Comité national olympique et sportif français

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Comité national olympique et sportif français
Image illustrative de l'article Comité national olympique et sportif français

Sigle CNOSF
Sport(s) représenté(s) Omnisports
Création 1894
Président Denis Masseglia
Siège Paris
Site internet Site officiel du CNOSF

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Association loi de 1901, est à la fois le représentant du mouvement sportif français auprès des pouvoirs publics, en particulier du ministère chargé des Sports, et le représentant en France du Comité international olympique.

Réunissant en son sein les 96 fédérations sportives nationales et 180 000 associations, sa mission est notamment d'engager et de diriger les délégations françaises dans les événements soutenus ou organisés sous l’égide du CIO : Jeux olympiques, Jeux olympiques de la jeunesse, Festivals olympiques de la jeunesse européenne, Jeux mondiaux, Jeux méditerranéens. À ces titres, conformément à la loi (et notamment au code du sport), le CNOSF est reconnu comme une fédération, agréée, délégataire d’une « mission de service public ».

Depuis le 19 mai 2009, le président du CNOSF est Denis Masseglia, élu pour un premier mandat de quatre ans, et réélu le 23 mai 2013, correspondant à deux Olympiades.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1894, à la naissance du Mouvement olympique, est créé, à la demande du Baron Pierre de Coubertin, un Comité olympique français (COF). Celui-ci ne fonctionne qu’à l’approche des Jeux olympiques pour préparer la participation des athlètes participant à ces derniers.

Article détaillé : Comité olympique français.

Peu de temps après, le Comité national des sports (CNS) est créé en 1908 et mis officiellement en place en 1910.

Article détaillé : Comité national des sports.

Initié par l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), le CNS a vocation de regrouper en son sein des fédérations ou des unions pour traiter de questions communes.

Cette situation perdure jusqu'en 1911. En 1913 le COF est rattaché au CNS : les deux comités disposent d’un siège social commun, ont un bureau et un président uniques. En 1925 le COF et le CNS se dotent d’un bureau et d’une présidence distincts mais le COF demeure placé sous l’égide du CNS. Au cours des années qui suivent, les deux comités s’affirment dans leurs missions respectives : le COF assure la logistique et les transports de la délégation française à l’occasion des Jeux Olympiques et le CNS traite de sujets transversaux à l’ensemble des fédérations françaises et de ses autres membres. Puis sous l’influence du Comité international olympique (CIO) le COF devient juridiquement indépendant en 1952. Dès lors le COF et le CNS coexistent.

Article détaillé : Comité international olympique.

Dès 1969 se développe un projet de fusion entre le CNS et le COF afin de reconstituer l’unité du mouvement sportif français. Après une modification des statuts du CNS et la dissolution du COF, le CNOSF voit le jour le 22 février 1972 sous la forme d’une association déclarée. Le CNOSF bénéficie de la reconnaissance d’utilité publique accordée en 1922 au CNS.

Présidents successifs[modifier | modifier le code]

Dès le début de l’automne 1894 diverses personnalités conseillées par Pierre de Coubertin constituent en France un Comité Olympique (COF) dont Félix Faure, président de la République, assure la présidence d’honneur. Le rénovateur des Jeux charge cet organisme qu'il préside, d’une part d’assurer la participation française aux premiers Jeux Olympiques et d’autre part de préparer la célébration de la seconde Olympiade prévue pour 1900 à Paris.

Jusqu’en 1911, c’est-à-dire la durée de quatre Olympiades, le COF ne réussit pas à se structurer et à obtenir une stabilité. Dès que la célébration de l’Olympiade approche, un nouveau comité mené par Coubertin voit le jour et disparait dès la clôture des Jeux Olympiques.

En 1907, sous les auspices des membres français du CIO (Pierre de Coubertin, Ernest Callot, H. Hébrard de Villeneuve, Comte Albert Bertier de Sauvigny), un nouveau Comité Français se forme. La réunion constitutive a lieu à I’Automobile Club de France le jeudi 17 janvier 1907.

En 1901 deux fédérations (l'Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques et l’Union vélocipédique de France) souhaitent constituer un comité central des fédérations. Durant six ans, l’idée chemine et, en 1908, les fédérations françaises des sociétés d’aviron, la Fédération française de boxe et la fédération nationale d’escrime se rallient à ce projet tandis que l'Union des sociétés de gymnastique de France (USGF) et l'Union des sociétés de tir de France y apportent leur appui moral.

Grâce à Frantz Reichel, futur secrétaire général de l’organisme, le « Comité National des Sports, syndicat des Fédérations Sportives », car tel est son titre à sa création, voit le jour le 23 mai 1908, présidé par Duvigneau de Lanneau, C’est la raison pour laquelle cette date de création figure aujourd’hui dans les statuts du CNOSF.

Pierre de Coubertin, pour sa part, en plus d'être le premier président du COF, assurant ces fonctions au gré des reformations jusqu'en 1913, sera président du CIO de 1896 à 1925.

Les Présidents du CNS[modifier | modifier le code]

  • 1908-1909 : Duvigneau de Lanneau
  • 1909-1910 : Marquis de Chasseloup-Laubat
  • 1910-1911 : Albert Glandaz
  • 1911-1912 : Duvignaud de Lanneau
  • 1912-1913 : Albert Glandaz
  • 1913-1925 : Comte Justinien de Clary
  • 1925-1931 : Gaston Vidal
  • 1931-1947 : Jules Rimet
  • 1947-1967 : Alfred Eluère
  • 1967-1971 : Pierre Graux
  • 1971-1972 : François Chiarisoli

Les Présidents du COF[modifier | modifier le code]

Les Présidents du CNOSF[modifier | modifier le code]

Bien que le CNOSF ait hérité de la reconnaissance d'utilité publique octroyée en 1922 au CNS, la « lignée officielle » choisie est celle des présidents du COF. Ce qui fait de Denis Masseglia le 9e président depuis 1894.

