Thorens-Glières

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45° 59′ 52″ N 6° 14′ 52″ E / 45.9977777778, 6.24777777778

Thorens-Glières
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Annecy
Canton Canton de Thorens-Glières
Code commune 74282
Code postal 74570
Maire
Mandat en cours
Christian Anselme
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Fillière
Démographie
Population 2 560 hab. (1999)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 52″ Nord
       6° 14′ 52″ Est
/ 45.9977777778, 6.24777777778
Altitudes mini. 565 m — maxi. 2004 m
Superficie 63,05 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Thorens-Glières est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.
Le 18 septembre 1869, la commune s'agrandit de la section du Jourdil, pris à Aviernoz. Le 25 juillet 1870 elle perd celle de Glières, qui est rattachée au Petit-Bornand.

Sommaire

[modifier] Géographie

Thorens-Glières se situe à 19 kilomètres au nord-est d'Annecy. Commune de piémont, Thorens garde la haute vallée de la Fillière.

Plus de la moitié de son territoire est constitué par la montagne de Sous-Dine (2 004 m), une partie de la montagne des Frêtes (1 651 m), une partie du Parmelan (1 676 m).

[modifier] Toponymie

Son nom vient de l'époque burgonde. Au XIe siècle, Odon de Compey est seigneur des lieux. En 1242, les soldats savoyards ravagent Thorens. Le 19 avril 1947, Thorens devient Thorens-Glières (source INSEE).

[modifier] Histoire

Camille Benso, comte de Cavour, en costume officiel.

Il semble qu'il y ait eu ici une villa gallo-romaine[1].

Thorens fut une commune de l'ancien Comté de Genève

Depuis 1060, le château commande le plateau des Glières et l’ancienne voie romaine. Habité par la famille de Sales depuis 1559, Thorens fut la demeure de Saint François de Sales et la villégiature du Premier Ministre piémontais Camille de Cavour (1810-1861). Le château conserve les souvenirs, objets et œuvres d’art ayant appartenu au saint évêque, au fondateur de l’Unité italienne et à leur famille. La visite vous conduit au long de 1000 ans d’histoire, au gré des donjons et salles de garde (XIIeXIIIe siècle), de la cuisine aux imposantes cheminées (1632) et des salons, chambres et bureaux richement meublés. En 1860, l'empereur Napoléon III vient secrètement à Thorens pour rencontrer le comte de Cavour au sujet du rattachement de la Savoie à la France. François de Sales, fils aîné des 13 enfants de M. et Mme de Boisy, est né au château de Sales le 21 août 1567. Il a grandi dans ce cadre champêtre qui lui a vraisemblablement inspiré ses nombreuses métaphores empruntées à la nature. A Thorens-Glières, vous pourrez découvrir la statue, l’église, la chapelle de Sales, le Château de Thorens.

La deuxième période importante est la Seconde Guerre Mondiale, lors de laquelle le Plateau des Glières est choisi comme terrain de parachutage par les Alliés, il abrita de janvier à mars 1944, de nombreux maquisards. Le 26 mars 1944, une attaque massive, mobilisant pas moins de 10 000 hommes appuyés par l’aviation, est menée par les troupes allemandes et les miliciens français. Les moyens mis en œuvre étaient complètement disproportionnés, et le Maquis ne perdit cette bataille inégale qu’après une lutte héroïque. Cette bataille est restée un symbole de la Résistance française. Aujourd’hui un monument a été construit en 1973 à l’initiative des rescapés des Glières, cette œuvre d’art moderne symbolise la Résistance et l’espoir. Possibilité d’entrée dans le monument où se trouvent d’autres œuvres de l’artiste Émile Gilioli.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Prost ... ...
mars 2008 En cours Christian ANSELME ... ...
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

En 1999, Thorens-Glières comptait 2 560 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[2], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].

Évolution de la population commune
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1856 1861 1866
2 048 2 284 2 326 2 000 2 447 2 668 1 384 2 507 2 507
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 668 2 574 2 651 2 512 2 442 2 282 2 315 2 200 1 983
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 626 1 542 1 523 1 520 1 443 1 311 1 140 1 090 1 376
1982 1990 1999 - - - - - -
1 783 2 077 2 560 - - - - - -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[3], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[4],[5]
image bdd Voir base de données


Histogramme de l'évolution démographique


En 1486, le village compte environ 600 âmes, ils sont 1078 en 1756.

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

  • 7e Festival Cinémino (février 2008) : 15 films.
  • Les 16 et 17 juillet 2010 : Commémoration du 150ème anniversaire de l'Annexion de la Savoie et de la campagne d'Italie de 1859 : Reconstitution historique, bivouac d'époque, défilé militaire, prise d'armes, 200 figurants (zouaves, chasseurs, grenadiers, fantassins, artilleurs etc.), Cette commémoration fête la rencontre secrète, en 1860, entre l'empereur Napoléon III et le conte de Cavour au château de Thorens.
  • 1er dimanche de Novembre : Fête de la Pomme et de la Courge
  • 3ème week-end de juillet : Glières fête la Liberté

[modifier] Sports

A pied, à cheval ou à VTT, profitez de moments de détente ou de sensation fortes en famille, seul ou entre amis. Les professionnels du Bureau de la Montagne vous proposent différentes activités : marche nordique, escalade, pêche, spéléologie. Les falaises d’escalades sont nombreuses et renommées tel que la falaise d’Ablon, Pierre Taillée… La Grotte de la Diau et la rivière souterraine de la Fillière sont très appréciées par les spéléologues. D’autres sports peuvent être pratiqués comme l’équitation. Et en hiver, activités nordiques au Plateau des Glières ou initiation au ski de piste à Montpiton… Les joies de la montagne enneigée restent accessibles à tous ! Le Plateau des Glières, le rêve pour les activités nordiques, entre vastes étendues d’alpages et forêts. Ski nordique, raquettes, piste de luge, traineaux à chien, biathlon etc.… des activités originales et accessible à tous. Montpiton est une station avec une remontée mécanique et 2 pistes, elle permet l’apprentissage ou la remise en jambe. C’est une station où l'on peut essayer le ski à moindre coup (6€ le forfait).

[modifier] Médias

[modifier] Personnalités liées à la commune

Saint François de Sales
  • Saint François de Sales.
  • Le comte Camille Benso de Cavour (1810-1861), fondateur de l'unité italienne.
  • Tom Morel(1915-1944) : il fut un des chefs de la résistance du plateau des Glières. Le 31 janvier 1944, les maquis de Haute Savoie se regroupent sur le Plateau des Glières sous son commandement. Il s’y illustre par ses actes et sa haute conception de l’officier et se donne sans compter, se souciant des hommes avant toute chose. Il fut tué au combat en 1944.

[modifier] Économie

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Notes et références

Notes

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. Charles Marteaux
  2. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Liens externes


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