Ugine

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Ugine
Ugine vue du sommet de la Dent de Cons
Ugine vue du sommet de la Dent de Cons
Blason de Ugine
Blason
Ugine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Ugine
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la région d'Albertville
Maire
Mandat
Frank Lombard
2008-2014
Code postal 73400
Code commune 73303
Démographie
Gentilé Uginois / Uginoises
Population
municipale
7 075 hab. (2011)
Densité 123 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 12″ N 6° 25′ 14″ E / 45.7533333333, 6.42055555556 ()45° 45′ 12″ Nord 6° 25′ 14″ Est / 45.7533333333, 6.42055555556 ()  
Altitude Min. 391 m – Max. 2 407 m
Superficie 57,36 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ugine.com

Ugine est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Ugine est une petite ville de Savoie au pied des gorges de l'Arly. Elle est traversée par deux rivières, la Chaise et l'Arly, dont le confluent se trouve à la sortie d'Ugine en direction d'Albertville. La commune d'Ugine a pour communes limitrophes du Nord à l'Ouest, du Sud à l'Est, Manigod, Le Bouchet, Marlens, Cons-Sainte-Colombe, Marthod, Queige, Cohennoz, Crest-Voland et Saint-Nicolas-la-Chapelle. Ugine s'est construite dans la pente des pâturages situés au pied du Mont Charvin. La commune se trouve ainsi dans une sorte de "Cirque", bordée par la Chaîne des Aravis, le Massif des Bauges et le Val d'Arly. Les paysages ont donc un fort aspect montagnard, caractérisés par une alternance entre les prairies, les vergers et les forêts domaniales de conifères.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Ugine ... h/an ... mm/an ... j/an ... j/an ... j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Précipitations (hauteur moyenne en mm) ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Source: Météo France et Météociel[1]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]
Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable relie les villes d'Albertville, d'Ugine et Annecy en voie séparée de la nationale.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Il n'existe plus de desserte assurée par la SNCF sur la commune, celle-ci étant dorénavant réservée d'Ugine à Albertville au fret de matériaux destinés aux usines. Une ligne Annecy-Ugine-Albertville fut mise en exploitation le 3 juin 1901 ; elle a été fermée au service voyageurs le 5 mai 1938 mais un train ouvrier, non accessible au public, continua de fonctionner entre Albertville et Ugine jusqu'en 1953 pour les aciéries d'Ugine uniquement.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Il existe un service d'autocars en direction d'Albertville mise en place par la Co.RAL. De plus, trois compagnies de Taxi-Ambulance sont implantées sur la commune.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est celui d'Annecy ; une liaison avec Paris y est régulière. L'aéroport international le plus près est celui de Genève Cointrin, qui dessert une centaine de destinations dans le monde entier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux, Lieux dits[modifier | modifier le code]

  • Bange
  • Hauteville
  • Héry-sur-Ugine
  • Les Annuits
  • Les Corrues
  • Les Culées
  • Les Fontaines
  • La Fracharde
  • La Lierre
  • La Plagne
  • Le Crêtet
  • Le Mont Dessous
  • Le Mont Dessus
  • La charre
  • Les Rippes
  • L'Isle
  • Outrechaise :
    • La Montaz
    • Le Chef-Lieu
    • Le Rocher
    • Les Trois Maisons
  • Pierre Martine
  • Pussiez
  • Le Tremblay/ Les Granges
  • Soney
  • Le Villard
  • le Clos
  • le Château


Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Ugine

Les armes de la commune d'Ugine se blasonnent ainsi :
De gueules au gril d'or, la poignée vers la pointe [2]. On trouve parfois De sable au gril d'argent.
Ugine a adopté ces armes en souvenir de Saint Laurent, martyr espagnol du IIIe siècle qui périt, torturé sur un gril de fer rougi au feu et qui, depuis le haut Moyen Âge, est le Saint Patron d'Ugine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Ugine proviendrait, suivant l'avis du père Léon Buffet, auteur de la première monographie d'Ugine, du bas latin AUGIA et de son diminutif AUGINA, au sens de bassin des eaux, c'est-à-dire de lieu où l'on rencontre un cours d'eau et des fontaines. En 1952, « Ugines » devient « Ugine » par décret.

