Thônes

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Thônes
Le centre du bourg
Le centre du bourg
Blason de Thônes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Annecy
Canton Thônes
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de Thônes
Maire
Mandat
Pierre Bibollet
2014-2020
Code postal 74230
Code commune 74280
Démographie
Population
municipale
5 968 hab. (2011)
Densité 114 hab./km2
Population
aire urbaine
8 123 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 59″ N 6° 19′ 33″ E / 45.8831, 6.3258 ()45° 52′ 59″ Nord 6° 19′ 33″ Est / 45.8831, 6.3258 ()  
Altitude Min. 574 m – Max. 2 280 m
Superficie 52,33 km2
Localisation

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Thônes
Liens
Site web Mairie-thones.fr

Thônes est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Elle est la capitale des Aravis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Thônes se trouve dans le croisement de vallées en plein milieu de la photo, prise d'avion, un peu à l'est de la verticale de Faverges.
La Vallée de Thônes, la Via Ferrata et le Mont Lachat
La Vallée de Thônes, la Via Ferrata et le Mont Lachat
Vallée de Thônes
Vue sur la vallée de Thônes et le Parmelan en arrière-plan.
Thônes, la Via Ferrata et le Parmelan
Thônes, la Via Ferrata et le Parmelan en arrière-plan
Thônes, depuis le sommet du Mont Lachat
La vallée de Thônes vue depuis le Mont Lachat et en arrière-plan, la Tournette 2 351 mètres d'altitude.

Localisation[modifier | modifier le code]

Située au carrefour des vallées du Fier et du Nom, à peu près à mi-distance entre la ville d'Annecy et les stations de La Clusaz et du Grand-Bornand, la ville de Thônes occupe une situation géographique privilégiée, qui, depuis le Moyen Âge et la perte d'importance de la paroisse voisine Les Clefs, lui confère un rôle de centre administratif et économique. Les communes limitrophes de Thônes sont Les Clefs, Manigod, Les Villards-sur-Thônes, La Balme-de-Thuy, Entremont, Talloires et Alex. Thônes est véritablement le carrefour des Aravis.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard.

Températures moyennes entre minimale et maximale de la journée : 7,54° entre 1878 et 1916 ; 8,80° entre 1957 et 1966 ; 8,66° entre 1966 et 1976 ; 8,80° entre 1977 et 1986 ; 10,00° entre 1986 et 1995 ; 10,27° entre 1996 et 2005. Le record est détenu par 1994 avec 11,00°. 1988 est la première année à franchir les 10,00° en moyenne. Depuis 1986, toutes les années ont été supérieures ou égales à 9,30°.

Précipitations : 1 556 millimètres par m2 entre 1878 et 1916 ; 1 744 millimètres par m2 entre 1956 et 2009. Le record de pluie est détenu par 1952 avec 2 522 mm/m2 ; le record de « sécheresse » est détenue par l'année 1906 avec 1 017 mm/m2/m2 pour la première période et par l'année 1989 avec 1 170 mm/m2 pour la deuxième période.

Enneigement : Le record est détenu par l'hiver 1969/70 avec 383 cm. Le record de « sécheresse » est détenu par l'hiver 1963/64 avec 11 cm. 4 hivers ont dépassé les 300 cm de neige, 13 hivers ont dépassé les 200 cm de neige et 11 hivers ont connu moins de 100 cm de neige. La répartition de ces extrêmes est assez homogène par décennie, seule a diminué sa tenue au sol, puisque lors de la première période entre 1878 et 1916 la neige recouvrait la terre pendant au moins 3 mois complets (décembre-janvier-février) presque tous les hivers à 600 mètres d'altitude.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Évolution du nombre de logements par catégorie

1968 1975 1982 1990 1999 2009
Ensemble 1 312 1 745 2 101 2 326 2 761 3 413
Résidences principales 888 1 121 1 363 1 672 2 044 2 549
Résidences secondaires et logements occasionnels 290 474 531 582 613 618
Logements vacants 134 150 207 72 104 246

Source : Insee, RP1968 à 1990 dénombrements - RP1999 et RP2009 exploitations principales

Catégories et types de logements

2009 % 1999 %
Ensemble 3 413 100,0 2 761 100,0
Résidences principales 2 549 74,7 2 044 74,0
Résidences secondaires et logements occasionnels 618 18,1 613 22,2
Logements vacants 246 7,2 104 3,8
Maisons 1 379 40,4 1 203 43,6
Appartements 2 014 59,0 1 458 52,8

Source : Insee, RP1999 et RP2009 exploitations principales

Toponymie[1][modifier | modifier le code]

Le nom de Thônes est répertorié pour la première fois au XIe siècle, dans un document relatant les démêles qui opposaient le curé de la paroisse à l'abbé de Talloires.

