Le Touvet

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Le Touvet
Vue depuis le chateau
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Chef-lieu du canton du Touvet
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Grésivaudan
Maire
Mandat
Laurence Théry
2014-2020
Code postal 38660
Code commune 38511
Démographie
Gentilé Touvétains et Touvetaines
Population
municipale
2 932 hab. (2011)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 30″ N 5° 56′ 55″ E / 45.3583333333, 5.94861111111 ()45° 21′ 30″ Nord 5° 56′ 55″ Est / 45.3583333333, 5.94861111111 ()  
Altitude Min. 236 m – Max. 1 008 m
Superficie 11,6 km2
Localisation

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Le Touvet est une commune française située dans le département de l'Isère en région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Touvétains et Touvetaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Touvet est situé dans la vallée du Grésivaudan, à 31 kilomètres de Grenoble et à 32 kilomètres de Chambéry. Le village est bordé au nord par le torrent du Bresson qui descend de Chartreuse et se jette dans l'Isère. À l'origine, c'est un village vinicole, comme tous les villages situés sur la rive droite du Grésivaudan (terrains marneux,en début de pente,des versants Adret du massif de la Chartreuse), entre La Tronche et Chapareillan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

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On trouve trace du Touvet dès le début du Moyen Âge. Au XIe siècle, il en est fait mention sous l'appellation de Tovetum. Ce nom est tiré du latin Tofus, qui désigne le tuf, matériau calcaire formé de brindilles et de mousses sur lesquels l'eau de ruissèlement a déposé son calcaire, que l'on trouve aux alentours.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1317, le dauphin Jean II donne à Rollet d'Entremont, dont la famille était implantée au Touvet depuis 1263, tous ses droits et juridictions, sauf la souveraineté, sur le Touvet et ses environs. Rollet d'Entremont obtient l'autorisation de construire un château.

Au Moyen Âge, Le Touvet est le siège de plusieurs seigneuries. L'enquête de 1339, signale au lieu-dit La Frette la présence d'une maison forte, possession du seigneur de Beaumont : « Sequitur aliud domisiliamentum castri de freyta - Primo ipsum castrum situm est... » (Arch. vat. coll. 259 f° 147 v°) et « quoddam domicilium forte » (ADI B 4443, f° 20 V°)[1] ; elle comprend tour, salle et cuisine[2]. Le seigneur de Beaumont est aussi en possession de la maison forte des Vignes. Cette dernière est entourée de fossés en eaux : « teralliis plenis aque »[2].

Au XVIe siècle, le baron des Adrets, établi dans son château de La Frette, hameau du Touvet, se distingue dans plusieurs campagnes militaires.

Le Touvet devient un marquisat sous Louis XIV. Au XVIIIe siècle, le comte de Marcieu aménage le château et y crée des cascades, jardins et escaliers d'eau à l'italienne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Touvet (Le) Blason D’azur au mouton d’argent ; au chef d’or chargé de trois rencontres de bœuf de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le Touvet est l'une des 9 communes de la CIAGE (Communauté d'intervention et d'aménagement du Grésivaudan et de son environnement).

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures ne sont pas encore connues.
2014 Laurence Théry PS
2008 Laurence Théry PS
2001 Pascal Lymer
1995 Christine Sillon
1989 François Vandeventer
1983 François Vandeventer
1977 François Vandeventer
1971 François Vandeventer
1965 André Bondono PS
1959 Georges Goueffon

Jumelages[modifier | modifier le code]

À compléter

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 932 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 082 1 178 1 367 1 438 1 796 1 817 1 683 1 714 1 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 678 1 625 1 625 1 595 1 564 1 550 1 460 1 363 1 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 299 1 260 1 154 1 034 1 005 986 973 954 1 012
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 115 1 278 1 562 1 857 2 229 2 824 2 929 2 979 3 009
2011 - - - - - - - -
2 932 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Médias[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs[modifier | modifier le code]

  • L'ASTT 38 (Association Sportive du Touvet-Terrasse 38), club de Football. Champion d'Isère -13 ans en 2008.
  • AS Bouliste, club de Boule, près du stade de football.
  • Colobane, Danse africaine et percussions.
  • Le CAPR (Club d'Athlétisme Pontcharra la Rochette), Athlétisme.
  • Grésifreeride, VTT.
  • Grésivaudan Triathlon, Combinaison du Vélo, Natation, Athlétisme.
  • Gymnastique Volontaire, Pratique loisir de la gymnastique.
  • Petit conservatoire de danse du Grésivaudan, Pratique de divers styles de danses.
  • Le RCTP (Rugby Club Touvet Pontcharra), club de rugby.
  • TCST (Tennis club St Vincent-Le Touvet), club de Tennis.
  • TTG (Tennis de Table du Grésivaudan[5]), club de Tennis de table des communes du Touvet, Allevard, La Terrasse et Lumbin.
  • Les Tire-clous du Grand Manti, Pratique des activités de montagnes, telles la randonnée, spéléo, cascades de glace, escalade, parapente.
  • Touvet Badminton Club 38, club de Badminton.
  • Touvet Basket-ball, club de Basket-Ball.
  • Touvet Judo, club de Judo.
  • Touvet Volley-Ball, club de Volley-Ball.
  • Yoga Relaxation, cours de Yoga.

