Marthod

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Marthod
Vue de Marthod sous la neige
Vue de Marthod sous la neige
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Albertville
Canton Canton d'Ugine
Intercommunalité Communauté de communes de la région d'Albertville
Maire
Mandat
Denis Hennequin
2014-2020
Code postal 73400
Code commune 73153
Démographie
Population
municipale
1 378 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 36″ N 6° 24′ 16″ E / 45.7266666667, 6.40444444444 ()45° 43′ 36″ Nord 6° 24′ 16″ Est / 45.7266666667, 6.40444444444 ()  
Altitude Min. 372 m – Max. 2 062 m
Superficie 14,78 km2
Localisation

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Marthod est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Martholains.

Le village de MARTHOD est connu, bien au-delà des Savoie, pour l'élevage de la race ovine Thônes et Marthod et pour sa Fête Pastorale.

Cette Fête Pastorale se tient tous les ans le dernier week-end de septembre et rassemble plus de 600 ovins et caprins, accompagnés de leurs éleveurs et de leurs bergers : les concours de races et la foire aux brebis et aux reproducteurs attirent plusieurs milliers de curieux qui viennent aussi partager le repas champêtre (plus de 1000 repas servis), participent aux animations et s'approvisionnent auprès de la cinquantaine d'artisans et producteurs locaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Marthod est située dans le Val d'Arly à mi-chemin d'Ugine et d'Albertville, à peu près au centre géographique des deux Savoie, et se loge entre trois massifs : le Beaufortain, les Aravis et les Bauges.

Marthod a la particularité d'avoir ses plus de 1400 habitants très dispersés sur les près de 15 km2 de la commune, ceci pour plusieurs raisons :

  • en Savoie l'habitat est traditionnellement dispersé à cause de la pauvreté des terres.
  • véritable balcon sur le Val d'Arly, la commune est à la fois accessible et très bien ensoleillée (on y trouve des pommiers jusqu'à 900 m d'altitude) .

La commune, au début des années 1980, comptait pas moins de 418 ha de forêt pour 1 478 ha, notamment avec la forêt de Cornillon[1].

Marthod fait partie des communes du Parc Naturel Régional des Bauges.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Marthod

La première mention du nom Marthod apparaît vers la fin du XIIe siècle sous la forme l'Ecclesia de Marthodo, d'après Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Savoie (p.364) de Joseph Antoine Besson. Aux XIIIe siècle et XIVe siècles, on trouve Petrus de Marthodo (1286), Prioratus de Martou (1317), Ecclesia de Martodo ou encore Supra Marthoudum (1358)[2].

Selon le chanoine Gros, le nom proviendrait d'un patronyme d'origine germanique Marthoaldus, qui reprend le cartulaire de Cluny[2],[3]

En 1765 un Louis Marthod est mentionné à Chambéry ou encore un Jacques Marthod dans la commune[2]. Il y a encore de nos jours une famille Pignard-Marthod, ce patronyme ayant pu être abrégé en "Marthod" selon une coutume du XVIIIe siècle[4]. On trouve un blason à ce nom dans un nobiliaire et armorial, avec comme illustration notamment un palmier.

