Ugine
| Ugine | ||
Ugine vue du sommet de la Dent de Cons |
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Blason |
![]() |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Savoie | |
| Arrondissement | Albertville | |
| Canton | Ugine (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes de la région d'Albertville | |
| Maire Mandat |
Frank Lombard 2008-2014 |
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| Code postal | 73400 | |
| Code commune | 73303 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Uginois / Uginoises | |
| Population municipale |
7 058 hab. (2010) | |
| Densité | 123 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
43 225 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 391 m — Max. 2 407 m | |
| Superficie | 57,36 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ugine.com | |
| modifier |
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Ugine est une commune française, située dans le département de la Savoie dans la région Rhône-Alpes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Localisation [modifier]
Ugine est une petite ville de Savoie au pied des gorges de l'Arly. Elle est traversée par deux rivières, la Chaise et l'Arly, dont le confluent se trouve à la sortie d'Ugine en direction d'Albertville. La commune d'Ugine a pour communes limitrophes du Nord à l'Ouest, du Sud à l'Est, Manigod, Le Bouchet, Marlens, Cons-Sainte-Colombe, Marthod, Queige, Cohennoz, Crest-Voland et Saint-Nicolas-la-Chapelle. Ugine s'est construite dans la pente des pâturages situés au pied du Mont Charvin. La commune se trouve ainsi dans une sorte de "Cirque", bordée par la Chaîne des Aravis, le Massif des Bauges et le Val d'Arly. Les paysages ont donc un fort aspect montagnard, caractérisés par une alternance entre les prairies, les vergers et les forêts domaniales de conifères.
Climat [modifier]
Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Ugine | ... h/an | ... mm/an | ... j/an | ... j/an | ... j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (sous abri, normales) °C | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... | ... |
| Source: Météo France et Météociel[1] | |||||||||||||
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
Pistes cyclables [modifier]
Une piste cyclable relie les villes d'Albertville, d'Ugine et Annecy en voie séparée de la nationale.
Transport ferroviaire [modifier]
Il n'existe plus de desserte assurée par la SNCF sur la commune, celle-ci étant dorénavant réservée d'Ugine à Albertville au fret de matériaux destinés aux usines. Une ligne Annecy-Ugine-Albertville fut mise en exploitation le 3 juin 1901 ; elle a été fermée au service voyageurs le 5 mai 1938 mais un train ouvrier, non accessible au public, continua de fonctionner entre Albertville et Ugine jusqu'en 1953 pour les aciéries d'Ugine uniquement.
Transports en commun [modifier]
Il existe un service d'autocars en direction d'Albertville mise en place par la Co.RAL. De plus, trois compagnies de Taxi-Ambulance sont implantées sur la commune.
Transports aériens [modifier]
L'aéroport le plus proche est celui d'Annecy ; une liaison avec Paris y est régulière. L'aéroport international le plus près est celui de Genève Cointrin, qui dessert une centaine de destinations dans le monde entier.
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Hameaux, Lieux dits [modifier]
- Bange
- Hauteville
- Héry-sur-Ugine
- Les Annuits
- Les Corrues
- Les Culées
- Les Fontaines
- La Lierre
- La Plagne
- Le Crêtet
- Le Mont Dessous
- Le Mont Dessus
- La charre
- Les Rippes
- L'Isle
- Outrechaise :
- La Montaz
- Le Chef-Lieu
- Le Rocher
- Les Trois Maisons
- Pierre Martine
- Pussiez
- Le Tremblay/ Les Granges
- Soney
- Le Villard
- le Clos
- le Château
Logement [modifier]
Projets d'aménagements [modifier]
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune d'Ugine se blasonnent ainsi : |
Toponymie [modifier]
Le nom d'Ugine proviendrait, suivant l'avis du père Léon Buffet, auteur de la première monographie d'Ugine, du bas latin AUGIA et de son diminutif AUGINA, au sens de bassin des eaux, c'est-à-dire de lieu où l'on rencontre un cours d'eau et des fontaines. En 1952, « Ugines » devient « Ugine » par décret.
