Faverges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Faverges (homonymie).
Faverges
Faverges, vue depuis le crêt de Chambellon
Faverges, vue depuis le crêt de Chambellon
Blason de Faverges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement d'Annecy
Canton Canton de Faverges
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Faverges
Maire
Mandat
Marcel Cattaneo
2014-2020
Code postal 74210
Code commune 74123
Démographie
Gentilé Favergiens, Favergiennes
Population
municipale
6 964 hab. (2011)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 47″ N 6° 17′ 43″ E / 45.7464, 6.2953 ()45° 44′ 47″ Nord 6° 17′ 43″ Est / 45.7464, 6.2953 ()  
Altitude Min. 472 m – Max. 2 063 m
Superficie 25,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte administrative de Haute-Savoie
City locator 14.svg
Faverges

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

Voir sur la carte topographique de Haute-Savoie
City locator 14.svg
Faverges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Faverges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Faverges
Liens
Site web www.faverges.fr
Faverges, au fond le Mont Blanc.

Faverges est une commune française située dans le sud du département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Centre urbain de la communauté de communes du pays de Faverges et de sa région, la commune comptait 6 964 habitants en 2011.

Faverges est une cité qui voit le jour dès l'époque romaine, notamment des thermes, avec le développement de deux pôles le long d'une voie romaine reliant Turin à Genève. Au nord-est, sur le hameau de Viuz, des archéologues ont trouvé les traces de la mansio Casuaria, indiquée sur l'Itinéraire d'Antonin, et à proximité du centre actuel, la mansio (auberge-étape) avec ses thermes au lieu-dit du Thovey. Cependant des traces protohistoriques indiquent une occupation humaine plus ancienne. Plus tard, au Moyen Âge, le centre urbain se recentre dans la plaine en dessous du contrefort nord du Crêt de Chambellon, sur lequel s'est installé le château. Malgré une position stratégique, le bourg ne connaît pas de rôle particulier dans l'histoire du comté puis du duché de Savoie.

Faverges doit son importance par l'exploitation de ressources minérales qui lui donnent une vocation manufacturière et artisanale. Celle-ci se transforme au tout début du XIXe siècle, avec l'installation des soieries, qui modifie la morphologie du bourg en petite ville industrielle. Elle se transforme définitivement au XXe siècle avec l'installation d'usines. Malgré la fermeture de certaines au cours du XXe siècle, Faverges s'efforce de conserver sa vocation industrielle tout en la diversifiant.

Ses habitants sont appelés les Favergiennes et les Favergiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Faverges se situe dans le sud du département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes, à proximité de la frontière avec le département de Savoie. À vol d'oiseau, la ville est à 22,1 km au sud-est d'Annecy, à 9,4 km à l'ouest d'Ugine, à 10,7 km au nord-ouest d'Albertville et à 35,1 km au nord-est de Chambéry[Note 1].

Faverges se trouve dans la vallée située en amont du lac d'Annecy, appelée couramment le pays de Faverges. Celui-ci appartient donc à l'ensemble plus vaste qu'est le bassin annécien tout, en formant une sous-entité bien distincte[Note 2]. La ville est aussi membre, ainsi que les communes du canton de Faverges (exception faite de celle de Giez), du parc naturel régional du Massif des Bauges[2].

Communes limitrophes de Faverges
Doussard Montmin Saint-Ferréol
Giez Faverges Cons-Sainte-Colombe
Seythenex Mercury

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Faverges se sont développés au fond d'un bassin assez encaissé situé entre au sud et à l'ouest le massif des Bauges et au nord le massif des Bornes. Le territoire communal est dominé par les sommets de la Dent de Cons (2 062 m), de la Belle Étoile (1 841 m), à l'est, du Mont de la Motte (1 360 m) au sud-ouest, appartenant au premier massif, et par le col de la Closettaz, Crosettaz ou encore l'Arpettaz (1 537 m), qui suit la Pointe de Chauriande (1 803 m), pour la partie nord, dans le massif des Bornes.

Ce bassin est une dépression ou vallée correspondant à un pli, réalisée par la trouée glaciaire d'Annecy-Ugine, que l'on appelle parfois pour cette section « trouée de Faverges »[3]. Le fond de la vallée, à fond plat, correspond donc à une plaine alluviale[3]. Au niveau de Faverges, cette vallée connaît un resserrement appelée cluse. Dans cette vallée, l'altitude peut varier entre 470 m sur les rebords ouest à environ 500 m sur les versants opposés. On aperçoit depuis certains lieux de la commune la cime du Mont Blanc, en direction du sud-est.

Le chef-lieu est installé dans la plaine, sur les contreforts du crêt de Chambellon, sur le cône de déjection du torrent de Saint-Ruph, à une altitude d'environ 510 m.

Le territoire communale est parcouru au Sud par le Nant ou torrent de Saint-Ruph qui prend sa source au col d'Orgeval, au cœur du massif des Bauges. Jusqu'à la plaine de Faverges, la pente avoisine les 12 %, ensuite il s'assagit pour s'écouler paisiblement jusqu'aux marais du Bout du Lac (Doussard) et rejoindre le lac d'Annecy, il prend d'ailleurs les noms de l'« Eau morte » ou la « Glière »[4],[5]. Ce torrent est rejoint sur sa rive droite, au niveau du hameau du Villaret, par le torrent de Tamié[4]. Les eaux ont menacé et parfois débordées sur les habitations, malgré des digues édifiées au XVIIIe siècle, puis à nouveau au XIXe siècle, et après l'Annexion de la Savoie de 1860[5]. Des aménagements permettant la protection du chef-lieu ou de différents hameaux susceptibles d'être touchés sont encore réalisés par les services de l'État.

