Landerneau

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Landerneau
Maisons à façade d'ardoise sur le pont de Rohan.
Maisons à façade d'ardoise sur le pont de Rohan.
Blason de Landerneau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Landerneau (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landerneau-Daoulas
Maire
Mandat
Patrick Leclerc
2014-2020
Code postal 29800
Code commune 29103
Démographie
Gentilé Landernéens
Population
municipale
15 148 hab. (2011)
Densité 1 148 hab./km2
Population
aire urbaine
44 395 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 06″ N 4° 14′ 53″ O / 48.451667, -4.24805648° 27′ 06″ Nord 4° 14′ 53″ Ouest / 48.451667, -4.248056  
Altitude 21 m (min. : 1 m) (max. : 175 m)
Superficie 13,19 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-landerneau.fr

Landerneau [lɑ̃dɛʁno] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants, les Landernéens et les Landernéennes, étaient au nombre de 15 148 au recensement de 2011.

C'est le berceau d'entreprises comme le premier centre E.Leclerc et Triskalia (née de la fusion de Eolys, Coopagri Bretagne et Cam 56).

Géographie[modifier | modifier le code]

Sa situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Landerneau
Saint-Divy, Saint-Thonan Ploudaniel, Plouédern Plouédern
La Forest Landerneau, Élorn, Rade de Brest Landerneau La Roche-Maurice
Dirinon Pencran, Monts d'Arrée Pencran

L'ingénieur Besnard décrit ainsi la ville en 1782 :

« C'est une assez jolie petite ville à 8 lieues à l'ouest de Morlaix et 4 lieues à l'est de Brest. Elle est assise dans un vallon sur les bords de l'Élorn qui reçoit à chaque marée les eaux de la mer et forme un port assez considérable et très commode, surtout en mer haute[1]. »

Son rôle de carrefour routier faillit en faire, malgré sa situation relativement excentrée dans la partie nord du département, le chef-lieu du Finistère, même si Quimper lui fut finalement préféré. La ville est aussi située un peu au nord du parc naturel régional d'Armorique.

Son site et le pont de Rohan[modifier | modifier le code]

Sablier remontant l'Élorn jusqu'au port de Landerneau (2006).
Le « Pont de Rohan »

Landerneau est une ville du Léon, ville de fond de ria, située là où se terminait traditionnellement la navigation maritime remontant l'estuaire de l'Élorn – dit aussi Rivière de Landerneau, ce qui permit l'essor du port, désormais inadapté à la navigation maritime moderne ; c'est aussi une ville-pont, située à l'emplacement du dernier pont[2], le pont de Rohan, permettant le franchissement du fleuve côtier et de passer de Léon en Cornouaille ou vice-versa. Ce lieu de passage obligé pour la circulation terrestre a provoqué le développement commercial de la ville, y compris sur le pont lui-même, pont habité de maisons sur pilotis, aux commerces nombreux traditionnellement et resté à péage au bénéfice des Rohan, princes de Léon qui l'avaient fait construire, jusqu'en 1766. On construisit aussi sur le pont même, ou à proximité, une chapelle, un moulin, une pêcherie et même une prison dont les prisonniers s'échappaient parfois en plongeant dans la rivière. Jusqu'en 1930 (date de la mise en service du pont Albert-Louppe), ce fut le principal lieu de passage entre les évêchés de Léon et de Cornouaille.

Les expressions et légendes consacrées à Landerneau[modifier | modifier le code]

« Du bruit dans Landerneau »[modifier | modifier le code]

L'expression proverbiale « Cela va faire du bruit dans Landerneau » renverrait au tintamarre qui y était donné sous les fenêtres d'une veuve trop vite remariée. Elle est utilisée quand un événement provoque un grand émoi dans un milieu clos, et par extension on appelle « Landerneau » un milieu considéré comme un club fermé de haut niveau (le « Landerneau culturel », le « Landerneau économique »).

Une origine souvent rapportée de cette expression se situe le dimanche 27 novembre 1796, lorsque le Théâtre français donne la première de la pièce du Rennais Alexandre Duval, les Héritiers : le personnage nommé Alain déclame, scène I, « Sa mort a fait du bruit dans Landerneau », faisant référence à un officier de marine donné pour mort et qui revient dans sa ville natale de Landerneau, au grand dam de ses héritiers[3].

« (…) Sa mort a fait du bruit dans Landerneau. (…) Je sais que dans notre petite ville de Landerneau, en voilà au moins pour huit jours de conversations. Toutes nos commères vont arranger cela à leur manière. (…) La ville n'est point belle ; eh bien ! Vous me croirez si vous voulez, les habitants sont pires que la ville. Ils sont laids, médisants, bavards[4]. »

Selon une autre version, l'expression proviendrait du bagne de Brest, duquel était tiré un coup de canon à l'occasion d'une évasion, le bruit étant entendu jusqu'à Landerneau. À chaque évasion, on pouvait alors dire : « cela va faire du bruit dans Landerneau »[5].

Jacques Cambry, dans son Voyage dans le Finistère daté de 1792, écrit à propos de Landerneau que « l'usage des charivaris y a longtemps subsisté ». Le dernier jour de décembre, le cortège l’Eguinané formé d'enfants, de notables, d'une foule bigarrée et bruyante, encadrée par les forces de l'ordre, sillonne la ville à grand renfort de cris. Il est mené par des chevaux porteurs de mannequins destinés à recevoir les offrandes. La quête hivernale, menée dans les villes comme Landerneau, Lesneven ou Saint-Pol-de-Léon, recueille des dons destinés aux pauvres de l'hôpital[3].

Cette expression a parfois desservi Landerneau, présentée (à tort) comme une ville ridicule : « Landerneau, la ville de célébrité comique qu'on oppose à Paris, la ville universelle, comme un exemple de stupidité provinciale », a par exemple écrit Onésime Reclus[6].

La « lune de Landerneau »[modifier | modifier le code]

« On peut supposer que cette « lune » a contribué au renom comique de Landerneau, surtout si on se rapporte à l'anecdote de ce gentilhomme breton en visite à la Cour de Versailles. Tout le laissait froid ; aucune merveille ne pouvait lui faire oublier son pays natal. Quelques-unes des personnes qui l'accompagnaient dans le parc, un soir, à bout d'énumérations, s'amusèrent d'admirer devant lui l'éclat de la lune. « Oh ! murmura dédaigneusement le Breton, celle de Landerneau est bien plus grande ! » On ignorait qu'il voulait parler de l'astre de son clocher (celui de l'église Saint-Houardon portait autrefois un disque de métal connu dans toute la province et même au-delà sous l'appellation La lune de Landerneau), et l'on fit des gorges chaudes de sa réponse, qui eut bientôt sa place dans les fastes du ridicule[7]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Située à l'embouchure du fleuve côtier de l'Élorn qui sépare le pays de Léon de la Cornouaille, la ville fut fondée près de l'ermitage (lann) de saint Arnoc, dit aussi Ternoc, évêque cité dans un calendrier breton du IXe siècle, d'où le nom Lan-Terneo qui évoluera en Landerne, francisé en Landerneau. Une confusion est possible avec saint Thénénan, qui aurait été le premier saint patron de Landerneau ; saint Arnoc est parfois confondu avec saint Ténénan et certains historiens pensent qu'il s'agit en fait du même saint[8]

« Arnec était fils de saint Judicaël et de la reine Morone sa femme. Il embrassa la vie religieuse sous saint Judoce, son oncle, avec lequel il vécut quelque temps sur les bords de la Canche, dans le Ponthieu. À la mort de ce saint parent, il revint dans le Léon, y bâtit sur les bords de l'Élorn une cellule et une chapelle devenue célèbre sous le nom de Land-Ernoc, nom qu'a conservé la ville actuelle de Landerneau. Plus tard saint Arnec devint évêque dans le canton d'Illy. Son évêché ne renfermait que vingt ménages. Pendant son épiscopat, il fit construire deux églises dans la paroisse de Ploudaniel et les dédia aux deux meilleurs amis qu'avait eu le roi son père, l'une à saint Méen, l'autre à saint Éloi[9]. Près de lui vivait un saint ermite nommé Guénion, Guinien ou Vinien, qui était frère de saint Judicaël et à qui saint Arnec céda son évêché. Saint Guinien est patron de Pleudaniel[10]. L'ancien petit royaume d'Illy était dans la paroisse de Trégarantec, dans la section Lysien, et contenait dix-sept villages. Saint Arnec est le patron de Trégarantec[11]. »

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de Landerneau abritait sans doute une agglomération dès la période romaine. Les inventaires archéologiques du XIXe siècle signalent de nombreux vestiges entre la ville et les environs de Traon-Elorn. Au haut Moyen Âge, de petites cellules monastiques, des « lan », sont établies dans la vallée. La toponymie permet d'en repérer une à Saint-Ernel (Ernel est une évolution de Ternoc-Terneo, le nom du saint éponyme de la ville) et à Lanrinou (le lan de Rinou). Les églises de Beuzit-Conogan et de Saint-Houardon, citées dans un acte du milieu du XIe siècle, ont peut-être aussi pour origine un établissement du même type.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom de Landerneau apparaît en 1206, soit à une période où l'agglomération est en plein développement[12]. L'établissement est alors la principale ville de la seigneurie du Léon, un fief né du démembrement de la vicomté du même nom. Il compte deux sanctuaires : l'église Saint-Houardon, déjà mentionnée, et Saint-Thomas[13], un prieuré de l'abbaye de Daoulas installé avant 1218. En 1336, un hôpital, dédié à saint Julien, est bâti près du pont[14].

Après la mort d'Hervé VIII de Léon en 1363, la ville entre dans le domaine des vicomtes de Rohan, une famille qui ne fera que renforcer son influence[15]. À la fin du Moyen Âge, Landerneau est une agglomération active qui abrite une bourgeoisie enrichie grâce au développement du commerce maritime.

Landerneau comprenait quatre paroisses : Saint-Houardon, Saint-Julien et Beuzit-Conogan, faisant partie de l'archidiaconé d'Ac'h et relevant de l'évêché de Léon et, sur la rive gauche, Saint-Thomas relevant de l'évêché de Cornouaille.

L'historien Jean Kerhervé résume ainsi l'histoire de Landerneau au Moyen Âge :

« L’histoire médiévale de Landerneau souffre d’une pénurie de sources qui tient à la disparition, pendant la Révolution française, d’une majeure partie des archives de la seigneurie de Léon. Des origines au XIIIe siècle, on peut seulement entrevoir la naissance, sur le premier gué de l’Élorn (portus), autour d’un point fortifié et de deux bourgs monastiques, d’une agglomération qui profite de l’installation d’une famille seigneuriale, celle des Hervé de Léon (vers 1180). Un pont et un hôpital sont attestés en 1336. Chef-lieu de seigneurie et port d’armement et de commerce, la ville tire parti des productions agricoles de son arrière-pays et noue des relations avec le monde atlantique. Son développement urbain demeure limité et sa population modeste. Elle n’attire que tardivement un couvent d'un ordre mendiant (des moines franciscains s'installent en 1488). Mais sa réussite se traduit par l’émergence dans les sources d’une élite de citadins aisés (artisans, marchands, armateurs et maîtres de navires, membres de l’administration seigneuriale). Vers 1500, le paysage urbain se dessine un peu mieux, avec le pont de pierre habité, un réseau de rues en formation, de puissants moulins, un hôpital, des églises (Saint-Thomas, Saint-Houardon, Saint-Julien), des halles, des hôtels bourgeois et un quai de pierre où accostent les navires marchands en provenance de tous les horizons atlantiques, du Portugal au îles Britanniques et à la Flandre[16]. »

