Ski nautique

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Ski nautique
Picto
Principale instance Fédération internationale de ski nautique (IWSF)
Image illustrative de l'article Ski nautique
À Melbourne (Australie) en mars 2008.
Ski nautique sur la Seine à Saint-Cloud

Le ski nautique est un sport nautique consistant à se faire tracter par un bateau. Il existe également plusieurs variantes tel que le "barefoot" ou nu-pieds qui se pratique sans skis.

Historique[modifier | modifier le code]

Le ski nautique fut expérimenté en France dès 1920 sur le lac d'Annecy (Haute Savoie), puis repris par l'Américain Ralph Samuelson en 1922, qui fait aujourd'hui office d'inventeur de cette activité. En 1925, Fred Waller dépose un brevet pour les premiers vrais skis nautiques appelés Dolphin Akwa-Skees.

En 1940, Jack Andersen met au point le premier ski pour faire des figures. C’est un ski plus petit, plus large et qui n’a pas de dérive.

Matériel[modifier | modifier le code]

Les premiers skis étaient faits en bois. Depuis la fin des années 1970, la fibre de verre a fait son apparition, puis d'autres matériaux comme le carbone ou le graphite. Les skis de compétition actuels sont majoritairement réalisés en carbone, pour sa rigidité, longitudinale et en torsion, et sa légèreté. Les skis nautiques ressemblent aux skis alpins, mais ils sont plus larges. Les fixations, ici appelées chausses, sont en caoutchouc, de manière à permettre un déchaussage du pied en cas de chute. En slalom et surtout en figures, un nombre croissant de compétiteurs utilisent des chausses avant rigides, dites Skitechnic ou Skitec, composées d'une coque similaire à celles utilisées pour les rollers en ligne et d'un système de fixation issu du ski de randonnée permettant un déchaussage identique à celui du ski alpin en cas de chute violente. Les skis comportent également une dérive, éventuellement réglable, à leur extrémité arrière.

Les principales marques de ski actuelles sont américaines  : Connelly, D3, Goode, O'Brien, HO, Jobe, Radar... La plupart des marques européennes qui existaient dans les années 1960 ou 1970 (telles les marques françaises SIMS ou Horn, la marque italienne Freyrie) ont disparu. Le fabricant autrichien d'articles de sport en composite Fischer a lancé en 2006 un ski haut de gamme en carbone (le modèle "#01"), très performant selon les essais publiés. C'est cependant sous la marque Razor Skis que ces skis ont été commercialisés à partir de 2010. Un autre fabricant autrichien, SansRival, commercialise des skis de slalom en carbone de haut de gamme depuis 2010. Enfin, les repreneurs de la marque française Reflex, à présent basée à Toulon, développent une gamme complète de skis de slalom et de figures, mais aussi de fixations et accessoires.

Les skieurs sont tirés par une corde attachée au bateau à une extrémité et avec une poignée, le palonnier, à l'autre. Ils sont tirés par le bateau, mais peuvent se déplacer latéralement en modifiant leur centre de gravité.

Les bateaux de ski nautique mesurent habituellement entre 4 et 6 mètres, et présentent certaines particularités: ils sont motorisés par des moteurs V8 de 300ch ou plus de puissance, pour le couple du moteur qui permet des accélérations franches au démarrage puis le maintien d'une vitesse constante malgré la traction du skieur, qui peut être très forte en slalom. Par ailleurs, ils présentent un plan de pont très dégagé, avec un poste de pilotage avancé : de cette manière, le moteur et le mat de traction auquel est attachée la corde sont près du centre de gravité, afin d'éviter un louvoiement de la poupe lorsqu'un skieur slalome derrière le bateau. Enfin, les œuvres vives du bateau ont une forme particulière, afin de créer un sillage le plus plat possible. Ce dernier point distingue les bateaux de ski nautique et ceux de wakeboard, qui doivent créer une vague de sillage haute afin de permettre des sauts.

Les principales marques de bateaux de ski nautique sont également américaines, ou australiennes : MasterCraft, Correct Craft, Tige, Malibu, Centurion, Moomba...

Différents types de pratique du ski nautique[modifier | modifier le code]

Le bi-ski[modifier | modifier le code]

Ce type de ski se pratique avec deux skis indépendants, et est généralement conseillé aux débutants pour sa facilité. La plus grande surface obtenue avec les 2 skis (en comparaison à celle d'un monoski), procure au skieur plus de portance et lui permet de sortir de l'eau plus facilement. Les jeunes débutants (dès l'âge de 4-5 ans) peuvent aussi s'initier à la pratique du ski nautique en utilisant une version adaptée des bi-skis, qui seront à l'occasion liés entre eux et lestés à l'arrière pour accroitre la stabilité des skis sous l'eau. En bi-ski, la vitesse du bateau est adaptée au gabarit du skieur, et se situe généralement entre 15 km/h (très jeunes skieurs) et 40 km/h. Contrairement à une croyance répandue, la vitesse du bateau n'augmente pas forcément proportionnellement au niveau du skieur, mais ce dernier cherchera plutôt ici à se tourner vers d'autres disciplines, tel que le slalom ou les figures.

Le slalom[modifier | modifier le code]

Slalomeur effectuant son virage

Le slalom est l'une des 3 épreuves de ski classique, avec les figures et le saut. en slalom, le compétiteur skie sur un seul ski, dit "monoski" ou "monoslalom", et doit contourner par l'extérieur 6 bouées (3 de part et d'autre du bateau) pendant que le bateau suit une ligne droite au centre d'un chenal.

La compétition commence à 34 km/h (37 km/h pour la catégorie open) et progresse par palier de 3 km/h : 37, 40, 43, 46, 49, 52, 55 puis 58 km/h. Pour certaines catégories, notamment chez les femmes ou les cadets, la vitesse maximale est adaptée au gabarit du compétiteur et limitée à 55 km/h.

Après avoir effectué avec succès le passage à vitesse maximum, la corde est raccourcie par paliers successifs (raccourcissement souvent désigné en langue anglaise par "X off" où X correspond à la longueur de corde qui a été enlevée). Les bouées se situant toujours à la même distance du chenal dans lequel passe le bateau, il devient de plus en plus difficile pour le skieur d'atteindre ces bouées. À moins de 11,25 m, la corde est plus courte que la distance du chenal aux bouées et le skieur se doit de compléter la distance à l'aide de son corps, en se couchant sur l'eau.

Le vainqueur de l'épreuve, à l'image du saut à la perche, est la personne qui a réussi à passer le plus de bouées avec la corde la plus petite en ayant complété toutes les autres longueurs et vitesses précédentes. Le slalom en ski nautique est l'un des sports les plus athlétiques.

Le record du monde masculin est détenu depuis juin 2010 par Chris Parrish, skieur américain, à 2 bouées à 9,75 m/58 km/h ("43 off"). Le record féminin est détenu depuis juin 2012 par Regina Jaquess, à 3 bouées à 10,25 m/55 km/h ("41 off").

La performance de Chris Parrish avait déjà été réalisée en 2007 par Jamie Beauchesne mais n'avait pas été homologuée à l'époque car le passage avait été filmé du bord et non pas du bateau. Ce record du monde masculin a depuis 2010 été plusieurs fois égalé de manière officieuse et non reconnue par la fédération internationale pour des raisons analogues.

La corde de slalom respecte un code couleur, permettant aux juges et au public de connaître avec précision la longueur de celle-ci:

  • 18,25 m (60 ft) rouge (15 off)
  • 16,0 m orange (22 off)
  • 14,25 m jaune (28 off)
  • 13,0 m vert (32 off)
  • 12,0 m bleu (35 off)
  • 11,25 m violet ou tressé bleu/blanc (38 off)
  • 10,75 m blanc (39.5 off)
  • 10,25 m rose (41 off)
  • 9,75 m noir (43 off)
  • 9,50 m rouge (qui n'a jamais été franchi)

Le saut[modifier | modifier le code]

Le saut est une discipline consistant à exécuter le saut le plus long possible à l'aide d'un tremplin (ou rampe). Le sauteur réalise son saut sur deux longs skis, généralement autour de 110-120 % de sa taille, munis de dérives longues d'une vingtaine de centimètres mais peu profondes pour pouvoir supporter le poids du skieur sur le tremplin et ne pas le déséquilibrer. Le skieur est tiré à l’arrière d’un bateau à une vitesse préalablement fixée et limitée à 58 km/h pour les hommes (55 km/h pour les femmes). Le tremplin, d'une longueur de 6,80 m, est élevé selon la volonté du sauteur à 1,50 m, 1,65 m ou 1,80 m.