Histoire de la commune[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ugine, qui relevait du comté de Savoie, a fait l'objet de nombreuses invasions au Moyen Âge du fait de sa position charnière entre la Savoie et le Genevois.

Au XIIIe siècle, Ugine bénéficie d'une suzeraineté exceptionnelle : le prince Boniface de Savoie, fils cadet du comte Thomas I° de Savoie et de Béatrice de Genevois, vient de recevoir ce fief en apanage en 1233. Il va s'y installer à demeure et beaucoup s'y investir en faveur de la population, tout en faisant face à ses obligations extérieures. Il fut évêque de Belley (1232-1241), puis occupa le siège d'archevêque de Cantorbery (1246-1270). Il est inhumé à Hautecombe et, tardivement béatifié en 1838.
Les Historiens rapportent qu'en 1248, le Bienheureux Boniface de Savoie entoura le bourg d'Ugine de murailles, le fortifia par la construction de quatre châteaux et lui accorda plusieurs privilèges[3]. De ces quatre châteaux, l'un dit château princier, au couchant de la ville, fit en 1285, l'objet d'une attaque d'Humbert Ier de La Tour du Pin, dauphin de Viennois, qui ne laissa qu'un monceau de décombres. Ultérieurement redressé, le château fut à nouveau attaqué en 1335 par Hughes de Faucigny. Il n'en subsiste plus désormais que des ruines sous la dénomination de « tour sarrasine ».
Au cours des hostilités entre les dynasties de Savoie et du Dauphiné, Ugine, en tant que ville frontière, a joué un rôle prépondérant de défense, de 1285 à 1355. Le comte de Genève ayant pris le parti du dauphin, provoqua l'incendie d'Ugine en 1307 et ravagea la campagne environnante. La Paix de Villard-Benoit conclue en 1314 apporta un répit provisoire. Mais en 1325, les gens du comte de Genève incendièrent Marlens.

En 1355, le conflit va enfin s'estomper, grâce à un échange : la Savoie acquiert le Faucigny et cède le Viennois, conformément au Traité de Paris (1355) du 5 janvier 1355[4]. Ugine n'est donc plus une ville frontière et va pouvoir s'installer dans la paix.

En 1401, Ugine appartient toujours au comté de Savoie. Toutefois, il est à noter un événement qui va influencer ultérieurement le sort des uginois : le 5 août 1401, le comte Amédée VIII de Savoie vient d'acheter pour la somme de 40 000 francs-or le comté de Genevois , voisin de frontière d'Ugine, à la suite de l'extinction de la dynastie des comtes de Genevois. Les comtés de Savoie (Capitale Chambéry), et de Genevois ( ancienne capitale Annecy) vont fusionner provisoirement en tant que comté de Savoie. Ce Territoire nouveau est érigé en duché de Savoie (capitale Chambéry) 15 ans plus tard, le 19 février 1416. La conséquence directe pour les savoisiens est que, désormais, ils bénéficieront de l'unité savoisienne pour exercer leurs différentes fonctions sur l'ensemble de cette entité, et notamment à Chambéry ou à Annecy[5].

En 1440, le duc Amédée VIII de Savoie donne la province de Genevois en apanage à son second fils, Philippe de Savoie (1422-1444) qu'il nomme comte de Genevois. Ugine reste attaché au duché de Savoie.

En 1444, à la mort du comte Philippe de Genevois, l'apanage retourne dans le giron du duché de Savoie jusqu'en 1460.

En 1460, le duc Louis Ier de Savoie (1413-1465), successeur de son père Amédée VIII, donne le Genevois en apanage à son fils, Janus de Savoie (1440-1491) qu'il nomme comte de Genève. Ugine reste toujours attaché au duché de Savoie.

En 1491, à la mort du comte Janus de Genève, le Genevois retourne à nouveau dans le giron du duché de Savoie. Ugine est toujours attaché au duché de Savoie.

Renaissance et XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Mais au temps de la Renaissance, les perpétuelles variations de suzeraineté vont changer le sort d'Ugine: en 1514 est constitué un nouvel apanage dit de Genevois-Nemours auquel est rattaché Ugine. La cité d'Ugine ne dépendra plus de Chambéry, mais d'Annecy à partir du 15 août 1514. Cette nouvelle appartenance va durer plus d'un siècle sous l'autorité de la branche des Savoie-Nemours, jusqu'à l'année 1659. Puis les deux territoires vont à nouveau fusionner et Ugine dépendra à nouveau de Chambéry.

Période Contemporaine[modifier | modifier le code]

La Guerre 14-18

À la déclaration de la guerre, l'ordre de mobilisation générale est proclamé à Ugine: Plus de 500 réservistes de toutes classes sont transportés en train depuis la gare d'Ugine, encouragés par la foule des parents et amis, au son de la Marseillaise de la fanfare municipale.

La guerre 14-18 entraine de nombreuses victimes. 88 Uginois, 40 habitants d'Héry et 3 d'Outrechaise mourront sur les champs de bataille.

En octobre 1918, l'épidémie de "grippe espagnole" entraine le décès de 68 Uginois, principalement parmi le personnel ouvrier des usines d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français pendant la guerre.

La guerre 39-45 et la Résistance

Au moment de l'Armistice du 24 juin 1940, la ville d'Ugine fait partie de la Zone libre. Cette mesure sanctionne symboliquement la défaite des troupes italiennes dont les attaques s'étaient brisées sur les fortifications de Modane et de Bourg-Saint-Maurice, face aux Chasseurs Alpins (Voir Bataille des Alpes). De leur côté, les troupes allemandes étaient contenues aux Echelles et aux environs de Rumilly et d'Aix-les-Bains à la signature de l'Armistice. Cette situation de Zone Libre permet dans une certaine mesure la continuation des activités antérieures, bien que la destitution de la municipalité Pringolliet par le régime de Vichy fut mal ressentie par la population uginoise.

Dès la fin de 1940 s'organise la Résistance qui donnera naissance à deux formations à la fin de 1941 : l'Armée secrète (A.S) et les Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P). Le premier noyau de résistance animé par Raymond Buchet (alias Many) adhère au Mouvement de Libération constitué à Albertville. Parallèlement, l'ancien député-maire, André Pringolliet (alias Steurcé) rassemble un comité chargé de diriger les futures actions de résistance regroupant l'ensemble des mouvements et en assure la coordination[6].

Après le , les allemands envahissent la zone libre. Un détachement de l'armée allemande s'installe au vieux phalanstère de l'usine, puis à l'école de Montroux. Jules Bianco est élu pour assumer la présidence du mouvement Uginois de Libération et va immédiatement engager les actions de résistance dans la région uginoise.

La première activité consiste à entraver la production des Acièries pour freiner leur participation à l'effort de guerre allemand : la liste des sabotages effectués à l'explosif, sous l'autorité directe de MM Buchet et Jabouille, à l'intérieur comme à l'extérieur des usines, est impressionnante. Ces actions aboutirent le 3 mai 1944 à la paralysie totale des installations, malgré l'intervention des troupes allemandes, grâce à la complicité du personnel de l'usine et de la population[7]. Le , 28 civils sont fusillés par la SS Polizei Regiment 19, en représailles de l'explosion d'une mine . Les nazis détruisent aussi trois immeubles[7].

Enfin, le 2 août 1944, le parachutage d'armes le plus important exécuté en France a lieu au Col des Saisies : deux escadres de soixante-dix-huit avions larguent 899 containers de 145 kg[7]. Les forces des F.F.I d'Ugine coordonnées au bataillon du capitaine Bulle harcèlent les troupes allemandes et parviennent à libérer Ugine le 23 août 1944.

Ugine a payé sa lourde contribution à la libération nationale: Soixante deux uginois furent fusillés, tués au combat ou morts en déportation. Leur souvenir est évoqué chaque année le 8 mai au monument aux morts de la municipalité, devant la population uginoise qui n'oublie pas. Les services exceptionnels d'Ugine lui furent reconnus par l'attribution de la croix de guerre 1939-1945, le [6].

Développement industriel[modifier | modifier le code]

Cette ville industrielle est connue pour ses aciers spéciaux. Elle va s'inscrire dans l'ère industrielle en 1903, avec la construction d'une usine de ferro-alliages, sous la direction de Paul Girod. Une main d'œuvre recrutée localement participe à l'aménagement de la chute d'eau du moulin Ravier et à l'édification d'une usine de ferro alliages à ses pieds. Changeant ensuite de métier, les mêmes ouvriers, de terrassiers ou de maçons, devinrent ouvriers aux fours. La mise en marche de l'usine eut lieu le 4 décembre 1904. De 1905 à 1909, Paul Girod met au point un four électrique à sole conductrice destiné à la fabrication des aciers spéciaux. Le réseau hydraulique est considérablement agrandi dans toutes les vallées de haute montagne entourant Ugine. En 1908, il implante en aval de l'usine des Alliages, une vaste aciérie électrique, la « Compagnie des Forges et Aciéries électriques Paul Girod » aidé pour sa mise en marche par un certain nombre de techniciens de Saint-Étienne et qui va fournir 50 % des aciers français pour l'armement durant la première guerre mondiale.

Après le conflit 14-18, Ugine embauche de nombreux russes blancs et des ouvriers polonais, pour compenser les pertes dues à la guerre : l'usine va comporter jusqu'à 42 % de main d'œuvre étrangère.

L'industrie électrochimique est très forte grâce à la croissance rapide d'Ugine aciers, qui a produit la moitié de l'acier inox français.

En 1925, au sein d'une nouvelle Société, la SECEMAEU,René Perrin, ancien élève de Polytechnique et de l'École des Mines, donne une nouvelle dimension à l'usine d'Ugine dont il assume la Direction. En créant un Centre de recherches, il est l'inventeur du procédé Ugine-Perrin, utilisé dans l'élaboration des aciers spéciaux et aussi pour la fabrication de ferro-chrome à très basse teneur en carbone.

Durant la guerre 1939-1945, l'activité est considérablement réduite et l'usine subit de nombreux sabotages.

Après la guerre, les différentes usines de la SECEMAEU réparties en France étaient, en général, de petite dimension et comptaient de 200 à 500 ouvriers, sauf l'usine d'Ugine qui atteignait déjà plus de 3000 personnes.

Le dynamisme d'Ugine s'est affirmé par sa collaboration avec le Commissariat à l'énergie atomique : la société fournit les alliages nécessaires (Titane) à la fabrication des réacteurs nucléaires.

En 1960, l'usine des alliages arrête progressivement son activité. L’ensemble du site et ses bâtiments est récupéré pour l’implantation des « Métaux Spéciaux » au sein de la Société Ugine-Aciers pour fabriquer du Titane et du Zirconium. Cette spécialisation sera cédée à CEZUS en 1979. Des opérations de fusion vont avoir lieu : en 1966, Ugine fusionne avec Kulhmann pour former la nouvelle Société Ugine-Kulhmann et en 1972, la fusion avec Pechiney entraîne la création de la société Péchiney Ugine Kulhlmann (PUK)[8],[9]. Ce nouvel ensemble se place au premier rang des groupes industriels français ; c'est le premier groupe européen d'aluminium et le cinquième dans le monde ; il occupe également la première place en Europe pour la transformation de l'aluminium et du cuivre et pour la production d'aciers inoxydables. En 1982, c'est dans le contexte des nationalisations, qu'Ugine-Aciers intègre le groupe Sacilor, puis en 1986, Usinor Sacilor et prend le nom d'Ugine-Savoie.

Que reste-il aujourd'hui du remarquable essor industriel sur le site d' Ugine ? L'usine d ' Ugine, Ugitech, producteur et leader mondial de produits longs en acier inoxydable, fait désormais partie, après Usinor et Arcelor, du groupe allemand Schmolz-Bickenbach et emploie 1800 salariés dont 1200 sur le site d'Ugine. Areva-Cezus, premier producteur mondial de zirconium du groupe Areva emploie 350 salariés. Timet, premier producteur de titane du groupe Titanium Metal Corporation emploie une centaine de salariés.

L'épopée industrielle d'Ugine, dont le nom est désormais connu dans le monde entier, mérite de persévérer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Les maires d'Ugine[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1908 Auguste Proust Conservateur Député et conseiller général
1908 1940 André Pringolliet SFIO Député et conseiller général
1940 1944      
1944 1945 André Pringolliet    
1945 1947      
1947 mars 1959 André Pringolliet    
mars 1959 mars 1971 Jules Bianco SFIO Président du Conseil général
mars 1971 mars 1989 Jean-Marie Meunier DVG  
mars 1989 juin 1995 Louis Bertrand PCF  
juin 1995 en cours Franck Lombard DVD Vice-président du Conseil général
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 075 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 007 2 091 2 498 2 910 2 944 3 071 2 385 2 523 2 766
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 854 2 690 2 631 2 543 2 189 2 014 2 325 2 558 3 346
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 767 4 754 5 951 6 308 5 882 6 904 7 489 7 762 8 020
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
7 445 7 248 6 963 7 004 7 075 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Maternelle[modifier | modifier le code]

  • André Pringolliet
  • Chef-lieu (comprenant aussi des classes élémentaires)
  • Crest-Cherel (comprenant aussi des classes élémentaires)
  • Héry-sur-Ugine (classe unique)
  • Zulberti

Élémentaire[modifier | modifier le code]

  • André Pringolliet
  • Chef Lieu (comprenant aussi des classes maternelles)
  • Crest-Cherel (comprenant aussi des classes maternelles)
  • Héry-sur-Ugine (classe unique)
  • Michel Zulberti

Collège[modifier | modifier le code]

  • Collège Ernest Perrier de la Bathie

Lycée et Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

  • Lycée polyvalent René Perrin, labellisé lycée des Métiers des Sciences et Techniques de l'Industrie

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année, la ville d'Ugine organise plusieurs manifestations culturelles et sportives :

  • Eurojack, championnat d'Europe de bûcheronnage
  • Salon du bien être
  • Salon des arts et création
  • Journée internationale de la danse
  • Le Salon du Jouet
  • Le Festi'livre
  • La Fête du Cheval
  • La Fête des Montagnes (appelée aussi la Démontagnera)
  • La Fête du Sport


Ugine possède une scène rock amateur importante, et plusieurs associations (The Bonkers, les Grockeurs), ainsi que l'ensemble des flûtes du Crest-Cherel. Le Mandoline-Club d'Ugine a été dissous en 2010.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs services de santé sont dispensés à Ugine. L'hôpital le plus proche, le CHAM, est situé sur la commune d'Albertville.

Sports[modifier | modifier le code]

Ugine possède de nombreuses infrastructures et dispositifs dédiés à la pratique de disciplines sportives multiples. On trouve ainsi :

  • un boulodrome ;
  • un complexe sportif pour la gymnastique ;
  • une piste cyclable reliant Ugine à Annecy ;
  • Atlantis, un centre nautique et de remise en forme ;
  • un complexe sportif, qui comprend un terrain de handball et des gradins, une salle festive accueillant de nombreux festivals comme « Ugine city rock pendant l'automne », un mur d'escalade, une salle de judo... ;
  • 50 km d'itinéraires balisés pour la randonnée ;
  • de plus, la station de ski d'Héry-sur-Ugine ouvre pendant une bonne partie de l'hiver. Un téléski dessert trois pistes : une bleue, une rouge et une noire.