Histoire de la commune [modifier]
Moyen Âge [modifier]
Ugine, qui relevait du comté de Savoie, a fait l'objet de nombreuses invasions au Moyen Âge du fait de sa position charnière entre la Savoie et le Genevois.
Au XIIIe siècle, Ugine bénéficie d'une suzeraineté exceptionnelle : le prince Boniface de Savoie, fils cadet du comte Thomas I° de Savoie et de Béatrice de Genevois, vient de recevoir ce fief en apanage en 1233. Il va s'y installer à demeure et beaucoup s'y investir en faveur de la population, tout en faisant face à ses obligations extérieures. Il fut évêque de Belley (1232-1241), puis occupa le siège d'archevêque de Cantorbery (1246-1270). Il est inhumé à Hautecombe et, tardivement béatifié en 1838.
Les Historiens rapportent qu'en 1248, le Bienheureux Boniface de Savoie entoura le bourg d'Ugine de murailles, le fortifia par la construction de quatre châteaux et lui accorda plusieurs privilèges[3]. De ces quatre châteaux, l'un dit château princier, au couchant de la ville, fit en 1285, l'objet d'une attaque d'Humbert Ier de La Tour du Pin, dauphin de Viennois, qui ne laissa qu'un monceau de décombres. Ultérieurement redressé, le château fut à nouveau attaqué en 1335 par Hughes de Faucigny. Il n'en subsiste plus désormais que des ruines sous la dénomination de « tour sarrasine ».
Au cours des hostilités entre les dynasties de Savoie et du Dauphiné, Ugine, en tant que ville frontière, a joué un rôle prépondérant de défense, de 1285 à 1355. Le comte de Genève ayant pris le parti du dauphin, provoqua l'incendie d'Ugine en 1307 et ravagea la campagne environnante. La Paix de Villard-Benoit conclue en 1314 apporta un répit provisoire. Mais en 1325, les gens du comte de Genève incendièrent Marlens.
En 1355, le conflit va enfin s'estomper, grâce à un échange : la Savoie acquiert le Faucigny et cède le Viennois,conformément au Traité de Paris (1355) du 5 janvier 1355[4]. Ugine n'est donc plus une ville frontière et va pouvoir s'installer dans la paix.
En 1401, Ugine appartient toujours au comté de Savoie. Toutefois, il est à noter un événement qui va influencer ultérieurement le sort des uginois : le 5 août 1401, le comte Amédée VIII de Savoie vient d'acheter pour la somme de 40 000 francs-or le comté de Genevois , voisin de frontière d'Ugine, à la suite de l'extinction de la dynastie des comtes de Genevois. Les comtés de Savoie (Capitale Chambéry), et de Genevois ( ancienne capitale Annecy) vont fusionner provisoirement en tant que comté de Savoie. Ce Territoire nouveau est érigé en duché de Savoie (capitale Chambéry) 15 ans plus tard, le 19 février 1416. La conséquence directe pour les savoisiens est que, désormais, ils bénéficieront de l'unité savoisienne pour exercer leurs différentes fonctions sur l'ensemble de cette entité, et notamment à Chambéry ou à Annecy[5].
En 1440, le duc Amédée VIII de Savoie donne la province de Genevois en apanage à son second fils, Philippe de Savoie (1422-1444) qu'il nomme comte de Genevois. Ugine reste attaché au duché de Savoie.
En 1444, à la mort du comte Philippe de Genevois, l'apanage retourne dans le giron du duché de Savoie jusqu'en 1460.
En 1460, le duc Louis Ier de Savoie (1413-1465), successeur de son père Amédée VIII, donne le Genevois en apanage à son fils, Janus de Savoie (1440-1491) qu'il nomme comte de Genève. Ugine reste toujours attaché au duché de Savoie.
En 1491, à la mort du comte Janus de Genève, le Genevois retourne à nouveau dans le giron du duché de Savoie. Ugine est toujours attaché au duché de Savoie.