Signification des noms des lieux-dits ou toponymes
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  • Balme : indique la présence de cavités naturelles sous la roche à La Balmette[5]. Selon l'abbé Poncet, elle serait le lieu où Jean le Baptiste est sensé avoir eu des biens[6]. Il y a d'ailleurs une autre grotte de Balme dans l'Isère où l'on vénère le saint.
  • les BOIS : nom donné au hameau habité par la famille Michel-Boëx. Aimé Michel dit Boëx vivait à Marthod vers l'an 1300. Il est fait référence dans les archives paroissiales à des membres de cette famille sous la forme Michel-Bois au XVIIIe siècle[4]. Le nom a aussi été prononcé "Boé" (sans prononcer le X selon la tradition de la langue arpitane) voulant dire "bois". Selon la tradition familiale, les origines de la famille serait Du Bois ou Dubois (en lien avec la famille du Château de Saint-Sigismond, commune annexée à Albertville, qui a conservé la graphie Dubois). Une descendante raconte par tradition orale familiale que ce Dubois avait reçu l'ordre du Seigneur de Cornillon de taper toute la nuit dans l'eau de l'étang à côté du Château pour faire taire les crapauds. Celui-ci ayant désobéi, il dut s'enfuir en Hollande pour éviter le châtiment du seigneur. Il ne serait revenu à Marthod qu'au décès de celui-ci avec son nom devenu Michel-Boëx. La dernière descendante Dubois du Château de Saint-Sigismond aurait fait don de sa proprièté à l'Eglise à condition qu'elle édifie une Sainte-Vierge sur la butte que l'on peut voir aujourd'hui, ce qui reste à vérifier[évasif]. Les derniers propriétaires en seraient la Communauté Religieuse des Assomptionnistes qui est également propriétaire du Château de Beaufort. Mais vu la construction immobilière qui s'est réalisée récemment sur ce site, on ignore s'il y a eu changement de propriétaire ! Une série de familles de Marthod ont été ou sont encore propriétaires de biens à Saint-Sigismond, apparemment descendantes de cette famille Du Bois/Dubois/Michel-Boëx.[évasif] Sur l'Armorial et Nobiliaire de Savoie, le Foras, il est dit que la famille de Beaufort possèdait entre autre un château du Bois[Où ?] (localisation à faire !). Or justement, il y a eu une branche de la famille de Beaufort qui a été conseigneur de Cornillon et de Marthod. Il y a une rue d'un Commandant Dubois à Albertville et à Ugine. Un membre de la famille Michel-Boëx a donné un terrain pour construire l'Ecole de la Croix-des-Bois, lieu-dit jouxtant les Bois.
  • les BOTTELIERES : lieu boisé, dérivé du savoyard boet ; ou lieu humide, dérivé du vieux français bot, crapaud
  • BULLES : lieu planté de bouleaux, ou plateau marécageux (comme Boule, Bouloz). Mais ce nom pourrait trouver son origine dans la Bulle du Pape, Marthod ayant été une terre appartenue par l'Eglise, et la famille Avrillier locale ayant fourni une série d'écclésiastiques et un fondateur de la Chapelle locale dédiée notamment à Saint-Jean-Baptiste et Saint-Germain. Saint-Germain est un Saint qui aurait vécu en ermite dans une grotte au-dessus de l'Abbaye de Talloires sur les rives du Lac d'Annecy, sur le lieu duquel on a édifié une chapelle. Il apparaîtraît qu'il s'agirait de Saint-Germain d'Auxerre qui a donné son nom à l'Eglise Saint-Germain-l'Auxerrois et l'Eglise Saint-Germain à Paris. Dans la grotte de Sainte-Geneviève-des-Bois où coule une source dont l'eau a guéri la cécité de la mère de Sainte-Geneviève par l'intercession de sa fille, il y avait un panneau réalisé par des initiés qui indiquait que Saint-Germain-d'Auxerre était en fait le père de Sainte-Geneviève, patronne de Paris ! Comme il semble il n'y avoir ni bouleaux, ni marécages à Bulles[Depuis quand ?], la Bulle du Pape est une autre piste crédible[Pour qui ?] puisque les Chevron-Villette du Château de Mercury qui ont été conseigneurs de Marthod et dont descend Saint-François-de-Sâles du côté de ses grand-mère et mère est une famille très liée à l'Eglise, ayant fourni non seulement une série d'écclésiastiques dont les fondateurs de l'Abbaye de Tamié et des membres de la famille de Sâles, mais aussi le Pape Nicolas II dont la statue a été édifiée sur le toit de l'Eglise de Mercury aux côtés des statues de Saint-François-de-Sâles et de Sainte-Catherine.[non pertinent][Ce passage est incompréhensible.] De plus, dans la famille Avrillier de Bulles, on surnommait une branche "les Diacres", et l'autre branche "les Béques" qui semble être le patois de Becket,[évasif] la famille Avrili étant apparentée[Comment ?] à Thomas Becket de Canterbury, Chancelier d'Henri III Plantagenet époux d'Eléonore de Provence, fille de Béatrice de Savoie, puis Archevêque de Canterbury ! Avec Diacres et Becket, Bulles comme Bulle du Pape a une logique ![Pour qui ?]
  • les CALLOIS : patronyme, probablement du vieux français calle qui signifie coiffure, bonnet. Mais ce nom de Callois pourrait avoir un lien avec Gallois ou habitant du Pays de Galles en Angleterre.[Comment ?][évasif] Il faut savoir en effet que les 4 filles de Béatrice de Savoie du Château des Echelles et de Bérenger de Provence sont devenues reines dont deux du côté de l'Angleterre. Eléonore de Provence (1223-1291) s'est mariée en 1236 avec Henri III Plantagenêt (1207-1272), roi d'Angleterre (1216-1272). Sancie de Provence (1228-1261) a épousé Richard de Cornouailles (1209-1272), Comte de Cornouailles (1227-1272), roi des Romains (1257-1272)et est devenue Comtesse de Cornouailles. Par suite, Pierre II de Savoie surnommé le Petit Charlemagne a vécu aussi en Angleterre. A cette occasion, des familles savoyardes ont suivi la famille de Savoie en Angleterre et inversement. Par exemple la famille noble et de seigneurs d'Aigueblanche a fourni un précepteur en Angleterre du côté de Leicester. La Cornouailles est une région d'Angleterre du côté du pays de Galles comme une région de Bretagne. Il faut savoir que les comtes de Savoie avaient un château Comtal à Ugine dont il reste les vestiges dont une tour sur la route d'Héry-sur-Ugine. D'autre part, il s'avère que le Château du Crescherel d'Ugine, devenu Musée des Arts et Traditions Populaires, aurait appartenu à une famille de Becket de Hollande du Crescherel à la suite du mariage d'une dame de la famille de Beaufort avec Jean Becket, faisant de cette famille une parenté avec Thomas Becket de Canterbury, le Chancelier d'Henri III Plantagenêt, puis Archevêque de Canterbury qui aurait été assassiné sur les ordres de ce roi (ce qui reste à vérifier) (Source Les Châteaux de Savoie de Brocard). La famille Avrillier d'Outrechaise à l'origine a comme ancètre la famille Avrili qui avait des possessions en Haute-Maurienne et dans la Vallée de Suse en Italie qui a donné son nom à la localité d'Avrieux en Maurienne. Elle serait apparentée à la famille de Thomas Becket de Canterbury dont la vie est reproduite dans l'Eglise d'Avrieux (Source : Ethymologie des noms de Savoie de Gros).[non pertinent][évasif][Ce passage est absurde][Ce passage est incompréhensible.] De plus, un frère de Saint-François-de-Sâles s'appelait Gallois et on sait que les Chevron-Villette dont descend Saint-François-de-Sâles ont été conseigneurs de Cornillon et Marthod. Les Callois se situent juste à côté des Neyrets où les seigneurs de Cornillon avaient un château.[Ce passage est absurde] D'autre part, il y avait une famille à Marthod que l'on appelait en patois savoyard les Galloué qui signifiait Gallois, et il y a encore des familles de Pècherand-Gallois par exemple. Enfin, il faut savoir qu'outre Thomas Becket de Canterbury, Boniface de Savoie est devenu Archevêque de Canterbury. Il avait la proprièté des Châteaux d'Ugine et de Tournon et est décèdé au Château de Sainte-Hélène-des-Millières (ancien nom des localités de Sainte-Hélène-sur-Isère et de Notre-Dame-des-Millières) et vivait la plupart du temps en Angleterre. Il faut savoir également que sur l'Armorial et Nobiliaire de Savoie, le Foras, il est dit notamment sur la famille de Beaufort qu'une de ses branches était apparentée à la famille royale d'Angleterre.[non pertinent][évasif][Ce passage est absurde]