Louis Le Guennec évoque en ces termes le moulin-prison du pont de Rohan, disparu peu avant 1929 :

« Qui ne connaît au moins par l'image l'imposant moulin-prison édifié en 1510 sur le pont de Landerneau par Jean, vicomte de Rohan, comte de Porhoët ? Moulin fameux qui, selon le proverbe breton, n'était situé ni en Léon, ni en Cornouaille (parce que entre les deux), que remplace aujourd'hui une maison vulgaire et dont les amis du passé pleurent encore la large porte sertie d'une riche arcature feuillagée, les chevronnières hérissées de boutons végétaux, les fenêtres à croisillon, les robustes éperons d'angle, la tourelle enfin qui complétait l'aspect quasi-féodal de ce vénérable logis[17]. »

En 1543, Ambroise Paré, qui accompagne René Ier de Rohan venu défendre la province, trouve « la population en armes, le tocsin sonnant de toutes parts » en raison de la menace d'un débarquement anglais finalement écarté. Il en profite pour décrire le jeu de la lutte bretonne alors déjà pratiquée[18].

Les XVIe siècle et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La prospérité linière[modifier | modifier le code]

La ville connaît une période de forte prospérité aux XVIe et XVIIe siècles grâce au commerce du lin. En effet, on produisait dans la région quantité de toiles fines de lin, appelées « crées »[19]. Landerneau était donc, après Morlaix, le deuxième port d'exportation des crées du Léon entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. À partir de 1736, c'est ainsi que Morlaix, l'un des lieux d'implantation d'un « bureau des toiles » qui contrôle la qualité et la longueur des crées[20].

Mais le commerce landernéen ne se limite pas aux crées : l'exportation des cuirs[21], des papiers (jusqu'à la perte du privilège d'exportation en 1771)[22], des bestiaux et des chevaux[23]. À l'importation, les bois, les vins et le fer venu d'Espagne et de Suède constituaient les principaux trafics entrant dans le port.

Landerneau servait aussi de port d'entrepôt pour les besoins du port de Brest pour le bois et les genêts nécessaires à l'alimentation en combustible de la quarantaine de fours du port de Brest et que des gabares venaient chercher. De même les vivres de la marine y entreposaient des grains, du vin (conservé dans onze à douze cents barriques), les fèves, les pois, les salaisons, etc.

L'importance du commerce landernéen a provoqué l'émergence de grandes familles de négociants comme celles des Duthoya, des Mazurier, des Drezen ou encore Marguerite Mével, bourgeois allogènes et francophones distincts des paysans-marchands de toile, les juloded, des zones rurales avoisinantes.

Article détaillé : Julod.

Les autres faits des XVIe siècle et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Landerneau est concernée par la Révolte du papier timbré en 1675[24], dite aussi "Révolte des bonnets rouges".

Landerneau, capitale administrative traditionnelle[modifier | modifier le code]

La « maison de la sénéchaussée » en pierre de Logonna, édifiée en 1664. Au rez-de-chaussée est installée la Maison du Tourisme.

La seigneurie de Léon s'étendait sur 42 paroisses et trèves ; à la veille de la Révolution française, elle avait encore conservé ses droits de port et havre et le droit de ménage sur toutes les marchandises vendues sur les marchés.

La sénéchaussée seigneuriale de Landerneau subsistait encore à la veille de la Révolution : à sa tête, le sénéchal était l'une des personnalités les plus importantes et les plus riches de la ville. L'existence de cette juridiction explique la présence d'avocats, de procureurs, de greffiers, sergents et huissiers. Toutefois en appel, c'est la juridiction royale de Lesneven qui était compétente.

Landerneau était aussi sous l'Ancien Régime le siège d'une subdélégation couvrant 35 paroisses avoisinantes ; le subdélégué le plus connu fut Kervéguen Le Coat, accablé de dettes mais propriétaire d'une très belle bibliothèque.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'aménagement du port de Landerneau au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le quai de Cornouaille (rive gauche) est achevé en 1745 et rehaussé en 1774 car il était inondé à chaque marée ; le quai de Léon (rive droite) est achevé en 1762 et l'on y ajoute une cale de carénage et de construction navale en 1785. Mais accéder au port par voie maritime reste difficile. Le cahier de doléances de Landerneau se plaint « que le redressement et le curage de la rivière et de l'entrée du port qui s'encombrent journellement par des vases » sont une nécessité.

Jacques Cambry décrit ainsi le port vers 1794 :

« Le port de Landerneau est à l'embouchure de l'Élorn dans la rade de Brest ; c'est un des plus importans du Finistère ; il est protégé par les fortifications et les mouvemens du port de Brest. (…) Il servirait aussi très utilement d'entrepôt à celui de Brest. Mais pour jouir de tous ces avantages, il faudrait dégager le chenal des vases qui l'obstruent dans une longueur d'environ quinze cents toises, ce chenal est dans cette longueur très sinueux, et les angles saillants de ces sinuosités forment des noyaux d'atterissemens pour tous les corps étrangers que le flux délaie et apporte à toutes les marées ; l'entre du port est d'ailleurs d'une obliquité sensible.Il faudrait pour détruire ces inconveniens redresser le lit de la rivière en forment sur la rive droite un quai de halage pour faciliter la remonte des bateaux, lorsque les vents sont contraires[25] »

La ville de Landerneau au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Landerneau est un carrefour, d'où la mixité des populations, des costumes, des métiers (…) On y parle français et breton, on s'habille en costume traditionnel et à la française (…). Le cœur de la ville gravite autour du pont et du port trois domaines religieux (Ursulines, Capucins, Récollets) s'étendent alentour et très vite on arrive dans les campagnes aux activités diverses. Les riches négociants bâtissent des maisons imposantes en pierre de Logonna ou en kersanton pour les linteaux de porte et fenêtres[26].

