Le Grand-Bornand

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Le Grand-Bornand
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Blason de Le Grand-Bornand
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Faverges
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de Thônes
Maire
Mandat
André Perrillat-Amédé
2014-2020
Code postal 74450
Code commune 74136
Démographie
Gentilé Bornandins
Population
municipale
2 185 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 33″ N 6° 25′ 33″ E / 45.9425, 6.4258333333345° 56′ 33″ Nord 6° 25′ 33″ Est / 45.9425, 6.42583333333  
Altitude Min. 892 m – Max. 2 749 m
Superficie 61,42 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Le Grand-Bornand est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Commune de montagne appartenant à la communauté de communes des Vallées de Thônes, elle comptait 2 185 habitants en 2011. Elle se situe entre le massif des Bornes et la chaîne des Aravis. La commune accueille également une station de sports d'hiver.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

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Le village du Grand-Bornand, à 952 mètres d'altitude, est situé en plein cœur du massif des Aravis, en Haute-Savoie. C'est un bourg typiquement savoyard avec sa grenette (marché couvert), sa place, son église et ses commerces. Au loin, on peut y voir la vallée du Bouchet au pied de la chaîne des Aravis, domaine de ski. Six kilomètres plus haut, sur la route du col de la Colombière, se trouve la station du Grand-Bornand Chinaillon, à 1 300 mètres d'altitude, principal départ des pistes de ski alpin, et le Vieux Village, datant du XVIIe siècle.

Le Grand-Bornand est la première commune agricole du département en nombre d'exploitations avec 65 fermes en activité[réf. nécessaire]. Elle perpétue un savoir-faire dans la fabrication du reblochon fermier.

Situé sur le versant ouest du massif des Aravis, le Grand-Bornand est une station touristique d'été et hiver qui s'est développée autour d'un village ancien.

Le village se trouve dans une vallée lacustre à l'origine, assez évasée à l'endroit où le village du Grand-Bornand s'est établi. Au contraire, le village du Petit-Bornand, situé en aval de la rivière, se trouve dans la partie resserrée de la vallée du Borne, une cluse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte montrant Le Grand-Bornand et les communes voisines.
Le Grand-Bornand et les communes voisines.
Communes limitrophes de Le Grand Bornand
Entremont Le Petit-Bornand-les-Glières Le Reposoir
Le Grand Bornand Sallanches
Saint-Jean-de-Sixt La Clusaz

Climat[modifier | modifier le code]

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La situation du Grand-Bornand la place dans un milieu continental montagnard caractérisé par une humidité marquée[1]. Les hivers sont plus froids et neigeux, et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont aussi en moyenne plus humide.

Les données utilisées par Météo-France pour caractériser le climat local reprennent celles de la station météorologique de référence, située à Bourg-Saint-Maurice, dans la vallée de la Tarentaise, relevées sur la période 1981-2010[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'accès au Grand-Bornand se fait :

  • depuis Annecy via Thônes ;
  • depuis Bonneville via Petit-Bornand Les-Glières ;
  • depuis Cluses via le col de la Colombière ;
  • depuis le col des Aravis et la Clusaz.

La commune du Grand-Bornand est traversée par la Route des Grandes Alpes.

La commune du Grand-Bornand n'est desservie par aucune ligne de chemin de fer. Les principales gares ferroviaires les plus proches sont la gare d'Annecy, la gare de Bonneville et la gare de Cluses, situées chacune à environ 30 km. La première est desservie à l’année par les TGV en liaison avec Paris et bientôt Marseille, les deux autres ne l’étant que durant la saison hivernale. La commune ne peut ensuite être jointe que par la route.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune du Grand-Bornand comprend trois secteurs : la vallée du Bouchet, la vallée du Chinaillon et le village du Grand-Bornand situé à la jonction des deux vallées. La vallée du Bouchet se situe plus en amont du village sur le cours du Borne, elle tient son nom du fait qu'elle est très encaissée[réf. nécessaire]. Le Chinaillon, lui, est plus en hauteur, il concentre la plus grande partie de l'activité de sports d'hiver. Le village du Grand-Bornand, quant à lui, est au cœur de cet espace.

