La Roche-sur-Foron

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La Roche-sur-Foron
Vue de l'entrée principale de La Roche-sur-Foron
Vue de l'entrée principale de La Roche-sur-Foron
Blason de La Roche-sur-Foron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton La Roche-sur-Foron
Intercommunalité Communauté de communes du pays Rochois
Maire
Mandat
Guy Flammier
2014-2020
Code postal 74800
Code commune 74224
Démographie
Gentilé Rochois / Rochoises
Population
municipale
10 510 hab. (2011)
Densité 586 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 02″ N 6° 18′ 41″ E / 46.067276, 6.31130246° 04′ 02″ Nord 6° 18′ 41″ Est / 46.067276, 6.311302  
Altitude Min. 500 m – Max. 1 896 m
Superficie 17,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Larochesurforon.fr

La Roche-sur-Foron est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune sur la carte du département de la Haute-Savoie.

La cité est située dans une zone géographique exceptionnelle au carrefour :

  • du Genevois et du Faucigny (à une vingtaine de kilomètres du canton de Genève) ;
  • au débouché de l'industrieuse et dynamique moyenne vallée de l'Arve ;
  • Altitude : 545 m (à la mairie)
  • porte du bassin annécien (à une vingtaine de kilomètres) ;

La Roche-sur-Foron est bordée par cinq communes. Quatre qui appartiennent à son propre canton : Amancy, Cornier, Eteaux et Saint-Sixt, et la cinquième Thorens-Glières.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
La Roche-sur-Foron ... h/an ... mm/an ... j/an ... j/an ... j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source: Météo France et Météociel[1]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville de La Roche-sur-Foron est située non loin de l'autoroute A40.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]
Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Gare de La-Roche-sur-Foron.

La gare de La Roche-sur-Foron est desservie par les TER permettant d'accéder directement au nord vers Annemasse pour Bellegarde-sur-Valserine, Genève Eaux-Vives ou Évian-les-Bains, à l'ouest vers Pringy et Annecy ainsi qu'au sud vers Bonneville, Cluses, Sallanches et Saint-Gervais-Les-Bains Le Fayet.

Transports en commun[modifier | modifier le code]
Transports aériens[modifier | modifier le code]

Grâce à sa situation privilégiée au centre du département de la Haute-Savoie, La Roche profite de la proximité des aéroports de Genève, Annecy et Chambéry, sans oublier celui de Lyon-Saint-Exupéry, facilement et rapidement accessible par l'autoroute.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements dans la commune est de 3 574[2]. Parmi ces logements, 88 % sont des résidences principales, 6 % sont des résidences secondaires et 6 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 34,6 % des maisons individuelles, 59 % sont des appartements et enfin seulement 6,5 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 46,7 %[2]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 48,5 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[2]. On peut noter également que 4,9 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement ce qui est égale au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 8,5 % sont des studios, 15 % sont des logements de deux pièces, 24 % en ont trois, 27,2 % des logements disposent de quatre pièces, et 25,3 % des logements ont cinq pièces ou plus[2].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « La Roche » provient notamment de l'énorme rocher au sommet duquel est bâti le donjon de l'ancienne forteresse des comtes de Genève. Ce rocher, comme tous ceux de la vallée, fut transporté par le glacier qui, il y a 10 000 ans encore, en provenance du massif du Mont Blanc, couvrait la vallée de l'Arve.

Le nom latin de « La Roche » est Rupes ; nom que l'on retrouve sur de nombreux documents anciens, comme par exemple dans le livre Theatrum Sabaudiae publié en 1682. Rupes en latin, mais « La Roche » en « langue vulgaire ».

Cette ville ne fut toujours connue que sous ce nom de La Roche. Parfois, a-t-on pu lire ici ou là « La Roche en Genevois », puis, après le passage de la Révolution en Savoie conduisant au rattachement de La Roche au mandement de Bonneville, « La Roche en Faucigny ». Mais le seul vrai nom est « La Roche ».

Nonobstant, lors de l'Annexion de la Savoie à la France, en 1860, la nouvelle administration française crut bon de modifier le nom de la ville en lui accolant le nom de sa modeste rivière, formant ainsi « La Roche-sur-Foron ». Or, un foron n'est qu'un torrent creusé entre des rochers : on en trouve quantité rien que dans la seule Haute-Savoie ! Mais, surtout, les Rochois ne furent pas consultés ! Ils manifestèrent d'ailleurs leur désaccord… sans obtenir raison. Le nom « La Roche-sur-Foron » ne fut d'ailleurs officialisé que dans le Journal officiel de 1960.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à quatre points équipolés d'azur.
Commentaires : On peut blasonner aussi ainsi : d'or à la croix d'azur ajourée en son centre.