  • les CHAVONNES : de chavanne, cabane, ou du patois chavon, bout d'un champ. Les Chavonnes viendrait de chavannes ou cultures du chanvre qui à l'époque servait à faire notamment des drapets pour le transport du foin par exemple et autres toiles utilitaires. D'autre part ce nom fait penser à savon, savonner,[Pourquoi ?] et on fabriquait à l'époque du savon à partir des fruits du frène très présent dans le secteur. On a aussi fabriqué du savon à partir d'hêtres ou fayards et même à partir d'une fleur rose de montagne appelée communément plante à savon, et notamment à partir de cendres de bois.[non pertinent]
  • le CREUX du CAYON : vallon du cochon (caïon en savoyard), du sanglier. Mais ce nom pourrait avoir aussi la même origine que la localité de Queige[évasif] qui vient d'un dénommé Caïus et il y a notamment un Pape à ce nom. Il faut savoir que le Château de Cornillon au sommet de la montagne et forêt de Cornillon était à la limite de 3 communes : Marthod, Césarches et Queige, mais sur Queige ! C'est par la suite que les seigneurs de Cornillon sont venus s'installer à Marthod à la suite de la destruction de leur Château, en construisant une Maison Forte.[non pertinent] Cayon, caïon, Caïus ont une similitude évidente ![Pour qui ?] D'autre part, en statues et en représentations murales, Saint-Antoine est toujours représenté avec un cochon ![non pertinent]
  • CHAR : pré ou champ inculte, ou petite colline, butte
  • LES DUFOUGS ou LES DUFOURS : vient du latin fagus qui veut dire fayard ou hêtre. Une famille Hemery-Dufoug très ancienne qui s'appelait Eymerici di Fago en latin y était propriétaire et la descendance y est toujours propriétaire. La famille du Foug qui était apparentée à la famille du Saint Savoyard Saint-François-de-Sâles avait un blason qui avait comme emblème un fayard ou hêtre avec ses racines très typiques que l'on peut observer dans les forêts de Marthod ! On trouve aussi la version du nom de ce village en Dufours, d'où une polémique et des interrogations. Dans des études généalogiques on a pu au total dénombrer au moins 14 écritures différentes de Hemery et de Dufoug qui laisse à penser que chacun y allait de son orthographe (Emery, Hemery, Dufoug, Dufour, Dufourg... etc). Il y a aussi des fours aux Dufougs ou Dufours ! Mais en gaulois, le fayard se disait faur, et en patois savoyard, les Dufougs se disaient les Dufeu ou les Duffor !
  • DUINES : Comme la commune de Duingt (anciennement Duin), vient peut-être du latin Duinus, nom patronymique des Seigneurs de Duin (châteauvieux). Selon Perrenot, ce pourrait être un ancien Dugingo burgonde. En burgonde, duin signifie un monticule, une dune, ce qui correspond parfaitement à la topographie des lieux. Selon des dires locaux, il y aurait les ruines d'un château enfoui sous un monticule. Selon la Monographie de Marthod de l'Abbé Poncet de 1895, la famille de Cornillon aurait eu des alliances notamment avec la famille de Duyn, donc avec un ou des membres de la famille du château de Duingt actuel sur les rives du Lac d'Annecy.
  • l'EPIGNIER : lieu où poussent des épineux. Ce nom viendrait plutôt du nom de lieu et de famille de l'Epigny en lien avec la famille de Beaufort et leur Château de Montailleur où il y a eu une famille Veigé de l'Epigny au XVe siècle. On peut constater que l'Epigny sur le territoire de Thénésol, et l'Epignier sur le territoire de Marthod se jouxtent, et étaient le lieu de la proprièté de la famille de Beaufort sur les 2 communes. Ces deux noms faisant référence à des épines, et Marthod ayant été une terre d'Eglise[évasif], il est fort possible que ce soit une allusion aux épines de la couronne du Christ.[évasif][Ce passage est absurde] Il y a en Savoie le Col et le Tunnel de l'Epine qui peuvent faire allusion à une épine de la couronne du Christ qui a pu être ramenée en Savoie comme dans d'autres églises.[non pertinent]
  • la FOUETTAZ : lieu planté de feuillus (par opposition aux résineux), en général des hêtres ou fayards. La FOUETTAZ et le FOATET (tout comme le nom de la localité de Le Faouët dans la Cornouailles morbihannaises) est un dérivé d'un mot gallois qui signifie hêtraie ou forêt de fayards. Le fouet qui a la même racine serait à l'origine une baguette en hêtre (fayard)
  • le FOATET : idem Fouettaz
  • la FOLATIERE : du latin folium, feuille, idem Fouettaz
  • les GAUDIN : patronyme, dérivé du germanique gaud, où vivait la famille Gaudin
  • le LANCHERON : variante de lanche, terrain en pente propice aux...avalanches
  • LESTAL : lieu de refuge, d'accueil ; du vieux français oustal qui a donné hôpital. Pourrait aussi venir de l'ancien hameau des Challes, prononcé "Les Stâlles" en patois.
  • les JOLIS : patronyme signifiant en vieux français gai, joyeux. Les Jolis est le nom de la famille Joly qui y vivait encore récemment.
  • le MERUT : du savoyard meruz, alpage partiellement boisé. Ce nom provient à coup sûr de l'existence d'un ancien cimetière[évasif][réf. souhaitée] situé entre le Meru et les Morands au-dessus du village du Villard connu par les anciens[Qui ?][réf. souhaitée]. Il y avait une famille Morand aux Morands, et en patois savoyard mourant se dit "morant". Le Méru a sans doute la même racine faisant allusion à la mort, aux mourants, à un cimetière, et vu la forme de la colline du Meru, on peut imaginer qu'il y a une pyramide enfouie dessous avec des tombeaux,[évasif][Ce passage est absurde] reliant par exemple le Fort de Lestal[Où ?][Ce passage est absurde]! Ce monticule laisse très perplexe[Qui ?] quant à son origine et à sa forme et étonne toujours[Qui ?] !
  • les POSES : lieu où l'on se repose dans une montée ardue
  • les POTTONS : lieu ou patronyme probablement issu du savoyard potes, ou potex, ou pouetta, issu du latin putere, sentir mauvais qui a *donné en vieux français pot, sale, mauvais
  • le PEUTET : terrain boueux ; du savoyard peutè, bourbier
  • les PRAZ : prés cultivés pour le foin
  • le RAFFORT : du patois râffour, four à chaux ou à briques
  • le SAUPLAT : de saut, passage délicat, gorge, défilé
  • RATELIERES : en savoyard, une ratelière est une montagne présentant plusieurs pointes, métaphore de râteau
  • la COMBAZ (prononcer la Combe). Une combe a pour origine le nom gaulois cumba qui signifie creux, vallée. Une combe est une vallée en plan synclinal entourée de crêts. Il y a de nombreux lieu-dits s'appelant la Combaz, la Combe, Bellecombe, Hautecombe et le plus célèbre est sans doute celui de l'Abbaye de Hautecombe, tombeau des Comtes et Ducs de Savoie. Près de ce hameau se situe aussi un lieu nommé les Combes (aussi dits les Combes à Polente). Il y a également un lieu-dit les Combes situé entre les Jolis[Où ?]Les Malherbes (chez Joly) ? et le Malabri. On cite aussi la Combe de Savoie, vallée de l'Isère visible panoramiquement depuis le Château de Miolans, Bellecombe-en-Tarentaise (dans la vallée de l'Isère), Notre-Dame-de-Bellecombe (dans le haut Val d'Arly). Combaz est aussi un nom de famille.[non pertinent]
  • les MALHERBES : de mauvaises herbes (hameau autrefois habité par la famille Pépin-Malherbaz)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2008 Michel Poencin PCF  
mars 2008 2010 Claude Barrioz Sans étiquette  
2010 2014 Jean-Paul Carcey Sans étiquette  
2014 En cours Denis Hennequin Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Anciens maires :

