Villaz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Villaz-Saint-Pierre
Villaz
Blason de Villaz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Thorens-Glières
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Fillière
Maire
Mandat
Christian Martinod
2014-2020
Code postal 74370
Code commune 74303
Démographie
Gentilé villazois
Population
municipale
2 906 hab. (2011)
Densité 190 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 58″ N 6° 11′ 29″ E / 45.9494, 6.191545° 56′ 58″ Nord 6° 11′ 29″ Est / 45.9494, 6.1915  
Altitude Min. 463 m – Max. 1 680 m
Superficie 15,27 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Villaz

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de la Haute-Savoie
City locator 14.svg
Villaz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Villaz

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Villaz
Liens
Site web Consulter

Villaz est une commune française, située dans le département Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Villazois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Villaz est situé à quelques kilomètres au nord-est de l'agglomération annécienne, au pied du Parmelan.

Le point le plus bas en altitude de la commune, 455 mètres (à Onnex), est formé par la confluence du Fier et de la Fillière tandis que le point le plus élevé est le rocher du Béard (sous la pointe de l'Anglette) qui culmine à 1 597 mètres.

La commune est bordée au sud par le Fier et à l'ouest par la Fillière. De ces deux rivières grimpent des coteaux formant un plateau au pied du massif des Bornes et notamment de la montagne du Parmelan. Le plateau prend fin lorsque commence les pentes couvertes d'une forêt de conifères du Parmelan qui forme une falaise surplombant le village : la tête du Parmelan.

Le Parmelan enneigé vu d'Annecy et les hauteurs de Villaz à ses pieds sur la gauche.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La majorité des habitations sont groupées autour de l'église et du château de Bonatray, sur le plateau situé à environ 700 mètres d'altitude. Il existe néanmoins de nombreux hameaux et quartiers plus ou moins interconnectés : Onnex, Les Vignes, Le Pautex, Les Provinces, Chazal, Les Ailles, Moiron, Ronzier et Disonche.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Villaz sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

En 122 av. J.-C., le pays des Allobroges est envahi par les troupes romaines. Des voies romaines sont tracées et des villæ sont construites. L'une d'entre-elle s'installe au pied du Parmelan et donnera son nom au village de Villaz. Elle est construite par un certain Titus Coelius, peut être le procurateur, qui laisse sa signature sur un autel dédié à Mercure retrouvé au pied de l'église et conservé au musée-château d'Annecy.

De 443 à 534, les Burgondes s'installent dans la région et laissent de nombreuses tombes retrouvées dans les hameaux de Disonche, Onnex et Ronzier.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Blason de Villaz

Le premier document attestant d'un village à l'emplacement de Villaz date de 1237. Il s'agit d'un accord de mariage entre la fille du seigneur de Thorens avec Thomas II de Menthon qui reçoit en dot une grande partie des terres du village.

En 1292, les nobles de Moyron et de Ville se déclarent vassaux du comte de Genève. Deux maisons fortes apparaissent au village : celle de Disonche et celle de Bonatray. Le village passe ensuite au main de la famille de Menthon avec le leg des maisons fortes en 1346.

Lors de la visite de Mgr Jean de Bertrand en 1411, un premier recensement indique que la paroisse compte environ 450 âmes réparties en 80 feux.

Le duc Louis de Savoie concède en 1460 à Louis de Menthon le droit de construire des moulins, scies, battoirs, etc. Le village se développe, les moulins de Disonche et d'Onnex sont construits. En 1511, suite à un incendie où seule la nef subsiste, l'église est reconstruite dans le style gothique tardif et se dote de vitraux.

Selon un nouveau recensement en 1561, 625 âmes réparties en 109 feux sont comptabilisées.

En 1607, Saint-François de Sales, alors évêque d'Annecy, visite Villaz. Un des miracles accompli par François de Sales trouve son origine dans un accident survenu en 1623 : en voulant traverser le Fier au niveau d'Onnex, un jeune homme glisse et se noie. Le lendemain, il ressuscite miraculeusement.

Une épidémie de peste ravage le village en 1629 au cours de laquelle 35 % du village disparait et le cimetière est trop petit. La paroisse de Villaz est occupée comme toute la Savoie par les armées françaises de Louis XIV de 1690 à 1696 puis espagnoles de 1743 à 1748. En 1756, la population est réduite à 391 habitants par suite de nombreuses famines et disettes depuis un siècle. De maigres récoltes et des catastrophes naturelles à venir n'arrangeront pas la situation.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les troupes révolutionnaires françaises envahissent la Savoie en 1792. Le territoire est organisé en département du Mont-Blanc duquel Villaz devient une commune.

Le village subit la Révolution française : confiscation des biens du clergé, des cloches de l'église, arrestation et déportation du révérend, destruction de la flèche du clocher, ...

Avec l'ensemble du duché, Villaz retourne dans les États de Savoie en 1815. La flèche du clocher est reconstruite en 1821. En 1834, un procès portant sur la possession de la forêt de la commune et commencé en 1734 trouve enfin une issue. L'école primaire pour garçons ouvre ses portes en 1842.

