Ministère de la Défense (France)

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Ministère de la Défense et des Anciens Combattants
Création 1589 : secrétaire d'État à la Guerre
1791 : ministère de la Guerre
1893 : ministère de la Marine
1947 : ministère de la Défense nationale et des Forces armées
1958 : ministère des Armées
1969 : ministère de la Défense nationale
1974 : ministère de la Défense
Type Ministère français
Siège Hôtel de Brienne,
14 rue Saint-Dominique, Paris 7e
Coordonnées 48° 51′ 35″ N 2° 19′ 10″ E / 48.85972, 2.31944  
Budget 40,7 milliards d'euros (en 2009)
Effectifs 400 000 agents
Ministre Gérard Longuet
Personne(s) clé(s) Louvois
Charles de Freycinet
Georges Clemenceau
Édouard Daladier
Charles de Gaulle
Pierre Messmer
Charles Hernu
Michèle Alliot-Marie
Site web http://www.defense.gouv.fr/

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Ministère de la Défense et des Anciens Combattants

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Ministère de la Défense et des Anciens Combattants

Le ministère de la Défense est le département ministériel du gouvernement français chargé de l'organisation et de la préparation de la défense militaire, ainsi que de la gestion des forces armées.

Il est installé à l’hôtel de Brienne, au 14 de la rue Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris.

L'actuel ministre de la Défense et des Anciens Combattants est Gérard Longuet, en fonction depuis le 27 février 2011 dans le gouvernement Fillon III.

Depuis le 14 novembre 2010, le ministère porte la dénomination officielle « ministère de la Défense et des Anciens Combattants ».

Sommaire

[modifier] Historique

Le ministère de la Défense dirigeant l'armée française trouve son origine dans le « ministère de la Guerre », lui-même issu des services du « secrétariat d'État de la Guerre » de l'Ancien Régime. Il existait également un « ministère de la Marine », héritier du « Secrétariat d'État de la Marine » et souvent lié au ministère des Colonies. À partir de 1915, il est créé un sous-secrétariat d'État à l'aéronautique militaire, dont le titre évolue et dont les attributions s'étendent à l'aéronautique civile, et qui devient en 1928 le ministère de l'Air.

En 1948, le « ministère de la Guerre », le « ministère de la Marine » et le « ministère de l'Air » sont regroupés au sein d'un « ministère de la Défense nationale » (parfois intitulé « ministère de la Défense et des Forces armées »), qui, dans certains gouvernements, est assisté de secrétaires d’État chargés respectivement de la Guerre, de la Marine et de l'Air. En 1958 ces secrétariats d'État disparaissent et le ministère prend le nom de « ministère des Armées » au début de la Cinquième République. Il redevient « ministère de la Défense nationale » en juin 1969 sous le ministère de Michel Debré, mais reprend l'appellation de « ministère des Armées » dans le gouvernement suivant. Ce n'est qu'à partir de mai 1974 avec le ministre Jacques Soufflet que le ministère prend son nom actuel.

[modifier] Déménagement du ministère

En 2014, l'ensemble des services du ministère, ainsi que tous les états-major, devraient être regroupés sur deux terrains voisins situés dans le 15e arrondissement, de part et d'autre de l'avenue de la Porte-de-Sèvres, totalisant 300 000 m² de surface hors œuvre nette (SHON), non loin de l'hôpital Pompidou, de l'Héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux et du Parc des expositions de la porte de Versailles. Cette nouvelle infrastructure doit accueillir à terme 10 000 fonctionnaires civils et militaires[1],[2].
L'hôtel de Brienne serait affecté aux réceptions officielles du ministère de la Défense.

[modifier] Liste des anciens ministres

[modifier] Missions et attributions

Article L1142-1 du code la défense :

« Le ministre de la défense est responsable, sous l'autorité du Premier ministre, de l'exécution de la politique militaire et en particulier de l'organisation, de la gestion, de la mise en condition d'emploi et de la mobilisation de l'ensemble des forces ainsi que de l'infrastructure militaire qui leur est nécessaire. Il assiste le Premier ministre en ce qui concerne leur mise en œuvre. Il a autorité sur l'ensemble des forces et services des armées et est responsable de leur sécurité. »

L'ensemble des structures de ce ministère concourt à :

[modifier] Organisation

À l'instar des autres ministères français, le ministère de la Défense est divisé en une administration centrale située à Paris et une administration territoriale présente sur l'ensemble du territoire national.

[modifier] L’administration centrale

Sous l'autorité du ministre, le ministère de la Défense comprend de nombreux services d'administration centrale[3] :

[modifier] Cas spécifique de la gendarmerie

Si la gendarmerie nationale est passée sous l'autorité organique, opérationnelle et budgétaire du ministère de l'Intérieur dont elle est devenue l'une des directions générales depuis le 1er janvier 2009, tout en voyant son statut militaire conservé et même renforcé.
Le ministère de la Défense continue en effet de faire appel à cette institution pour mener certaines missions à son profit : il assume donc une compétence statutaire sur les gendarmes, notamment, en matière disciplinaire, ces derniers demeurant associés aux missions militaires de leur ancien ministère de tutuelle.

[modifier] Archives

Article détaillé : Service historique de la défense.

Les archives de l'État sont communiquées au bout de 25 ans, mais les archives de la défense relèvent d'un délai de 50 ans.

[modifier] Effectifs

Les effectifs du ministère de la Défense sont en 2010 les suivants: 313 402 agents (240 996 militaires et 72 407 Civils de la défense), fonctionnaires de l'État et militaires y travaillent. Ils sont répartis comme cela :

  • l’armée de terre : 149 813 civils de la défense et militaires ;
  • l’armée de l'air : 62 523 civils de la défense et militaires ;
  • la marine nationale : 47 444 civils de la défense et militaires ;
  • les autres services (secrétariat général pour l'administration (SGA), DGA, DGSE, EMA...) : 35 768 civils de la défense et militaires.

Hors ministère (non comptabilisé mais ayant un statut militaire).

[modifier] Notes et références

  1. Article sur Le Figaro du 10/12/2007
  2. La Moniteur, article du 21/06/2010
  3. Code de la défense, art. R.* 3111-1

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Textes officiels

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