Selon nos connaissances (Archives départementales de la Haute-Savoie), le blason initial de La Roche serait : d'azur à l'étoile d'argent. Mais au XVIIe siècle, lorsque le duc Emmanuel-Philibert de Savoie imposa aux Rochois un marquis, élevant ainsi la baronnie de La Roche en un marquisat, ceux-ci, par défiance face à ce nouveau venu (le marquis Graneri de La Roche ou Graneri della Roccia), choisirent de modifier le blason de leur ville : ils prirent les armes des comtes de Genève, leurs premiers et prestigieux souverains. Le blason des comtes de Genève est aussi celui de la province du Genevois : d'or à quatre points équipolés d'azur (forme moderne) ou d'or à la croix d'azur ajourée en son centre (forme ancienne).

En effet, les Rochois préféraient que leur ville ne fût qu'une « modeste » baronnie mais relevant directement du duc de Savoie plutôt qu'un marquisat relevant d'un lointain marquis Piémontais, inconnu à leurs yeux et ponctionnant des impôts fabuleux ! Ceux-ci servirent notamment à la construction de l'hôtel de Graneri, considéré aujourd'hui comme le plus bel hôtel particulier de la ville de Turin ! Il s'ensuivit de très nombreux procès entre la famille de Graneri et les Rochois.

Préhistoire et époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La fondation de La Roche daterait au moins de la seconde moitié du Ve siècle. Les Burgondes choisissent ce site en raison de ses atouts stratégiques : ce plateau à flanc de montagne, adossé au col d'Evires et facile à défendre, ouvre une vue largement dégagée sur la vallée de l'Arve et le bassin lémanique.

Les comtes de Genève[modifier | modifier le code]

Plus tard, en 1033, le comte Gérold de Genève, chassé de sa capitale par l'empereur Conrad II le Salique (à la suite de la guerre de succession au trône de Bourgogne) s'établit dans ce bourg fortifié et en fait sa capitale. Gérold, fondateur de la Maison des comtes de Genève, en modernise les fortifications. Plus tard, à la fin du XIIe siècle, une première enceinte défendue par trois châteaux est élevée. La Roche demeure capitale du comté de Genève jusqu'en 1219, époque à laquelle le comte renonce à Genève et s'installe à Annecy. Mais après l'incendie d'Annecy (1320), Amédée III de Genève fixe sa résidence à La Roche (1320-1322), le temps que la ville et son château soient rebâtis. La Roche ayant débordé de sa première enceinte, Amédée III ordonne la construction d'une seconde. À cette occasion, La Roche reçoit son statut de ville et des franchises et libertés en 1335[3].

La Maison de Savoie[modifier | modifier le code]

La famille de Genève s'éteint en 1394, mais ce n'est qu'en 1401 que le Genevois sera vendu au comte de Savoie Amédée VIII (premier duc de Savoie en 1416). En souvenir de cette époque où elle était l'une des principales résidences des princes de Genève, et par défiance envers le nouveau marquis de Graneri (marquis de La Roche), la Roche porte, depuis le XVIIe siècle, à l'instar de la province du Genevois, les armoiries de cette prestigieuse lignée.

Le 4 août 1507, les fours banaux prennent feu accidentellement : la ville est entièrement ravagée par les flammes. Les habitants mettent plus de soixante ans pour reconstruire leur ville, ayant perdu la plus grande part de leurs biens dans ce terrible incendie. L'une de ces maisons, rebâtie seulement en 1571, arbore au-dessus de son porche d'entrée une pierre millésimée dont l'inscription latine rappelle cette catastrophe.

Cependant, aucune crise ne s'ensuit grâce à la l'intensité de la vie économique de la cité. En effet, dès le XIIe siècle/XIIIe siècle, les marchés de La Roche sont très achalandés. Cela est dû aux franchises que le comte de Genève a octroyées aux Rochois après son installation en nos murs. Ces franchises, exonérant les habitants de taxes et d'impôts, attirent les commerçants, les artisans, les industriels et les forains de la région. Ceux-ci contribuent au rayonnement économique de la cité rochoise puisque ses marchés comptent parmi les plus importants du duché de Savoie, tandis qu'elle est le plus grand centre de foires du duché. Les mesures à grain (1558) et les halles (1831) attestent encore de ce passé commercial prospère dont La Roche se fait fort de perpétuer la tradition aujourd'hui encore.

En 1536, six ans après la révolte des habitants - manipulés par quelques premiers protestants luthériens - contre le clergé, l'église paroissiale est érigée en collégiale par le pape Paul III. À La Roche, place forte et ville commerçante, est également dévolu le rôle de « contrepoids » à la réforme de Jean Calvin à Genève. Dès lors, La Roche affirme sa vocation de centre religieux et de bastion de la réforme catholique avec l'établissement du chapitre de la collégiale (1536-1793), suivi d'un couvent de capucins (1617-1975), d'un monastère de bernardines (1626-1793) et des jésuites (1628-1712) à la tête du collège. Aujourd'hui, La Roche-sur-Foron accueille le couvent des révérendes sœurs de la Charité, maison provinciale établie dans notre ville depuis 1842.

En outre, La Roche remplit une fonction éducative grâce à la création d'un collège en 1561, dans une maison noble de la ville située entre le château de l'Échelle et celui du prince. L'enseignement est dispensé par les chanoines du chapitre puis par les jésuites entre 1628 et 1712 et à nouveau par les chanoines jusqu'en 1792. Dès 1570, cet établissement compte déjà 300 élèves, pour une population de 1000 habitants. Élevé au rang d'École royale (1729) puis de Collège Royal (1816) lors de la Restauration sarde, il est établi, depuis 1860, dans l'ancien monastère des bernardines (1670). À l'occasion de l'Annexion de la Savoie à la France il fusionne effectivement avec le petit séminaire, créé en 1807 dans l'enceinte de cet ancien monastère. Plusieurs anciens élèves du Collège de La Roche sont passés à la postérité, notamment : le bienheureux Pierre Favre (1506-1546) cofondateur de Jésuites avec Ignace de Loyola et ambassadeur du pape Pie IX ; saint François de Sales (1567-1622), prince-évêque de Genève, Père de la langue française et Docteur de l'Église ; ou bien, proche de nous, Benoît Chamoux (1961-1995), 1er himalayiste français à avoir gravi treize des quatorze « 8000 mètres », les plus hauts sommets du monde. Quant à Guillaume Fichet (1433-1480), recteur de la Sorbonne et initiateur de l'imprimerie en France, il étudie vers 1450 dans la première école de La Roche (fondée entre 1410 et 1440).

Mais ce XVIe siècle marque aussi un profond déclin pour la maison de Savoie. Guerres et épidémies de peste n'épargnent pas le duché, encore moins notre ville…

La Roche est fouettée à deux reprises par la peste venue de Genève (1542 et 1587). Lors des deux passages de ce fléau, les quelques Rochois survivants trouvent refuge non loin de la ville, dans un vallon dont l'air est purifié par les arbres. Ils mettent à jour une source qui s'avère miraculeuse. Le sanctuaire marial de La Bénite Fontaine est né. Saint François de Sales l'officialise quelques années plus tard, en juin 1619. Lieu de prière cher au cœur des Savoyards, La Bénite Fontaine connaît un nouvel élan à partir de 1937 grâce à son recteur, le très populaire chanoine Chavanne (1898-1946). Plusieurs grands pèlerinages attirent une vaste foule de pèlerins chaque année.

La guerre est le second fléau de ce siècle. Le 29 mars 1590, pendant le conflit opposant le duc de Savoie à la république de Genève, les Genevois, alliés des Bernois et d'Henri IV, envahissent La Roche en pleine nuit. La ville est dépourvue de soldats ; nos ennemis en profitent pour piller, incendier et massacrer. Ils montent au Plain-château (la première enceinte) démanteler la forteresse du prince dont il ne subsiste plus désormais que l'imposante tour de garde (1258-68) ancrée sur son rocher : la fameuse tour des comtes de Genève. La Roche, place forte et ville de garnison, représentait une menace pour Genève : les attaques sur la cité de Calvin étaient notamment préparées depuis La Roche. Réciproquement, « le coup de main des Genevois était facile à prévoir d'autant que notre ville en était menacée à chaque instant ». Après ce sac, une troupe de 7000 soldats vient résider à La Roche, causant plus de désordres que nos ennemis protestants…