En se rendant dans la vallée d'Ugine, vers l'est, on suit en réalité la vallée de la Chaise, pour arriver sur Ugine et rejoindre la rivière de l'Arly[4],[6],[7]. Le torrent de la Chaise, contrairement au torrent de Saint-Ruph, prend sa source dans le massif des Bornes, au niveau de la Riondaz, située au pied du Charvin[6]. Seul un biel, un canal, d'une longueur de 2 2 km se détache du cours d'eau principal et passe par le territoire communal pour rejoindre le cours principal peu plus loin[6].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune est soumise à l'ensemble des aléas naturels que l'on retrouve en territoire de montagne (avalanches, crues torrentielles, mouvements de terrain). Ceux-ci ont été pris en compte dans l'aménagement communal depuis 2000 où un plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRn) a été adopté, puis révisé en 2008[8].

Climat[modifier | modifier le code]

La situation de Faverges est celle d'un climat montagnard, dans un pays tempéré, où les hivers sont froids et neigeux, et la saison estivale est douce voire parfois connaît des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne un plus sèches, même si la pluviométrie peut être très élevée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville de Faverges est accessible par la route. Ainsi la commune est traversée par l'ex-RN508 aujourd'hui Route départementale 1508 qui se dirige au nord vers Annecy et au sud vers Albertville, via Ugine. Dans cette direction, il est possible de rejoindre l'autoroute A41, située à 19 km à la sortie d'Albertville, permettant de se diriger vers les stations de sports d'hiver de la vallée de la Tarentaise ou de rejoindre la combe de Savoie menant à la vallée de Maurienne ou les métropoles de Chambéry ou de Grenoble. En remontant vers le nord, en traversant Annecy, il est possible de rejoindre l'autoroute A430 (sortie Annecy-sud à 25 km ou Annecy-nord à 28 km) permettant de se rendre vers la vallée de l'Arve à l'est ou de se diriger vers Chambéry, via Aix-les-Bains à l'ouest. On peut éventuellement rejoindre l'autoroute A40, dite « Autoroute Blanche » en empruntant l'ancienne RN508 direction Frangy.

La ville est reliée au reste du département et aux villes du département voisin par un service de car journalier assurant la liaison Annecy-Albertville par la société Voyages Crolard (Groupe Transdev), membre du réseau Lihsa (lignes interurbaines de Haute-Savoie).

À partir d'Annecy, on peut se connecter au réseau ferré de la plate-forme multimodale de la gare d'Annecy ou bien prendre l'une des compagnies aérienne de l'aéroport d'Annecy Haute-Savoie Mont-Blanc (25 km) situé sur la commune de Meythet. Pour les vols internationaux, on peut emprunter soit l'aéroport français de Lyon-Saint-Exupéry (150 km et 1h45), soit plus proche de Genève Cointrin en Suisse (75 km et 1h05).


La commune est également parcourue par une piste cyclable, située sur l'ancien tracé de chemin de fer, longeant la RD1508, entre Annecy et Albertville.

On peut se rendre également à Annecy par bateau depuis l'embarcadère de Doussard, grâce à l'une des trois liaisons journalières proposée par la Compagnie des bateaux du lac d'Annecy.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Faverges est composée d'une vingtaine de hameaux ou lieux-dits que sont Bellecombe, Chambellon, Chancobert, Englannaz, Favergettes, Frontenex, Glaise, Lachat, La Balmette, Le Noyeray, Les Gras d’en haut, Les Gras d’en Bas, Le Pertuiset, Le Villard, Le Villaret, Les Grandes Pièces, Mercier, Le Mont-Bogon, Prafeu, Les Roux, Saint-Ruph, Verchères, Vesonne et Viuz[9]. Si l'espace comprenant Faverges, Viuz et Favergettes constitue un noyau urbain assez dense, fait d'habitats collectifs, de maisons de ville voire de maisons de maître, la plupart des autres hameaux sont de type rural, voire montagnard avec un habitat individuel et la présence de fermes soit en activité soit transformée en logement.

Autour du chef-lieu (Faverges), on trouve immédiatement à l'est le hameau de Favergettes avec ses grandes maisons du XIXe siècle, mais aussi le collège ou les terrains de sport, en bordure de l'Eau morte. Si l'on prend la route qui monte, vers l'ouest, on arrive à Prafeu. En direction du nord, sous le rocher éponyme, le hameau de Viuz et ses traces antiques, mais aussi zone activité qui s'apparente plus à une zone industrielle avec les entreprises internationales que sont S.T. Dupont, Staublï ou encore Bourgeois. En continuant vers le nord, en prenant la route pour se rendre à Thônes et les Aravis, on longe la montagne pour arriver au hameau du Noyeray, juste avant la commune de Saint-Ferréol. En redescendant dans la plaine où l'agriculture domine, à proximité de l'ancienne route nationale en direction d'Ugine, via Marlens, on trouve l'ensemble pavillonnaire des Grandes pièces.

À l'est du centre-ville, sur la route menant à Cons-Sainte-Colombe, on trouve un habitant individuel et quelques fermes, correspondant aux lieux-dits Les Gras d’en bas et Les Gras d’en haut. Au sud-est du chef-lieu, sur le versant est de la montagne, en prenant la route remontant le vallon de Tamié, on trouve sur la rive droite du torrent du Bard ou nant de Tamié, trois hameaux en voie de densification : Chambellon, Verchères et un peu plus en altitude Frontenex. Sur le versant d'en face, sur la rive gauche du Saint-Ruph, le même type d'habitant dans les deux hameaux plus petits du Villaret et du Lachat. Plus en amont du torrent, on tombe sur le petit hameau de Glaise.