Quatre-cents chalets centenaires se trouvent dans le village et ses environs[réf. nécessaire]. Les chalets sont construits sur des murs en pierres montées à la chaux (matière obtenue par combustion du calcaire) pour le soubassement (partie inférieure d'un mur) ; au-dessus, toute la maison est en bois avec le balcon couvert. Les parois sont constituées de madriers (planche épaisse) pris dans le cœur de l'épicéa et équarris (taillés à angle droit) à la hache. Le toit est couvert de tuiles en bois, appelées ancelles ou tavaillons.

À proximité du chalet étaient construites de petites répliques sans fenêtre, les mazots où chacun conservait ses confitures, ses jambons, des grains et le linge du dimanche. Ainsi, en cas de feu, malheureusement fréquent dans les chalets entièrement en bois, on conservait au moins le minimum.

Chaque hameau possède sa petite chapelle, simple et sans ostentation, les plus vieilles datent du XIIIe siècle.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Un projet de liaison avec la station voisine de la Clusaz est à l'étude depuis 30 ans. Sous l'impulsion des nouvelles municipalités de La Clusaz et du Grand-Bornand, le projet est en cours d'étude. Les investissements seraient réalisés par les sociétés de remontées mécaniques, avec le soutien financier de la Compagnie des Alpes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bornand est un toponyme composé associant l'adjectif « Grand », permettant de distinguer le village de celui du Petit-Bornand, au mot « Bornand ».

Communément les toponymes Borgnes et ses dérivés comme Bornand proviendait du mot celtique borna (indiquant un trou, une cavité naturelle), que l'on retrouve dans la langue gauloise sous la forme borna (désignant une caverne ou un abreuvoir) qui serait passé en latin sous la forme bornellus (désignant à son tour une source, un trou d'eau)[3]. Dans le parler savoyard, beurna désigne une « creux dans un arbre ; excavation naturelle dans un rocher »[3], il peut revêtir dans les patois locaux le sens de « cheminée » (borne= tuyau) et là encore celui de « cours d'eau qui coule dans un passage resserré, [de] grotte ou cavité souterraine »[3].

Toutefois, il semble que le toponyme Bornand puisse provenir de la rivière Borne[4]. Pour Ernest Nègre, la racine *borne donne dans sa forme féminine Borna[5], qui marquait la frontière entre les provinces historiques du Faucigny et du Genevois.

Il est à remarquer qu'en Parler savoyard, le vocable « nand » ou « nant » désigne dans son sens primitif « une vallée » puis a pris le sens de « ruisseau ou torrent »[6].

Jérémie Delorme, chercheur doctorant de la Sorbonne (Paris 4), a recensé, photographié et expliqué environ 3 000 noms de lieux de la commune : 90 % proviennent du latin, 8 % du gaulois, 1 % du germanique et 1 % des langues pré-latines. Un tiers des noms se réfère à d'anciens occupants des lieux. Les noms en « -ière » ont été donnés avant le XVIe siècle, les noms en « -lhon » ont été donnés avant le Ve siècle[7].

Ses habitants sont les Bornandins[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

  • 1569 : Incendie de l'église.
  • 1661 : Une jeune enfant de 8 ans (Jeanne Blanc) est à moitié dévorée par un loup au lieu-dit « la Perrière ès-Favres ».
  • 1671 : Construction de la chapelle de La Duche, sous le vocable de Notre-Dame, Saint-Anne, Saint-Guérin et Saint-Grat, dans le but de guérir d'une terrible épizootie. Le fléau cessa dès la fin de la construction.
  • 1677 : Fondation de Notre-Dame des Neiges au Chinaillon.
  • 1715 : Ouverture d'une école paroissiale.
  • 1755 : Fin de la dispute avec La Clusaz sur la délimitation entre les territoires des deux villages.
  • 1767 : Fabrication de la plus ancienne des cloches actuelles de l'église.
  • 11 mars 1817 : un violent tremblement de terre cause des dégâts matériels et le 11 mai, la neige tombe comme en plein hiver.
  • 1828 : Construction de l'école pour les filles grâce à un don de 6000 francs de l'épouse parisienne d'Étienne Rey, natif du village devenu marchand et restaurateur de tableau à Paris.
  • 1877 : Fin de la construction de la nouvelle église.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1907 : Année de la naissance du ski au Grand-Bornand.
  • 1917 : Rationnement du pain et création de la carte de pain instaurée par la préfecture. La consommation est limitée à 500 g par jour et par adulte et le pain frais n'est autorisé à la vente que douze heures après sa cuisson.
  • 1er janvier 1921 : La place du village est désormais éclairée le soir grâce à l'électricité fournie par la scierie d'Édouard Bétemps qui dispose de deux turbines de 20 ch et d'un alternateur.
  • 28 octobre 1923 : Création du premier club de ski, la « société des skieurs bornandins ».
  • 1927 : Restauration des chapelles du Bouchet et des Plans.
  • 1931 : Création de l'association « les Skieurs Bornandins »
  • 1937 : Le Syndicat des professionnels devient le Syndicat des affineurs, expéditeurs et producteurs de véritables reblochons.
  • 22-24 août 1944 : 76 miliciens sont fusillés
  • 1951 :
    • Félicien Missilier devient le premier moniteur diplômé d'État de la station et deviendra le premier directeur ESF de la station.
  • 1952 : Construction de la première remontée mécanique au Chinaillon.
  • 1961 :
    • Création de la piste « la Floria » longue de 1.750 mètres.
    • Inauguration du nouveau groupe scolaire qui accueille 221 enfants.
  • 14 juillet 1987 : une crue brutale du Borne, à la suite d'un orage violent sur les pentes voisines, submerge la vallée et ravage notamment le terrain de camping du Grand-Bornand. Le bilan fut de 21 morts et deux disparus. En 1997, la Cour administrative de Lyon reconnait le caractère prévisible du drame et condamne la commune et l'État à indemniser les victimes, le terrain de camping était en effet implanté dans une zone de crue en bordure du torrent.
  • 1991 : Première édition du festival international « Au Bonheur des Mômes ».

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Le Grand-Bornand devient capitale mondiale de l'Art Vache.
  • 2003 : Affaire criminelle Flactif. Le film Possessions, réalisé par Éric Guirado en 2011, est inspiré par cette affaire criminelle dans laquelle toute une famille a été exécutée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Attaché à l'ancien canton de Thônes, la commune appartient depuis le redécoupage cantonal de 2014, au canton de Faverges. Il comporte 27 communes dont Alex, Bluffy, La Balme-de-Thuy, Chevaline, Le Bouchet-Mont-Charvin, Les Clefs, Cons-Sainte-Colombe, La Clusaz, Doussard, Entremont, Giez, Dingy-Saint-Clair, Lathuile, Manigod, Marlens, Menthon-Saint-Bernard, Montmin, Saint-Ferréol, Saint-Jean-de-Sixt, Serraval, Seythenex, Talloires, Thônes, Veyrier-du-Lac, Les Villards-sur-Thônes. La ville de Faverges en est le bureau centralisateur[12].

Le Grand-Bornand est membre de la communauté de communes des vallées de Thônes qui compte treize communes.

La commune relève de l'Arrondissement d'Annecy et de la Deuxième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Lionel Tardy depuis les élections de 2012[13].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L'électorat du Grand-Bornand est à majorité de droite comme le montrent les résultats au 2e tour de l'Élection présidentielle de 2007:

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 500, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[14].

À la suite des élections municipales de 2014, la répartition des sièges au sein du conseil municipal se fait comme suit[15] :

Répartition du nombre de conseillers municipaux selon les groupes
Groupe Président Effectif Statut
DVD André Perrillat-Amédé 19

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 mars 1977 Jean Bastard Rosset ... ...
mars 1983 mars 1989 Pierre Pochat Cottilloux ... ...
mars 1989 mars 2008 André Perrillat Amédé ... ...
mars 2008 9 avril 2011
Démission[16]
Gérard Perrissin-Fabert PR puis NI Conseiller régional, liste PS (depuis 2010)
juin 2011 mars 2014 Philippe Angelloz-Nicoud   ...
mars 2014   André Perrillat Amédé DVD ...
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

  • Afin de préserver son aspect traditionnel, touristique et écologique, les toitures des habitations sont toutes couvertes de tuiles en bois appelées tavaillons, produits en "red cedar" (Thuya géant de Californie) importé du Canada et subventionné.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 20 décembre 2014, Le Grand-Bornand est possède une coopération décentralisée avec Drapeau du Canada Lac Beauport (Québec) (Canada) depuis 1991Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées. Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.[18]. Ce pacte d'amitié comprend également la commune voisine du lac d'Annecy, Sévrier[19].