La ville de Landerneau est ainsi décrite en 1792 :

« On lui donne 4 000 habitants. Elle a trois paroisses : Saint-Houardon, Saint-Thomas, Saint-Julien, un couvent de Capucins, un de Récollets. Ces derniers sont à 8 ou 900 toises au-dessous de la ville. Sur la rive gauche de l'Élorn, on y voit encore une grande maison appartenant aux Ursulines louée au Roi dans la dernière guerre[27] pour y servir d'hôpital et dans la suite de casernes des troupes de marine. La ville a une juridiction seigneuriale appartenant au duc de Rohan Prince de Léon de laquelle principalement elle est le chef-lieu. Son commerce autrefois assez brillant est aujourd'hui presque ruiné, deux ou trois négociants le soutiennent seuls. Il ne se fait plus que par commission pour l'Espagne et le Portugal. Les importations et les exportations sont absolument les mêmes qu'à Morlaix[28]. »

Une étude sur les Rôles de capitation aux archives de Landerneau est disponible sur un site Internet[29]

La Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1791, la paroisse de Beuzit-Conogan fut supprimée et partagée entre Landerneau (la plus grande partie) et Saint-Thonan.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795[30].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue de Landerneau en 1858 (dessin de E. Moullin).

La "Société linière"[modifier | modifier le code]

« Une manufacture[31] comprenant 120 métiers à tisser est fondée en 1820 ; on y tisse le lin, le coton, les siamoises de couleur, le linge de table (…). Cette manufacture occupe 400 ouvriers, tisserands, dévideuses, teinturiers, etc. (…) Environ 200 000 aunes de toiles de toutes espèces s'y fabriquent annuellement et se consomment savoir : la moitié par l'intérieur, le quart pour la Marine Royale, le quart pour les colonies »[32].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les querelles liées à la laïcité[modifier | modifier le code]

Le journal La Croix du 9 juin 1903 écrit :

« Des commissaires de police, envoyés par le gouvernement[33], viennent de se rendre dans ceux des établissements enseignants du Finistère dirigés par les anciens Frères de Ploërmel, qui devaient se fermer le 31 mai dernier, pour voir si la fermeture avait eu lieu réellement. (...) À Landerneau (...), les commissaires ont trouvé les Frères revêtus d'habits laïques, continuant à faire l'école, se déclarant sécularisés et libres, par conséquent, d'enseigner[34]. »

Le mystère de la Grande-Palud[modifier | modifier le code]

Louis Cadiou, ancien avoué alors âgé de 48 ans, directeur de l’usine de coton à poudre de la Grande-Palud qu’il avait acheté en 1909 à un industriel allemand, Teinming, disparut probablement le 30 décembre 1913 ou l’un des jours suivants (car la date de sa disparition resta incertaine) et son cadavre trouvé un mois plus tard dans un bois près de son usine. Il était soupçonné de fraude et faisait l’objet d’une enquête au moment de sa disparition. Alors que l’enquête piétine, l’ingénieur Louis Pierre est finalement inculpé (Louis Cadiou aurait été tué par un couteau lui appartenant) et son procès s’ouvre le 29 juillet 1914 devant la Cour d’assises du Finistère, mais est reporté en raison de la déclaration de la Première Guerre mondiale. Le procès s’ouvre à nouveau le 23 octobre 1919, et Louis Pierre est finalement acquitté le 31 octobre 1919. Le mystère de cet assassinat demeure[35].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

233 soldats landernéens sont morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Un soldat de la commune, Yves Marie Garoff, est aussi mort au Maroc lors de la bataille d'Ehlri le 13 novembre 1914[36].

Par ailleurs 58 soldats sont inhumés dans le carré militaire du cimetière de Landerneau ; la plupart sont décédés alors qu'ils étaient hospitalisés à Landerneau des suites de leurs blessures ou de maladies contractées en service commandé et sont originaires de toute la France et, pour certains, de son empire colonial[37].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un groupe de résistants FTP se constitue au cours de l'année 1942 à Landerneau autour de Jean Sizorn, Henri Lambert, Marcel Peucat, Marcel Briand, l'abbé Palpatz[38], etc., prenant par la suite le nom de « groupe Lambert », et commence, en liaison avec les résistants FTP brestois dirigés par Mathieu Donnart (alias colonel Poussin) à commettre des sabotages, provoquant notamment un déraillement le 5 décembre 1943 sur la ligne de Quimper à Landerneau, puis quatre autres déraillements par la suite. Le 19 avril 1944 à Landerneau, trois membres du réseau, André Millour, Alain Daniel et Henri Bourhis, âgés de 21 à 24 ans, le premier peintre, les deux autres boulangers, accusés de sabotage de voies ferrées, sont exécutés par les Allemands[39]. Parmi les autres membres du réseau, François Pengam[40] fut aussi fusillé le 27 mai 1944 à la prison de Pontaniou à Brest ; Marcel Boucher, Guy Raoul et André Garrec furent abattus par les Allemands le 5 février 1944 après avoir tué un colonel allemand et son ordonnance près de Trédudon-le-Moine ; la femme de Jean Sizorn et leur fille furent déportées au camp de concentration de Ravensbrück où elles moururent[41].