  • Monsieur Edmond Hemery, Maire de Marthod, Secrétaire de Mairie à Ugine
  • Monsieur Jean Crouau, Maire de Marthod
  • Monsieur Armand Deville-Cavellin, Maire de Marthod
  • Monsieur Pillet, Maire de Marthod
  • Monsieur Jean-Claude Broustal, Maire de Marthod

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 378 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1858 1861 1866 1872 1876
1 093 1 000 1 083 1 280 997 983 1 035 955 1 107
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
830 829 848 809 815 793 828 844 742
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
729 766 817 799 866 915 1 048 1 145 1 293
1999 2006 2008 2011 - - - - -
1 276 1 353 1 376 1 378 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Long procès (environ 500 ans) opposants les communiers de Marthod et ceux de Marlens concernant l'alpage de l'Alpettaz
  • Incendie du Villard en novembre 1924

Sports et Loisirs[modifier | modifier le code]

Football

L'activité sportive phare à Marthod est le football. Le Marthod Sport porte haut les couleurs du village dans toute la Savoie car celui-ci évoluait dans l'élite départementale durant la saison 2007-2008. Le club, fondé en 1972, avait déjà connu un tel niveau entre 1995 et 1997 mais 2 descentes consécutives avaient fait tomber le club en 1re division de district.

Bien qu'ayant assuré son maintien sur le terrain, Marthod est rétrogradé en Promotion Excellence en juin 2008 suite a une victoire récupérée sur tapis-vert par son poursuivant. Après une saison mitigée et une nouvelle descente l'équipe fanion évolue désormais en 1re division de district. L'équipe réserve quant à elle se bat depuis plusieurs saisons pour s'extirper de la 3e division.

Ski

Pour les amateurs de ski, Marthod est située à moins d'une demi-heure de Crest-Voland (1 230 m2 069 m), une des stations de l’Espace Diamant - Les Saisies : 85 remontées mécaniques et 154 pistes (185 km). À 45 minutes, on trouvera les stations de Flumet, ND de Bellecombe, Les Saisies, Arêches-Beaufort. Les grandes stations de la Tarentaise sont à 1 heure de route.

Randonnées pédestres
  • La Dent de Cons, la Pointe de la Sellive ou le Fort de la Batterie depuis le parking des Rafforts
  • Sentiers Botanique de Combe Céros
  • Forêt de Cornillon et ruines du château médiéval sur le versant des Ratelières
Autres

Les autres sports sont proches : tennis à Marthod, natation à Ugine et Gilly/Isère, à moins de 30 minutes escalade, golf, équitation, parapente, luge d'été, etc.

Culture[modifier | modifier le code]

Les activités culturelles à Marthod sont principalement animées par une association locale nommée "Histoire et Traditions". D'abord section du Comité des Fêtes dès 1978, l'association est créée en 1987 par Roger Loyet. Forte d'une grande implication de ses bénévoles, celle-ci peut rassembler (selon les projets) jusqu'à 200 personnes. Elle a pour ambitions de faire connaitre et revivre l'histoire locale, mais aussi de préserver et mettre en valeur le patrimoine (costumes, accessoires, outils, photos, vidéos, gastronomie). Les moyens mis en œuvre par l'association sont de formes diverses (pièces de théâtre, spectacles Son & Lumière, films, édition de livres, expositions, organisation de repas et événements culinaires et gastronomiques).

Les différentes créations de l'association
  • Film 1978 : Marthod, Mon Village en 1900 (remasterisé en 2001)

Grâce à l'enthousiasme d'une équipe de cinéastes amateurs, ce film est le reflet de la vie paysanne avant l'industrialisation, dans une Savoie encore pauvre.