La France annexe la Savoie en 1860. En 1866, l'église est reconstruite en partie et prend son aspect actuel. De tous les vitraux, seul celui de la Vierge à l'Enfant est conservé, il sera classé aux monuments historiques et replacé dans l'église en 1988. Deux nouvelles cloches coulées par les frères Paccard prennent place dans le clocher en 1876. L'ancien pont en bois traversant la Filière est remplacé en 1872 par un pont en pierre. Création par le CAF d'Annecy du premier sentier reliant le village au Parmelan en 1888. Création de la fruitière en 1894 pour la transformation du lait de vache en fromage.

Le château de Bonatray est transformé en maison de repos au lendemain de la Première Guerre mondiale, maintenant une clinique de soins de suite et de réadaptation. Première ascension du Parmelan en automobile : un exploit en 1929. En 1937 la construction de l'actuel pont d'Onnex en béton armé est achevé en remplacement des nombreux ponts en bois et passerelles métalliques emportés par les crues du Fier au cours des siècles. Ouverture de la nouvelle école en 1957 avec une centaine d'écoliers répartis en quatre classes. De nombreuses extensions viendront agrandir le complexe scolaire par la suite. Le parc d'activité de la Filière est créé en 1985.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Maire
Avant 1860 faisait partie du Royaume de Sardaigne.
Période Identité Étiquette Qualité
1860 1873 Pierre-Marie Bianco ... ...
1873 1876 Joseph Gerier ... ...
1876 1877 Joseph-Marie Deletraz ... ...
1877 1884 Pierre-Marie Bianco ... ...
1884 1888 Joseph-Marie Deletraz ... ...
1888 1892 Antoine Pellarin ... ...
1892 mai 1896 Claude Lombard ... ...
mai 1896 mai 1908 François Allard ... ...
mai 1908 mai 1912 Jean Tardivel ... ...
mai 1912 décembre 1919 François Allard ... ...
décembre 1919 mai 1925 Ernest Patty ... ...
mai 1925 septembre 1944 Léon Metral ... ...
septembre 1944 juin 1945 Jean-Marie Deronzier ... ...
juin 1945 mars 1959 Achille Ballansat ... ...
mars 1959 décembre 1959 Jean Jacquet ... ...
décembre 1959 mars 1971 Roger Allard-Metral ... ...
mars 1971 juin 1995 Louis Baud ... ...
juin 1995 mars 2001 Bernard Emin ... ...
mars 2001 mars 2008 Bernard Contat ... ...
mars 2008 en cours Bernard Emin ... ...

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Préfailles (France)

Villaz est jumelé avec la station balnéaire de Préfailles dans le Pays de Retz, en Loire-Atlantique. Des échanges de classes scolaires pendant les vacances sont organisés ce qui permet aux uns et aux autres de découvrir la mer ou la montagne.

Villaz réalise également un partenariat avec le village de Doudou au Burkina Faso au travers de l'association « Le balafon savoyard ». Chaque année un conteneur part pour Doudou avec du matériel et des fournitures, notamment scolaire, d'administration et médicales. De plus, grâce aux systèmes de micro-crédits, des aménagements sont réalisés, notamment agricoles et médicaux, selon le souhait des burkinabais. Des échanges de compétence permettent de compléter ces apports matériels et financiers.

Le partenariat de Doudou est un tel succès que l'idée s'est exportée à Préfailles qui envisage un partenariat avec Yéné au Sénégal.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Villaz fait partie de la communauté de communes du Pays de la Fillière.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 906 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
355 639 584 634 774 862 878 826 814
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
798 795 832 801 844 815 742 712 705
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
665 674 683 630 586 643 598 612 814
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
1 129 1 602 2 068 2 223 2 309 2 624 2 906 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La grande majorité des emplois se situant dans l'agglomération annécienne, le village assiste chaque jour à des déplacements pendulaires de la part des travailleurs mais aussi des collégiens qui vont au CES de Groisy et des lycéens étudiant au lycée Charles Baudelaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Bonatray : il s'agit d'une maison forte, construite initialement au XIIe siècle, propriété des familles Folliet puis de la famille des comtes de Menthon jusqu’au XVIIIe siècle. Il a servi pendant quelques années de fruitière puis de boulangerie, avant d'être aménagé au début du XXe siècle en maison de repos. Repris en 1949 par le docteur Cattin, il est de nos jours un centre de soins de suite et de réadaptation, sous la dénomination de « château de Bon Attrait », avec une capacité actuelle de 143 lits.
  • Le château de Disonche : il s'agit d'une maison forte, construite initialement au XIIIe siècle, propriété des familles de Genève, de Menthon, de Bellegarde, de Regard et de Chazal, qui a conservé, malgré quelques modifications, son aspect général de maison forte, abritant encore plusieurs armoiries. Il est aujourd’hui le siège d’une exploitation agricole.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lilas Lacoste, éminente docteur du village entre 1902 et 2014.

Évènements[modifier | modifier le code]

  • Avril, foire aux bestiaux (25e édition en 2009) : bovins, chevaux, volailles, matériel agricole, automobiles. Plus de dix mille personnes la fréquentent.
  • Septembre, la « vogue » (premier dimanche).
  • Octobre, Marché des Créateurs d'Art (5e en 2009) : une vingtaine d'exposants artisans créateurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :