Pierre Decouz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Officier général francais 3 etoiles.svg Pierre Decouz
Image illustrative de l'article Pierre Decouz

Naissance 18 juillet 1775
Annecy
Décès 18 février 1814 (à 38 ans)
Paris
Mort au combat
Origine Drapeau de la Savoie Duché de Savoie
Allégeance Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 17931814
Distinctions baron de l'Empire
Commandant de la Légion d'honneur
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 17e colonne
Famille Pierre Decouz fut propriétaire du Château de Carron à Francin, en Savoie. Aujourd'hui cette demeure appartient toujours à ses descendants.

Pierre Decouz, général de division français, baron de l'Empire, commandeur de la Légion d'honneur, né à Annecy en Savoie, le 18 juillet 1775.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s'enrôla dès, sa première jeunesse et obtint une sous-lieutenance dans les volontaires du Mont-Blanc, en 1793, peu de temps après la réunion de la Savoie à la France.

La grande bravoure dont il donna des preuves dans les campagnes d'Italie le fit entrer comme lieutenant dans le 69e de Ligne.

Capitaine sur le champ de bataille des Pyramides, il fut chef de bataillon au siège de Saint-Jean-d'Acre.

Lannes en fit son aide-de-camp et lui confia une mission importante pour le pacha de Syrie qui lui valut le grade d'adjudant-commandant. À son retour d'Égypte, il fut nommé chef d'état-major de la 7e division militaire.

C'est à Grenoble qu'il épousa la fille d'un ancien juge de paix de Paris. Il fit ensuite la campagne de 1805 contre l'Autriche en qualité de sous-chef d'état-major du maréchal Lannes. À Austerlitz il eut deux chevaux tués sous lui, et montra tant de valeur que Napoléon Ier le nomma colonel du 21e de Ligne.

Ce fut à la tête de ce corps qu'il combattit avec sa vaillance accoutumée à Iéna, à Friedland, à Pułtusk et à Ratisbonne. En 1809 il se distingua à Wagram par la prise de l'une des îles du Danube dans laquelle il s'empara d'un grand nombre de pièces d'artillerie et de 600 prisonniers, parmi lesquels se trouvait le commandant d'un régiment d'artillerie de Marine, le colonel de Saint-Julien.

L'Empereur le nomma alors général de brigade et commandant de la légion, et un an après Murat lui confia le commandement d'Otrante. Plus tard Napoléon le chargea de veiller à la sûreté des ports de l' Adriatique.

Le roi Murat l'honora constamment de sa confiance et de son amitié, et voulut devenir le parrain de son fils ; mais l'Empereur le rappela en France en 1812 et lui donna en 1813 le commandement du 1er Régiment de Chasseurs à Pied de la Vieille Garde.

Sa conduite à Lützen et à Bautzen le fit nommer général de division.

Il commanda une division de la jeune garde aux batailles de Dresde et de Leipzig. Après la défection des Saxons et de la Confédération du Rhin, il fit partie de l'arrière-garde, sous les ordres d'Oudinot, pour protéger la retraite de l'armée contre Bernadotte et ses Suédois.

Il défendit avec non moins de courage le sol français en 1814, mais blessé grièvement à Brienne (29 janvier 1814), au commencement de l'action, il refusa de quitter le champ d'honneur ; il reçut une seconde blessure, qui cette fois était mortelle. Il se fit transporter mourant à Paris, où il expira le 18 février suivant. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (22e division)[1].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Decouz.svg
Armes du baron Decouz et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 27 novembre 1808 (Camp impérial d'Aranda de Duero)

Écartelé, le premier d'argent au croissant de sable surmonté d'un cœur de gueules, au comble d'azur chargé de trois étoiles d'or posées en fasce ; le deuxième des barons militaires ; le troisième d'azur à la forteresse d'or maçonnée et brêchée de sable, baignée d'une mer d'argent ; le quatrième à la momie d'or en rencontre, posée en pal, accompagnée à dextre de six fers de lance, deux, deux et deux, d'argent, et à sénestre de même.[2],[3],[4].

Livrées : blanc, rouge, bleu et noir nuancé[2].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 259
  2. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
  3. Classement hiérarchique des personnages présentés sur napoleon-monuments.eu
  4. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne) et ses Compléments sur www.euraldic.com

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :