Vallorcine

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Vallorcine
Vallorcine, vue des champs
Vallorcine, vue des champs
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Chamonix-Mont-Blanc
Intercommunalité SIVOM Pays du Mont-Blanc
Maire
Mandat
Jérémy Vallas
2014-2020
Code postal 74660
Code commune 74290
Démographie
Population
municipale
422 hab. (2011)
Densité 9,5 hab./km2
Population
aire urbaine
60 234 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 07″ N 6° 56′ 02″ E / 46.0352777778, 6.93388888889 ()46° 02′ 07″ Nord 6° 56′ 02″ Est / 46.0352777778, 6.93388888889 ()  
Altitude Min. 1 120 m – Max. 3 098 m
Superficie 44,57 km2
Localisation

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Liens
Site web Vallorcine.com

Vallorcine est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vallorcine est un petit village de montagne savoyard, implanté à la frontière franco-suisse, à 15 km au nord-est de Chamonix. Il bénéficie à la fois de l'attraction touristique du site du Mont-Blanc (3e site naturel le plus visité au monde), et de sa situation frontalière.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Vallorcine englobe toute la haute vallée de l'Eau Noire, jusqu'à la frontière avec le canton suisse du Valais. Elle est située au nord du col des Montets qui la sépare de la vallée de Chamonix. Quoique situé au delà de la ligne de partage des eaux Arve-Eau Noire, le bourg a choisi de demeurer français.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Vallorcine et sa région sont situées dans la vallée de l'Eau Noire, un affluent du Rhône. À cet endroit la ligne de partage des eaux et la frontière ne sont pas confondues. Ainsi les eaux de cette région font partie du bassin versant du Rhône, pour sa partie amont du lac Léman.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Vallorcine est traversée par l'ancienne route nationale 506, actuellement déclassée en départementale 1506. Cette route relie la commune à Chamonix-Mont-Blanc via le col des Montets d'un côté, et à la frontière suisse de l'autre. Côté suisse, le poste de douane se trouve au lieu-dit le Châtelard-Frontière, sur les communes de Vallorcine et de Finhaut. La route se poursuit de l'autre côté de la frontière vers Martigny via le col de la Forclaz.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Il existe une piste de VTT sous la télécabine de Vallorcine

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Gare de Vallorcine.

La ligne Saint-Gervais - Vallorcine dessert deux gares SNCF sur la commune : Le Buet et Vallorcine. La ligne se prolonge vers la Suisse, via le chemin de fer Martigny-Châtelard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des petits villages savoyards, Vallorcine est formée de plusieurs hameaux qui s'étalent le long du cours du torrent, jusqu'à celui de Barberine qui marque la limite avec le village du Châtelard situé sur la commune Finhaut dans le Valais. Au total, le village s’étend sur cinq kilomètres. Son altitude varie entre 1 100 et 1 300 mètres.

La commune comprend plusieurs hameaux que sont La Poya, Le Buet, Le Couteray, Le Lay, Les Mayens, Le Mermy, Les Montets, Le Chanté, Le Nant, La Courzille, Les Biolles, Le Morzay, Les Lierres, Le Plan Envers (ou Plan d'Envers), Le Plan Droit, Le Crot, Le Sizeray, Les Plans, La Villaz, Le Mollard et Barberine (Barbarena en Francoprovençal).

Logement[modifier | modifier le code]

Le parc de logement est composé de 60 % de logements individuels et 40 % de collectifs, il s'agit majoritairement de résidences secondaires (58 % en 1999). Ces logements sont répartis en une douzaine de hameaux présentant une image contrastée, près de 40 % des constructions datent d'avant 1949.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vallorcine provient de la présence autrefois d'ours dans cette partie de la vallée (du latin vallis ursina, vallée des Ours).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Vallorcine a été colonisée au XIIIe siècle par des Walser, germanophones venus du Haut-Valais.

Pendant des décennies, les Vallorcins vont principalement vivre de l'agriculture (élevage dans la vallée de Vallorcine et travail de la vigne à Martigny, dans la vallée du Rhône au climat plus chaud et ensoleillé, où plusieurs familles sont propriétaires de petits lopins de vigne).

Enclavée, Vallorcine est principalement reliée au monde extérieur par le chemin muletier venant de Martigny, longeant les gorges de Trient et remontant ensuite le col de la Forclaz.

En septembre 1792, la Savoie est envahie et rattachée à la France (jusqu'en 1814).

Les premiers touristes arriveront avec la naissance de l'alpinisme. Quelques savants genevois (Bourrit et de Saussure) s'intéressent au Mont Buet, dont le sommet est plus facilement accessible que celui du Mont Blanc.

Le premier hôtel ne sera construit en 1852 à Barberine.

Plus tard, après l'annexion de la Savoie en 1860, une route carrossable est construite, passant par le col des Montets, et reliant Vallorcine à la vallée de l'Arve, et donc à la France (auparavant, la plus grande partie du trafic du Valais vers Chamonix passait par le col de Balme).