Renaissance et XVII°siècle [modifier]
Mais au temps de la Renaissance, les perpétuelles variations de suzeraineté vont changer le sort d'Ugine: en 1514 est constitué un nouvel apanage dit de Genevois-Nemours auquel est rattaché Ugine. La cité d'Ugine ne dépendra plus de Chambéry, mais d'Annecy à partir du 15 août 1514. Cette nouvelle appartenance va durer plus d'un siècle sous l'autorité de la branche des Savoie-Nemours, jusqu'à l'année 1659. Puis les deux territoires vont à nouveau fusionner et Ugine dépendra à nouveau de Chambéry.
Période Contemporaine [modifier]
La Guerre 14-18
A la déclaration de la guerre, l'ordre de mobilisation générale est proclamé à Ugine: Plus de 500 réservistes de toutes classes sont transportés en train depuis la gare d'Ugine, encouragés par la foule des parents et amis, au son de la Marseillaise de la fanfare municipale.
La guerre 14-18 entraine de nombreuses victimes. 88 Uginois, 40 habitants d'Héry et 3 d'Outrechaise mourront sur les champs de bataille.
En octobre 1918, l'épidémie de "grippe espagnole" entraine le décès de 68 Uginois, principalement parmi le personnel ouvrier des usines.
La guerre 39-45 et la Résistance
Au moment de l'Armistice du 24 juin 1940, la ville d'Ugine fait partie de la Zone libre. Cette mesure sanctionne symboliquement la défaite des troupes italiennes dont les attaques s'étaient brisées sur les fortifications de Modane et de Bourg-Saint-Maurice, face aux Chasseurs Alpins (Voir Bataille des Alpes). De leur côté, les troupes allemandes étaient contenues aux Echelles et aux environs de Rumilly et d'Aix-les-Bains à la signature de l'Armistice. Cette situation de Zone Libre permet dans une certaine mesure la continuation des activités antérieures, bien que la destitution de la municipalité Pringolliet par le régime de Vichy fut mal ressentie par la population uginoise.
Dès la fin de 1940 s'organise la Résistance qui donnera naîssance à deux formations à la fin de 1941: L'Armée secrète (A.S) et les Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P). Le premier noyau de résistance animé par Raymond Buchet (alias Many) adhère au Mouvement de Libération constitué à Albertville. Parallèlement, l'ancien député-maire, André Pringolliet (alias Steurcé) rassemble un comité chargé de diriger les futures actions de résistance regroupant l'ensemble des mouvements et en assure la coordination[6].
Après le 11 novembre 1942, les allemands envahissent la zone libre. Un détachement de l'armée allemande s'installe au vieux phalanstère de l'usine, puis à l'école de Montroux. Jules Bianco est élu pour assumer la présidence du mouvement Uginois de Libération et va immédiatement engager les actions de résistance dans la région uginoise.
La première activité consiste à entraver la production des Acièries pour freiner leur participation à l'effort de guerre allemand : la liste des sabotages effectués à l'explosif, sous l'autorité directe de MM Buchet et Jabouille, à l'intérieur comme à l'extérieur des usines, est impressionnante. Ces actions aboutirent le 3 mai 1944 à la paralysie totale des installations, malgré l'intervention des troupes allemandes, grâce à la complicité du personnel de l'usine et de la population[7]. Le 5 juin 1944, 28 civils sont fusillés par la SS Polizei Regiment 19, en représailles de l'explosion d'une mine . Les nazis détruisent aussi trois immeubles[7].
Enfin, le 2 août 1944, le parachutage d'armes le plus important exécuté en France a lieu au Col des Saisies : deux escadres de soixante-dix-huit avions larguent 899 containers de 145 kg[7]. Les forces des F.F.I d'Ugine coordonnées au bataillon du capitaine Bulle harcèlent les troupes allemandes et parviennent à libérer Ugine le 23 août 1944.
Ugine a payé sa lourde contribution à la libération nationale: Soixante deux uginois furent fusillés, tués au combat ou morts en déportation. Leur souvenir est évoqué chaque année le 8 mai au monument aux morts de la municipalité, devant la population uginoise qui n'oublie pas. Les services exceptionnels d'Ugine lui furent reconnus par l'attribution de la croix de guerre 1939-1945, le 11 décembre 1949[6].
