Maquis des Glières

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Bataille des Glières
Monument national à la Résistance du plateau des Glières, réalisé par le sculpteur Émile Gilioli et inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux
Monument national à la Résistance du plateau des Glières, réalisé par le sculpteur Émile Gilioli et inauguré le 2 septembre 1973 par André Malraux
Informations générales
Date 31 janvier - 26 mars 1944
Lieu plateau des Glières, massif des Bornes, Haute-Savoie, France
Issue Victoire militaire allemande et vichyste, succès de propagande pour la Résistance
Belligérants
Drapeau de la France FFI Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de la France État français
Commandants
Tom Morel
Maurice Anjot
Karl Pflaum
Jean de Vaugelas
Jacques de Bernonville
• Georges Lelong
Forces en présence
465 hommes[1] Garde mobile :
700 hommes

GMR :
650 hommes

Milice :
700 hommes

Allemagne :
3 000 hommes
Pertes
155 morts
30 disparus
160 prisonniers (exécutés ou déportés)[1]
Vichystes :
~ 20 morts

Allemagne :
3 morts
7 blessés[2],[3]
Seconde Guerre mondiale
Batailles
2e campagne de France

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Coordonnées 45° 57′ 54″ N 6° 20′ 02″ E / 45.965, 6.3338888945° 57′ 54″ Nord 6° 20′ 02″ Est / 45.965, 6.33388889  

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Situé sur le plateau des Glières dans le massif des Bornes en Haute-Savoie, créé par l'Armée secrète le 31 janvier 1944, le Maquis des Glières est commandé par l'ex-officier d'active Tom Morel et encadré par des anciens du 27e BCA d’Annecy. C'est le premier grand maquis à avoir affronté les Allemands le 26 mars 1944[4]. Le récit où près de 500 maquisards auraient été opposés à 12 000 soldats allemands (les maquisards auraient tué 400 Allemands et en auraient blessé 300 ; les soldats allemands auraient tué 100 résistants et en auraient blessé 150) est cependant un mythe (celui de la « première bataille de la Résistance ») forgé par le gaulliste Maurice Schumann pour contrebalancer la propagande de Philippe Henriot sur Radio-Paris, le premier omettant de mentionner que le plateau avait été évacué la veille de l'attaque générale allemande, après un baroud d'honneur, et le second prétendant que la confrontation avait eu lieu uniquement entre miliciens et maquisards. Ce récit a été démythifié en 1975 par l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac[5] qui a écrit : Les chiffres de 400 morts et 300 blessés […] sont sans commune mesure avec la réalité des pertes allemandes. […] ils sont empruntés à un télégramme envoyé de France par [le représentant de la France libre, le capitaine Rosenthal, dit Cantinier]. [6] 

Historique[modifier | modifier le code]

Préambule[modifier | modifier le code]

La fonction de refuge du plateau des Glières s'impose vite lors de la Seconde Guerre mondiale à cause de la proximité de la Suisse où peuvent s'abriter des militaires en débandade, des juifs ou des résistants[7].

Le plateau des Glières ayant été homologué comme zone de parachutage d'armes par une mission franco-britannique composée d'un officier anglais du SOE (le lieutenant-colonel Heslop, dit Xavier) et d'un officier français (le capitaine Rosenthal, dit Cantinier), ce dernier, représentant de la France libre, convainc[8], début février 1944, les chefs départementaux de l'Armée secrète (AS) (capitaines Clair et Anjot) d'y établir une base d'opérations en vue de harceler les Allemands lors du débarquement attendu des Alliés et de montrer à ceux-ci que la Résistance française, sous la direction du général de Gaulle, est capable d'actions de grande envergure[1].

Combats de février et début mars 1944[modifier | modifier le code]

Pourchassés par les forces de l'ordre du gouvernement de Vichy qui a mis la Haute-Savoie en état de siège fin janvier 1944, de nombreux combattants de l'Armée secrète se rassemblent sur le plateau des Glières sous le commandement d'anciens cadres du 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy.

Ils sont bientôt rejoints par deux groupes de Francs-tireurs et partisans (FTP) (environ quatre-vingts, d'obédience communiste), qui veulent aussi des armes, par une cinquantaine de républicains espagnols réfugiés[9] et par des réfractaires au STO qui constituent la majorité des troupes et qui doivent recevoir une formation militaire[7].

À partir de la mi-février 1944, ils sont assiégés par des gardes mobiles, des GMR (Groupe mobile de réserve de la police de Vichy) et des miliciens français qui veulent mener une opération de maintien de l'ordre strictement française. À ce moment, l'intendant de police Lelong dispose, pour toute la Haute-Savoie, de 1125 gendarmes, de 906 gardes mobiles, de 790 GMR et de 250 miliciens. Les forces vichystes effectuent une reconnaissance en force sur le plateau des Glières le 12 février, mais tombent dans une embuscade (selon le rapport de l'intendant de police Lelong en date du 13 février, deux tués sur place : les gardes Cariou et Lassalot, six blessés : le capitaine Yung, le lieutenant Maurel, le maréchal-des-logis-chef Rostaing, les gardes Couty, Gabor et Raphanand, dont deux mortellement : le capitaine Yung et le garde Couty qui décèdent plus tard, trois prisonniers ; aucune perte du côté des maquisards). Les résistants réceptionnent trois parachutages d'armes légères d'infanterie, dont le plus important le 10 mars 1944[5].

Mais la nuit précédente, le prestigieux chef des Glières, le lieutenant Tom Morel, remarquable entraîneur d'hommes, est tué au cours d'une attaque du maquis contre un village tenu par un GMR. En effet, le 9 mars 1944, Tom Morel décide de mener une opération contre le commandement du GMR Aquitaine basé à Entremont au pied du plateau des Glières. Dans la nuit du 9 au 10 mars, environ 150 maquisards[10] encerclent le village où cantonnent une soixantaine de GMR. L'un des groupes, commandé directement par Tom Morel, réussit à s'emparer de l'Hôtel de France, siège de l'état-major du GMR Aquitaine. Les maquisards désarment leurs prisonniers. Une violente discussion s'engage entre Tom Morel et le commandant Lefèbvre, le chef du GMR. Sortant de sa poche un petit revolver, celui-ci tire alors à bout portant sur Tom Morel qui s'effondre, tué sur le coup d'une balle en plein cœur (selon les témoignages, entre autres, du maquisard René Dechamboux et de l'officier de paix Couret, tous deux présents). Lefèbvre est immédiatement abattu. Le lieutenant Louis Jourdan-Joubert, puis à partir du 14 mars le lieutenant Pierre Bastian, assurent le commandement par intérim du bataillon des Glières jusqu'au 18 mars, où le capitaine Maurice Anjot, adjoint du capitaine Clair, chef de l'Armée secrète en Haute-Savoie, succède à Tom Morel.

Combat contre l'armée allemande et la Milice française[modifier | modifier le code]

Devant l'échec des forces françaises de maintien de l'ordre, les Allemands qui leur avaient laissé les mains libres jusqu'au 12 mars décident de venir à la rescousse de leurs collaborateurs avec plus de 4 000 hommes, de l'artillerie et de l'aviation[7].

Le 12 mars, deux jours après le grand parachutage du 10 mars 1944, l'aviation allemande commence à bombarder les chalets et la Milice lance quelques assauts, mais sans succès. La Wehrmacht déclenche alors l'opération Hoch-Savoyen (Haute-Savoie) [11].

Pour le capitaine Anjot, la raison commanderait de se replier pendant qu'il est encore temps. Cependant, à l’initiative de Cantinier qui, au nom de la France libre, veut un combat exemplaire, un duel sur les ondes oppose Radio Londres à Radio Paris au sujet du maquis des Glières[5]. Celui-ci acquiert une renommée internationale et devient un élément important de la guerre psychologique menée pour conquérir l'opinion. C'est pourquoi Anjot décide de se battre afin de sauvegarder l'honneur, mais en tentant d'épargner le plus possible la vie de ses hommes. Dès lors, le maquis des Glières est en passe de livrer la première bataille « rangée » de la Résistance contre l'ennemi vichyste et allemand, avant le Vercors... et bien d'autres réduits.

Le dimanche 26 mars 1944, trois bataillons de chasseurs de montagne de la Wehrmacht (le quatrième demeurant en réserve), ainsi qu'un groupement formé de miliciens[12], de GMR, de gardes mobiles français et de grenadiers allemands, se préparent à attaquer le plateau. Tandis que l'aviation incendie une dizaine de chalets et que la Milice échoue de nouveau dans ses tentatives (col de l'Enclave), le commandement allemand envoie deux sections à l'attaque afin de tâter le dispositif de défense adverse : la première est aisément repoussée depuis les rochers (Lavouillon), mais la seconde, dans un secteur moins facile à surveiller (Monthiévret), parvient à tourner un avant-poste et à obliger les maquisards à se replier à la faveur de la nuit[13]. Deux maquisards sont tués et plusieurs sont blessés, dont un grièvement.