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Stade Mario Capozzi (Football, ASTT 38)
  • Stade Pareti (Rugby, RCTP)
  • Courts de Tennis (TCST)
  • Skatepark
  • Gymnase (Sports de salle)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le père Henri Didon (1840- 1900 à Toulouse): prédicateur dominicain et écrivain. Auteur d’un essai sur « Jésus-Christ » (1891) qui rencontra un grand succès. Haut responsable des écoles Albert-le-Grand et Lacordaire, ses prêches à l’église de la Madeleine sont restés célèbres. Auteur de la devise des Jeux olympiques, il reste un personnage très engagé ; anti-républicain convaincu, il n'a pas défendu ses idées qu'avec des mots.
  • François de Beaumont, baron des Adrets (1513 – 2/2/1586) : né et mort au château de la Frette, au Touvet (38), impitoyable guerrier, barbare et sanguinaire, après avoir combattu en Italie, il passa dans les rangs huguenots de Condé, pilla, massacra le Midi, le Lyonnais, le Dauphiné et s’attira l’opprobre général, même de ses partisans. Il fut sauvé d’un châtiment certain par la paix d’Amboise en 1563. Revenu dans le sein de l’Église romaine, il poursuivit ses anciens compagnons protestants avec la même cruauté. Chassé et capturé, il fut cette fois sauvé par la paix de Saint-Germain, en 1570. Il se retira à la Frette où il mourut après une dernière intervention contre Lesdiguières, dans le marquisat de Saluces.
  • Sœur Louise Hours (1646-1727). Née au Touvet dans une famille de modestes métayers, Louise Hours, jeune fille mystique et exaltée décide, un beau jour de 1674, de restaurer l’antique couvent des religieuses chartreusines de Parménie, entre Tullins et Beaucroissant. Forte des appuis de l’évêque de Grenoble Mgr Le Camus et des abbés d’Yse de Saléon et Canel, la jeune fille entreprend la construction d’un bâtiment de retraite et d’une hostellerie, rapidement fréquentés par les membres du haut clergé de la région. En 1713, sœur Louise y accueille l’abbé Jean-Baptiste de La Salle, célèbre fondateur des écoles chrétiennes, lequel, pendant la durée de sa convalescence, deviendra à la fois le confident de Louise et le directeur religieux de l’établissement. Une solide amitié, fondée sur le respect et l’estime réciproque, va lier le futur saint et celle qui se considérait elle-même comme la plus simple des bergères. Sœur Louise, sollicitée, conseille l’abbé de La Salle et l’incite à poursuivre l’œuvre engagée dans les grandes villes du royaume en faveur de l’éducation de masse des enfants déshérités : " Vous ne devez pas abandonner la famille que Dieu vous a donnée. Le travail est votre partage. Il faut persévérer jusqu’à la mort, alliant comme vous l’avez fait la vie de Magdeleine et celle de Marthe", lui écrit la religieuse. De retour à Paris, Jean-Baptiste de La Salle continuera à demander conseil à celle qu’il appelle "l’ange du désert". Leur correspondance ne cessera qu’avec la mort du futur saint en 1719. Sœur Louise Hours, décédée le 22 janvier 1727, lègue à l’évêché de Grenoble sa fondation et sa maison de Parménie, toujours active de nos jours, "pour y continuer les retraites des personnes de l’un et l’autre sexe".

Économie[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

Les Cordes-Aux-Voix[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 2004, le Concours national de la chanson en Grésivaudan Cordes-Aux-Voix prend place en Mai à la salle le Bresson.

Ce concours de la chanson pour amateurs et professionnels grandit chaque année en notoriété, en professionnalisme et en qualité.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Eglise du Touvet

L'église du Touvet a été construite en 1885 sur les ruines de l'ancienne église romane.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le Château du Touvet et son escalier d'eau.

Le château du Touvet, construit au XIIIe siècle par la famille d'Entremont (seul un corps de logis subsiste aujourd'hui de cette époque). À l'époque, son emplacement est stratégique, puisqu'il se trouve à la frontière entre le Dauphiné et le duché de Savoie. Guigues Guiffrey, archer dans la compagnie du chevalier Bayard, l'acquiert en 1528. Le château revient ensuite aux descendants de Guigues, les Marcieu.

Il est transformé en demeure de plaisance au XVIIIe siècle par le comte Pierre de Marcieu ; il est doté d'un escalier d'eau à l'italienne, de cascades et de terrasses à la française.

Il est classé monument historique depuis 1964[réf. nécessaire] et ses jardins sont classés : "Jardin remarquable" de France[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot 2007, p. 32.
  2. a et b Élisabeth Sirot 2007, p. 33.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Tennis de Table du Grésivaudan, sur le site tt-gresivaudan.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Editions Picard,‎ 2007 (ISBN 9782708407701).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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