En descendant le vallon du torrent de Saint-Ruph, on arrive à nouveau dans Favergettes jusqu'à la route en direction d'Annecy. Sur la rive gauche, on trouve le hameau d'Englanaz avec le même paysage rural observé dans les autres hameaux. Sur l'ancien tracé de la RN508, on trouve la zone d'activités économiques (ZAE) dite des Boucheroz.

Si l'on prend la route de Vesonne vers l'est, au départ de Viuz, sur la rive droite de l'Eau morte, on trouve successivement les hameaux de La Balmette, puis de Mercier, Vesonne, posés sur les contreforts de la montagne. En montant par la route menant à Montmin, on arrive au hameau du Mont-Bogon qui domine la vallée de Faverges, avec notamment en face le village de Giez.

Communes limitrophes de Faverges (chef-lieu)
Le Mont-Bogon
Le Villard
Vesonne
Mercier
La Balmette
Le Noyeray
Viuz
Les Grandes Pièces
Englannaz
Prafeu
Favergettes
Faverges (chef-lieu) Les Gras d’en haut
Les Gras d’en Bas
Saint-Ruph Lachat
Glaise
Les Roux
Pertuiset
Chambellon
Le Villaret
Verchères
Frontenex

Logement[modifier | modifier le code]

On distingue deux types d'habitant sur la commune. Tout d'abord, au niveau du chef-lieu, en 1999 (selon le recensement général de la population), les habitats collectifs dominent, comptant environ 1 478 logements. Ceux-ci représentent 52,7 % du parc de logement communal. Dans les hameaux, on observe plutôt un habitat individuel, voire pavillonnaire. Les chiffres sont quasiment identiques lors du recensement dix ans plus tard (1 810 appartements, soit 53,4 % du parc)[10].

Selon l'étude de 1999, le nombre de résidences secondaires représente 5,2 % du parc de logement communal en 2009 (177 logements contre 104 en 1999)[10].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours du Ier siècle av. J.-C., le site de Viuz-Faverges - Viuz provient du mot latin vicus (agglomération) - accueille une petite agglomération nommée mansio Casuaria, localisée sur l'Itinéraire d'Antonin[11],[12]. Le nom Casuaria disparaît et devient au XIIIe siècle Vyu puis Viu Fabricis (1275) avant de d'être cité au siècle suivant à nouveau sous la forme Prior de Vyu in fabricis[13].

Au XIIe siècle, la première mention du toponyme originel de Faverges fait son apparition, Fabricas. Ce nom provient du latin Fabrica (« forge, fabrique, atelier ») qui dérive en Faveriga, tirant son origine de la présence de forges attestée dès cette période[14],[15],[16]. La première mention date de 1112 avec l'expression ego Berlio de Castro quod dicitur Fabricas[14], citant le seigneur Berlion de Faverges[17].

Le village de Vesonne (au nord de la commune), sur le contrefort du Mont Bogon, est cité vers 1016-18. Il désigne quant à lui le « lieu voisin (du village) », dérivant du mot latin vulgaire vecinus (latin vicinus)[18]. Des auteurs du XIXe siècle souligne que le toponyme rappelle notamment le nom de la déesse de l'eau Vesunna.

Le cartulaire de l'abbaye de Talloires de la fin du XIIe siècle- début du XIIIe siècle cite ces noms de lieux : Faverges ; Vesona (Vesonne) ainsi que celui de Fulcimania (Faucemagne)[19]. Le toponyme Faucemagne désigne en effet l'ancien prieuré installé vers 1040 par saint Ruph, frère de saint Germain, premier prieur de l'abbaye de Talloires, sur un lieu-dit qui portera son nom[19],[20].

Les toponymes des autres hameaux et noms de lieux peuvent renvoyer à un patronyme (Les Boucheroz[21] ou Mercier[22]), ou à un type de relief ou de paysage (Bellecombe, ou alors indiquant la présence de cavités naturelles sous la roche à La Balmette[23], ou encore désignant un type de champs avec Chambellon[24]), de la végétation (Le Noyeray[25] ou plus étrangement avec Prafeu, mot composé de Pra, désignant le« pré », et Feu, les êtres »[26]), voire en lien avec les cours d'eau (Englannaz[27]. Le toponyme Verchères désigne quant à lui une terre à proximité d'une ferme[18] et Glaise, un terre argileuse[25].

Quant au toponyme Frontenex (Frontenay ?), il semble similaire au nom de domaine d'origine gallo-romaine Frontenacum que l'on retrouve ailleurs dans la région[28] ou le patronyme Futenay[29].

Les toponymes du Villard ou du Villaret désigne des hameaux, un domaine rural[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au temps de l'antiquité romaine, les Romains construisent une route secondaire reliant Turin à Genève, ce qui conféra au site une position stratégique. D'ailleurs, une bourgade se développe, sur l'actuel site de Viuz, au Ier siècle, la mansio Casuaria indiquée sur l'Itinéraire d'Antonin[12], que l'on retrouve par ailleurs sur la carte de Peutinger[31]. Les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour une mansio/auberge d'étape équipée de thermes, sur le lieu-dit du Thovey[32].

Le village de Viuz a été construit sur les ruines de la bourgade romaine de Casuaria, dont les vestiges s'étendent jusqu'au centre de la ville de Faverges. La superficie du village antique est estimée à environ 25 hectares, soit 0,25 km² et sa population à environ 2 500 habitants. De nombreux objets gallo-romains de grande qualité ont été retrouvés et sont exposés au musée.

Le toponyme « Viuz » provient du nom latin « vicus », signifiant une petite agglomération à l'époque romaine[33]. Cette étymologie est confirmée par la découverte de vestiges de l’époque romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le vicus de Casuaria (actuellement Viuz-Faverges) appartient au pagus major Genevensis (Comté de Genève), au sein du pagus minor Albanensis[34].

Une famille de Faverges (Fabricis), avec un Berlion de Faverges et son frère, Godefroi, ainsi que leur mère, sont cités dans une Charte du diocèse de Maurienne de 1112, dans laquelle ils rétrocèdent leurs droits sur des terres situées dans le diocèse[17]. Ce document permet d'établir l'existence d'un premier château, sans pouvoir le situer.

Une tour-donjon, qui domine la vallée de Faverges et contrôlant l'accès à celle de Tamié, est citée vers le milieu du XIIIe siècle.

La ville de Faverges obtient en 1318 des franchises[35], notamment l'établissement d'un marché le mercredi ainsi que des foires 3 fois par an.

Lors de la guerre franco-savoyarde, le roi Henri IV de France, arrivant d'Annecy en bateau, séjourne dans le château qui jouxtait la tour, dans la nuit du 9 au 10 octobre 1600. Le village est détruit cette même nuit par un incendie. Les troupes françaises se dirigent vers la vallée de la Tarentaise et de la Maurienne, qu'ils occuperont. Le roi sera le 10 dans la vallée de Beaufort. Les Français occuperont le duché de Savoie jusqu'en 1603.

Dès le Moyen Âge, la ville prend une tournure « industrielle », le fer, le charbon et le cuivre y sont exploités.

Famille de Milliet de Faverges[modifier | modifier le code]

Armes de la Maison de Milliet.
Article détaillé : Famille Milliet.

Le château et la seigneurie sont achetés par Louis Milliet en 1569 pour 4 000 écus d'or à François de Luxembourg, obtenant par la suite le titre de baron[36]. La famille reçoit le titre de baron en 1572, puis de comte en 1609 et enfin de marquis en 1644. La famille vend le château en 1787, la marquise et ses filles quittent la commune pour s'installer à Turin.

Développement industriel[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, le géographe français Nicolas Desmarest, dans son Dictionnaire de géographie, physique (1811), indique sur l'article consacré à Faverges accueille une « fabrique de papier, deux tanneries (...) ; une manufacture de cuivre [destinée à la fabrication] d'ustensiles de ménage et une usine où l'on forge différents outils propres à l'agriculture »[37]. Ces activités reprennent l'héritage artisanal du Moyen Âge, de leurs exploitations industrieuses (martinets, forges de fer et de cuivre, exploitation des ressources minières des environs) au XVIIIe siècle[38]. Quelques années plus tard, des ateliers de soieries sont installées dans la commune débutant un nouveau chapitre de la commune.

Le 19 juin 1799, Jean Pierre Duport, dit le jeune (1756-1822)[Note 3],[39], un industriel lyonnais ayant fait fortune dans le négoce du coton puis de la soie, achète les propriétés de son cousin Antoine Duport[40] pour créer son entreprise. Son cousin, Jean-Pierre Duport, dit l'ancien est aussi industriel, mais originaire de Termignon (Duché de Savoie), il est le fondateur de la manufacture de coton d'Annecy. Ils sont souvent confondus. Jean Pierre Duport le jeune installe ses métiers dans un premier temps dans l'ancien couvent des Annonciades, désaffecté[41] puis bâtit sur les terrains de son cousin une manufacture de coton puis de soie[42]. En effet, en raison du blocus continental durant le Premier Empire le coton n'arrivant plus on se lance dans la soie[41]. Le 24 février 1812[40], il achète le château de Faverges pour y installer de nouveaux ateliers, à la Comtesse Leproti de Fontanetto, née Agathe Louise Gabrielle Milliet, descendante de la famille Milliet[43],[44]. En 1815, la société est reprise par son gendre, le futur baron Nicolas Blanc[45]. Vers 1830, la société compte 500 métiers et 850 ouvriers[41]. L'entreprise vend tant dans les États de Savoie qu'en direction de l'Allemagne, la Russie, l'Angleterre mais aussi en Amérique[41]. La renommée mais surtout la richesse de cette famille d'industrielle aboutira à l'anoblissement du successeur de Duport, son beau-fils Nicolas Blanc est fait baron par la roi Charles-Albert de Sardaigne[41], à la suite de sa visite de la manufacture en 1834[46]. En 1859, à la veille de l'Annexion de la Savoie par la France, la manufacture emploie 1 200 personnes[38].

Le Dictionnaire du duché de Savoie (1840) précise que les hameaux de Viuz et des Murets produisent un vin de bonne qualité, contrairement aux autres produits sur le territoire[47].

En 1902, l'activité du tissage de la soie est reprise et relancée grâce à l'industriel suisse Stunzï[39],[48],[38]. Elle emploiera jusqu'à 440 métiers[41]. Quelques années plus tard, en 1909, une autre entreprise suisse, originaire du même village que l'entreprise précédente, Stäubli, s'installe et démarre la fabrication de ratières, des programmateurs pour métiers à tisser[38]. Elle est aujourd'hui la plus grosse entreprise en tant qu'employeur du canton. De nombreuses autres entreprises vont venir s'installer par la suite, qui vont confirmer la vocation manufacturière et artisanale de la ville.

En 1922, le château deviendra "château ouvrier" et procurera à ses résidentes de nombreux services, bibliothèque, salle de jeux, billard, dentisterie, etc.

En 1923-24, Simon Tissot-Dupont, originaire du village de Saint-Ferréol, mais vivant à Paris, décide d'installer l'usine de production de son entreprise (ST Dupont), en raison du tissu industriel déjà présent[48],[49],[50]. Dix ans plus tard, en pleine crise économique, l'entreprise compte environ 350 employés[48].

Début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la Première Guerre mondiale, 267 hommes du canton partis à la guerre y trouvèrent la mort, plus du tiers étaient originaires de la commune.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la commune accueille une colonie d'enfants appartenant Secours suisses aux enfants (Croix Rouge Suisse), ouverte entre décembre 1940 et mai 1942[51]. Sur les dizaines d'enfants se trouvant dans le centre, une quinzaine d'enfants juifs, dont le futur Paul Bairoch, sont présents dont la plupart seront exfiltrés vers la Suisse voisine par les enseignants Walter Giannini et Emma Aeppli[51].

Lendemain de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'activité de la manufacture Stunzï décline au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et ferme définitivement ses portes en 1980[38]. L'entreprise Stäubli continue elle sa croissance en diversifiant ses activités, notamment vers la robotique[38]. L'entreprise emploie 748 personnes du canton mais aussi des régions voisines (pourtour du lac d'Annecy, vallées de Thônes, d'Ugine et d'Albertville) en octobre 1973[52], en 1998 ils sont plus de 970 salariés[38].

D'autres entreprises d'origine locale profite pour s'installer sur la commune, notamment les entreprises Saphir (Cirage), de la menuiserie industrielle Piquand, ou encore de Bourgeois (spécialiste des cuisinières et des fours industriels)[50].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Faverges et les communes avoisinantes (en fait toutes celles qui composent le canton, cf ci-dessous) se sont regroupées dans une communauté de communes : la communauté de communes du pays de Faverges.

La ville est chef-lieu du canton de Faverges qui compte 10 communes, dont Chevaline, Cons-Sainte-Colombe, Doussard, Giez, Lathuile, Marlens, Montmin, Saint-Ferréol et Seythenex.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Faverges est composé d'un maire et de 28 conseillers municipaux. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre 8 adjoints au maire et 20 conseillers municipaux.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1944 à nos jours
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Louis Dussolliet-Berthod ... retraité
1947 1965 Marcel Piquand SFIO industriel
1965 1977 Simon Berger ... médecin
1977 1989 Jacques Piquand ... industriel
1989 2001 Jacques Dalex P.S. chef d'entreprise
2001 2008 Pierre Losserand U.M.P. comptable
2008 2014 Jean-Claude Tissot-Rosset sans agriculteur
2014 en cours Marcel Cattaneo sans retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le Dictionnaire du duché de Savoie (1840) indique que la commune dispose peu avant l'Annexion de 1860 « [d'un] juge de mandement, [d'un] bureau d'insinuation, [d'un] bureau et relais de postes, [ainsi que d'une] brigade de carabiniers »[47]. Le bureau d'insinuation est l'administration chargée de la transcription et de la conservation des actes. Pour Faverges, ces actes sont conservées aux Archives départementales de la Haute-Savoie pour la période de 1697 à 1793[53].

La gendarmerie nationale s'installe à Faverges en 1875. La caserne se situe rue Victor Hugo, puis rue de la République. En 1962 jusqu'en 2012, la caserne déménage à l'angle de la route d'Annecy et de celle de Viuz, sur la RN508. En 2013, une nouvelle caserne est construite route d'Albertville[54].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

À partir du tableau et du graphique, on observe un fort accroissement démographique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, entre 1946 et 1990, la population a doublé passant de 3 020 hab. à 6 334 hab., alors qu'au cours du siècle et demi précédent elle est restée relativement stable (entre 2000 et 3000 hab.).

Lors du recensement de 2010, la population favergienne atteignait 6 833 habitants. Ce chiffre a augmenté d'un peu plus de 3,5 % depuis le recensement de 1999. La densité moyenne de la commune est de 257,4 habitants par km2[10].

En 2011, la commune comptait 6 964 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 975 2 151 2 233 2 397 2 642 2 758 3 174 3 079 3 129
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
3 062 3 173 3 141 3 013 2 784 2 681 2 449 2 258 2 318
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 425 2 698 2 768 2 808 3 020 3 496 3 960 4 653 5 186
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
6 177 6 334 6 310 6 524 6 533 6 657 6 964 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2004[58].)
Histogramme de l'évolution démographique


Immigration[modifier | modifier le code]

En 2012, la ville comptait 9 % d'habitants d'origine immigrée, principalement originaire du Maghreb, de la Turquie, de l'Albanie et du Kosovo.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Faverges est située dans l'académie de Grenoble. En 2013, Faverges compte 7 établissements scolaires[59].

La commune compte 5 établissements de l'enseignement qui appartiennent à la circonscription du 1er degré d'Annecy Sud[59],[60]. Au chef-lieu, se trouve une école élémentaire (du CP au CM2) et une école maternelle, dénommées René Cassin[60]. Le hameau de Viuz accueille une école primaire[60]. Par ailleurs, les hameaux de Frontenex et de Vesonne possèdent chacun une école élémentaire[60].