Développement industriel [modifier]
Cette ville industrielle est connue pour ses aciers spéciaux. Elle va s'inscrire dans l'ère industrielle en 1903, avec la construction d'une usine de ferro-alliages, sous la direction de Paul Girod. Une main d'œuvre recrutée localement participe à l'aménagement de la chute d'eau du moulin Ravier et à l'édification d'une usine de ferro alliages à ses pieds. Changeant ensuite de métier, les mêmes ouvriers, de terrassiers ou de maçons, devinrent ouvriers aux fours. La mise en marche de l'usine eut lieu le 4 décembre 1904. De 1905 à 1909, Paul Girod met au point un four électrique à sole conductrice destiné à la fabrication des aciers spéciaux. Le réseau hydraulique est considérablement agrandi dans toutes les vallées de haute montagne entourant Ugine. En 1908, il implante en aval de l'usine des Alliages, une vaste aciérie électrique, la « Compagnie des Forges et Aciéries électriques Paul Girod » aidé pour sa mise en marche par un certain nombre de techniciens de Saint-Étienne et qui va fournir 50 % des aciers français pour l'armement durant la première guerre mondiale.
Après le conflit 14-18, Ugine embauche de nombreux russes blancs et des ouvriers polonais, pour compenser les pertes dues à la guerre : l'usine va comporter jusqu'à 42 % de main d'œuvre étrangère.
En 1925, au sein d'une nouvelle Société, la SECEMAEU,René Perrin, ancien élève de Polytechnique et de l'École des Mines, donne une nouvelle dimension à l'usine d'Ugine dont il assume la Direction. En créant un Centre de recherches, il est l'inventeur du procédé Ugine-Perrin, utilisé dans l'élaboration des aciers spéciaux et aussi pour la fabrication de ferro-chrome à très basse teneur en carbone.
Durant la guerre 1939-1945, l'activité est considérablement réduite et l'usine subit de nombreux sabotages.
Après la guerre, les différentes usines de la SECEMAEU réparties en France étaient, en général, de petite dimension et comptaient de 200 à 500 ouvriers, sauf l'usine d'Ugine qui atteignait déjà plus de 3000 personnes.
Le dynamisme d'Ugine s'est affirmé par sa collaboration avec le Commissariat à l'énergie atomique : la société fournit les alliages nécessaires (Titane) à la fabrication des réacteurs nucléaires.
En 1960, l'usine des alliages arrête progressivement son activité. L’ensemble du site et ses bâtiments est récupéré pour l’implantation des « Métaux Spéciaux » au sein de la Société Ugine-Aciers pour fabriquer du Titane et du Zirconium. Cette spécialisation sera cédée à CEZUS en 1979. Des opérations de fusion vont avoir lieu : en 1966, Ugine fusionne avec Kulhmann pour former la nouvelle Société Ugine-Kulhmann et en 1972, la fusion avec Pechiney entraîne la création de la société Péchiney Ugine Kulhlmann (PUK)[8],[9]. Ce nouvel ensemble se place au premier rang des groupes industriels français ; c'est le premier groupe européen d'aluminium et le cinquième dans le monde ; il occupe également la première place en Europe pour la transformation de l'aluminium et du cuivre et pour la production d'aciers inoxydables. En 1982, c'est dans le contexte des nationalisations,qu'Ugine-Aciers intègre le groupe Sacilor, puis en 1986, Usinor Sacilor et prend le nom d'Ugine-Savoie.
Que reste-il aujourd'hui du remarquable essor industriel sur le site d' Ugine ? L'usine d ' Ugine, Ugitech, producteur et leader mondial de produits longs en acier inoxydable, fait désormais partie, après Usinor et Arcelor, du groupe allemand Schmolz-Bickenbach et emploie 1800 salariés dont 1200 sur le site d'Ugine. Areva-Cezus, premier producteur mondial de zirconium du groupe Areva emploie 350 salariés. Timet, premier producteur de titane du groupe Titanium Metal Corporation emploie une centaine de salariés.
L'épopée industrielle d'Ugine, dont le nom est désormais connu dans le monde entier, mérite de persévérer.