  • Théâtre 1993 (7 séances): La Dernière Veillée.

Dans les années 1900, les familles se retrouvent à la veillée. C'est l'occasion de chanter, de transmettre les nouvelles, de parler politique, de préparer l'éventuel mariage et de réparer les outils à la lumière du "cruéju".

  • Son & Lumière 1994 (2 représentations de 7 tableaux) : Un Village présente son Histoire.
  • Théâtre 1995-1996 : Ceux de là-Haut.

1936, là-haut, on vit au rythme des saisons. Mais l'arrivée de l'eau sur l'évier, de l'électricité, du téléphone, de la radio va rompre cette sérénité.

  • Son & Lumière 1996 (3 représentations de 7 tableaux) : Les Traces de l'Histoire
  • Théâtre 1998-1999 (13 séances) : Vivre là-haut.

1960, le monde paysan est en pleine mutation. Ici, il se meurt, là-bas, il se transforme grâce à la modernisation, à la pluriactivité, au tourisme.

  • Film 2000 (environ 35000 entrées dans les cinémas locaux, à Paris et en Bretagne, en coproduction avec Anne & Eric Lapied) : Les Sentiers du Petit Bonheur.

1910 : ils vivent là-haut, et rien ne les arrête...

1999 : 180 habitants d'un village de Savoie tournent une fiction sur la vie quotidienne en 1910.

  • Théâtre 2002-2003 (16 séances) : Il faut sauver les Envers.

C'est la fin du XXe siècle, la montagne poursuit son évolution amorcée il y a plusieurs décennies. Mais un hameau isolé lutte pour ne pas mourir.

  • Théâtre 2005-2007 (29 séances) : Les Chemins du XXe siècle.

Du théâtre pour les scènes de vie, les évocations en images pour s'imprégner de l'Histoire, des chants, des danses, de l'humour pour le plaisir.

  • Son & Lumière 2009 (2 séances) : Hommage à la Montagnette.

Au cours de l'emmontagnée, un grand-père conseille à ses petits-enfants d'écouter attentivement le ruisseau. Peut-être celui-ci racontera-t-il la vie à la Montagnette.

  • Livre 2013 : Les Passeurs de Mémoire.

Un livre et des mots qui fixent les bases solides sur lesquels on bâtir l'avenir.

Les événements annuels de l'association
  • au cœur des vacances d'hiver : repas des Gourres à la salle des fêtes du village.

40 bénévoles, 125 kg de pommes de terre, 3000 gourres, 230 repas sur place, 180 à emporter, et une ambiance hors du commun pour ce rendez-vous culinaire incontournable et attendu.

  • fin juillet : repas champêtre traditionnellement à Chantemerle ou depuis 2013 dans les hameaux du village.

4 jambons à la broche, 2 chaudières de polente, le beau temps et des paysages magnifiques à la porte du parc des Bauges.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Située au centre géographique des 2 Savoie, Marthod est bien placée pour découvrir les 2 départements.

Tout d'abord avec des points d'intérêt locaux : une taillanderie (forge ancienne dédiée aux outils de coupe) qui se visite et où se pratiquent des démonstrations, un porche d'église remarquable classé monument historique et de très nombreuses fermes anciennes flanquées de leurs greniers et de leurs fours banaux (fours à pain collectifs) dont certains encore en activité.

Située sur le Parc Naturel Régional des Bauges, Marthod est sillonnée par de nombreux sentiers pédestres dont la plupart ont vue sur le Mont Mirantin et le Mont Blanc. Les sentiers les plus connus sont ceux du Fort de la Batterie, un fort restauré par une équipe de sympathiques bénévoles, et du Creux du Cayon, sentier emprunté par les courageux randonneurs s'attaquant à la Dent de Cons. Des sentiers conduisent aussi aux ruines de l'ancien château de Cornillon depuis les Ratelières et depuis le Col de la Forclaz.

Une piste cyclable construite sur l'ancienne ligne de chemin de fer va d'Ugine à Annecy avec superbes vues sur le Lac bordé de plages gratuites et payantes. Une autre piste cyclable va du camping d'Albertville à Venthon, construite en partie sur l'ancienne usine de Venthon démolie. On attend la vraie jonction entre Venthon et Ugine. Une piste cyclable Albertville-Annecy sans discontinuer serait un plus très appréciable pour la région.[non neutre]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les spécialités gastronomiques de Marthod sont les gourres (remis à l'honneur par l'association Histoire & Traditions) et les tacons (disponibles sur les stands de la fête pastorale, fin septembre), mais aussi les pormoniers et bien d'autres recettes de la gastronomie savoyarde.

  • Les gourres sont fabriquées à base de pommes de terre cuites en robe des champs. Écrasées en purée puis roulées en forme de quenelle (après mélange avec œufs et lardons), elles sont ensuite cuites dans un bouillon (à base de jus de cuisson de viande de porc). Leur remontée à la surface indique qu'elles sont prêtes à être dégustées. Les gourres peuvent être servies avec du porc salé (palette, diots (= saucisses de Savoie), côtis) ou des pormoniers.
  • Les pormoniers sont une spécialité de Marthod et des communes voisines : il s'agit de saucisses farcis aux légumes verts, en général blettes ou épinards (mais aussi avec des choux-raves et/ou des betteraves selon les familles), cuits à l'eau ou au vin blanc, de Savoie bien sûr. Dans le haut Val d'Arly, on y trouvera plutôt carottes et betteraves rouges (donnant une couleur rougeâtre).
  • Les rissoles, sorte de chaussons aux pommes
  • Les bognettes
  • Les tacons sont réalisés avec une pâte proche de celle des bugnes. Aplatie comme une pâte à tarte, on la fait cuire dans de la friture.
  • On apprécie aussi à Marthod le farçon, la polente, les diots (secs ou à cuire) et autres "langeûles" (jésus), saucissons, jambons et poitrines fumées, pâtés et "gelées" (fromage de tête)
  • De nombreuses familles font encore leur propre cidre (plusieurs pressoirs familiaux en parfait état), la "chèvre" (jus de pomme fermenté et agrémenté) et la gnôle (eau de vie de prune, de pomme, de poire Williams, de cerise, de coing ou de gentiane).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Appellations
  • Tome des Bauges (mais sans avoir de coopérative à proximité)
  • Chevrotin (fromage de chèvres)

Marthod est en limite de zone Reblochon (Ugine) et Beaufort (Queige) sans y être inclus.