Objectifs et missions[modifier | modifier le code]

Faire du sport un enjeu pour la France[modifier | modifier le code]

L’ambition du CNOSF est de faire du sport un élément central d’un projet de société. L’institution revendique en effet la contribution sociétale du sport (éducation, bien-être et santé, lien social, citoyenneté, bénévolat, développement durable…), son rôle économique (emplois, équipements et matériels, aménagement du territoire, tourisme, médiatisation…), et son apport identitaire (haut niveau, grandes manifestations, innovations technologiques, Francophonie…).

Pour cela, le CNOSF est au service des clubs, des fédérations, du mouvement sportif, des Français, de la France par la recherche de l’excellence sportive et le rayonnement international et de l’Olympisme, porteur de valeurs humanistes.

Missions liées à l’Olympisme[modifier | modifier le code]

En tant que représentant du CIO en France, le CNOSF développe et protège le mouvement olympique sur le territoire français. Il constitue, engage et conduit les délégations françaises aux manifestations organisées sous l’égide du CIO, sélectionne et accompagne les villes françaises candidates à l’accueil de manifestations olympiques.

Représentant du mouvement olympique en France, le CNOSF assure l’interface entre le CIO et les pouvoirs publics français et participe aux travaux menés par différentes instances du Mouvement olympique (le CIO, l'Association des comités nationaux olympiques (ACNO) et les Comités olympiques européens (COE). Dans le cadre de ses missions liées à l’Olympisme, le CNOSF assure la promotion de l’Olympisme et de ses valeurs en France (Journée olympique, Camp olympique de la jeunesse…).

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le CNOSF est constitué de 107 fédérations sportives et groupements qui regroupent 180 000 associations sportives pour 16 millions de licenciés sportifs et 3 500 000 bénévoles. Réunies par collèges (fédérations olympiques, sportives, affinitaires et multisports, scolaire et universitaire), les fédérations ainsi que des membres associés sont représentés au sein d’une Assemblée générale qui se réunit tous les ans.

Au terme de chaque Olympiade, une Assemblée générale extraordinaire procède à l’élection d’un nouveau Conseil d’administration de 45 membres. Ceux-ci choisissent dès lors un président en leur sein et proposent son nom à validation par l’Assemblée générale extraordinaire. Tous ces mandats courent pour une Olympiade (4 ans).

L’exécutif du CNOSF s’organise autour d’un bureau exécutif [1], composé de 7 membres issu du conseil d'administration [2] (président, trésorier et secrétaire généraux, vice-présidents délégués), parfois élargi (9 membres incluant les 2 vice-présidents non-délégataires). Des instances consultatives [3], des commissions [4] et des conseils interfédéraux [5] traitent également d’affaires spécifiques ou communes aux membres.

Dans son organisation interne, le CNOSF a mis en place quatre délégations confiées à des vice-présidents : Sport et haut-niveau (Jean-Luc Rougé), Sport et société (André Leclercq), Sport et diversité des pratiques (Françoise Sauvageot), Sport et territoires (Jean-Michel Brun).

Structures déconcentrées[modifier | modifier le code]

Le CNOSF s’est doté de structures déconcentrées :

  • les comités régionaux olympiques et sportifs (CROS) ;
  • les comités départementaux olympiques et sportifs (CDOS) ;
  • les comités territoriaux olympiques et sportifs (CTOS)[6].

Au nombre de 131, les CROS[7]/CDOS[8]/CTOS[9] représentent le CNOSF dans leur ressort territorial. À ce titre, ils ont notamment pour mission de décliner, en tenant compte des spécificités locales, les orientations et les actions initiées par le CNOSF. Constitués sous la forme d’association loi 1901, leurs organes d’administration sont élus par leurs membres : les ligues, comités régionaux, et comités départementaux qui représentent les fédérations sur leur territoire.

Fédérations sportives reconnues par le CNOSF[modifier | modifier le code]

Fédérations olympiques[modifier | modifier le code]

Fédérations sportives nationales[modifier | modifier le code]

Fédérations multisports ou affinitaires[modifier | modifier le code]

Fédérations scolaires ou universitaires[modifier | modifier le code]

Membres associés[modifier | modifier le code]

Commission spécialisée équitation[modifier | modifier le code]

Début 2006, pour des raisons de non-conformité de ses statuts, la Fédération française d'équitation (FFE) a perdu l'agrément et la délégation du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative.

Conformément à l'article L.131-19 du code du sport et suite à l'arrêté du même ministère du 29 septembre 2005, le CNOSF récupère les prérogatives perdues par la FFE et met en place la Commission spécialisée équitation (CSE). Son rôle est notamment d'organiser dans un certain nombre de disciplines les compétitions à l'issue desquelles sont délivrés les titres internationaux, nationaux, régionaux et départementaux en sports équestres.

La FFE ayant retrouvé sa délégation le 21 décembre 2006, la CSE a cessé de se réunir après sa dernière séance du 4 décembre 2006.

Outre-Mer français[modifier | modifier le code]

Le Comité olympique de Polynésie française représente le sport et le mouvement olympique de façon autonome en Polynésie française. Les autres Départements d'outre-mer (DOM) et Territoires d'outre-mer (TOM) sont directement représentés par le CNOSF.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]