L’étymologie du toponyme reste incertaine :

  • selon Ch. Marteaux, on peut supposer que le nom vient du toponyme d'origine celtique Talinum, Talus, et ferait référence au fait que les premières habitations auraient été situées au pied de la butte du Calvaire.
  • selon le glossaire des noms de lieux de Suisse romande et Savoie, le nom de Thônes viendrait probablement d'un nom de domaine d´origine gallo-romaine « Tonniacum », dérivé avec le suffixe « -acum » du gentilice « Tonnius »[2].

On trouve les formes : Tollnum, Tolno sur le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du XIIe siècle- début du XIIIe siècle[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Thônes est une commune née avec l'agriculture. Cette activité est présente dans la plupart des communes de la vallée des Aravis. Comme dans beaucoup de communes, l'agriculture a perdu de l'importance au profit du tourisme.

Depuis des temps très lointains la ville avait le droit de faire une grande foire en accompagnement de la fête du patron de la paroisse (saint Maurice). En 1312, la ville obtient du comte Guillaume III la permission de tenir un marché hebdomadaire. En 1350, la ville obtient une autre foire de deux jours.

Au XIVe siècle, une « maladière » ou léproserie, pour les malades de la lèpre puis de la peste est créée au hameau de Tronchine. L'hôpital est créé au XVe siècle.

Le 5 mai 1793, quelques 3 000 paysans se révoltent contre l'occupation française (voir Marguerite Frichelet-Avet).

XIXe siècle et début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vers 1800-1900, Thônes est une petite ville de montagne qui vit de sa production de fromage local, le reblochon.

Lors du référendum des 22 et 23 avril 1860 pour le rattachement de la Savoie à la France, les résultats montrent un véritable plébiscite. Sur 2 430 votants des 9 communes du val de Thônes, il y eut 1 862 « oui », 565 « oui et zone » (favorable à une grande zone franche) et seulement 3 « non » (2 au Grand-Bornand et 1 à la Balme de Thuy). Le 12 juin 1860, la zone franche est mis en place et des postes de douanes sont établies au Sappey (Thônes), au pont des Étroits (Saint-Jean de Sixt), au Chinaillon et au Plan (Grand-Bornand). Le 17 juin 1860, a lieu la fête de l'Annexion, et en septembre 1860, beaucoup d'habitants de la vallée se rendent à Talloires pour saluer et acclamer le couple impérial naviguant sur le Lac d'Annecy sur le bateau à vapeur « Le Savoie ».

Une rame mixte du tramway d'Annecy à Thônes, au début du XXe siècle, près des cascades de la Belle Inconnue.
La gare terminus du TAT, à la même époque.
  • 1898, création du Tramway d'Annecy à Thônes, le TAT. Ce tramway à vapeur favorisait ainsi les déplacements entre la montagne et la ville. Ce transport a permis l'exportation du reblochon vers la grande ville locale : Annecy. Parallèlement, le TAT a ouvert la vallée aux touristes urbains.
  • 1906, la ville ouvre un syndicat d'initiative.
  • 1911, le Tour de France cycliste (9e édition) pénètre pour la première fois dans le massif en arrivant par la Giettaz, passant le col des Aravis et descendant la vallée de Thônes.
  • 1912 est créée la première salle de projection de films cinématographiques, rue de la Saulne. En 1913, la commune possède sept hôtels.

Au début du XXe siècle, l'activité manufacturière se développe à Thônes. La ville compte quelques tanneries, une fabrique de chapeaux, plusieurs horlogeries et scieries qui exploitent le bois.

