Edgar Grospiron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Edgar Grospiron Freestyle skiing pictogram.svg
Illustration manquante : importez-la
Contexte général
Sport Ski acrobatique
Période active  ?-1995
Biographie
Nationalité sportive Drapeau de la France France
Naissance 17 mars 1969 (45 ans)
Lieu de naissance Lélex, Drapeau de la France France
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques 1 1
Championnats du monde 3
Coupe du monde de bosses (général) 4
Coupe du monde (épreuves) 38

Edgar Grospiron, né 17 mars 1969 à Lélex (Ain), est un champion de ski acrobatique français, spécialisé dans l'épreuve des bosses[1]. Il a été notamment le premier champion olympique de la discipline en 1992 à Albertville, champion du monde à trois reprises (1989, 1991 et 1995) et vainqueur à quatre reprises du classement général de la coupe du monde des bosses (1990, 1991, 1992 et 1994). Après sa carrière sportive, il reste dans le monde du ski acrobatique en étant consultant à chaque événement (notamment aux Jeux olympiques d'hiver). Il a démissionné le 12 décembre 2010 de son poste de directeur général du comité de candidature « Annecy 2018 » pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2018[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Lélex (Ain) dans le massif jurassien en 1969, il fait ses premiers pas dans le ski à 18 mois seulement, il déménage ensuite pour le massif alpin en 1973 (Avoriaz puis Morzine) avant de s'établir à Annecy-le-Vieux en 1978. En 1982, il fait partie du club des sports de la Clusaz et connaît ses premières sélections en équipe de France de ski acrobatique en 1986 avec un premier podium en coupe du monde le 23 mars 1987 à La Clusaz.

Sport de démonstration à l'occasion des Jeux olympiques de 1988 à Calgary, Edgar Grospiron prend la médaille de bronze. L'année suivante aux Championnats du monde de 1989, il devient champion du monde des bosses en ski acrobatique, titre qu'il conserve lors de l'édition 1991. Il arrive donc favori à l'occasion des Jeux olympiques 1992 d'Albertville où pour la première fois le ski acrobatique est reconnu discipline olympique, il confirme ce statut devant plus de 20 000 spectateurs[3] en s'imposant devant un autre compatriote Olivier Allamand (un autre Français termine quatrième de l'épreuve : Éric Berthon), ce résultat permet de populariser le ski acrobatique dans les médias français qui découvrent un champion charismatique, ce dernier allant à la confidence après sa finale que son régime particulier est « Une semaine vin rouge, une semaine vin blanc »[4].

Après ce succès, il poursuit sa carrière, malgré un échec aux championnats du monde 1993 avec une 36e place, il décroche une nouvelle médaille olympique lors des JO de 1994 à Lillehammer, celle-ci en bronze alors qu'il visait l'or. Finalement, l'année suivante c'est sur un titre qu'il prend sa retraite sportive à l'âge de 26 ans avec un troisième sacre de champion du monde en 1995 chez lui à La Clusaz[5]. Il a permis à son sport une véritable reconnaissance internationale[réf. nécessaire] puisqu'il est toujours discipline olympique.

Après avoir mis un terme à sa carrière sportive, il devient consultant en management et commente les épreuves de ski de bosses pour différents média (France Télévisions, RMC). Par ailleurs, il continue à collaborer avec l'entreprise Salomon. Enfin, conseille l’équipe de France de ski freestyle, notamment pour partager son expérience[6].

Domicilié à Annecy-le-Vieux, il est, lors des élections municipales de 2008, présent en dernière position sur la liste de son ami le député maire sortant Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale (2007-2012)[7].

En 2008, Edgar Grospiron est l'un des ambassadeurs pour la candidature de la ville d'Annecy pour les JO 2018. En janvier 2009, il est devenu le directeur général du comité de candidature[8]. Il démissionne de ce poste le 12 décembre 2010[9].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Championnats du monde de ski acrobatique[modifier | modifier le code]

Coupe du monde de ski acrobatique[modifier | modifier le code]

  • Vainqueur à quatre reprises du classement général des bosses : 1990, 1991, 1992 et 1994.
  • 38 victoires dans les épreuves de coupe du monde.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur en 1996, décoré par Jean-Claude Killy.
  • Son fan-club était groupé avec celui de Raphaëlle Monod, son équivalente féminine en ski de bosses.
  • Consultant et conférencier en management et motivation.
  • Il est l'auteur du best-seller, publié en automne 2006, Quand on rêve le monde aux éditions ALTAL, sur les mécanismes communs de réussite dans le monde du sport et de l'entreprise.
  • Une piste noire faisant la part belle aux bosses porte son nom à La Clusaz : le Mur Edgar. Une seconde piste porte son nom dans la station jurassienne de Lelex d'où est originaire sa famille paternelle. C'est une piste noire nommée "L'EDGAR" en raison de la manière dont les Lélérans le surnomment.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En juillet 2013, Edgar a épousé Nathalie Thévenet, notaire à Annecy. Auparavant, il a eu deux filles : Louison (née en 1997) et Zoé (née en 2000)[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Germain 2007, p. 294, L'auteur indique sa naissance à Saint-Julien-en-Genevois.
  2. Edgar Grospiron : un champion à la tête de la candidature
  3. (fr) Grospiron le boss des bosses, humanite.fr, 14 février 1992.
  4. (fr) Edgar Grospiron -Le premier boss des bosses, olympic.org.
  5. (fr) Ils ont bien bossé, humanite.fr, 20 février 1995.
  6. (fr) Edgar Grospiron, retraité mais toujours acro, humanite.fr, 14 janvier 2002.
  7. Damien Burnier, « Grospiron, toujours sur les planches », Le Journal du dimanche,‎ 20 février 2010 (lire en ligne).
  8. "Edgar Grospiron à la tête de la candidature" sur le site officiel du CNOSF
  9. (fr) JO-2018: démission d'Edgar Grospiron, directeur général d'Annecy 2018 rapporte l'AFP via Le Matin
  10. La Rédaction du DL, « Edgar Grospiron : "Je vais faire l'état des lieux" », Le Dauphiné libéré,‎ 30 janvier 2010 (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]