Cette guerre entre Genève et la Savoie, déclenchée par le duc Charles-Emmanuel en 1589, se solde par la cuisante défaite des troupes savoyardes lors de la bataille de l’Escalade, dans la nuit du 21 au 22 décembre 1602. Les Savoyards essayent de s’emparer de Genève par surprise, escaladant les remparts afin d’ouvrir les portes depuis l’intérieur. L’armée ducale se tient prête pour envahir la ville, mais une sentinelle donne l’alarme : la déroute savoyarde commence… Il s’agit de la dernière tentative de prise de la cité genevoise par la maison de Savoie. Genève acquiert définitivement son indépendance. Une partie des échelles ayant servi à gravir les remparts avait été entreposée à La Roche : de là viendrait le nom du château de l’Échelle.

Néanmoins, les habitants n'acceptent pas que leur ville, baronnie relevant directement de l'autorité du duc de Savoie, soit élevée en marquisat pour ne dépendre plus que du marquis de Graneri (1682). C'est un peu de leur fierté qui s'évapore avec ce rang nobiliaire pourtant plus élevé. De longs procès s'entament entre ce marquis et ses nouveaux sujets.

Occupation espagnole et annexion française[modifier | modifier le code]

L'occupation espagnole (1742 à 1748) occasionne la destruction d'une partie des enceintes et le nivellement des fossés. Mais dès le XVIIIe siècle, les premiers pas de l'industrie ont lieu sur les berges du Foron, au pied des remparts : moulins et tanneries profitent du torrent pour bien préparer l'entrée de notre bourgade dans l'ère contemporaine. Cependant, le 22 septembre 1792, l'invasion des troupes françaises révolutionnaires met entre parenthèses la monarchie sarde jusqu'à la chute de Napoléon 1er (1815) ; le duché de Savoie devient le 84e département français sous le nom de département du Mont-Blanc ; le département du Léman est formé dès l'annexion de Genève (1798) avec des bribes de cette Savoie démembrée.

Du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Cette sinistre période révolutionnaire est oubliée, quand, au XIXe siècle, sonne l'heure d'une autre révolution, celle-ci industrielle. Les Rochois œuvrent à l'essor économique moderne de l'antique Rupes (nom latin de La Roche). La Restauration sarde de 1815 fait aussi éclore une expression architecturale très caractéristique de la volonté politique de ses monarques : l'imposant style néoclassique. La Roche profite de cet élan avec l'édification de la grenette (1831), de la mairie (1841-1843), de la place des portiques dont le projet est voté en 1845 (actuelle place de la République), etc. Voici venu l'avènement de l'urbanisme et de l'expansion économique.

N'est-ce pas La Roche-sur-Foron qui devient une des toutes premières villes éclairées à l'électricité[4],[5],[6],[7],[8], en 1885, grâce à l'avant-gardisme du maire, M. Plantard ? Cette marche en avant vers le progrès fait la Une du journal Le Figaro du 16 décembre 1885. Dans son article intitulé « Une ville lumière dans les Alpes », le journaliste Pierre Giffard décrit en détail, sur plusieurs pages, cette grande première. Il écrit notamment : « Et cette ville, que je tiens à qualifier de Ville Lumière, ce n'est ni Paris, ni Londres, ni Berlin, ni Moscou, ni rien de semblable. C'est une toute petite cité savoyarde blottie dans la neige à dix lieues du Mont Blanc ; ce n'est même pas un chef-lieu d'arrondissement, c'est un vulgaire (sic !) chef-lieu de canton répondant au nom de La Roche ».

Le chemin de fer est aussi l'une des sources du développement de ce gros bourg commerçant. Si la gare est construite dès 1879, le premier train est à quai le 10 juillet 1883 (ligne Annemasse-La Roche). L'année suivante (5 juin 1884), est ouverte la ligne Annecy-La Roche. L’étude de cette ligne et de ses ouvrages d’art avait été menée par Sadi Carnot (1837-1894), polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées et futur Président de la République française, alors qu’il était en poste à Annecy. Pour descendre à La Roche depuis le col d'Evires, il dut prévoir un détour de 8 km pour pallier l'importance du dénivelé : il s'agit alors de la plus grande boucle de chemin de fer du monde (d'Europe, actuellement). Cette ligne est aussi la première de France à être électrifiée (10 mars 1951) par l'ingénieur et académicien Louis Armand (1905-1971), originaire de Cruseilles. Enfin, le 1er juin 1890 est inaugurée la ligne La Roche - Saint-Gervais. C'est depuis cette époque que notre ville porte le surnom de « plaque tournante de la Haute-Savoie », en raison de l'indispensable pont tournant de la gare : la liaison entre les lignes d'Annecy et de Saint-Gervais nécessite l'inversion des locomotives à vapeur sur les trains.