Lors de la Première Guerre mondiale la vallée paya un lourd tribut avec 563 soldats morts au champ d'honneur, beaucoup plus que lors de la Seconde Guerre mondiale où 15 soldats trouvèrent la mort au champ d'honneur et plus de 200 autres se retrouvèrent pour 5 ans de captivité dans les camps de concentration en Allemagne.

La Seconde Guerre mondiale et la Résistance[modifier | modifier le code]

La vallée de Thônes est surtout connue pour la résistance opposée aux Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. La résistance s'organisa dans la vallée essentiellement après le 2 mai 1942 et l'agression subie à Annecy par François de Menthon qui révolta par sa brutalité de nombreux savoyards. En février 1943, Édouard Pochat organise les premiers maquis dans les chalets d'altitude pour recueillir les réfractaires du STO. Durant l'année 1943, les maquis se développent et s'opposent à la milice du régime de Vichy et aux forces d'occupation italiennes, en particulier le 17 juin 1943 à Lanfon et le 20 août 1943 aux Confins.

Le plateau des Glières
  • 31 janvier 1944, Tom Morel s'installe sur le plateau avec 120 maquisards. À la fin février, il a sous ses ordres environ 300 hommes qu'il a organisés en trois compagnies. De nombreux faits d'armes et accrochages se produisent avec les G.M.R. et avec la Milice du régime de Vichy qui encerclent alors le plateau.
  • 3 août 1944, la commune de Thônes est bombardée. À 18 heures, trois avions allemands survolent la cité et une première bombe tombe sur la nef latérale de l'église, tuant 6 personnes. Une heure plus tard, les avions reviennent et lâchent sept autres bombes alors que la population était en train de déblayer les dégâts du premier bombardement. Au total, on recensera 12 morts et le vieux pont sur le Nom est détruit[4],[5].
  • 19 août 1944, la ville est libérée par la Résistance. C'est la première commune de France à être libérée par ses propres forces, grâce au parachutage du 1er août. La ville connut 80 jours de liberté avant l'attaque de 15 000 allemands. Sur le plateau des Glières, 129 résistants furent tués sur les 400. Le 5 novembre 1944, le général De Gaulle passe par Thônes pour rendre hommage et se recueillir au cimetière militaire de Morette.
La nécropole nationale de Morette

La nécropole nationale de Morette accueille 105 tombes de maquisards. Un musée retrace la résistance sur le Plateau des Glières et de son maquis.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Thônes Blason De gueules à une barrière d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

L'électorat de Thônes est à majorité de droite, comme le montrent les résultats des deux derniers scrutins présidentiels

Les maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Bernard Challamel ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Thônes dispose du label Station Verte. Dans le cadre de cette charte de qualité, la commune s'engage à présenter un attrait naturel et à assurer l'accueil et le séjour des touristes dans un environnement préservé.

Dans le cadre de la communauté de communes, Thônes adhère à la Charte Forestière du Territoire Fier-Aravis qui vise à la préservation et à la valorisation du patrimoine forestier.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Theix (France)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 968 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
2 182 2 250 2 416 2 289 2 808 2 876 2 499 2 571 2 710
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 770 2 777 2 888 2 883 2 935 2 914 2 871 2 830 2 789
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 553 2 512 2 537 2 563 2 735 2 809 2 841 3 165 3 555
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 - -
4 169 4 619 5 212 5 795 5 813 5 960 5 968 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique Arthur Thurin située rue des Clefs.
  • École élémentaire publique (désormais complexe scolaire et périscolaire dont les nouveaux locaux ont été inaugurés en septembre 2008) située rue du 8 mai 1945[8].
  • Trois écoles de hameaux (Thuy, la Vacherie et Glapigny).
  • Collège public les Aravis dans la zone artisanale Perrasses.
  • Collège-Lycée Saint Joseph inauguré le 28 septembre 1933. L'imposante chapelle a été construite en 1938/39.
  • MFR du Villaret (BEPA, BAC Professionnel, BAC Technologique, Diplôme d'État), 250 élèves.
  • Centre de Formation aux Métiers de Montagne
  • Centre de pratiques musicales (école de musique) : 240 élèves, 16 instruments enseignés, groupe vocal les Cantathônes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Master des Neiges de raquettes (27e édition en février 2008).
  • Salon d'art et d'artisanat, au mois d'avril. En 2007, 19 exposants et 2000 visiteurs.
  • Vocales de Thônes (14e édition en mai 2012).
  • Festival international du film à la con (4e édition, les 12 et 13 septembre 2007). Prix décerné : le « connard d'or ».
  • Foire de Saint-Maurice (697e édition le samedi 26 septembre 2007). La partie agricole occupe quelque 3 000 m2 ; la partie commerciale est animée par 178 stands de commerçants. Un secteur « vide-grenier » offre de nombreux emplacements.
  • Rencontres du film des résistances, au mois de novembre : à l'origine, une réflexion sur le travail de mémoire lié à la Seconde Guerre mondiale - le célèbre plateau des Glières est tout près - le festival s'est aujourd'hui ouvert à toutes les résistances.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

  • Aravis Parc Aventures
  • Aravis Trail
  • Archers de Thônes
  • ACCA - Association Communale de Chasse Agréée
  • AÏKIKAÏ
  • Amicale Boules de Thônes
  • Amicale Trial de Thônes
  • Badminthônes
  • Bureau des guides de Thônes
  • Burn to Ride
  • Centre Equestre
  • Chemios & Co
  • Club Alpin français
  • Club Féminin - A.S.F.T
  • Corathônes
  • Cyclos de la Vallée de Thônes depuis 1977. Randonnée « Le Reblochon »
  • Football-Club de Thônes
  • Gym Thônes Vallée
  • Jeunes sapeurs pompiers de Thônes
  • Pétanque Club de Thônes
  • Rallye Team Aravis
  • Rugby Club Thônes-Aravis, créé en 1990
  • Ski Club
  • Société de Pêche - École de Pêche Thônes - Aravis
  • Team Thuy Racing
  • Tennis Club de Thônes
  • Thônes Aravis Volley
  • Thônes Basket
  • Thônes Hand-Ball
  • Thônes Natation
  • Thônes Sports de Glace

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Rousseau, de passage à Thônes en 1730.
  • Nicolas Girod, il nait à Cluses en 1751 mais sa famille s'établit ensuite à Thônes, 6e maire de La Nouvelle-Orléans en Louisiane, aux États-Unis[9].
  • Marguerite Frichelet-Avet (1756-1793), née à Thônes et fusillée par les troupes révolutionnaires françaises à Annecy.
  • Joseph Chatron, né à Thônes en 1805, entreprit des études de médecine à Turin. C'est là qu'il prit connaissance de la nouvelle théorie de Samuel Hahnemann, découvreur de l'homéopathie. Devenu médecin en 1836, il se rend l'année suivante à Paris pour voir Hahnemann. Ce dernier le choisit comme élève, disciple puis successeur. Il exerce son art à Paris et Chambéry, puis à Thônes où il s'éteint en 1876[9].
  • Joseph Avet (1811-1871). Né à Thônes, il fit fortune à La Nouvelle-Orléans grâce au commerce. Revenu s'établir à Thônes, il fit bénéficier ses concitoyens de ses largesses, autant de son vivant qu'après sa mort, puisqu'il léga ses biens à la commune. Son "château" abrite aujourd'hui la maison de retraite et l'école maternelle qu'il fit construire rue Blanche (l'asile Avet) accueille le musée et la bibliothèque municipale. La ville lui fit ériger en 1879 une statue qui est aujourd'hui placée sur la place baptisée à son nom : la place Avet (anciennement place du Carroz)[9].
  • Aimé Constantin (31 août 1831 à Thônes - † 22 mars 1900 à Annecy), érudit savoyard spécialisé dans l’étude du patois. Il n’oublie jamais sa ville natale et lui accorde une place de choix dans ses travaux notamment avec la préparation du premier dictionnaire de patois. Il est aussi un bienfaiteur de la ville, à laquelle il donne en 1896 une rente annuelle de 1 100 francs pour l'hospice ; une promenade le long du Fier porte son nom.
  • Aimé Vaschy (9 avril 1857 à Thônes - † 25 novembre 1899 à Tournon-sur-Rhône), ingénieur et mathématicien. Il entre à l'École polytechnique en 1875 et y revient plus tard comme répétiteur du cours de physique et examinateur au concours d'entrée. Sorti dans les Télégraphes, il se livre presque immédiatement à des travaux scientifiques en résolvant les problèmes posés par la propagation de l'électricité, et démontre le rôle de la self-induction dans la transmission du courant par lignes téléphoniques ; il est l'auteur du théorème de Vaschy-Buckingham, un des théorèmes de base de l'analyse dimensionnelle[10]. Une rue de Thônes porte son nom, près de sa maison natale, face à la place du vieux collège.
  • Colonel Yves Godard (1911 -1975), militaire engagé contre l'abandon de l'Algérie française.
  • Yves Vincent, acteur, né à Thônes en 1921.
  • Jean Dufournet (1933-2012), natif, universitaire spécialiste de la littérature du Moyen Âge, vice-président de la Sorbonne, il a publié quelques 70 ouvrages et 300 articles scientifiques.
  • Aimé Jacquet (1941), footballeur, entraineur puis sélectionneur de l'équipe de France de football, citoyen d'honneur de la ville de Thônes.
  • Philippe Pollet-Villard (1960), comédien, écrivain et réalisateur.
  • Régine Cavagnoud, skieuse, née à Thônes en 1970.
  • Alexandre Jous, joueur de cor des Alpes, champion international, séjournant régulièrement dans le village[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2009