Elevage bovin
  • Race Tarine et Abondance principalement
Elevage caprin
  • Race alpine
Elevage ovin
  • Race Thônes et Marthod, race de conservation devenue rare sur la commune
Verger
  • Pommiers principalement + poiriers et cerisiers
Vigne
  • En constante régression pour quasiment disparaître aujourd'hui (une seule production familiale avérée)
Fête pastorale

La race de mouton Thônes et Marthod est la principale vedette de la fête pastorale qui se tient tous les derniers dimanche de septembre à Marthod. Grâce au dynamisme du comité des fêtes et de ses bénévoles (environ 200), les éleveurs d'ovins et de caprins de toute la France peuvent venir exhiber, vendre ou acheter leurs plus belles bêtes. C'est l'occasion pour tous de se retrouver, d'admirer les costumes et danses folkloriques et de partager un morceau de Beaufort, un verre de Chignin, ou la polente à la chaudière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Religieux

Les Prieurs[9]

  • Aymon premier prieur connu 1271
  • Jean d'Aime deuxième prieur connu 1320

Vicaires non perpétuels

  • Villierme vicaire non perpétuel 1339
  • Jacques Michaelis vicaire non perpétuel 1391

Prêtres originaires de Marthod[9]

  • Avrillier Jean-François feu François, curé à Versoye, Mongirod, Saint Thomas où il est décèdé le 12 janvier 1882
  • Avrillier Philippe, curé de Venthon en 1713
  • Avrillier Joseph de Jean-Baptiste, vicaire d'Allondaz en 1743, vicaire de la Bathie où il est décèdé en 1748
  • Carsey Joseph-François, fils de Claude-Louis marchand à Orléans et fait bourgeois en 1690 par Louis XIV. Il fut sous-diacre en 1917, professeur de rhétorique à Conflans, vicaire à Allondaz, curé à Plancherine vers 1720-1722. Il est mort en 1728
  • Cornillon (de) fils de noble Claude, chanoine régulier de Tarentaise, vers 1450, lègue une aumône annuelle de six sols de pain et de six sols de cires payables le dimanche après la St Augustin, sous la condition que les prieurs de Marthod feraient une commémoration sur le vaz des seigneurs de Cornillon pour le repos de son âme
  • Dunand Claude, du village des Trois Maisons ou de Dhuine, prêtre en 1499, chapelain en 1523.
  • Dunand Gaspard Antoine, fils de feu Jean, vicaire de Marthod en 1736, aumonier des Bernardines de Conflans en 1771 où il est décèdé
  • Dunand Jean-Baptiste, neveu du précédent, curé de Salins, de Villargerel où il mourut vers 1850
  • Hemery François, habitant à Saint-Maurice
  • Hemery Jean, clerc, alla à Rome et à Notre-Dame de Lorette vers 1600
  • Hugonnier Michel ou Jean, fils de Jean, curé à Conflans, où il est mort en 1763
  • Lombard Joseph Marie, fils de Germain et de Sophie Michel-Boëx, né en 1857, prêtre en 1895 et missionnaire des Pères Blancs dans l'Unyanyembé, décèdé le 23 janvier 1893
  • Michel Jacques, curé en 1391
  • Michel-Boëx Genis, fils de Jacques, chapelain, vers 1500
  • Michel-Boëx Sébastien, fils de Henri, héritier de Genis en 1529 prêtre en 1546, chanoine de Saint-Pierre en 1566, recteur de la chapelle de Saint-Antoine en 1584
  • Michel-Boëx Antoine, feu Christophe, vicaire à Conflans, recteur de la chapelle St Sébastien en 1865, vicaire à Césarches, décèdé en 1696
  • Michel-Boëx François, vicaire de Césarches, recteur de la chapelle fondée par ses frères, au village des Trois Maisons
  • Pépin Georges, chapelain en 1539
  • Pépin Joseph, né en 1714, était fils de Pierre-Marie feu Jean, régrattier de Marthod, vicaire d'Allondaz vers 1750
  • Pépin Jean Marie Edouard Emmanuel fils de Jean-François et de Josèphine Montvignier, né le 26 janvier 1855, prêtre en décembre 1882, précepteur
  • Pépin Pignard-Clavairoz François fils de Jean le Jeune, curé à Rognaix en 1668
  • Pépin Pignard Willierme en 1478
  • Pépin Pignard Joseph, fils de Joseph, marchand et habitant à Saint-Pierre-d'Albigny, prêtre, vivant encore en 1770
  • Pépin Thomas, fils de de Marc Antoine, étudiant en philosophie à Chambéry en 1734
  • Pignard Claude, chapelain en 1527
  • Pignard Vincent, vicaire de Marthod, en 1667
  • Reydet Aimon, chapelain en 1541, vicaire de Marthod
  • Willelme de Marthod, en 1258, prêtre, exécuteur testamentaire de l'Evêque Aimon

Prêtres Contemporains

  • Abbé J. Poncet (Curé de Marthod à la fin du XIXe siècle), auteur de la "Monographie de Marthod" 1895 Imprimerie Cane Soeurs, Ernest Garnet, Suc. Moutiers
  • Abbé Claude Perret (dernier curé affecté à la paroisse Saint-Jean-Baptiste)
Seigneurs[9]
  • Famille de Cornillon[10]

Ils ont été co-seigneurs de Cornillon et Marthod à certaines périodes avec les familles de Beaufort, de Chevron-Villette, de la Chambre, de Gilly...ect. On cite Pierre et Guyffred de Cornillon, époux de Galliene et Guiete, filles d'Anselme de Tours en 1213, Villierme ou Guillerme de Cornillon en 1250, Gonthier de Cornillon en 1297, Antoine, Pierre, Jean, Willelme et Viffrey de Cornillon en 1325/1328/1352/1388 Ils ont été alliés au cours des siècles avec les nobles maisons des seigneurs de Menton, Duingt, Beaufort, Miolan, Montmayeur.