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 185 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 922 2 015 2 063 2 060 2 143 2 332 2 006 1 954 1 959
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 006 2 010 1 945 1 989 1 888 1 946 2 019 2 082 2 055
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 702 1 654 1 715 1 702 1 618 1 512 1 534 1 533 1 606
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
1 695 1 925 2 115 2 202 2 185 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2004[22].)
Histogramme de l'évolution démographique


Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. France 3 et sa station régionale France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Festivités[modifier | modifier le code]

  • Festival international de spectacle jeune public «Au bonheur des mômes », (depuis 1991)
  • Fête de l'Alpage (début août), au Chinaillon depuis 1966, transhumance des moutons et fête des vaches laitières pour la production des reblochons des Aravis ;
  • Bal des conscrits, organisé en mai, chaque année ;
  • Semaine de la montagne, qui permet de faire découvrir la faune et la flore locale ainsi que les différentes manières de pratiquer la montagne. Une soirée est organisée durant celle-ci par le secours en montagne et le Bureau des Guides et des accompagnateurs  ;
  • Gamineries des Aravis, compétitions inter'patelins, organisé par le KGB (Krew Grand-Bornand) et l'Office du Tourisme ;
  • Semaine du Son
  • Fête de Lormay (fin juillet) au fin fond de la vallée du bouchet.
  • Glisse en Coeur (en mars) : 24h de ski et de concerts, évènement caritatif.

Tour de France[modifier | modifier le code]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

  • Salle des fêtes, congrès : « L'Espace Grand-Bo »
  • Piscine
  • Mini golf
  • La Forêt des Dodes, parcours accrobranche voisin à la patinoire du village
  • Golf du Rocher Blanc
  • Stade de Biathlon "Sylvie BECAERT" homologué par le comité international IBU en 2011

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • La Ferme du Grand-Bo (ouvert en 2009) est un espace ludique permettant la découverte du monde rural et paysan.
  • Maison du Patrimoine : ancienne ferme restaurée construite en 1830, gérée par l’association du patrimoine bornandin.
  • Loisirs : randonnées, balades en cavale, forêt des Dodes, ramassage de champignons

La capacité de la station est estimée à 22 298 lits en 2013 (16 242 lits en 1995)[23]. Au 31 décembre 2012, la commune possède 12 hôtels ayant une capacité de 200 chambres[insee 1]. La communes possède également des résidences secondaires, des meublés de vacances ou encore des gîtes ou des chambres d'hôtes dont 195 appartiennent au réseau Gîtes de France[24].

La commune possède également deux campings avec 210 emplacements[insee 1].

La commune et la station du Grand-Bornand a obtenu plusieurs des labels :

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • Société des remontées mécaniques du Grand Bornand.
  • Aravis Boissons depuis 1870 produit de la limonade ( eau + sucre )
  • La ferme du Pépé est un restaurant construit dans une ferme historique

Station de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bornand
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Administration
Pays France
Site web www.legrandbornand.com/
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 20″ Nord 6° 27′ 03″ Est / 45.97216, 6.45074  
Massif Aravis
Altitude 1 000 m
Altitude maximum 2 100
Altitude minimum 908
Ski alpin
Domaine skiable Aravis
Remontées
Nombre de remontées 32
Débit 39 700 (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 44
     Noires 3
     Rouges 14
     Bleues 15
     Vertes 12
Total des pistes 90 km
Ski de fond
Total des pistes 60 km

Domaine[modifier | modifier le code]

Le domaine skiable s'étend sur 90 km de ski alpin et 60 km de ski de fond.

Accessible en télécabine depuis le village, le domaine de ski alpin se situe sur les hauteurs du Chinaillon. Il comporte 44 pistes de ski réparties sur les secteurs du Rosay, de la Joyère, des Gettiers, de la Floria et du Maroly. Le Grand-Bornand compte sur son domaine skiable 2 télécabines, 13 télésièges (dont 3 débrayables), et 14 téléskis.

Le domaine de ski de fond est partagé entre la vallée du Bouchet et le Chinaillon. Plusieurs boucles de 3, 5, 8, 10, 15 et 20 km sont aménagées pour le pas alternatif et le skating. Une liaison via le domaine des Confins est possible avec La Clusaz.

Stade de biathlon[modifier | modifier le code]

En collaboration avec Annecy et en vue de la candidature aux Jeux Olympiques, un stade de biathlon voit le jour en 2010. Inscrit dans une volonté de développement durable, il est modulable et pourra se transformer en zone d'atterrissage de parapente l'été. Ce stade accueillera en mars 2011 les finales européennes de l'IBU Cup, et sera étape de la coupe du monde en décembre 2011 et 2013.