Nombre  % dont % temps partiel dont % femmes
Ensemble 2 834 100,0 19,2 47,4
Salariés 2 380 84,0 20,1 50,5
Non-salariés 454 16,0 14,4 31,6

Source : Insee, RP2009 exploitation principale

Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone

2009  % 1999  %
Ensemble 2 834 100,0 2 343 100,0
Travaillent :
dans la commune de résidence 1 478 52,2 1 370 58,5
dans une commune autre que la commune de résidence 1 355 47,8 973 41,5
.....située dans le département de résidence 1 262 44,5 918 39,2
.....située dans un autre département de la région de résidence 49 1,7 35 1,5
.....située dans une autre région en France métropolitaine 13 0,5 16 0,7
.....située dans une autre région hors de France métropolitaine (Dom, Com, étranger) 32 1,1 4 0,2

Source : Insee, RP1999 et RP2009 exploitations principales

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Agriculture

L’agriculture représente un secteur numériquement diminué mais son dynamisme économique demeure, au prix d’une concentration des exploitations et du négoce du reblochon. Thônes est la capitale du reblochon et accueille à ce titre le siège du Syndicat Interprofessionnel du Reblochon. Le territoire de la commune de Thônes est également inclus dans la zone d'appellation d'origine protégée d'un autre fromage, le chevrotin.

La commune a donné son nom à une race ovine, la Thônes et Marthod, qui avait pratiquement disparu au début des années 1970 et dont la sauvegarde a été relancée dès 1975.

Artisanat et industrie

L’artisanat et l’industrie sont représentés essentiellement par le travail du bois et de ses dérivés.

Le siège social et les usines du Groupe Fournier sont implantés à Thônes depuis 1907. C'est un fabricant de meubles de cuisines (no 1 en France), salles de bains et rangements, commercialisés sous les marques "Mobalpa" (cuisines), "Pérène", "SoCoo'c", "Delpha" (salles de bains) et "Domactis" (vente aux grandes enseignes). Il dispose de six sites de production (quatre à Thônes, un à Poisy et un autre à Metz-Tessy). CA 2010 : 222 M.€, 1000 salariés.

Tourisme

L’activité touristique atteint un niveau élevé avec le développement progressif de l’accueil hivernal, s’ajoutant à une saison d’été fort animée. Ce faisant, le commerce, les services et l’industrie du bâtiment ont reçu une impulsion considérable. Cet essor de l’activité économique a poussé la population thônaine au-delà des 5 000 habitants et s’est traduit par une extension considérable de l’habitat, au centre-ville comme dans les hameaux.