On cite entre autres Bernard, Baron de Beaufort en juin 923 qui fut parrain de Saint-Bernard-de-Menthon ; Jean de Beaufort en 1340 qui a eu 4 enfants dont le premier Jean, docteur en droit, écuyer, conseigneur de Cornillon, bien connu par la rédaction des Statuts Sabaudiae, qui, avec son frère Pierre acquit en 1425 (Jocerand notaire d'Aigueblanche) de Rme Jean de Bertrand, un fief avec la maison forte et les biens de l'Epigny; Antoine et Pierre, fils de noble Loys de Beaufort en 1516; François de Beaufort, pronotaire apostolique, commandeur perpétuel au prieuré Saint-Laurent d'Ugines, conseigneur de Cornillon et de Marthod en 1546 ; François Nicolas de Beaufort, neveu du précédent, fils d'Antoine de Beaufort; Antoine de Beaufort, Baron de Montailleur, seigneur d'Héry et de l'Epigny, coseigneur de Cornillon et de Marthod en 1607. Sur l'Armorial et Nobiliaire de Savoie, le Foras, on révèle que la famille de Beaufort existait avant que le Christ existe, qu'elle avait des châteaux en Palestine, et qu'une de ses branches était apparentée à la famille royale d'Angleterre. Les seigneurs de Beaufort ont été vassaux de l'Archevêque de Tarentaise, puis de la Maison du Faucigny, eux-mêmes vassaux des Comtes de Genève. Ils deviennent vicomtes de Tarentaise et seigneurs de la Val d'Isère en 1346 (en échange de la terre de Beaufort). Ils deviennent aussi barons de Le Bois, Chevron, Montailleur, seigneurs d'Alby, d'Arith, de Beaufort, de Chevron, de Rumilly, de Saint-Genix, de Saint-Laurent-de-la-Côte, de Saint-Maurice, de Salagine, de Séez, de Val d'Isère, de Villard-Chabod, co-seigneurs de Cornillon.

On cite entre autre Messire Hector de Villette, fils de noble et puissant Michel de Villette, dit de Chevron, seigneur et baron de Chevron seigneur de Déré ? coseigneur de Marcier ? Conseigneur de Cornillon et de Marthod, Conseiller d'Etat de S.-A, Premier Maître d'Hôtel de Mgr le Prince; Bernard de Chevron, fils de ce dernier qui avait un pré et une maison à Marthod. Il était en outre héritier universel de noble Claude, fils de noble Viffrey de Chevron, écuyer, seigneur de Thénésol

  • Famille Coudrey de Blancheville[13]

On cite Guillaume de Blancheville, Président du Sénat de Savoie et de ses filles qui héritèrent des biens de noble François de Verdon, en 1630. Ils finirent par possèder à Marthod plus de 15 fiefs. Dans leurs terriers, on trouve des reconnaissances indivises, passées en 1618, en faveur de noble Guillaume de Blancheville, des nobles Philibert et Jean-Antoine, fils de feu Charles-Emmanuel de Pingon et de damoiselle Pétronille, fille de feu noble Jean-François de Salins, conseigneur de Marthod

  • Famille du Barrioz

On cite noble Pierre de Monthoux, seigneur du Barrioz, conseigneur de Cornillon et de Marthod et de généreuse dame Gasparde de Mouxy, son épouse. Ils héritent ou passent des reconnaissances avec les familles Gaudin des Ratelières, Cerisier, de Verdon, de Seythenex. Cette rente du Barrioz passa ensuite aux seigneurs de Blancheville

  • Famille de Pingon" (jadis Salins)

On cite Philibert et Antoine de Pingon, fils de feu Charles-Emmanuel et de demoiselle Pétronille de Salins fille de feu noble Jean-François, habitant de Moutiers, co-seigneur de Marthod . Bernard de Pingon, baron de Cusy était leur oncle paternel et leur curateur. Noble Maffrey de Salins avait acquis le fief de Noble François de Verdon. Noble Maffrey a affranchi les Vion-Curtet des Ratelières l'an 1494.

Administration[9]
  • Eymeri Antoine 1454 Premier Syndic connu
Enseignants[9]
  • Monsieur et Madame Pugnale, Instituteurs à la Croix-des-Bois (école fermée depuis)
  • Monsieur et Madame Buet, Instituteurs à la Croix-des-Bois (école fermée depuis)
  • Monsieur et Madame Jean et Léa Crouau, Instituteurs à la Croix-des-Bois (école fermée depuis), puis au Chef-Lieu
  • Madame Hélène Cusin-Rollet, Institutrice au Chef-Lieu
  • Monsieur Claude Barrioz, Instituteur au Chef-Lieu
  • Madame Solange Messin, Institutrice à la Plaine (école fermée depuis)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église et chapelles
  • Église Saint-Jean-Baptiste et son portail classé Logo monument historique Classé MH (1950)[14]. Cet édifice a été réalisé en 1770[1].
  • Chapelle Saint-François-de-Sâles et Sainte-Jeanne-de-Chantal aux Ratelières
  • Chapelle de Bulles du Haut Saint-Jean-Baptiste, Saint-Germain et un 3ème (Peut-être Saint-Joseph)
  • Chapelle Saint-Antoine du Villard
Forts