L'ensemble de ces établissements sont rattachés, en 2013, au collège public du canton, le Collège Jean Lachenal[59],[60]. Le collège, créé en 1966, porte le nom de l'un de ses premiers directeurs (1967 à 1979), qui fut également maire adjoint de 1959 à 1989[61].

Les futurs lycéens poursuivent leurs études selon leurs options, dans l'un des lycées d'Annecy (Lycée Gabriel Fauré ou lycée professionnel Germain Sommeiller, parfois le lycée Berthollet ou le lycée privé Saint-Michel). Cependant la commune possède un lycée professionnel privé appelé "La Fontaine"[59]. Celui-ci prépare différents C.A.P. (Esthétique-cosmétique, coiffure, dessinateur en communication graphique) ; B.P. (esthétique en alternance) ainsi que B.E.P. (Bio-services, carrières sanitaires et sociales, vente action marchande) ou encore Bac Pro (artisanat et métier d’arts option communication graphique, commerce, vente).
Certains optent toutefois pour l'un des enseignement d'établissements des villes du département savoyard voisin (Lycée polyvalent René Perrin d'Ugine ou Lycée général et technologique privé Jeanne d'Arc d'Albertville).

Enfin, pour conclure sur l'offre éducative communale, Faverges accueille un institut médico-éducatif/SESSAD Guy Yver[62].

Santé[modifier | modifier le code]

En 2008, il y avait sept médecins généralistes installés sur la commune[63], en 2012, ils ne sont plus que six[64]. La desserte médicale[Note 6] est estimée en septembre 2012 à 1 médecin généraliste pour 1 759 hab., pour le bassin de Faverges qui comprend la ville ainsi que 6 communes voisines (les communes de Doussard, Chevaline et Lathuile appartiennent à un bassin distinct)[64]. Un spécialiste en ophtalmologie est également présent[64]. D'autres services liés à la santé sont aussi implantés, des dentistes, des infirmiers, un laboratoire d'analyse, des kinésithérapeutes, ainsi que des pharmacies[64].

La ville possède également une maison de retraite[64].

La commune de Faverges, comme l'ensemble des communes du canton, est rattachée au service d'urgences du centre hospitalier de la région d'Annecy. Anciennement idéalement placé du côté des Marquisat à Annecy, sur la RD 1508, ce dernier a dès lors déménagé en 2008 du côté de Metz-Tessy, obligeant la traversée de l'agglomération. Du côté d'Albertville, dans le département voisin, on peut également avoir accès au service du centre hospitalier intercommunal Albertville-Moûtiers.

Médias[modifier | modifier le code]

Radios et télévisions

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, Radio Semnoz... Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale du bassin annécien. France 3 et son décrochage France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré, L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Rallye automobile régional du pays de Faverges

Organisé généralement un week-end du mois d'avril (l'édition 2014 sera la 30e) organisé par L'Écurie de la Motte.

« Biennale du livre savoyard » 

La Société d'Histoire et d'Archéologie les « Amis de Viuz Faverges » organise une rencontre depuis 1986, dont l'édition de 2012 célébrait les 25 ans de l'événement[65]. Cette biennale est l'occasion de réunir une cinquantaine d'exposants dont une quarantaine d'auteurs, une douzaine d'éditeurs, et autant d'associations spécialisés dans la culture savoyarde[65].

Autres événements 
  • Avril, le « Printemps des chèvres », animation autour du thème de la chèvre (concours de chèvres et de fromages, dégustation-vente, marché de producteurs locaux, etc.)
  • Avril, « Troc'collections », bourse organisée par le Cercle philatélique et cartophile favergien.
  • Mi-juin, l'ex « Maratrail » devenu le « Trail Faverges Icebreaker ». Deux trails : Le Maratrail de la Sambuy (48 km avec 2 900 m de dénivelé positif) et Le Trail des Sources du Lac (29 km avec 1 500 m de dénivelé positif). Les deux parcours traversent le site Natura 2000 des Hautes-Bauges[66]
  • Juin, Festival des sources sonores, Sélection du concours Luigi Russolo.
  • Octobre, Festival interculturel.
  • Novembre, « Salon d'automne de la carte postale », bourse organisée par le Cercle philatélique et cartophile favergien

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de nombreuses infrastructures dédiées aux sports et aux loisirs qui sont :

  • Salle omnisports, Gymnase du collège, Gymnase Nicolas-Blanc, Dojo
  • Stade Jean-Carquex, Stade Baroni, Stade de Madrid
  • Boulodrome, Tennis Club
  • Rocher d'escalade
  • Piste cyclable
  • Centre de loisirs

Faverges possède de nombreuses associations sportives telles que :

  • Accro2gym (gymnastique et danse)
  • Badminton Club de Faverges BCF74
  • Rugby Club de Faverges
  • Foot Sud 74
  • C.S.F. Basket Ball
  • Association sportive et culturelle des Portugais de Faverges (créée en 1975)
  • Espérance Favergienne (athlétisme)
  • Cyclos de Faverges (créée en 1974) : cyclotourisme et VTT
  • Tennis-Club