  • Quatre hôtels au centre ville
  • Deux campings
  • Trois hôtels sur le plateau de Beauregard
  • Chambres d'hôtes
  • Gites ruraux
  • Refuges
    • Refuge de Rosairy, situé à 1 640 m d'altitude (commune des Clefs) sur le chemin qui monte au sommet de La Tournette, est accessible après 1 h 30 à 2 h de marche. Il peut accueillir 30 randonneurs.
    • Refuge du Lindion (massif de la Dent du Cruet)
    • Refuge de Larrieux (massif de la Dent du Cruet)
    • Gîte d'alpage de Praz D'Zeures (massif de la Tournette)


Commerce

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sont classés au titre des monuments historiques :

  • L’Église Saint-Maurice, à l’exclusion de sa façade.
  • L’ensemble formé par la place Avet, la statue, les arbres derrière ladite place, le vieux Pont et les immeubles qui le bordent.
  • L’ensemble formé par les maisons à arcades de la place Bastian, ladite place, l’église et la fontaine.
  • La Place au centre du hameau de la Vacherie, avec le four, la fontaine et la chapelle.
  • Le vieux pont de la Vacherie et la chapelle de la Bossenaz (ou Bossonaz).
  • Le cimetière, les grottes et cascades de Morette.

Monuments et lieux laïcs[modifier | modifier le code]

  • Le cimetière militaire de Morette.
  • Le site archéologique de La Balme-de-Thuy.
  • Le manoir de La Tour à Glapigny a été immortalisé par Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions avec l'épisode de « l'idylle des cerises » qui a eu lieu le 1er juillet 1730[12]. Il a été racheté en 2007 par la municipalité avec deux parcelles de terrain dans le but de créer un site touristique dédié au philosophe d'ici 2012, la tour a été détruite par un incendie en 1810. Une cerisaie devrait être plantée dans l'ancien verger de 1 500 m², le cerisier de Rousseau avait été abattu en 1841.
  • Plusieurs fours à pain, descendant des fours banaux du Moyen Âge : au Lencieux à Glapigny, il s'agit d'un four communal restauré en 1986 et depuis utilisé 2 fois par an. D'autres existent au Sappey, à Thuy, à Tronchine, au Crêt (Montremont) et aux Panthets.

Monuments religieux [13][modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Maurice, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1971[14]. L'église a été construite entre 1687 et 1697. L'orgue de type germanique est du facteur strasbourgeois Kurt Schwenkedel; il est constitué de deux buffets séparés réunissant 20 jeux et quelques 1 500 tuyaux.
  • Chapelle de Thuy-dessus (1501), dédiée à Saint Simon, Saint Blaise puis Saint Jude
  • Chapelle du Calvaire (1515), dédiée aux cinq plaies du crucifiement de Notre Seigneur
  • Chapelle de Galatin (1592, réfection en 1901, 1974), dédiée à Notre Dame de Pitié, Sainte Croix, Saint Christophe
  • Chapelle de la Bossonaz (1605), dédiée à Notre Dame de Pitié, Saint Antoine de Padoue
  • Chapelle du Sappey (1648), dédiée à Saint Bernard de Menthon, Notre Dame, Saint Grat
  • Chapelle des Pesetz (avant 1674), dédiée à Notre Dame des Neiges, Saint Barnabé, Saint Isidore
  • Chapelle de Chamossière (avant 1700), dédiée à Notre Dame du Puy, Saint Jacques, Saint François puis Sainte Anne, Saint Christophe
  • Chapelle de Glapigny - Lancieux (1746-4886), dédiée à Notre Dame de Lorette
  • Chapelle de la Vacherie (1719), dédiée à Saint Laurent

Divers sites de la commune abritent également des oratoires :