Politique et administration [modifier]
Administration municipale et tendances politiques [modifier]
Les maires d'Ugine [modifier]
Instances judiciaires et administratives [modifier]
- Bureaux du Trésor public
- Bureaux de Poste
- Office Public d’H.L.M municipal
- Gendarmerie
- Centre communal d'action sociale (CCAS)
- Service de Prévention Spécialisée de la Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence des Savoie
- Centre social municipal
- Maison de l’Enfance :
- Halte Garderie municipale
- Relais Assistantes Maternelles
- Centre de Loisirs Sans Hébergement
- Office de tourisme
- Direction départementale de l'Équipement
- Office national des forêts
Politique environnementale [modifier]
Jumelage [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 7 058 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Maternelle [modifier]
- André Pringolliet
- Chef-lieu (comprenant aussi des classes élémentaires)
- Crest-Cherel (comprenant aussi des classes élémentaires)
- Héry-sur-Ugine (classe unique)
- Zulberti
Élémentaire [modifier]
- André Pringolliet
- Chef Lieu (comprenant aussi des classes maternelles)
- Crest-Cherel (comprenant aussi des classes maternelles)
- Héry-sur-Ugine (classe unique)
- Michel Zulberti
Collège [modifier]
- Collège Ernest Perrier de la Bathie
Lycée et Enseignement professionnel [modifier]
- Lycée polyvalent René Perrin, labellisé lycée des Métiers des Sciences et Techniques de l'Industrie
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Chaque année, la ville d'Ugine organise plusieurs manifestations culturelles et sportives :
- Eurojack, championnat d'Europe de bûcheronnage
- Salon du bien être
- Salon des arts et création
- Journée internationale de la danse
- Le Salon du Jouet
- Le Festi'livre
- La Fête du Cheval
- La Fête des Montagnes (appelée aussi la Démontagnera)
- La Fête du Sport
- Ugine City Rock
Ugine possède une scène rock amateur importante, et plusieurs associations (The Bonkers, les Grockeurs), ainsi que l'ensemble des flûtes du Crest-Cherel. Le Mandoline-Club d'Ugine a été dissout en 2010.
Santé [modifier]
Plusieurs services de santé sont dispensés à Ugine. L'hôpital le plus proche, le CHAM, est situé sur la commune d'Albertville.
- Soins :
- Centre de Secours (Pompiers)
- Médecins généralistes
- Infirmières
- Dentistes
- Paramédical :
- Masseurs-Kinésithérapeutes
- Orthophonistes
- Orthoptiste
- psychothérapeute
- Pédicure-Podologue
- Personnes âgées :
- Foyer logement et résidences "Les Gentianes"
- Maison d'Accueil pour Personnes Âgées Dépendantes (MAPAD) "La Nivéole"
- Commerces :
- Autres :
Sports [modifier]
Ugine possède de nombreuses infrastructures et dispositifs dédiés à la pratique de disciplines sportives multiples. On trouve ainsi :
- un boulodrome ;
- un complexe sportif pour la gymnastique ;
- une piste cyclable reliant Ugine à Annecy ;
- Atlantis, un centre nautique et de remise en forme ;
- un complexe sportif, qui comprend un terrain de handball et des gradins, une salle festive accueillant de nombreux festivals comme « Ugine city rock pendant l'automne », un mur d'escalade, une salle de judo... ;
- 50 km d'itinéraires balisés pour la randonnée ;
- de plus, la station de ski d'Héry-sur-Ugine ouvre pendant une bonne partie de l'hiver. Un téléski dessert trois pistes : une bleue, une rouge et une noire.
La commune d'Ugine abrite de nombreuses associations sportives en ses murs, parmi lesquelles on peut citer :
- L'A.S.U Football
- Le Ski Club du Mont Charvin
- Les Dauphins Uginois qui comprend plus de 100 nageurs
- Judo ju-jitsu Taïso club d'Ugine
Médias [modifier]
- Télévision locale : TV8 Mont-Blanc
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Eustache Chappuis, (1491-1556), chanoine de la cathédrale de Genève, ambassadeur de Charles Quint à la cour du roi Henri VIII d'Angleterre, fondateur du collège Chapuisien à Annecy, est issu d'une famille originaire d'Ugine[12].