Ce surnom est aussi justifié par la position géographiquement centrale de La-Roche-sur-Foron dans le département, aux frontières de la Suisse et de l'Italie, ainsi que par sa tradition de foires et salons de premier ordre - héritage des franchises octroyées par le comte de Genève : la Foire Internationale Haute-Savoie Mont-Blanc créée en 1924 par son Maire de l'époque Jean Nevière[9], maire de 1919 à 1939 puis en 1945 (plus de 100 000 visiteurs - annuelle), le SIMODEC (créé en 1955 - 1er salon européen de l'industrie du décolletage), le Salon du Mieux-Vivre, etc. Quant à la doyenne d'entre elles, il s'agit d'une foire au bestiaux : la Foire de la Saint-Denis, dont les origines se confondent avec la codification par écrit des franchises, en 1335.

Consciente de son fabuleux héritage du temps passé (2e cité historique de Haute-Savoie), La Roche-sur-Foron allie notamment le développement économique avec la préservation et la restauration de ses monuments. L'animation de ce patrimoine historique, dans un cadre de vie exemplaire, en est un précieux témoin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1841 1866 Joseph Pelloux ... Syndic puis maire
... ... ... ... ...
1953 1959 Jean Neviere ... ...
1959 1965 François Puthod ... ...
1965 1977 Jean Morin ... ...
1977 1989 Albert Clavel ... ...
1989 2001 Jacques Lansard RPR Maire
2001 2014 Michel Thabuis SE Maire
2014 en cours Guy Flammier DVD Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 10 510 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 759 2 226 2 409 2 574 3 040 2 912 3 086 2 932 3 161
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
3 020 2 942 3 183 3 355 3 350 3 318 3 377 3 084 3 203
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 125 3 456 3 603 3 856 4 459 4 548 4 456 5 049 6 008
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
6 627 7 116 8 538 9 763 10 061 10 510 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Maternelle[modifier | modifier le code]

  • École maternelle Chamboux (public)
  • École maternelle Vaulet (public)
  • École maternelle Cadoret (public)
  • École maternelle Notre-Dame (privé)

Primaire[modifier | modifier le code]

  • École primaire du Bois-des-Chères (public)*
  • École primaire Mallinjoud (public)
  • École primaire du Buisson (privé)
  • École primaire Notre-Dame (privé)
  • École primaire de Champully (public)


(*En raison de l'insalubrité des locaux de l'école Plain-Château, la commune de La Roche-sur-Foron a décidé en 2005 de construire une nouvelle école sur le site du Bois de Chères, situé à quelque 200 mètres de la Gare et de l'école Mallinjoud. L'école a ouvert ses portes à la rentrée 2008, et le site de l'ancienne école Plain-Château est désormais en rénovation. Elle va devenir dans les prochaines années une bibliothèque. Selon le maire de l'époque Michel Thabuis, l'école du Bois-des-Chères a été construite de façon à ce que les élèves « soient en parfaite harmonie entre la ville et la nature ».

Cependant, le projet de construction de l'école du Bois-des-Chères a été très controversée, car elle résulte d'une urbanisation mal maîtrisée selon certains et au contraire innovente à l'usage selon d'autres. De plus, ce groupe scolaire n'accueille que les élèves des classes de CP et CE1, choix délibéré et innovant de regrouper par classe d'âge les élèves. Les élèves des classes supérieures doivent être scolarisés à l'école Mallinjoud, qui a fait l'objet d'une rénovation et d'un agrandissement à cette occasion.

Collège[modifier | modifier le code]

  • Collège Les Allobroges
  • Ensemble Scolaire Catholique Rochois - Collège Sainte-Marie

Lycée[modifier | modifier le code]

  • Ensemble Scolaire Catholique Rochois - Lycée Sainte-Famille
  • Lycée d'Enseignement général et technologique Agro-alimentaire - École d'Industrie laitière - E.N.I.L.V

Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

  • Ensemble Scolaire Catholique Rochois - Lycée Professionnel Sainte-Famille
  • Lycée d'Enseignement général et technologique Agro-alimentaire - École d'Industrie laitière - E.N.I.L.V

Supérieur[modifier | modifier le code]