D'autres résistants landernéens ont été déportés, notamment Fernand Yvinec[42], membre du réseau de résistance Alliance, déporté au camp de concentration de Natzwiller-Struthof où il fut exécuté le 20 mai 1944[43], Joseph Le Roux[44], déporté au camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen et décédé le 15 mai 1945 à Bergen-Belsen[45], Georges Le Saout[46], membre du groupe de résistance Libé-Nord, arrêté en juillet 1943 par les Allemands, déporté et mort dans un camp de concentration[47].

Joseph Louis Galliou, né le 2 septembre 1920 à Plounéventer, parachutiste au 2e régiment de chasseurs parachutistes, fut fusillé par les Allemands à Trédion (Morbihan) au lieu-dit Kerlanvaux le 15 juillet 1944 en même temps que six autres parachutistes et un paysan[48].

81 Landernéens sont morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[36].

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

10 Landernéens sont morts pour la France pendant la guerre d'Indochine et 8 pendant la guerre d'Algérie[36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Landerneau
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Patrick Leclerc Divers droite  
1989 2008 Jean-Pierre Thomin PS  
1983 1989 Paul Jarry    
1977 1983 Ferdinand Grall    
1965 1977 Théo Le Borgne    
1953 1965 Jean-Louis Rolland SFIO  
1947 1953      
1944 1947 Jean-Louis Rolland SFIO  
1942 1944 François Le Rest    
1929 1942 Jean-Louis Rolland SFIO  
1919 1929      
1911 1919 Gaston de L'Hôpital    

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Blason de Landerneau.
D'azur au trois-mâts-carré d'or équipé de même, ayant au pavillon du mât d'artimon les armes de Rohan, qui sont de gueules à neuf mâcles d'or, posées 3, 3, et 3; au pavillon du grand mât les armes de Bretagne, qui sont d'hermine; et au pavillon du mât de misaine, les armes de Léon, qui sont d'or au lion morné de sable.
(officiel) ; origine : Brevet d'Hozier (1696)
Concepteur : dessin par Bernard Le Brun.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2010, Landerneau compte 15 272 habitants (soit une augmentation de 7 % par rapport à 1999). La commune occupe le 617e rang au niveau national, alors qu'elle était au 628e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Landerneau depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2010 avec 15 272 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 012 3 669 3 896 4 317 4 933 4 963 4 906 4 934 5 113
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 518 6 959 7 853 7 717 8 195 9 078 8 927 8 497 8 038
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 080 7 737 8 252 7 735 7 424 8 004 8 855 10 975 10 950
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 834 12 781 14 541 14 482 14 269 14 281 14 927 15 148 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2004[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (24,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 21,6 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 52,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 18 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 19,2 %, plus de 60 ans = 26,7 %).
Pyramide des âges à Landerneau en 2007 en pourcentage[51]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
12,4 
10,9 
60 à 74 ans
13,0 
20,5 
45 à 59 ans
19,2 
21,6 
30 à 44 ans
19,4 
20,8 
15 à 29 ans
18,0 
20,0 
0 à 14 ans
16,7 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[52]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la Coopagri, englobée désormais dans Triskalia, et le berceau des hypermarchés E.Leclerc, dont le fondateur Edouard Leclerc est surnommé « l'épicier de Landerneau ».

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Quinze monuments de la ville sont classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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Les monuments classés :

  • L'ancien couvent des Capucins, rue des Capucins et rue de la Fontaine-Blanche[53]
  • Une maison, située quai de Cornouaille[54]
  • Une maison (dite des treize lunes), située 4 place Saint-Thomas[55]
  • L'église de Saint-Houardon, évêque de Léon[56]

Les monuments inscrits à l'inventaire supplémentaire :

  • Deux maisons du XVIIe siècle, situées 3 et 22 rue du Commerce[57],[58] dont la maison Duthoya qui date de 1667 et possède sur sa façade une tourelle.
  • Deux maisons situées 8 et 9 place du Marché (dont la maison de la Duchesse Anne ou hôtel de Rohan)[59],[60]
  • Une maison, située 11 rue du Pont-sur-L'Elorn[61]
  • Une maison (dite de Notre-Dame-de-Rumengol), située 3 rue Saint-Thomas[62]
  • Une maison située place Toul-Coq[63]
  • Le château de Chef-du-Bois[64]
  • L'ancien ossuaire de Saint-Thomas, chapelle funéraire du XVIIe siècle[65]
  • L'église de Saint-Thomas Becket de Canterbury[66]
  • L'église de Beuzit-Conogan[67]
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Autres monuments :

  • Manoir de Kéranden
  • Chapelles de l'hospice
  • Oratoire de la Fontaine-Blanche
  • Le pont de Rohan (XVIe siècle), un des derniers ponts habités d'Europe. Seul pont à subir l'influence de la marée.
  • Le lycée de l'Élorn.

Le bâtiment le plus remarquable est un ancien couvent d'Ursulines (1701-1792). Ce grand bâtiment en forme de U avec une chapelle accolée sert de lieu d'éducation pour les jeunes filles nobles et bourgeoises des environs. Il sert aussi d'hôpital pour les militaires malades et blessés lors des épidémies et des guerres du XVIIIe siècle. Ils y sont envoyés pour soulager les hôpitaux brestois. Les Ursulines sont expulsées pendant la révolution (1792) et les bâtiments sont transformés en prisons, hôpitaux, dépôts, ateliers et même lorsque Landerneau devient chef-lieu du département siège de l'Administration du Finistère. Elle devient surtout, jusqu'en 1946, une caserne tour à tour occupée par la Marine, les Allemands, les F.F.I. Elle est également souvent une prison ou même un bagne durant cette période.

