La Tournette

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Tournette
Vue aérienne de la face ouest de la Tournette au printemps
Vue aérienne de la face ouest de la Tournette au printemps
Géographie
Altitude 2 351 m
Massif Massif des Bornes
Coordonnées 45° 49′ 38″ N 6° 17′ 10″ E / 45.82722, 6.2861 ()45° 49′ 38″ Nord 6° 17′ 10″ Est / 45.82722, 6.2861 ()  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ascension
Voie la plus facile depuis Montmin

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Tournette

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tournette

La Tournette, 2 351 m, est un sommet du massif des Bornes. Le chaînon de la Tournette (que flanque, du côté ouest, celui, beaucoup plus modeste, de la Forclaz) sépare le lac d'Annecy de la dépression de Thônes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Randonnée[modifier | modifier le code]

Face est, issant d'une mer de nuages...
Vue de la face est de la Tournette en hiver

La Tournette est la montagne dominante du secteur du lac d'Annecy. L'été, les alpages des chalets d'Aulp sont très appréciés pour leur fraîcheur et leur point de vue sur le lac d'Annecy.

Les randonneurs viennent en été faire l'ascension du massif de la Tournette, accessible depuis la vallée de Montmin (1 000 m environ), à travers un relief très calcaire (nombreux blocs, trous et lapiaz) jusqu'à aller buter sur le contrefort de la pointe de la Bajulaz (2 340 m). Les nuages d'altitude coiffent alors le sommet de la Tournette, le Fauteuil, qui offre au travers des nuages une vue sur le lac d'Annecy à l'ouest. Les randonneurs peuvent alors terminer leur boucle tranquillement et redescendre par le Col de l'Aulp (et son chalet).

En hiver, des randonnées en raquettes peuvent être entreprises à partir du hameau du Villard. Une large piste grimpe en pente régulière le long du vallon jusqu'au chalet de Corbignon (1 142 m), puis par les Prés Ronds et les Près Vérel, jusqu'au chalet de l'Aup (1 424 m). La piste est sinueuse, bien balisée et n'offre aucune difficulté, cependant en cas de fortes chutes de neige récente, les pentes de la face ouest peuvent devenir dangereuses à cause des avalanches.

Spéléologie[modifier | modifier le code]

La montagne a commencé à être explorée dans les années 1960 par le Club de spéléologie d'Annecy. Depuis 2009 une équipe de spéléologues de Saint-Étienne ont entrepris l'exploration complète du massif. Près de 90 entrées ont été répertoriées pour une centaine de réseaux dont le plus grand exploré fait 12 kilomètres. Beaucoup d'autres sont encore à découvrir et quelques découvertes intéressantes ont été répertoriées, curiosités et beautés géologiques, cheminement des eaux, vestiges archéologiques, faune étrange.

Citations[modifier | modifier le code]

Eugène Sue vécut ses dernières années à Annecy-le-Vieux, de 1851, après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, jusqu'à sa mort en 1857. Voici comme il décrit La Tournette de façon romantique, bien que lourde, mais préfigurant les descriptions de paysages que développa plus tard Jules Verne :

« Cette montagne s'élevait à l'horizon au-dessus d'un entassement de grands monts escarpés, couverts de verdure, ainsi qu'elle en était elle-même couverte jusqu'aux deux tiers de sa hauteur, cinq mille pieds environ; mais, au-delà, toute végétation cessait, ce n'était plus que des masses volcaniques grises, arides, découpant leurs arêtes vives, leurs pitons aigus, leurs crêtes tranchantes et contournées, sur l'azur du ciel, alors d'une sérénité parfaite, la Tournette à son sommet formait une espèce de plateau de roches demi-circulaire, au-dessus duquel était comme implanté un bloc énorme et isolé qui, en raison de son incommensurable altitude, semblait voilé par une brume légère, quoique l'atmosphère fût d'une extrême limpidité... »

— Eugène Sue, La Marquise Cornélia Alti[1]

Face ouest du massif de la Tournette vue depuis la rive gauche du lac, au crépuscule en été.

Un autre voyageur célèbre s'est rendu à Talloires, Gaston Deschamps, dans les années 1890 :

« J'ai vu un paysage merveilleux, tout baigné de lumière bleue et de clartés dormantes. La Roche-Murraz, la Tournette semblaient aériennes, irréelles, perdues dans une brume d'argent qui grandissaient les formes en estompant les contours. Une planète d'or scintillait au-dessus des crêtes dentellées de Lanfon. »

— Gaston Deschamps, Le Chemin fleuri[2]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène Sue, La Marquise Cornélia Alti, 1852 ; l'héroïne du roman y trouve la mort en se jetant du haut de son rocher.
  2. Gaston Deschamps, Le Chemin fleuri, 1896