- Famille de Buttet :
- Mermet de Buttet, (v.1410-1488), natif d'Ugine, secrétaire d'État du duc Louis Ier de Savoie à Chambéry par lettres patentes du 15 octobre 1460,[13], héritier de la Maison Forte d'Entremont au Bourget-du-Lac [14].
- Marc-Claude de Buttet, (1530-1586),( neveu de Mermet), poète de la Renaissance à la cour du roi François Ier, féal de la duchesse Marguerite de Savoie, ( épouse du duc Emmanuel-Philibert de Savoie), auteur de L'Amalthée en hommage à Jacqueline de Montbel d'Entremont.
- Jean-François II de Buttet (1561-1613), natif d'Ugine, avocat du duc Henri Ier de Savoie-Nemours de 1604 à 1608, sénateur au Souverain Sénat de Savoie, à Chambéry de 1608 à 1610, président du Conseil de Genevois à Annecy (1610-1613) par Lettres Patentes de Charles-Emmanuel Ier de Savoie, le 8 mars 1610.
- Charles-Janus de Buttet, fils du précédent, (v.1590-1630). Premier syndic de la ville de Chambéry, il négocie directement au camp de Barraux, un traité d'armistice avec le roi Louis XIII dont les troupes venaient d'envahir la Savoie.
- Ernest Perrier de la Bâthie (1873-1932), fait don à la ville d'Ugine de ses terres pour y faire construire des bâtiments culturels
- Paul Girod (1878-1951), fondateur du complexe industriel de la ville Ugine-Savoie
- Pierre-Yves Le Duc (1964), Artiste Peintre napolitain né à Ugine.
- Paul Proust (1882-1914), député (1914).
- Camille Folliet (1908-1945), prêtre, vicaire d'Ugine en 1932, résistant tué à l'ennemi en 1945, Compagnon de la Libération, Juste parmi les Nations.
- Famille Bianco
- Jules (1895-1986), entrepreneur et homme politique, Croix de guerre 1914-1918, résistant, Président du Conseil général de Savoie (1956 à 1964)
Naissances [modifier]
- André Pringolliet (1879-1965), homme politique.
- Léon Delemontex (1910-1999), homme politique.
- Maryline Desbiolles (1959), écrivaine.
- Albert Botta. Bâtiment Travaux Publiques.
- Jean-Louis Janin Daviet. Auteur de livres d'Art. Né en 1963. Uginois de souche et de cœur. Chevalier des Arts et des Lettres.
Décès [modifier]
- Auguste Proust (1852-1921), homme politique.
- Saint Alexis d'Ugine (1867-1934), prêtre russe, fêtes le 22 août et le 13 octobre.
Résidents [modifier]
- Ness, dessinateur et scénariste de bandes dessinées.
Économie [modifier]
Emploi [modifier]
- Pôle Emploi (organisme municipal, partenaire de l'ANPE)
- Mission Locale Jeunes (un jour par semaine)
Entreprises de l'agglomération [modifier]
- Métallurgie :
- Ugitech, leader mondial de produits longs en acier inoxydable. Ancienne filiale d'Arcelor, elle fait désormais partie du groupe allemand Schmolz + Bickenbach. Il y a 1 200 salariés sur site.
- Areva-Cezus, premier producteur mondial de zirconium du groupe Areva. Créée en 1971, il y a 360 salariés sur site.
- Timet, premier producteur mondial de titane du groupe Titanium Metal Corporation. Créée en 1996, il y a 104 salariés sur site.
- Commerce et Distribution :
- Bianco Production Pétrolière (Total)
- Quincaillerie Lachenal
- Les Caves du Capitan (Vin & Spiritueux)
- poterie des bleuets, grès et utilitaire (artisan)
- Agriculture et élevage :
- Exploitations bovines, production laitière (700 000 litres par an) pour la fabrication du reblochon, à la Cave Coopérative du Val d'Arly (Flumet).
- Cheptel ovin et caprins, production locale de fromages.
- Arboriculture fruitière, production locale, principalement des pommes.
- Maraîchage, production locale.
- Apiculture, 5 000 kg de miel par an.