Apprenant que les Allemands ont ouvert une brèche, et ses hommes privés de tout approvisionnement, le capitaine Anjot, qui estime l'honneur sauf, ordonne l'exfiltration du bataillon des Glières le 26 mars 1944 à vingt-deux heures. Ainsi, quasiment dépourvus d’armes lourdes, bombardés par la Luftwaffe, pilonnés par l'artillerie allemande, les défenseurs, après avoir livré un baroud d'honneur contre la Milice et la Wehrmacht, évacuent le plateau dans la nuit du 26 au 27 mars 1944[13].

Le lendemain, les Allemands, qui ont capturé quelques hommes, s'en aperçoivent et donnent l'assaut général initialement prévu pour le 28 mars, mais n'obtiennent pas le résultat escompté, le plateau ayant été promptement évacué[13]. Néanmoins, traqués et souvent dénoncés par les collaborateurs français, les maquisards subissent de lourdes pertes[6] : sur les 524 maquisards répertoriés, les deux tiers sont faits prisonniers ; environ cent vingt (et vingt sédentaires) mourront (tués au combat, sous la torture, fusillés ou déportés comme francs-tireurs et « terroristes »), et les blessés trouvés sur place sont abattus. Pratiquement toutes les armes et les munitions parachutées sont détruites ou tombées aux mains de l'ennemi. De leur côté, les Allemands n'ont que sept blessés (dont quatre par accident) et trois tués sur le plateau ou son pourtour[2],[3].

L'événement connaît un grand retentissement dans le cadre de la guerre des ondes qui fait rage entre les Français de Vichy et ceux de Londres[5]. Tandis que Radio Paris tait l'intervention allemande et glorifie la victoire des forces de l'ordre sur un « ramassis de lâches terroristes communistes et étrangers » qui se seraient rendus sans se battre, Maurice Schumann déclare à la BBC le 6 avril 1944 : « Héros des Glières, quelle est votre plus belle victoire ? [...] Pour tout dire, d’avoir déjà ramené Bir-Hakeim en France. »

« Défaite des armes, mais victoire des âmes » (Henri Romans-Petit), l'épopée des Glières prend vite naissance et persuade les Alliés que la Résistance française est capable de combattre à visage découvert. Ainsi reçoit-elle une aide accrue : en particulier, le grand parachutage anglo-américain du 1er août 1944 au Col des Saisies permet aux résistants d'empêcher la plus grande partie des Allemands (policiers, douaniers et soldats, la plupart hospitalisés), contraints au repli par l'avance alliée, de quitter le département[13] qui sera libéré par la Résistance le 19 août.

Selon l'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac[5] :

« Une défaite des armes peut être une victoire d'opinion. [...] les combattants de Haute-Savoie ont défini et comme projeté vers l'extérieur l'image qu'ils souhaitaient donner d'eux-mêmes ; ils ont pu, à l'écoute de la BBC, suivre l'édification de leur propre légende. »

« Cette légende, qui sait s'ils l'auraient vécue de la même façon et jusqu'au bout, comme ils l'ont fait, s'ils n'avaient su - ou cru - que la France entière les regardait ? »

Forces d'attaque du plateau des Glières le 26 mars 1944[modifier | modifier le code]

N.B. : Cette attaque a été dénommée par les Allemands, non pas, comme le mentionnent certains historiens locaux, Aktion Korporal (opération Caporal), laquelle désignait l'intervention allemande contre les maquis de l'Ain en février 1944, ni Aktion Frühling (opération Printemps), laquelle désignait l'intervention allemande contre les maquis de l'Ain en avril 1944, mais Aktion Hoch-Savoyen (opération Haute Savoie).

Voir, aux Archives nationales AJ 40/983, le rapport sur l'opération Korporal contre les maquis de l'Ain du 5 au 13 février 1944 : Bericht über die Tätigkeit der eingesetzten Wehrmachtteile bei der Aktion 'Korporal' gegen Terroristen vom 5.-13.2.1944, dr. 6. Abschnitts-Kommandeur, Br. B. Nr. 288/44 geh. v. 17.2.1944.

Voir aussi l'ordre du 3 février 1944 du commandant en chef à l'Ouest, cité par Ludwig Nestler in Die faschistische Okkupationspolitik in Frankreich (1940 - 1944) (1990) et par Ahlrich Meyer in Die deutsche Besatzung in Frankreich 1940 - 1944 - Widerstandsbekämpfung und Judenverfolgung (2000).

Voir également, par exemple, dans le livre de Roland Kaltenegger, Die deutschen Gebirgstruppe 1939-1945 (1989), le rapport sur l'opération Frühling contre les maquis de l'Ain du 7 au 18 avril 1944 : Bericht über das Unternehmen 'Frühling' vom 7.-18.4.1944, 157. Reserve-Division Ia Nr. 2009/44 geh.

Source [13]:

1. Un groupement tactique de la 157e division de réserve de la Wehrmacht :

  • les quatre bataillons de chasseurs de montagne de réserve du Reserve-Gebirgsjäger-Regiment 1 : Btl. I./98 (Stöckel), Btl. II./98 (Geyer), Btl. 99 (Schneider) et, en réserve, Btl. 100 (Kunstmann), moins les forces assurant la sécurité immédiate des cols frontaliers et des casernements, soit, selon l'historien militaire anglais Peter Lieb[14], pas plus de 600 hommes par bataillon (dotés chacun, en principe, de 12 mitrailleuses lourdes, 6 mortiers de 80 mm et 2 canons d'infanterie de montagne de 75 mm) ;
  • une compagnie (deux sections et armes lourdes) du Reserve-Grenadier-Regiment 157 : sans doute la 3e compagnie du bataillon 179, présente dans l'Ain avec les autres forces en février et en avril 1944 ;
  • deux batteries (10 ou 12 canons de 75 mm) et une section (2 obusiers de 150 mm) du groupe d'artillerie de montagne de réserve (Res.Geb.Art.Abt. 79 du Reserve-Artillerie-Regiment 7).

Cette force terrestre, appuyée par des avions de la Luftwaffe (au moins 3 Heinkel 111 et 4 Focke Wulf 190), est complétée au sol par une cohorte de la Milice française (avec une section de mitrailleuses et une de mortiers, soit quatre cents miliciens) renforcée par une section de mitrailleuses de la Garde mobile et deux sections des GMR.

En retrait, environ trois cents francs-gardes bénévoles et des gardes mobiles se tiennent en réserve. Dans un rayon plus lointain, un bataillon du SS Polizei Regiment 19 et deux compagnies du Heeres-Flak-Abteilung 958 (mot.) (groupe antiaérien motorisé) sont chargés d'opérations de sécurité.