Écoles de ski[modifier | modifier le code]

  • École de Ski Français (ESF)
  • École de Ski Starski (ESI)
  • École Ski Bar (ESB)

Activités[modifier | modifier le code]

  • Grand Bo ski show : show nocturne des équipes de France de fond masculine et féminine. Avec la présence des champions de la station.
  • Week-end SnowparkGB : 2 jours dédiés au freestyle.
  • Ski nocturne : tous les mardis soir hors vacances scolaires durant la saison hivernale, sur la piste des Gettiers de 18h à 20h pour les nouvelles glisses ( yooners, véloskis et snowscoot) et de 20h à 22h30 pour le ski.
  • L'Alpi Grand-Bo, course de ski de randonnée se déroulant généralement en février.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[27] et aucun lieu n'est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[28]. Par ailleurs, elle compte quatre objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[29] mais aucun objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[30].

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

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  • Église Notre-Dame de l'Assomption : l'existence de cette église est attestée depuis 1146. Elle fut partiellement détruite par un incendie en 1569, le clocher totalement reconstruit en 1661, mais le bâtiment actuel date de la fin du XIXe siècle. Elle fut en effet totalement reconstruite en 1877. Le clocher, terminé en 1845, est remarquable par sa couverture en bulbe d'inspiration baroque surmonté d'un lanterneau entouré d'une galerie.
  • Croix de chemin (XVe siècle)[32] Logo monument historique Classé MH (1944)
  • Chapelle du Bouchet
  • Chapelle du Chinaillon, fondée en 1677, restaurée en 1972 et 2007.
  • Chapelle de la Duche, dédiée à Notre Dame, à saint Guérin, à saint Grat, à sainte Anne et au Bienheureux Jean d'Espagne. La cloche date de 1883. À proximité, la source de la Bénite-Fontaine (eau ferrugineuse) avec sa statue de saint Brunot. Chemin de croix.
  • Chapelle des Plans
  • Chapelle du Nant-Robert
  • Temple de l'Arbelay
  • Cimetière des miliciens

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le lac du Maroly est un lac artificiel, situé à 1 665 m d'altitude, servant à la production de neige de culture, inauguré le 13 octobre 2007, 300 000 m3 de capacité pour une surface de 3 hectares, une profondeur de 18 m.
  • Le lac de La Cour est situé à 1 445 m d'altitude, 55 000 m3 de capacité pour une surface de 1 hectare, une profondeur de 8 m.
  • Col de la Colombière
  • Col des Annes

Activités agropastorales[modifier | modifier le code]

Le Grand-Bornand est l'un des berceaux du reblochon[réf. nécessaire].

