Odeur de sainteté

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La locution odeur de sainteté est attestée après 1650. Elle évoque l'odeur agréable de fleur que serait censé produire le cadavre (relique) de certains saints ou bienheureux immédiatement après leur mort. La personne est alors dite myroblite.

L'embaumement à base d'encens est la source de cette odeur de sainteté, cette gomme-résine aromatique favorisant le dégagement des odeurs de la relique à son contact. Il est une « référence christique » qui reproduit le rituel décrit dans la Bible[1], le corps du Christ étant embaumé selon cette technique par Joseph d'Arimathie et par Nicodème[2].

Par métonymie, la locution est devenue quasi-synonyme d'être dans les bonnes grâces d'une personne ou d'une institution, y compris profane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Philippe Charlier, Joël Poupon, Gaël-François Jeannel, Dominique Favier, Speranta-Maria Popescu, Raphaël Weil, Christophe Moulherat, Isabelle Huynh-Charlier, Caroline Dorion-Peyronnet, Ana-Maria Lazar, Christian Hervé et Geoffroy Lorin de la Grandmaison, « The embalmed heart of Richard the Lionheart (1199 A.D.) : a biological and anthropological analysis », Scientific Reports, vol. 3, no 1296,‎ 28 février 2013 (DOI 10.1038/srep01296)
  2. Évangile selon Jean, 19, 39

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