Nâves-Parmelan

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Nâves-Parmelan
Vue de Nâves-Parmelan en période hivernale
Vue de Nâves-Parmelan en période hivernale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Annecy-le-Vieux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Fillière
Maire
Mandat
Luc Émin
2014-2020
Code postal 74370
Code commune 74198
Démographie
Population
municipale
937 hab. (2011)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 05″ N 6° 11′ 25″ E / 45.9347, 6.190345° 56′ 05″ Nord 6° 11′ 25″ Est / 45.9347, 6.1903  
Altitude Min. 480 m – Max. 1 281 m
Superficie 5,39 km2
Localisation

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Nâves-Parmelan
Liens
Site web Navesparmelan.com

Nâves-Parmelan est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur une terrasse du dépôt morainique glaciaire, à 640 m d’altitude. Le territoire communal s’étend sur 539 hectares du sommet du mont La Cha, à 1281m, aux rives du Fier à 480m d’altitude. Orientée sud-ouest, elle bénéficie d’une exposition intéressante, ensoleillée jusqu’au soir, quand le soleil se couche derrière la dent du Chat.

Le paysage environnant va du Parmelan, auquel le nom de la commune fait référence, le mont La Cha, les Dents de Lanfon, le mont Veyrier, la plaine Annecy-Seynod-Albanais. Du haut du Parmelan, on embrasse la chaine du Mont-Blanc.

Pour éviter les confusions postales avec Naves Savoie, et pour marquer l’attachement à son terroir le conseil municipal décide, en 1932, d’ajouter à sa dénomination le nom du Parmelan, sommet qui le domine, mais dont le point culminant se trouve sur la commune voisine de Villaz.

Les habitants s’appellent les naverains et naveraines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En France, 7 communes portent le nom de Naves, l’étymologie de Naves peut signifier plateau habité ou plus généralement vallée, petite dépression.

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de tombes de l’époque Burgonde fait remonter le peuplement du village aux tout premiers siècles de notre ère. À l’époque, il est construit à l’écart de la voie romaine qui relie Dingy St Clair à Villaz, siège d’une Villa romaine, sans doute à l’origine d’un des châteaux du village. Sur Dingy, la voie romaine a été taillée à même le rocher du défilé rocheux du Fier, on y situe également l’emplacement d’un camp romain.

Au Moyen Âge, il dépendait féodalement des sires de Menthon. Vers 1350, un accord entre Thomas de Menthon et le Comte de Genève fut nécessaire pour définir les limites entre Naves et Villaz.

En 1860, lors du rattachement de la Savoie à la France, le village est particulièrement à l’abandon. Le nouveau Conseil Municipal, sous la direction du premier maire Nicolas Verjus, précédent syndic de l’administration sarde, sollicite la générosité des subventions de l’empereur Napoléon III, pour reconstruire le pont sur le Fier, qui menace ruine, l’église trop petite et qui branle quand sonnent les cloches qui y sont suspendues et une mairie, vu que le Conseil se réunit dans l’école des garçons et que la sauvegarde des archives municipales n’est pas assurée.

Comme partout en France, pendant la guerre de 1914-1918, la mobilisation et les réquisitions de toutes sortes, viande, matériel, affecte lourdement le village. Malheureusement, 11 de ses jeunes hommes ne reviendront pas : Jean-Marie Verjus, Marcel Verjus, Auguste Faure, Auguste Davier, François Panisset, Jean-Marie Sandre, Alphonse Jourdan, Émile Panisset et Henri Castex. Le monument aux morts est érigé au centre du village, à leur mémoire.

Pendant la guerre 1939-1945, un groupe de FTP se constitue, qui rejoindra la compagnie « Le Chamois » de Thorens. Une section de républicains espagnols s’installe au chalet du Clu, dans l’attente d’un parachutage sur le Parmelan. En mars 1944, conséquence du bouclage du Plateau des Glières, le village est occupé par un détachement allemand qui réussit à prendre en embuscade, à ce même chalet du Clu, un groupe de résistants cherchant à rejoindre Annecy, dans lequel se trouve le capitaine Anjot, qui avait pris le commandement de Glières, après la mort de son premier chef, le lieutenant Tom Morel. Derrière son curé, le village, sous le nez des allemands, donnera une sépulture descente aux six soldats dans le cimetière communal. Ils seront ensuite transférés à la nécropole nationale de Morette (Thones). Un seul réchappera de l'embuscade, Angel Gomez, qui comme la plupart des rescapés de Glières participera ensuite au parachutage du 1er août et à la libération d'Annecy et de la Haute-Savoie, le 19 août 1944.

Une stèle honore la mémoire du capitaine Maurice Anjot, du lieutenant Lambert Dancet, du sergent Louis Vitipon, tous trois du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins, et de trois républicains espagnols, Florian Andujar, Manuel Corps, Antonio Perez. Chaque année, le 4e samedi du mois de mars une chaleureuse cérémonie commémore leur sacrifice. Une fois les Allemands partis, c’est un détachement de la Milice qui fera passer un terrible Vendredi Saint (7 avril 1944), plusieurs hommes seront arrêtés pour être tabassés et interrogés. Envoyé à Mt Luc, Pierre Sadaoui ne sera libéré qu’à la libération de Lyon. Camille Tournier, de Villaz, et M.Bloch, un juif réfugié à Naves, partiront en déportation, ils n’en reviendront pas[1]

En 1945, Pierre Raimondo, engagé dans l’armée de libération sera tué à Kingersheim (68).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1860 ... Nicolas VERJUS républicain ...
1875 ... Nicolas PANISSET ... ...
1876 ... François VELLUZ ... ...
1876 ... Nicolas VERJUS ... ...
1895 ... Nicolas BALLANSAT ... ...
1919 ... Eugène PANISSET ... ...
1935 ... Joseph EMINET ... ...
1944 ... Jean-Marie PANISSET ... ...
1947 ... Louis PAULME ... agriculteur
1983 ... Pierre PANISSET ... professeur
1992 ... Gérard EMINET ... facteur
1995 ... Denis FRERET ... chef d'entreprise
mars 2001 Oct 2011 André REZVOY ... informaticien
Oct 2011 en cours Luc EMIN ... - Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 937 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
281 251 299 306 416 495 430 430 461
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
476 486 442 402 369 334 331 320 315
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
265 253 244 255 257 294 268 270 359
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
520 719 862 868 937 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maurice Anjot, capitaine du 27e BCA, commandant le bataillon des Glières après la mort du lieutenant Tom Morel. Il tiendra tête à l'encerclement du Plateau des Glières par l'armée allemande et la Milice française. Il ordonnera le décrochage qui permettra de sauver de nombreux maquisards, et la reprise de la lutte jusqu'à la libération d'Annecy et département le 19 août 1944.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pour en savoir plus voir les livres de Michel Germain et Claude Antoine.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. [PDF] Paroisse de Pringy : Paroisse Saint-Marc du Parmelan, « Communautés constituant la paroisse », sur www.diocese-annecy.fr,‎ juin 2012 (consulté en juillet 2014).