  • Les Plans, dédié à Notre-Dame de la Délivrance, ou de la «Délivrande»
  • Le Martinet, au pied de la route du Glapigny, dédié à Notre-Dame du Rosaire. Reconstruction vers 1987
  • la Forêt du Mont, dédié à Notre-Dame des Murailles. Construit en 1730 puis restauré au XXe siècle
  • La Racenière, dédié à Notre-Dame des Ermites. Rattaché au culte de la Vierge d’Einsiedeln, il rappelle celui construit à l’intérieur de la cathédrale-abbaye d’Einsiedeln (Suisse)
  • Le plateau de Beauregard, dédié à Notre-Dame de Lourdes. L’oratoire a été construit devant l’Hôtel du Téléphérique en 1935 par Germain Masson
  • Vaunessin, dédié à Saint-Jacques. Il a été reconstruit pour la fête de la Saint-Jacques de juillet 1997 à l’emplacement d’une ancienne chapelle, tombée en ruines probablement à la fin du XVIIIe siècle
  • La Cour, dédié à Notre-Dame de la Cour et Notre-Dame du Puy
  • Les Fours, dédié à Notre-Dame des Fours. Construit en 1807 et restauré en 1984
  • Morette, dédié à Notre-Dame de la Salette. Érigé en 1866, il a été déplacé en 1938-40 lors de la construction, par l’armée française, des blockhaus destinés à la défense du Pont de Morette
  • Le Sappey, dédié à la Mère de Jésus. Construit en 1891
  • Les Étouvières (Vallée du Montremont), dédié à Notre-Dame de Lourdes. Érigé en 1933 par M. Lucien Avet-l’Oiseau à la suite d’une crue du Malnant qui ravagea les alentours mais protégea sa scierie
  • Les Pesetz (Vallée du Montremont), dédié à Notre-Dame des Sept Douleurs
  • La Curiaz, dédié à Notre-Dame de Fourvière

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Thônes est une commune rurale au manteau boisé particulièrement étendu qui couvre plus de 3000 hectares, soit plus de 57 % de la superficie de la commune. Cet espace végétal est parcouru par de nombreux sentiers de randonnée balisés.

En 2014, la commune de Thônes bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[15].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le Musée de la résistance et la Nécropole de Morette, retracent la résistance pendant l'occupation et les combats du plateau des Glières. Le site de Morette accueille également le Mémorial de la Déportation.
  • Le musée du pays de Thônes retrace l’histoire de la vallée depuis les origines, ses coutumes, ses activités et son folklore.
  • Installé sur le site de l'ancienne scierie des Etouvières, l'Ecomusée du Bois et de la Forêt présente le travail du bois en montagne d'hier à aujourd'hui, ainsi que le patrimoine naturel de l'écosystème forestier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Collection Les Amis du Val de Thônes, no 18, La vallée de Thônes de A à Z, août 1993
  2. Glossaire des noms de lieux de Suisse romande et Savoie
  3. Jean-Yves Mariotte, « Annecy et ses environs au XIIe siècle d'après le cartulaire de Talloires », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 130, no 1,‎ 1972, p. 5-32 (lire en ligne).
  4. Thônes dans la guerre et la Résistance, une édition du musée, 2004
  5. La vallée de Thônes et Glières, collection des Amis du Val de Thônes, numéros 9 et 10
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. L'école maternelle du Groupe Thurin, rue du 8 mai 1945, répartie en deux bâtiments : l'espace Jacques Avrillon qui correspond aux premiers locaux de l'école maternelle, et l'espace Léa Fournier qui correspond aux nouveaux locaux inaugurés au mois de septembre 2008.
  9. a, b et c Collection des Amis du Val de Thônes, no 16, Émigrants de la vallée de Thônes dans le monde, juin 2011
  10. Aimé Vaschy (1892) : Sur les lois de similitude en physique. Annales Télégraphiques 19, 25-28
  11. Article de Richard Sourgnes, « Le cor à cœur », publié dans Le Républicain lorrain, le 18 septembre 2011.
  12. a et b Jean-Jacques Rousseau extrait de L'idylle des cerises dans Les Confessions, édition de 1782, p.369-370 [lire en ligne]
  13. Vie et traditions religieuses dans la Vallée de Thônes, collection des Amis du Val de Thônes no 13, juin 1988
  14. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Amis du Val de Thônes : vingt-sept ouvrages depuis 1975 dont :
    • Michel Eimerich : Les Noms de nos paysages : 2 400 noms de lieux en vallée de Thônes, 2008.
    • Michel Eimerich : Les Mots de nos paysages, octobre 2008, 2 692 noms de lieux cadastrés.
  • Chanoine François Pochat-Baron (1860-1951) : Histoire de Thônes depuis les origines les plus lointaines jusqu'à nos jours, 1925 [lire en ligne]
  • Chanoine François Pochat-Baron : Les Paroisses de la vallée de Thônes, 1942
  • François Pochat-Baron, Mémoires et documents de l'Académie Salésienne : Histoire de Thônes depuis les origines les plus lointaines jusqu'à nos jours, vol. Tome 44e, Annecy, Imprimerie commerciale,‎ 1926, 557 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]