Il existe deux forts à Marthod faisant partie du système Séré de Rivières :

  • le premier, appelé fort de la Batterie, est un blockhaus restauré en 1998 par une association. Il se situe sur les hauteurs, à 1 440 m d'altitude dans le lieu-dit l'Alpettaz. Orienté face au Mont Blanc, il domine la vallée d'Ugine. Le site peut être visité le week-end.
  • le second, appelé fort de l'Estal, se situe près des hameaux de Bulles et de la Combaz. C'est un fort privé, qui n'est pas accessible au public. Le fort qui a appartenu à l'Armée a été vendu aux enchères.
Musée

En bas de Marthod (lieu-dit l'Epignier), subsiste une forge spécialisée dans la fabrique des outils tranchants et pointus (haches, faux, linguelles, pics à bois, goyardes...) : la Taillanderie Busillet  Inscrit MH (1995)[15]. Elle a cessé son activité commerciale vers 1995 mais continue à fonctionner comme musée vivant. Elle est ouverte trois jours par semaine en été[réf. souhaitée], et on peut y voir fonctionner le lourd martinet (environ 100 kg) entraîné par une turbine hydraulique fabriquée dans les années 1870. Ce que l'on appelle la Taillanderie Busillet appartenait auparavant à la famille Hemery-Dufoug (témoignage écrit d'une Hemery-Dufoug qui consultait les archives à Chambéry). L'histoire de cette Taillanderie Busillet est dissimulée[Par qui ?][évasif] car on voit nettement[Où ?] les vestiges d'une fenêtre en accolade comme une à la Cité Médièvale de Conflans qui date du XIVe siècle[pas clair] ! Cette Taillanderie est située juste en dessous du lieu-dit "Les Pottons" où les Seigneurs de Cornillon auraient eu l'un de leur "Château" selon une voisine[réf. à confirmer]. La Taillanderie Busillet qui disposait d'une très riche collection d'outils récoltés notamment dans la commune a perdu beaucoup de ses pièces rares et on ignore ce qu'elles sont devenues ![évasif][non neutre]

Sommets
  • La Dent de Cons (2 062 m) : sommet le plus oriental du massif des Bauges. Environ deux heures de marche depuis le parking dit des Rafforts. Superbe vue sur le mont Blanc, les villes d'Albertville, Faverges, Ugine, la vallée de la Tarentaise, les massifs du Beaufortain, des Bauges des Aravis.
  • Forêt de Cornillon (environ 1000 m d'altitude) : sur le versant des Ratelières couvert par la forêt d'épicéa.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Marthod a une vie associative très riche grâce au dynamisme des bénévoles locaux. Le nombre d'associations est relativement important pour une commune de cette taille, et le nombre de bénévoles potentiellement mobilisables est important.

Liste des associations

(non-exhaustive)

  • Histoire & Traditions (voir section Culture)
  • Comité des Fêtes (voir section Agriculture)

Ces 2 associations sont les plus importantes, et ont une capacité de mobilisation de plus de 200 personnes sur certains événements

  • Anciens combattants
  • Trans Service : covoiturage associatif au service de personnes à mobilité réduite
  • Sou des Écoles : association des parents d'élèves
  • Anciens de Chantemerle : association de retraités
  • Passions récréatives : loisirs créatifs (broderie, tricot, crochet, couture, peinture...)
  • Art-Loisir-Passion : loisir créatif autour du bois (sculpture, ébénisterie...)
  • Commune d'avenir : divers culturel et sportif en direction de la jeunesse (ping-pong, tennis...)
  • Rucher des Allobroges : rucher école
  • Marthod-Sport : football
  • Fort de la Batterie : réhabilitation du blaukhaus à l'Alpettaz
  • Joyeux de Cornillon : groupe folklorique
  • Gymnastique
  • Danse de salon
  • Comité paroissial
  • Les Voix de mon Village : chorale
  • Société de pêche et de gestion du plan d'eau de la Plaine

Associations en veille :

  • Echo de Cornillon : batterie-fanfare
  • Amicale des Sapeurs-Pompiers

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
  1. a et b Hudry 1982, p. 412.
  2. a, b et c Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 270, Article « Marthod ».
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2 : Formations non-romanes, dialectales, Genève, Librairie Droz,‎ 1996, 1385 p., p. 852.
  4. a et b D'après les registres paroissiaux tenus par le curé Antoine Borrel ou le vicaire Pierre Losserand (baptêmes, mariages, sépultures 1711-1794 - http://www.savoie-archives.fr/1380-etat-civil-en-ligne.htm), on trouve vers 1711 et après : Bois pour Michel-Boëx (p3), Garin pour Hérisson-Garin (p3), Roux pour Dunand-Roux (p4), Liaudet pour Lombard-Liaudet (p7), Dufoux pour Hémery-Dufoug (p11), Malherbaz pour Pépin-Malherbe (p20), Pallaz pour Dunand-Pallaz (p25), Paysan pour Charmet-Paysan (p27) etc. Cette habitude subsiste oralement encore de nos jours.
  5. « Article « (...) Balme » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté le 29 décembre 2013).
  6. a et b Poncet 1895, p. 117, Chapitre concernant les Nobles et Seigneurs de Beaufort.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. a, b, c, d et e Poncet 1895, p. absence de numérotation de page.
  10. Foras, p. T2 - pp.185-193.
  11. Foras, p. V1 - p.144-156.
  12. Foras, p. V2 - pp.5-31.
  13. Foras, p. T2 - pp.209-217.
  14. « Église Saint-Jean-Baptiste de Marthod », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Taillanderie Busillet », base Mérimée, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Marius Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1982, 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 412 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Abbé J. Poncet, Monographie de Marthod, Moûtiers,‎ 1895, 455 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Comte [Foras] Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 5, Grenoble, Allier Frères,‎ 1863-1966

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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