En 1893 fut prise la décision de relier Le Fayet à Chamonix et Vallorcine par une ligne de chemin de fer. Le 1er juillet 1908, le rail atteint enfin Vallorcine (voir Ligne Saint-Gervais - Vallorcine), opérant ainsi la jonction avec le Martigny-Châtelard ouvert entre le Châtelard et Vallorcine à la même date.

Le chemin de fer amena un important afflux de touristes, permettant l'ouverture de nouveaux hôtels. À l'époque, compte tenu des conditions climatiques, le chemin de fer ne circulait que du 1er mai au 2 novembre. Il fallut attendre 1935 pour voir le train circuler en hiver (sauf en cas d'avalanche).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les maires de Vallorcine[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Sylvain Ancey ... ...
1947 1949 Eloi Berguerand ... ...
1949 1965 Albert Burnet ... ...
1965 1977 Maurice Canat ... ...
1977 1989 Philippe Ancey ... ...
1989 1995 Georges Bidault ... ...
1995 1996 Philippe Ancey ... ...
1996 2001 Robert Chamel ... ...
2001 2008 Patrick Ancey PS ...
2008 en cours Claude Piccot ... ...

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Vallorcine se trouve aux pieds de la réserve naturelle du vallon de Bérard (539 hectares). Créée en 1992, celle-ci est la dernière née des neuf réserves de Haute-Savoie. Elle est complète la réserve naturelle des aiguilles Rouges.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 422 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
554 484 497 700 762 767 639 624 628
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
607 602 595 611 569 527 546 693 507
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
436 468 443 395 394 349 271 314 283
1982 1990 1999 2006 2008 2011 - - -
303 329 390 413 419 422 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Le ski est beaucoup pratiqué. Le domaine skiable est de dimension modeste et réservé à une clientèle de débutants, néanmoins il existe depuis 2004 une liaison par télécabine reliant le domaine de Balme, qui offre un nombre de pistes beaucoup plus intéressant.

Il est proposé au pied du télécabine des activités sportives encadrées (ski de randonnée, raquettes, freeride et dépose par hélicoptère...)

  • Une patinoire a été édifiée dans le centre du village en 2009.
  • La saison estivale est quant à elle marquée par le VTT de descente, qui dispose d'une piste réservée sur le parcours des télécabines.
  • Nombreux chemins de randonnée avec niveaux de difficultés variables.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Farinet le faux-monnayeur qui s'est établi dans la grotte au-dessus de la cascade de Bérard
  • Devillaz André qui a reçu la médaille de chevalier du mérite agricole
  • Frédéric Ancey qui était dans l'équipe de France de descente
  • Devillaz Sacha Champion de France de ski de fond KO Sprint

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est majoritairement orientée vers le tourisme de montagne, amateurs d'alpinisme et sportifs de montagne en général.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 1999, la commune comprend 144 salariés, travaillant majoritairement dans le secteur tertiaire, à 60 % sur le territoire de la commune.

On trouve des agents municipaux, les professions sportives et de santé ainsi que de nombreux emplois saisonniers.

Capacité d'hébergement[modifier | modifier le code]

On trouve deux résidences de tourisme, un hôtel et cinq gites ou chalets de montagne, disposant de capacité d'hébergement variables :

  • Résidence 4* 'L'Ours Bleu' (76 unités d'hébergement) - Etablissement ouvert en 2009 - piscine, hammam, spa, fitness, restaurant...
  • Résidence 'Vallorcine Mont-Blanc' (50 unités d'hébergement) - Classement 4* en cours
  • L'hôtel du Buet (26 chambres) - Hôtel, bar, restaurant situé à proximité de la gare.
  • L'Edelweiss (groupe jusqu'à 60 personnes) - Etablissement agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports depuis 1963.
  • Le Saint-Louis (groupe jusqu'à 23 personnes) - Etablissement agréé par le ministère de la Jeunesse et des Sports.
  • La Loriaz (groupe jusqu'à 19 personnes) - Chalet rénové en 2009.
  • Le refuge de loriaz (groupe jusqu'à 50 personnes)- Hébergement rustique pour randonneurs.
  • Le refuge de la Pierre à Bérard (groupe jusqu'à 40 personnes) - Refuge de montagne à 2 h de marche.

Au Sud de la commune se trouve également un village vacances dénommé 'Les Racas' (Villages Vacances CCE SNCF).

Commerce[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le film Malabar Princess a été tourné partiellement à Vallorcine, notamment les scènes à l'école.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La maison de Barberine : musée Vallorcin, installé dans une ancienne maison du début XVIIIe siècle, restée telle qu'à l'époque pastorale. Présentation d'objets relatifs à la vie de la vallée.
  • Le chemin des diligences : sentier thématique permettant de traverser les principaux hameaux de Vallorcine.
  • Le sentier de la cascade de Bérard et la grotte du faux-monnayeur : sentier thématique menant jusqu'à une grotte qui servit de cache au faux-monnayeur Farinet.
  • Vallorcine est proche de la frontière Suisse et du barrage d'Émosson.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]