2 747 2 748 2 825 3 047
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 305 3 761 3 709 4 125 4 061 4 222 4 479 4 489 4 484
2011 - - - - - - - -
4 512 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sports[modifier | modifier le code]

  • deux courts de tennis extérieurs
  • une piscine non couverte
  • stade Charles Boursier
  • skate park

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Apéritif Bonal, de Saint Laurent du Pont en Isère
  • fabrique des apéritifs Bonal[4].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

la Chapelle Notre-Dame du Château
  • la Chapelle Notre-Dame du Château.
  • l'ancienne fabrique de liqueur Bonal.
  • l'hôpital Saint-Bruno, centenaire, construit en 1892 par les Pères chartreux.
  • l'ancienne chapelle qui servait d'église dans le cimetière de Saint-Laurent-du-Pont.
  • le Mémorial consacré aux victimes du 5-7, à la sortie de la ville (en direction de Saint-Joseph-de-Rivière).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Laurent-du-Pont bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Hérold (Saint-Laurent-du-Pont 1838 - Entre-deux-Guiers, Isère 1909) artiste et artisan chaudronnier (tamaniare en dialecte dauphinois) Laurentinois auteur de la statue de la Vierge de Notre-Dame-de-Vouise à Voiron (Isère), de celle de l'archange saint Michel de l'église Saint-Pierre du Mont-Saint-Michel (Manche) et celle de la Vierge de la chapelle Notre-Dame du Château de Saint-Laurent-du-Pont; une rue de la ville porte son nom.
  • Jean-François Pichat (né à Saint-Christophe-entre-deux-Guiers le 23 juillet 1843 - décédé le 18 avril 1914 à Saint-Laurent-du-Pont). Il fut élu maire de Saint-Laurent-du-Pont en 1888. En 1889, il fut élu conseiller général et devint membre de la commission départementale. Ardent défenseur des Chartreux, il se bat, à l'assemblée contre leur expulsion du couvent de la grande Chartreuse, projet auquel il s'oppose vigoureusement, tant au conseil général qu'à la Chambre des députés. Architecte de la Grande Chartreuse, il eut une vive discussion en séance avec Émile Combes, président du Conseil, à ce sujet[7]. Il ne parvint pas cependant à éviter leur expulsion en 1903.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Racing Team rocharay (RTR) : club organisateur du Rallye automobile régional de Chartreuse. Fin août, le rallye parcours la Chartreuse, pour devenir un des plus beaux rallyes régionaux de la région, voire de France.

Le Centre Social des Pays du Guiers, structure agréée et labellisée par la caisse d’Allocations Familiales, reconnu d’utilité publique de par son affiliation à la fédération française des Centre Sociaux, travaille en permanence au développement de la vie quotidienne, sociale et économique.

Événements[modifier | modifier le code]

3e week-end d'août : Rallye Automobile de Chartreuse, organisé par le RTR et le CORAC[8].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-du-Pont est aussi la ville de quelques artistes :

  • Marc Pessin – Graveur.
  • Alain Vergon – Tourneur sur bois.
  • Martine Galiano – Écrivain.
  • Maria Santarelli, artiste peintre
  • La maison de Mariette, artiste peintre
  • Grégory Poussier, sculpteur
  • Nicole Pessin, artiste peintre
  • Entraide Cartusienne
  • David L'heritier poseur adhésif

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce titre valut à l'hebdomadaire d'être censuré et de reparaître la semaine suivante sous le nouveau titre de Charlie Hebdo. Ce journal existe d'ailleurs toujours.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. site des apéritif Bonal
  5. Découvrez les Espaces Naturels Sensibles de l'Isère, www.isere.fr, p. 32 (consulté le 22 juillet 2014)
  6. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  7. Voir sa biographie sur le site de l'assemblée nationale
  8. Rallye Automobile de Chartreuse
  • Joseph Mollin, « Une région de contact entre Préalpes et avant-pays, et de frontière entre Savoie et France : La plaine de Saint-Laurent-du-Pont - Les Echelles sous l'Ancien Régime », Revue de géographie alpine, vol. 48, no 3,‎ 1960, p. 481-510 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Mollin, Saint-Laurent-du-Pont.
  • Martine Galiano, Saint-Laurent-du-Pont en Chartreuse, Éditions Alan Sutton.
  • Corine Lacrampe, « Saint-Laurent-du-Pont : gardien de Chartreuse », Isère Magazine, no 60, 34-37, février 2005.
  • Archéologie chez vous no 10, « Chartreuse, Saint-Egrève, Saint-Laurent-du-Pont », Centre d'Archéologie (Musée dauphinois /Conservation du Patrimoine de l'Isère ), 1992.