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • saint Ruph (parfois Rodolphe, XIe siècle), ermite, frère de saint Germain, premier prieur de l'abbaye de Talloires. Envoyé avec son frère à l'abbaye de Talloires, le jeune moine se retire dans un vallon dénommé Faucemagne, qui porte aujourd'hui le nom du saint[67]. Il fonde ensuite un prieuré bénédictin v. 1040, dépendant de la dite abbaye, sur le site. Il fut supprimé au XVIIIe siècle par le roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne[68]. Les reliques du saint sont conservées au musée de Viuz[67].
  • Jean Cochet (1698-1771), professeur de philosophie et recteur de l'université de Paris à partir de 1748
  • Famille Milliet (XVIe siècle), seigneurs propriétaires du château jusqu'en 1812.
  • Jean-Pierre Duport dit "le jeune", industriel (voir ci-dessus). À ne pas confondre avec Jean-Pierre Duport, né le 2 janvier 1749 à Termignon (Duché de Savoie), fils de Laurent et Anne Marie Richard, fondateur des papeteries d'Annecy.
  • Bernard-Jean-Maurice Duport (1762 à Faverges-1832 à Paris), est un avocat au Sénat de Chambéry, député à la Convention.
  • Baron Nicolas Blanc (1780-1857), gendre de Jean-Pierre Duport le jeune.
  • Sidonie du Peloux de Saint Roman (1806-1892), épouse de Pierre Maurice Richard-Blanc (1782-1834), généreuse donatrice qui fonda l'hôpital "Alfred Blanc", en mémoire de son fils décédé à 23 ans.
  • Eugène Savioz, né en 1838 à Saint-Ferréol et mort en 1914 à Gevrey-Chambertin. Héritier de son oncle qui l'adopta, il devint propriétaire foncier d'un domaine immense de plus de 20 hectares, appelé « Le Clos Savioz » qui héberge aussi « Le manoir du baron Blanc ». Maire de Faverges de 1888 à 1904.
  • Asghil Favre (1877-1920), médecin, généreux donateur de la ville, membre de l'Académie florimontane.
  • Jean Carquex, résistant, Premier adjoint au maire de 1965 à 1971, président du C.S.F.
  • Simon Tissot-Dupont, né en 1847 à Saint-Ferréol et mort en 1922 à Faverges, fondateur de S.T. Dupont.
  • Famille Mysse (Paul, père ; Léon, son fils ; André, petit-fils), photographes de père en fils à Faverges de 1920 à 2009. Paul Mysse, photographe et violoniste russe, rencontre Léonie Dubassat, une bergère originaire de Seythenex, partie à l'aventure en Russie en 1908 et reviennent en France à la suite de la révolution russe de 1917[69].

Économie[modifier | modifier le code]

Rues de Faverges (place et de la rue Carnot, rue Simon Tissot Dupont)

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Au premier plan la zone industrielle de Viuz. Au second, le Rocher de Viuz, dans l'axe le sommet l'Arpettaz, enfin en arrière-plan, la pointe de Chauriande (à gauche, 1803 m) et l'Arclozan (à droite). Entre les deux se trouve le crêt des mouches (2 033 m)
Usine S.T. Dupont, à Viuz

Faverges est une ville située en position de carrefour pour les petites vallées environnantes, polarisant plus ou moins le territoire de son canton, mais située sur un axe secondaire important entre Annecy et les villes d'Ugine et Albertville, situées dans le département savoyard voisin. Au cours du XIXe siècle, cette position a favorisé le développement de foires qui se déroulaient les 15 et 29 mai, 3 et 17 juin, 30 septembre et 16 octobre[47]. Aujourd'hui, la ville accueille un marché le mercredi matin.

Toutefois, le dynamisme de cette petite ville est comme son toponyme relié à l'activité industrielle. Si du XIIe siècle au début du XIXe siècle, celle-ci reposait sur les forges, les artisans et les petites manufactures en lien avec le monde agricole environnant[37], elle permit ensuite le développement des soieries (manufacture Stunzï, soierie)[38], l'installation de l'entreprise suisse Stäubli (robotique, raccords industriels, machines-outils)[38] ou de l'unité de production de la marque de luxe S.T. Dupont, dont le fondateur est originaire d'un village voisin. Dans les années 1950, d'autres entreprises viennent s'installer sur la commune, c'est le cas des entreprises Saphir (Cirage), de la menuiserie industrielle Piquand, ou encore de Bourgeois (spécialiste des cuisinières et des fours industriels)[50].


Autres activités
  • Cemex, multinationale mexicaine de matériaux de construction y possède une unité de béton prêt à l'emploi.
  • Commerces généralistes : Carrefour Market, Intermarché, Carrefour Express
  • Commerce spécialisé : Twinner (sports)
Nombreux commerces traditionnels (Union de commerçants : « Oser-Faverges »)
  • Marché des producteurs locaux le vendredi soir
  • Centre Touristique du Château de Faverges

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Ancienne mairie de Faverges, Office du tourisme

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musée archéologique de Viuz-Faverges
Église Saint-Jean-Baptiste de Viuz
Église Saint-Pierre.

Le site de Faverges et ses environs est occupé par les hommes depuis le néolithique. Toutefois, c'est son passé antique qui est mis en avant dans le Musée archéologique de Viuz-Faverges[70]. Installé dans le village de Viuz, au-dessus de l'ancien vicus de Casuaria, il est géré par la Société d'Histoire et d'Archéologie, les Amis de Viuz-Faverges (fondée en 1972) et offre une collection s'étalant sur 2 500 ans d'histoire. Il conserve également les reliques de saint Ruph[67] (voir section « personnalités »). Le musée gère parallèlement la visite de l'église romane, dédiée à Saint-Jean-Baptiste  Inscrit MH (1926)[71], voisine du musée, et sa crypte, ainsi que la tour-donjon  Inscrit MH (1991), récemment restaurée, du château de Faverges[72].