Afin de sauter le plus loin possible, le skieur va prendre de la vitesse en effectuant des coupes (trajectoires diagonales à l'axe du bateau), qui seront accompagnées par un contre du bateau. En effet, la puissance du skieur lors de ces coupes peut ralentir la vitesse de traction de près de 5 km/h pour les skieurs de haut-niveau. Adoptant en l'air une position comparable à celle des sauteurs à ski, le skieur va effectuer son saut et surtout continuer à skier après sa réception pour que le saut soit homologué. Certains skieurs peuvent aller jusqu’à 70 m - le record du monde masculin est actuellement détenu par l'Américain Freddy Krueger (surnommé, "Le Cauchemar" à cause d'un homonyme bien connu du film d'épouvante) avec un saut de 73 m, le record féminin étant celui de Elena Milakova, à 56,6 m.

Les figures[modifier | modifier le code]

Figuriste réalisant un backflip.

3e discipline du ski classique, les figures consistent à accumuler durant deux parcours de 20 secondes le plus de points possibles, points étant attribués selon un barème lié à la difficulté de la figure réalisée.

Le figuriste utilise un (deux pour les débutants) ski plus large et plus court que les skis classiques, ayant la particularité de ne pas avoir de dérive. Les figures sont réalisées en "main-en-main", c'est-à-dire avec le palonnier dans les mains, ou "corde au pied", qui nécessite un palonnier adapté.

Cette discipline technique et spectaculaire a été longtemps dominée par le Français Patrice Martin. Le record du monde de figures est aujourd'hui détenu par un autre Français, Nicolas Le Forestier, et pour les femmes par l'Américaine Mandy Nightingale.Depuis le 18 août (date d'homologation par la IWWF Tournament Council) le record du monde de Figures est détenu par Clémentine Lucine Française (Annécienne) avec 9100 points. Le dimanche 11 juillet 2010 à Recetto en Italie, Clémentine avait réalisé 9100 points en figures au Trophée Sergio Zanardi, ce record a été homologué ce jeudi 18 août. Clémentine est la 2e skieuse à franchir les 9000 points. Sources http://www.iwsf.com/ http://www.accompagnement-sportif.com/pages/actualites/97/ski-nautique---clementine-lucine-son-record-du-monde-homologue-en-figures.aspx

Courses de ski[modifier | modifier le code]

Les courses de ski sont simplement des courses de bateau, avec la particularité de tracter un skieur. Un rassemblement, le Southern 80, se tient à Echuca sur la rivière Murray en Australie. Les bateaux et les skieurs vont à environ 80 km/h sur une distance d’au moins 80 km. La course de 2006 a été gagnée par Hellbent après avoir battu le record de près de 9 secondes. En Belgique, cette discipline est particulièrement pratiquée dans la région flamande.

Les spectacles de ski[modifier | modifier le code]

Les spectacles de ski incluent souvent un thème, des annonceurs, de la musique, plusieurs bateaux et une grande variété de façons de skier (sauts, barefoot, wakeboard et pyramides). Dans une compétition, les équipes disposent d'une heure pour faire leur spectacle. Des juges donnent des points selon la difficulté, l'applaudimètre, la quantité et l’exécution de chaque figure. Les juges donnent aussi des points sur la musique et les annonceurs, sur la qualité de la conduite des bateaux, les équipements et le spectacle dans sa globalité. Les spectacles de ski sont courant dans les parcs d'attraction, et l'une des équipes phares dans ce domaine est la Cypress Garden Team.

Bilan des finales de coupe du monde de ski nautique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde (ski nautique).

Sports connexes[modifier | modifier le code]

  • Le kneeboard qui se pratique à genoux sur une planche ;
  • Le wakeboard qui se pratique les deux pieds fixés sur une planche, à l'instar du snowboard ;
  • Le barefoot qui se pratique pieds nus ;
  • hydrofoil ;
  • Le wakeskating, qui est une fusion du skateboard et du wakeboard ;
  • Le wakesurfing, forme particulière de surf qui utilise la vague formée par le bateau comme une vague perpétuelle.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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