La commune d'Ugine abrite de nombreuses associations sportives en ses murs, parmi lesquelles on peut citer :

  • L'A.S.U Football
  • Le Ski Club du Mont Charvin
  • Les Dauphins Uginois qui comprend plus de 100 nageurs
  • Judo ju-jitsu Taïso club d'Ugine

Médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances[modifier | modifier le code]

  • André Pringolliet (1879-1965), homme politique.
  • Léon Delemontex (1910-1999), homme politique.
  • Maryline Desbiolles (1959), écrivaine.
  • Albert Botta. Bâtiment Travaux Publics.
  • Jean-Louis Janin Daviet. Auteur de livres d'Art. Né en 1963. Uginois de souche et de cœur. Chevalier des Arts et des Lettres.

Décès[modifier | modifier le code]

Résidents[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Ugitech sous la neige.

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

  • Marché le mercredi matin aux fontaines
  • Marché le samedi matin au chef lieu
  • Carrefour Market
  • Leader Price
  • Spar chantemerle
  • Epicerie Vival au Chef Lieu
  • Boucherie au chef lieu

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

  • Ruine du château comtal XIIIe
  • Maison forte de Crescherel (devenu le centre culturel) XIIIe-XVe
  • Maisons anciennes
  • Casanes lombardes

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent, consacrée en 1685 puis agrandie au XIXe. Elle possède un chœur datant du XIIe, avec deux travées et un chevet droit voûté d'ogives. Les colonnes supportent un chapiteaux à feuillages et laisse apparaître une nef-halle du XVIIe avec des retables de style baroque.
  • Église Saint Nicolas d’Ugine (Orthodoxe), consacrée en 1926.
  • Église aux Fontaines, consacrée en 1958.
  • Chapelles rurales.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les spécialités culinaires sont celles que l'on trouve dans d'autres communes de Savoie : diots, gâteaux de Savoie, bugnes, polente, pormeniers, ...

La spécialité sucrée locale est un entremets aux noisettes et praline, le Mont-Charvin, du nom de la montagne au pied de laquelle est sise Ugine. Cette recette a été inventée par Jean-Pierre Carmantrand.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée d'Art et de Traditions populaires du Val-d'Arly
  • Complexe culturel (Médiathèque, École de musique, Cinéma...)

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent au Chef-lieu,
  • Église Orthodoxe aux fontaines
  • Mosqué

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Notes et Références

  1. Base de données météo et observations temps réelle par Méteociel et Météo France
  2. GASO - Banque du blason - 73303
  3. On estime que certains bénéfices ecclésiastiques de l'archevêché de Cantorbéry ont été réinvestis à Ugine pour le plus grand profit de ses habitants
  4. Sur le Traité de Paris de 1355 entre la Savoie et la France, voir l'article de Daniel Chaubert paru dans la Revue Savoisienne de L'Académie Florimontane, 151ème Année, 2011, pages 295 à 305
  5. Cette répartition des uginois émigrés dans les deux capitales a le don de désorienter certains généalogistes, tel Désormeaux, qui doutent de la parenté entre les Chambériens et Anneciens originaires d'Ugine. (J.Désormeaux et C. Faure, Sur la généalogie du poète Marc-Claude de Buttet, Revue Savoisienne , 65, (1924), pages 82 à 92.
  6. a et b Roger Devos, Pierre Broise, Histoire d'Ugine, Volume 48 de Mémoires et documents, Académie salésienne,‎ 1975.
  7. a, b et c Michel Aguettaz, Francs-tireurs et partisans français dans la résistance savoyarde, Presses universitaires de Grenoble,‎ 1995 (ISSN 2-706-10626-3, 9782706106262).
  8. Jean-Étienne Léger, Une grande entreprise dans la chimie française : Kuhlmann, 1825-1982, Nouvelles Editions Debresse,‎ 1988.
  9. Philippe Thaure, Péchiney vendu: grandeur et décadence du plus grand groupe industriel français, TRANSVALOR Presses des MINES,‎ 2007 (ISSN 2-911-76288-6, 9782911762888), p. 44.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  12. Roger Devos, Histoire d'Ugine, Académie Salésienne, 1956.
  13. Amédée de Foras,Armorial et nobiliaire de Savoie
  14. Gabriel Pérouse, Les Environs de Chambéry, La Fontaine de Siloé, 1996, (ISBN 2-908697-47-5).