Après la Libération, le vieux couvent redevient un lieu d'enseignement mais il reste encore des militaires et des prisonniers pendant quelques années. Un lycée (de la 6e à la terminale) est installée puis un C.E.T. et l'internat féminin. D'annexe du lycée de Brest il devient : Lycée d'État mixte avec C.E.T. annexé. Un C.E.S est créé par la suite. De nombreux bâtiments sont érigés ou rénovés (internat, cuisine, salles de cours, bureaux administratifs) entre 1956 et 1966 autour du cloître. L'ensemble devient « lycée de l'Élorn » en 1985.

En 2006, l'ancien cloître et l'ancienne chapelle sont rénovés pour accueillir le centre de documentation, l'administration pédagogique et l'intendance.

Landerneau est membre de l'Union des Villes d'Art et d'Histoire de Bretagne, elle est ville historique et bénéficie à ce titre du parrainage des Villes d'Art et d'Histoire.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Landerneau abrite les sièges sociaux des Diwan, de l'organisme de formation continue en langue bretonne Stumdi, ainsi que la radio associative en langue bretonne Arvorig FM.

En 2004, la ville adhère à la charte Ya d’ar brezhoneg (niveau 3)[68].

La ville a reçu le label de niveau 2 de la charte Ya d'ar brezhoneg le 28 janvier 2005.

Le festival Kann Al Loar a signé en avril 2009 la Charte Ya d'ar brezhoneg de niveau 1.

Le Bagad Bro Landerne est le premier bagad à recevoir le Label 1 de la Charte Ya d'ar brezhoneg.

À la rentrée 2013, 390 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans les filières bilingues publiques et catholiques (soit 15,9 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[69].

Culture[modifier | modifier le code]

Kelc'h Keltieg Eskell An Elorn est le nom du cercle celtique de Landerneau au début des années 1990 dans le cadre du Festival Kann Al Loar, il prend ensuite son autonomie en 1993. Le groupe a accédé à la 1re catégorie de la confédération Kendalc'h en 2006. En 2007, il participe au Championnat de Bretagne des cercles celtiques dans le cadre du Festival de la danse bretonne et de la Saint-Loup à Guingamp et se classe à la 7e place.

Le Bagad Bro Landerne est le bagad de Landerneau, il se compose d'un groupe de 2e catégorie (champion de 4e catégorie en 1999, vice-champion de 3e en 2000, vice-champion de 2e en 2003 et 2005) et d'un bagadig (groupes école) de 5e catégorie (7e en 2008).

Le cercle celtique et le bagad se produisent régulièrement ensemble depuis 2003.

La chorale Hekleo a été créée en octobre 2012. Dirigée par Gwenn an Dreo et Maela Kloareg, elle compte aujourd'hui 41 chanteurs, répartis en quatre pupitres. Hekleo est une chorale bretonnante, qui chante en breton et dont les répétitions et la vie associative se déroulent aussi en langue bretonne. La chorale a participé, en 2011 et 2012, aux championnats de Bretagne des chorales organisés par la Fédération Kanomp Breizh, dont elle est membre. Ayant obtenu la première place en deuxième catégorie en 2012, elle participera au championnat de première catégorie, le 14 juillet 2013, au cours du festival Kann al Loar à Landerneau.

Fêtes et festivals[modifier | modifier le code]

Plusieurs fêtes et festivals se déroulent à Landerneau durant l'année :

  • Les festoù-deiz du pont habité sont depuis 1997 devenus une institution. Organisés par le pub Keltia puis par les associations Emgleo dañserien ar pont et Plijadur o tañsal, ils animent gratuitement tous les dimanches d'été l'un des derniers ponts habités d'Europe[70].
  • Le carnaval, ayant lieu durant le mois d'avril, de retour après 18 ans d'absence – depuis 2010.
  • Le principal évènement est le festival Kann Al Loar, 50 000 spectateurs en 2005, qui se déroule sur une semaine début juillet. On y retrouve des festoù-noz, des défilés, des animations, une fête maritime et divers concours de musique et de chants. Pour sa 20e édition en 2006, il propose une affiche très variée mais rencontre des conditions climatiques défavorables qui conduisent à l'annulation de plusieurs spectacles. Il est sauvé du dépôt de bilan par la mairie qui lui accorde un prêt de 50 000 €. Par cette subvention et sa programmation, le festival se retrouvera bien malgré lui au centre de la campagne municipale de 2007[71].
  • Fin août se déroule la Fête des Arts et Puces qui rassemble plusieurs milliers de personnes. Cette fête accueille aussi bien les particuliers que les professionnels de la brocante. Elle est organisée par l'Association Landerneau Rive Gauche le dernier samedi du mois d'août.
  • Le festival Polyrock, lancé au milieu des années 1990, accueille tous les ans des pointures du rock hexagonales. Il se déroule d'abord à Lesneven pendant sept éditions puis se déplace à Landerneau en 2003. En 2004, pour la 9e édition, les organisateurs tentent d'installer le festival à Morlaix. Mais le festival revient à Landerneau en 2005-2006 et en 2007 pour la 12e édition, Polyrock se déplace à Brest. Il revient à nouveau à Landerneau en 2008 (3e retour) après une seule et courte édition à Brest. Il marque le retour de Régie-Scène à Landerneau pour l'organisation de concerts à l'Espace Saint-Ernel[72].
  • Landerneau aura été durant 5 années consécutives la capitale bretonne du jeu vidéo, avec l'organisation de 2002 à 2006 de la West Arena, la « plus grande LAN de l'Ouest ». Cette manifestation exceptionnelle et insolite a rassemblé chaque année environ 350 joueurs venus de toute la France pour décrocher une place à la Coupe de France des Jeux vidéo.
  • Le Percent (fête lycéenne célébrant les 100 jours avant le bac) a lieu chaque année à Landerneau. Son origine reste assez floue. Jusqu'en 2008, ce rite de passage tendait à être canalisé et organisé par la municipalité, les associations de prévention, la Maison Pour Tous et la section locale du syndicat lycéen UNL.
  • le Noël Médiéval qui a lieu une année sur deux est organisé par l'Association Landerneau Rive Gauche.
  • Le festival de la Fête du bruit, a lieu sur 2 jours à la mi-août. Il est organisé par la société Régie-Scène.