Le reblochon est mentionné pour la première fois dans un acte du tabellion de Thônes (recueil des actes notariés passés par un bureau de notaires dans une année) passé en février 1699 par lequel Jean Louis Favre ascençait aux frères Fournier du Chinaillon paroisse du Grand Bornand, la montagne du marolly en échange notamment d'un quarteron de reblochons. Mais la production de ce fromage remonterait au XIVe siècle (ref. F Cochat histoire du Grand Bornand 1942). Durant longtemps ce fromage sera utilisé pour la consommation de la famille de l'agriculteur. À partir du XVIIIe siècle, le reblochon se retrouve sur les bonnes tables des seigneurs et ecclésiastiques en payement pour partie en nature des locations d'alpage par les paysans soit au seigneur, à des propriétaires nobles ou bourgeois, ou à des congrégations religieuses Il est remarquable que tous les actes notariés au XVIIIe siècle faisant référence au reblochon sont des contrats passés avec les paysans du Grand Bornand.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Steve Missillier (1984) : membre de l'équipe de France de ski alpin depuis 2007. 3e au slalom à la Coupe du monde de ski alpin 2010-2011. vice championne olympique de slalom géant en 2014
  • Océane Pozzo (1989) : membre de l'équipe de France féminine de snowboardcross depuis 2002, championne du Monde Junior en 2009.
  • Tessa Worley (1989) : membre de l'équipe de France de ski alpin depuis 2007, médaille de bronze aux championnats du monde 2011 en slalom géant, championne du Monde 2011 par équipe, championne du monde 2013 en slalom géant.
  • Benjamin Daviet : (1989) membre de l'équipe de France handisport de ski de fond, médaillé de bronze en relais ski de fond aux jo paralympiques de sotchi 2014.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de Le Grand-Bornand Blason De sinople, à la croix d'argent chargée de cinq étoiles d'azur ; à un mont de trois pics brochant en pointe
Ornements extérieurs 
Écu parfois surmonté d'une couronne murale
Détails Le blason est une création de l'archiviste Raymond Oursel, adopté par la commune le 3 mai 1963.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Logotype[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif d'auteurs locaux (Gérard Bastard-Rosset, Florence Baugey, Pierre Baugey, Nathalie Favre-Bonvin), Le Grand-Bornand. Au fil du temps..., 400 pages, 150 photographies, 2010.
  • François Cochat, Nos vallées autrefois. Histoire du Grand-Bornand, 1945.
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes (Suite), vol. Tome 61e, Belley, Imprimerie A. Chaduc,‎ 1943, 280 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Les paroisses de la vallée de Thônes, vol. Tome 60e, Belley, Imprimerie A. Chaduc,‎ 1942, 255 p. (lire en ligne), p. 151-213 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines les plus lointaines jusqu'à nos jours, vol. Tome 44e, Annecy, Imprimerie commerciale,‎ 1926, 557 p. (lire en ligne)
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines jusqu'à 1792, vol. Tome 43e, Annecy, Imprimerie commerciale,‎ 1925, 532 p. (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Sources communales[modifier | modifier le code]

  • Données issues des sites de la mairie du Grand-Bornand
  1. « Famille Plus » (consulté en décembre 2014).

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Chiffres clés Tourisme » (consulté en décembre 2014).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Ministère de l'agriculture et de la forêt - Direction de l'espace rural et de la forêt, « Section « 1.2.2. - Climat » », Département de la Haute-Savoie - Résultats du deuxième inventaire forestier (tome 1), sur inventaire-forestier.ign.fr,‎ 1987 (consulté en décembre 2014), p. 4.
  2. « Données climatiques de la station de Bourg-Saint-Maurice », Météo-France (consulté en décembre 2014).
  3. a, b et c Henry Suter, « (...) Bornand », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  4. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath,‎ 1980, 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 71.
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 708 p., p. 33.
  6. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 315, Article « Nant ».
  7. D'après la thèse de Jérémie Delorme, « Eléments de toponymie générale du Grand-Bornand à Passamainty, terrain de longue durée et enquêtes contrastives en terrain varié dans les domaines roman, polynésien, basque et bantu », sous la direction de Alain Le Maréchal, soutenue le 29 mai 2009.
  8. « Grand-Bornand (le) », Accueil > Ressources > Communes, Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en décembre 2014), Ressources - Les communes.
  9. Chasse aux collabos ...
  10. Les tribunaux du peuple à la libération
  11. Jean Vailly, La Cour martiale du Grand-Bornand, contribution à la vérité historique, un chapitre du livre Épris de justice
  12. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ 21 février 2014 (consulté en août 2014).
  13. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Deuxième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté en août 2014).
  14. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
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  16. "Le maire du Grand-Bornand démissionne", article du Dauphiné libéré publié le 11 avril 2011
  17. a et b « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  18. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Le Grand-Bornand », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - pastel.diplomatie.gouv.fr (consulté en décembre 2014).
  19. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Sévrier », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - pastel.diplomatie.gouv.fr (consulté en décembre 2014).
  20. « Jumelage », Culture, sur site de la Ville de Quiberon (consulté en décembre 2014).
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  23. [PDF] Conseil général de la Haute-Savoie - L'Observatoire Départemental, « Grand-Bornand (Le) : Nombre de lits touristiques », Accueil > Le territoire > Données statistiques départementales > Liste résultats > Grand-Bornand (Le), sur site du CG 74 - L'Observatoire Départemental,‎ 2013 (consulté le 20 décembre 2014) : « Source : Savoie Mont Blanc Tourisme ».
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  26. a, b, c et d « Le Grand-Bornand », sur site france-montagnes.com (consulté en décembre 2014).
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  30. « Liste des objets de la commune du Grand-Bornand à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  31. « Croix de chemin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Croix de chemin », base Mérimée, ministère français de la Culture