Commerce [modifier]
- Marché le mercredi matin aux fontaines
- Marché le samedi matin au chef lieu
- Carrefour Market
- Leader Price
- Spar chantemerle
- Boucherie au chef lieu
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
Culture et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Période médiévale [modifier]
- Ruine du château comtal XIIIe
- Maison forte de Crescherel (devenu le centre culturel) XIIIe-XVe
- Maisons anciennes
- Casanes lombardes
Période contemporaine [modifier]
Monuments religieux [modifier]
- Église Saint-Laurent, consacrée en 1685 puis agrandie au XIXe. Elle possède un chœur datant du XIIe, avec deux travées et un chevet droit voûté d'ogives. Les colonnes supportent un chapiteaux à feuillages et laisse apparaître une nef-halle du XVIIe avec des retables de style baroque.
- Église Saint Nicolas d’Ugine (Orthodoxe), consacrée en 1926.
- Église aux Fontaines, consacrée en 1958.
- Chapelles rurales.
Espaces verts [modifier]
- 13 000ha de forêt.
- Col de l'Arpetaz : panorama exceptionnel sur toute la chaîne du Mont-Blanc, les 4000 Suisses et Italiens, le Beaufortain, La Vanoise et la Dent de Cons.
- Gorges de l'Arly.
Gastronomie [modifier]
Les spécialités culinaires sont celles que l'on trouve dans d'autres communes de Savoie : diots, gâteaux de Savoie, bugnes, polente, pormeniers, ...
La spécialité sucrée locale est un biscuit aux noisettes et prâliné, le Mont-Charvin, du nom de la montagne au pied de laquelle est sise Ugine.
Patrimoine culturel [modifier]
- Musée d'Art et de Traditions populaires du Val-d'Arly
- Complexe culturel (Médiathèque, École de musique, Cinéma...)
Lieux de culte [modifier]
- Église Saint-Laurent au Chef-lieu,
- Église Orthodoxe aux fontaines
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Notes et Références
- Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
- GASO - Banque du blason - 73303
- On estime que certains bénéfices ecclésiastiques de l'archevêché de Cantorbéry ont été réinvestis à Ugine pour le plus grand profit de ses habitants
- Sur le Traité de Paris de 1355 entre la Savoie et la France, voir l'article de Daniel Chaubert paru dans la Revue Savoisienne de L'Académie Florimontane, 151ème Année, 2011, pages 295 à 305
- Cette répartition des uginois émigrés dans les deux capitales a le don de désorienter certains généalogistes, tel Désormeaux, qui doutent de la parenté entre les Chambériens et Anneciens originaires d'Ugine. (J.Désormeaux et C. Faure, Sur la généalogie du poète Marc-Claude de Buttet, Revue Savoisienne , 65, (1924), pages 82 à 92.
- Roger Devos, Pierre Broise, Histoire d'Ugine, Volume 48 de Mémoires et documents, Académie salésienne, 1975.
- Michel Aguettaz, Francs-tireurs et partisans français dans la résistance savoyarde, Presses universitaires de Grenoble, 1995 (ISSN 2-706-10626-3, 9782706106262).
- Jean-Étienne Léger, Une grande entreprise dans la chimie française : Kuhlmann, 1825-1982, Nouvelles Editions Debresse, 1988.
- Philippe Thaure, Péchiney vendu: grandeur et décadence du plus grand groupe industriel français, TRANSVALOR Presses des MINES, 2007 (ISSN 2-911-76288-6, 9782911762888), p. 44.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Roger Devos, Histoire d'Ugine, Académie Salésienne, 1956.
- Amédée de Foras,Armorial et nobiliaire de Savoie
- Gabriel Pérouse, Les Environs de Chambéry, La Fontaine de Siloé, 1996, (ISBN 2-908697-47-5).
Bibliographie [modifier]
- Roger Devos et Pierre Broise, Histoire d'Ugine, vol. 48, Académie salésienne, 1975, 532 p..
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Communes de la Savoie
- Pechiney Ugine Kuhlmann
- Massacres perpétrés par les Allemands en France durant la Libération de 1944