Tableaux[modifier | modifier le code]

Johan Barthold Jongkind : La rue Saint-Thomas à Landerneau (1857, musée municipal, La Haye).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Scientifiques[modifier | modifier le code]

Hommes politiques[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Personnalités locales[modifier | modifier le code]

Vie internationale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pactes d'amitié[modifier | modifier le code]

Coopération[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ingénieur Besnard, 1782, cité par Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4].
  2. Le XXe siècle, grâce à ses moyens techniques, a permis la construction de ponts plus en aval, au débouché de l'Élorn dans la rade de Brest, le pont Albert-Louppe dans l'entre-deux-guerres et le Pont de l'Iroise récemment.
  3. a et b http://www.wiki-brest.net/index.php/L%C3%A9gendes_de_Landerneau.
  4. Alexandre Duval, Les Héritiers, ou le naufrage, pièce de théâtre jouée pour la première fois au Théâtre-Français le 27 novembre 1786.
  5. Michel-Édouard Leclerc, Yannick Le Bourdonnec, Du bruit dans le Landerneau, Albin Michel,‎ 2004, p. 10.
  6. Onésime Reclus, À la France, 1902.
  7. Charles Monselet, Musée universel, Paris, juillet 1876, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5778656j/f363.image.r=Daoulas.langFR.
  8. Albert le Grand, Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle… et le catalogue de la plupart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches… 5e édition, 1901, revue et corrigée par Guy Autret, pages 312-313, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f351.image.r=Ploudaniel.
  9. Il s'agit de la chapelle Saint-Éloi, à l'extrémité sud du finage de Ploudaniel, aux portes de Landerneau.
  10. L'église paroissiale de Pleudaniel (Côtes-d'Armor) est actuellement dédiée à saint Pierre, mais était autrefois dit-on dédiée à saint Guinien mais c'est douteux car il s'agit probablement d'une confusion avec Ploudaniel, située dans le Finistère.
  11. Malo-Joseph de Garaby, Vie des bienheureux et des saints de Bretagne, pour tous les jours de l'année, L. Prud'homme, Saint-Brieuc, 1839, consultable http://books.google.fr/books?id=AWqB2ci3hBQC&pg=PA253&lpg=PA253&dq=saint+Guinien&source=bl&ots=2thfZ6XIMw&sig=BUmFBXNJhQsLbDS0c7iHKVl4nwc&hl=fr&sa=X&ei=2ZnFUJjRIMWChQea1YHQDg&ved=0CFcQ6AEwBg#v=onepage&q=saint%20Guinien&f=false.
  12. Jehan Bazin, "Fondation de la Ville de Landerneau au Moyen Âge", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome LXXXIX, 1963.
  13. Jehan Bazin, "La paroisse Saint-Thomas de Cantorbery à Landerneau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome XCV, 1969.
  14. Jehan Bazin, "Fondation de l’hôpital de Landerneau (1336)", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CVII, 1979.
  15. Jehan Bazin, "Landerneau, fief urbain des vicomtes de Léon et des vicomtes puis ducs de Rohan, princes de Léon", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1973.
  16. Jean Kerhervé, "Landerneau à la fin du Moyen Âge. Le développement urbain", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXXIII, 2004.
  17. Louis Le Guennec, Journal Ouest-Éclair n°10181 du 12 septembre 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579386/f4.image.r=Dirinon.langFR.
  18. http://www.wiki-brest.net/index.php/Le_jeu_de_la_lutte_en_Bretagne_en_1543.
  19. http://www.morlaix.cci.fr/fr/bandeau/equipements/port-de-plaisance-de-morlaix/deux-mots-dhistoire-du-port-de-morlaix/index.html.
  20. Règlement pour les toiles appelées crées et enveloppes qui se fabriquent dans la province de Bretagne du 7 février 1736, fait et arrêté au conseil royal des finances tenu à Versailles le septième jour du mois de février 1736, consultable dans Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, ""L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4].
  21. Les tanneries étaient nombreuses dans la région, par exemple à Landivisiau et Lampaul-Guimiliau.
  22. Par exemple à partir de la paroisse de Pleyber-Christ.
  23. Les foires de La Martyre, de Ploudiry, de Landivisiau étaient réputées pour le commerce des chevaux.
  24. Jehan Bazin, "La révolte du Papier timbré à Landerneau", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome XCIII, 1967.
  25. Jacques Cambry, Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795. Imprimerie-Librairie du Cercle Social, An VII 1799.
  26. d'après "L'or bleu ou Landerneau au XVIIIe siècle", chapitre du livre d'Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4].
  27. Il s'agit de la guerre d'indépendance américaine.
  28. Ingénieur Besnard, 1792, cité par Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4].
  29. Rôles de capitation aux archives de Landerneau, consultable http://www.wiki-brest.net/index.php/R%C3%B4les_de_capitation_aux_archives_de_Landerneau.
  30. Jean-Pierre Le Gars, "Landerneau, une ville pendant la Révolution (1789-1799)", 1990, CRBC, Brest.
  31. Il s'agit des établissements de Messieurs Radiguet et Goury.
  32. Rapport du 18 février 1825 de M. de Cadeville, maire, cité par Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005 (ISBN 2-9505493-1-4).
  33. Il s'agit du gouvernement d'Émile Combes et c'est la conséquence de la Loi sur les Associations votée en 1901.
  34. Journal La Croix n° 6184 du 9 juin 1903, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k220044r/f3.zoom.r=Clohars%20Fouesnant.langFR.
  35. Lénaïg Gravis, Les grandes affaires criminelles du Finistère, De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3].