N.B. Cette 157e division de réserve (157. Reserve-Division), devenue 8e division de montagne (8. Gebirgs-Division) en mars 1945, était une unité d'instruction et d'occupation qui, issue de l'armée de remplacement en 1942, a été versée dans l'armée de campagne fin juillet 1944. Du début février à la fin septembre 1944, spécialisée dans les actions contre les maquis et partisans, la 157. Reserve-Division a principalement lutté contre les maquis de l'Ain (opération Korporal du 5 au 13 février 1944, opération Frühling du 7 au 18 avril 1944, opération Treffenfeld du 11 au 21 juillet 1944), des Glières (opération Hoch-Savoyen fin mars 1944) et du Vercors (opération Bettina fin juillet 1944), puis contre les troupes régulières américaines et françaises[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale, 2011.
  2. a et b WASt, Deutsche Dienststelle, Berlin
  3. a et b Henri Amouroux, La grande histoire des Français sous l'Occupation - Un printemps de mort et d'espoir, tome 7, Robert Laffont, Paris, 1985 ; donnant un chiffre légèrement différent pour le nombre de tués allemands : 1, accidentellement.
  4. Louis Jourdan, Julien Helfgott, Pierre Golliet, Glières - Haute-Savoie - Première bataille de la Résistance - 31 janvier - 26 mars 1944, Association des Glières, Annecy, 1946
  5. a, b, c, d et e Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « La bataille des Glières et la guerre psychologique », in Revue d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, no 99, juillet 1975
  6. a et b Claude Barbier, Le maquis de Glières. Mythe et réalité, Librairie Académique Perrin,‎ 2014, 466 p.
  7. a, b et c Gilles Emprin, « Le maquis des Glières », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter , 8 mai 2012
  8. Alban Vistel, La nuit sans ombre - Histoire des Mouvements unis de résistance, leur rôle dans la libération du Sud-Est, Fayard, Paris, 1970
  9. Michel Germain, Glières, mars 1944 - « Vivre libre ou mourir ! » - L'épopée héroïque et sublime, La Fontaine de Siloé, Les Marches (Savoie), 1994
  10. Yves Barde (général de gendarmerie), Glières 1944 - Histoire des combats de février et mars 1944, Historic'One, Annecy-le-Vieux, 2004
  11. Effectifs
  12. Jacques Delperrié de Bayac, Histoire de la Milice, 1918 - 1945, Fayard, Paris, 1969
  13. a, b, c, d et e Alain Cerri, La bataille des Glières, Montréal, 1996, Annecy, 2009
  14. École d'officiers de Sandhurst
  15. Alain Cerri, La 157. Reserve-Division de la Wehrmacht en mars 1944, Montréal, 1996, Annecy, 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cluzel, Le drame héroïque des Glières - La vie secrète du maquis, Petite Encyclopédie de la Résistance, éd. Nathan, coll. Révélations, Paris, 1945.
  • Louis Jourdan, Julien Helfgott, Pierre Golliet, Glières - Haute-Savoie - Première bataille de la Résistance - 31 janvier - 26 mars 1944, Association des Glières, Annecy, 1946.
  • Jean Truffy (abbé), Mémoires du curé du maquis des Glières, éd. Abry, 1949, éd. Atra, 1979.
  • François Musard, Les Glières, éd. Robert Laffont, 1965.
  • Jacques Delperrié de Bayac, Histoire de la Milice, 1918 - 1945, éd. Fayard, Paris, 1969.
  • Alban Vistel, La nuit sans ombre - Histoire des Mouvements unis de résistance, leur rôle dans la libération du Sud-Est, éd. Fayard, Paris, 1970.
  • Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « La bataille des Glières et la guerre psychologique », in Revue d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, no 99, juillet 1975
  • Michel Germain, Glières, mars 1944 - « Vivre libre ou mourir ! » - L'épopée héroïque et sublime, éd. La Fontaine de Siloé, Ferme du Vochet, Les Marches (Savoie), 1994, 5è réédition préfacée par Max Gallo.
  • Michel Germain, Tétralogie : 4 volumes sur l'Histoire de la Haute-Savoie 1939-1945, éd. La Fontaine de Siloé.
  • Michel Germain, Histoire de la Milice, préface de Delperrié de Bayac, éd. La Fontaine de Siloé.
  • Claude Antoine, Le bataillon des Glières, éd. Cabédita, Yens-sur-Morges (Canton de Vaud, Suisse), 1998.
  • Pierre Montagnon, Les maquis de la Libération, 1942 - 1944, éd. Pygmalion - Gérard Watelet, Paris, 2000.
  • Yves Barde (général de gendarmerie), Glières 1944 - Histoire des combats de février et mars 1944, éd. Historic'One, Annecy-le-Vieux, 2004 .
  • Patrick de Gmeline, Tom Morel, héros des Glières, éd. Presses de la Cité, Paris, 2008.
  • Claude Antoine, Capitaine Maurice Anjot, le chef méconnu des Glières, éd. Lapeyronie, Rumilly (Haute-Savoie), 2009.
  • Claude Barbier, thèse: Des évènements de Haute-Savoie à Glière, mars 43 - mars 44, action et répression du maquis savoyard, novembre 2011.
  • Robert Amoudruz et Jean-Claude Carrier, Dimanche fatal aux Glières, 26 mars 1944, éd. Cabédita, 400 pages.
  • Daniel Grange, Du Mole au Maquis des Glières, vie et mort d'une jeune résistant savoyard : Paul Lespine (1926-1944), éd. de l'Harmattan, 74 pages.
  • Claude Barbier, Le Maquis de Glières, Mythe et réalité, Perrin, Ministère de la Défense, 2014, (ISBN 978-2262040093)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Morel et François Blanchard, Glières 44, le cortège des ombres, documentaire de 52 minutes, 2004, production France 3 Rhône-Alpes-Auvergne. Accessible vidéothèques France 3 Lyon, France 3 Grenoble, et INA.
  • "Glières les feux de la nuit" Denis Chegaray (1994)
  • " Vivre Libre ou mourir, Glières haute-Savoie 1944", Association des Glières et Elan production (2004)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]