  • Siège de l'ENILV (École nationale des industries du lait et de la viande), créée en 1932, propose des formations sous statut scolaire, par apprentissage et dans le cadre de la formation continue ( bac. technologiques et professionnel, BTS industries agroalimentaires et technico-commerce ...)
  • Ensemble Scolaire Catholique Rochois - Enseignement supérieur dans le lycée Sainte-Famille

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La Foire de Haute-Savoie
  • Le SIMODEC
  • Le Salon du cheval, fin septembre. Chiffres 2006 : 16 700 visiteurs, 100 exposants, 500 chevaux, 400 cavaliers.
  • La Roche Rondes et Lumières
  • La Roche Bluegrass Festival
  • Festival Zik'en ville
  • Festival de théâtre
  • Festival International d'Histoire des Pays de Savoie (F.I.H.P.S)

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Clubs et associations
    • Dojo du pays rochois, club de judo de la Roche sur Foron
  • Infrastructures
    • Dojo départemental de plus de 500 m2 / 4 surfaces officielles - basé au centre sportif Labrunie
    • Eveil Gymnique Rochois
  • Infrastructures
    • Salle de Gym de plus de 300 m2 / équipée entièrement (trampoline, fosse, praticable, barres parallèles, barres asymétriques, barres fixes, chevaux d'arçon, tapis, saut, tremplins, poutres, anneaux...) basée au gymnase de la communauté de communes du Pays Rochois, St Pierre en Faucigny.
  • Manifestations
    • Rallye Rochois, 18e édition en juin 2008, organisé par l'ASA 74.

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Sur son territoire existent quatre zones d'activité économique :

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Fruité, Décoplast et SonarSource sont les entreprises les plus importantes de la commune.

Depuis 2010, l'entreprise Neologistic, filiale du groupe suisse Flex Multimedia Group, distribue chaque mois des milliers de colis à travers l'Europe.

La cité dispose d'un parc des Expositions moderne, vaste ensemble immobilier, où sont organisés toute l'année de nombreuses foires, salons commerciaux et manifestations diverses, dont :

  • la Foire Internationale de la Haute-Savoie Mont-Blanc ;
  • le SIMODEC (Salon International de la Machine-Outil de Décolletage).

Commerce[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du centre ville ainsi que le quartier du Plain-Château (cité médiévale) sont protégés au titre des Monuments Historiques.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

C'est une cité médiévale située au cœur du département, adhérente au réseau « Les plus beaux détours de France ». La cité possède un beau patrimoine restauré et entretenu.

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville - 1841
  • La Grenette - 1834
  • La rue des Portiques (actuelle rue de la République) - vers 1830

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste, inscrite aux Monuments historiques depuis 1975[13].
  • La chapelle (néo-gothique) de La Bénite Fontaine, sanctuaire marial, lieu de pèlerinage situé au creux d'un vallon où coule une source.
  • La collégiale (gothique et néo-gothique) Saint-Jean-Baptiste (église paroissiale).
  • La chapelle (néo-romane) du couvent des Sœurs de la Charité.
  • La chapelle (baroque) de l'ancien monastère des Bernardines (actuel collège et lycée privé Sainte-Marie).

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de La Roche-sur-Foron bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[14].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

  • Collégiale Saint-Jean-Baptiste
  • Chapelle du couvent des Sœurs de la Charité
  • Chapelle de La Bénite Fontaine

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  2. a, b, c et d Données INSEE compulsées par le JDN - La Roche-sur-Foron
  3. Léon Ménabréa, Article « De la marche des études historiques en Savoie et en Piémont, depuis le XIVe siècle jusqu'à nos jours, et des développements dont ces études seraient encore susceptibles », Mémoires (n°1, IX), Académie de Savoie,‎ 1839, p. 354. Voir aussi Article de Ruth Mariotte-Löber « Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie: fin XIIe siècle-1343 », Mémoires et Documents (Vol. 4), Académie florimontane - Librairie Droz,‎ 1973.
  4. Bourganeuf ville médiévale de Jean Butaud Imprimerie Rebière 1944 Page 33
  5. éclairage public municipal à Godalming-Angleterre en 1881
  6. éclairage de la ville public et privé à Timosoara en novembre 1884
  7. Bellegarde-sur-Valserine en août 1884 par la centrale Louis Dumont
  8. éclairage public et privé à Harnosand-Suède entre 1883 finalisé en décembre 1885
  9. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 167.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. « Notice no PA00118424 ».
  13. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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