  36. a, b et c http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29103&pays=France&dpt=29&idsource=29689&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0.
  37. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29103&dpt=29&idsource=7506&table=bp02.
  38. Un Hollandais réfugié.
  39. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011 [ISBN 9-782364-28007-6].
  40. François Pengam est né le 16 février 1925 à Landerneau, voir http://francois.pengam.1944.free.fr/.
  41. http://francois.pengam.1944.free.fr/jean-sizorn.htm.
  42. Fernand Yvinec est né le 17 mai 1920 à Landerneau.
  43. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-wxyz.htm.
  44. Joseph Le Roux est né le Modèle:Date-2 à Pontorson et habitait Pencran lors de son arrestation.
  45. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-l.htm#deb et http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29103&dpt=29&idsource=61297&table=bp09.
  46. Georges Le Saout demeurait rue de la Fontaine-Blanche à Landerneau.
  47. http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/deportation/29/p6-list-l.htm#deb.
  48. Olivier Rochereau, "Mémoire des Français libres: Du souvenir des hommes à la mémoire d'un pays", consultable http://books.google.fr/books?id=7AdBNfZze6QC&pg=PT189&lpg=PT189&dq=Tr%C3%A9dion+Kerlanvaux&source=bl&ots=mSi-1eMvmu&sig=zk6PXAilNLKqsOMPlou7uAgGLU8&hl=fr&sa=X&ei=TRKAU5HwLIHTPNrBgPgJ&ved=0CEgQ6AEwBA#v=onepage&q=Tr%C3%A9dion%20Kerlanvaux&f=false et http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?pays=France&idsource=41388&insee=56254&dpt=56&table=bp.
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  51. « Évolution et structure de la population à Landerneau en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010).
  52. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 21 novembre 2010).
  53. « Notice no PA00090026 », base Mérimée, ministère français de la Culture .
  54. « Notice no PA00090032 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  55. « Notice no PA00090036 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  56. « Notice no PA00090028 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  57. « Notice no PA00090031 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  58. « Notice no PA00090030 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  59. « Notice no PA00090033 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  60. « Notice no PA00090034 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  61. « Notice no PA00090035 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  62. « Notice no PA00090037 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  63. « Notice no PA00090038 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. « Notice no PA00090492 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  65. « Notice no PA00090039 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  66. « Notice no PA00090029 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  67. « Notice no PA00090027 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. Diagnostic de la langue bretonne dans le pays de Brest actualisation 2004-2008 page 43 http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_paragraphe/fichier/218fichier.pdf.
  69. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm.
  70. [PDF] « Le tambour / An tamboulin, magazine de la ville de Landerneau, hors série 2008-2009 » (consulté le 22 mars 2010).
  71. Débat sur la politique culturelle de Landerneau sur le blog de la liste de droite menée par Patrick Leclerc aux élections municipales de 2008 http://lna2008.over-blog.com/article-15147910-6.html#anchorComment.
  72. Le retour de Polyrock à Landerneau : « Pour moi, l’ancienne municipalité n’avait aucune ouverture musicale. Nous avions un projet culturel global avec, par exemple, la relance du carnaval. Nous n’avons jamais eu de réponse. La municipalité en place a une meilleure écoute et une ouverture d’esprit. On se sent écouté » (Jo Bernard, Le Télégramme 24 juin 2008). Réponse de l'ancienne municipalité : « L’Espace Saint-Ernel qu’il a tant décrié conviendrait-il désormais à ses activités ? Mais pour combien de temps, car il nous a donné l’habitude de l’inconstance.[…] Nous avons eu ainsi pendant de longues années un partenariat avec Jo Bernard pour l’organisation de Polyrock, ce qui n’était d’ailleurs pas sans poser de problèmes. » (Groupe de gauche, Le Télégramme 25 juin 2008).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Kerhervé, Landerneau à la fin du Moyen Âge. Le développement urbain, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, t. CXXXIII, 2004, p. 207-235.
  • Yves-Pascal Castel, Benjamin Febvrier de Lassaigne : marchand-orfèvre à Landerneau 1718-1795, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome XCVII, 1971.
  • Jehan Bazin, Landerneau, ancienne capitale de la principauté de Léon, Brest, Presses libérales du Finistère, 1962.
  • Andrée Le Gall-Sanquer, Landerneau en images, Association Dourdon
  • Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4]
  • André Lévy, La bourgeosie et les classes populaires landernéennes DES sous la direction de Mme Adeline Daumard
  • André Lévy, La vie privée des landernéeens à la fin du XVIIIe siècle, Les cahiers de l'Iroise, avril-juin 1976
  • André Lévy, Des mœurs des landernéens à la fin du XVIIIe siècle, Les cahiers de l'Iroise, avril-juin 1976
  • Jean-Pierre Thomin, La fortune venait de la mer. Landerneau et le commerce maritime au temps de Barthélémy Kerroz, Emgleo Breiz, 2011, (ISBN 978-2-35974-040-0).