Du vicus de Casuaria, apparu au Ier siècle[12], sur l'ancienne voie romaine secondaire, reliant Turin à Genève, les fouilles archéologiques ont permis de sortir les éléments de l'espace urbain du côté de Vuz, à proximité du musée, ainsi que des thermes antiques  Inscrit MH (1992) du côté du lieu-dit le Thovey, installées vers 50 après J.-C.[32], tandis que le péristyle semble avoir été aménagé vers l'an 200. Certains éléments architecturaux ou objets trouvés sur l'ancien emplacement de ce vicus de 25 hectares peuvent être observés dans le jardin du musée ou dans l'une des trois salles consacrées.

Vers le XIe siècle, le vicus semble abandonné pour se regroupé sous la colline plus au sud-ouest où s'installe le château de Faverges et sa tour-donjon. La première construction du château date du XIe siècle, mais il fut remanié vers 1250. Il permettait de contrôler le passage entre le comté de Savoie et le comté de Genève dont la frontière était toute proche, à Giez. De 2006 à 2008, la tour a subi une réfection complète des murs, l'installation d'un nouvel escalier intérieur et la construction d'un hourd — une galerie panoramique en bois permettant une vue à 360°. Sous le hourd, les nids naturels de faucons crécerelle ont été préservés et des nichoirs pour martinets noirs ont été placés. Les courtines (1321) sont elles aussi inscrites, enfin la cour et le sous-sol sont classés MH[72].

Au XIIe siècle est édifiée l'Église romane de Viuz  Inscrit MH (1926)[71], placée sous le patronage de Jean le Baptiste[73]. Elle possède toutefois une crypte dans laquelle on peut observer les traces d'un bâtiment romain estimé entre les Ier ‑ IVe siècles, ainsi que celles d'églises primitives des VIe, VIIIe et Xe siècles.

L'église Saint-Pierre, située dans le chef-lieu, en dessous du château, est un édifice plus récent, construit dans un style néoclassique sarde selon les plans de l'architecte Ruphy en 1830[74]. La cloche est protégée[75]. L'ensemble a été restauré en 2012.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Faverges bénéficie du label « ville fleurie » avec « 2 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[76].

  • Parc Simon Berger de 2 ha au centre ville
  • Parc des pins (à proximité de Favergettes)

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune possède de nombreux espaces culturels que sont notamment :

  • le Muséum des papillons et insectes de Faverges : aménagé dans une partie des bâtiments du château de Faverges. Seul muséum de ce type en Savoie et Haute-Savoie, il présente plus de 4 500 espèces de papillons et insectes des 5 continents, et plus particulièrement l'entomofaune du Parc naturel régional du Massif des Bauges. Quelques spécimens d'insectes vivants sont présentés en terrarium ;
  • la Soierie, espace social et culturel (ex-MJC et Foyer municipal) ;
  • le Musée archéologique de Viuz-Faverges ;
  • la Médiathèque.

Faverges compte environ 115 clubs et associations, toutes disciplines confondues. Parmi celles qui s'occupent de culture, on peut citer :

  • le Cercle Philatélique Cartophile et Généalogique Favergien (fondé en 1978) ;
  • la Société d'Histoire et d'Archéologie, Amis de Viuz-Faverges (fondée en 1972)[77].

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

La commune possède un blason depuis le XIVe siècle.

blason

Les Armes de "Faverges" se blasonnent, depuis 1855, ainsi : D'azur à la chaîne de cinq montagnes d'argent ordonnées 3 et 2, mouvant de la pointe, surmontée d'un fer à cheval versé d'or ajouré du champ.

L'ancien blason de la commune, depuis 1308, était « De gueules à un fer de cheval d'argent en abyme ». On trouve parfois le fer d'or[78].

[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages généraux 
Ouvrages sur Faverges 
  • Amis de Viuz-Faverges (Société savante locale fondée en 1972[77])
    • Faverges et son canton, promenade historique (1991)
  • Faverges au fil de pas : histoires d'une ville, Parc Naturel Régional du Massif des Bauges,‎ 2009, 24 p.
  • Albert Ramella-Pezza, Le Bassin favergien, Éditions Alan Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 2007 (ISBN 978-2-84910-590-0)
  • (sous la dir.) Michel Duret, Au Pays de Faverges, Éditions Alan Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 1998, 128 p. (ISBN 2-84253-180-9)
  • M. -A. Percie du Sert, « Faverges entre dans l'Histoire de Savoie », Amis Viuz - Faverges,‎ 1972, p. 12
  • Bernard Pajani :
    • Le jour où Faverges brûla, le 19e avril 1783 (2010)
    • La 1ère compagnie des pompiers de Faverges (2010)
    • Faverges et ses environs. Un moment de son histoire : 1906. Un aspect de sa vie : par les cartes postales anciennes commentées, 1982, 166 pages.
Ouvrages sur Viuz-Faverges 
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Alain Piccamiglio et Maxence Segard, « Le site de Viuz-Faverges/Casuaria (Haute-Savoie) : agglomération, sanctuaire et villa dans la cluse d'Annecy », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. 38, no 39,‎ 2005, p. 105-129 (lire en ligne).
  • François Coutin, « Commune de Faverges, son prieuré de Viuz, sa chapellenie », Mémoires et Documents, vol. LXXXII,‎ 1970, p. 244-324 (lire en ligne)
  • Les premières églises de Viuz à Faverges (Renée Colardelle – SADRAH – 1982)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Calcule réalisé à partir du site « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté en 28 décembre 2013).
  2. Le bassin annécien est ainsi constitué de territoires distincts : l'agglomération annécienne, le pays du Laudon (appelé aussi rives du lac), le pays de Faverges, la vallée de Thônes et Les Aravis. in Vincent Pacini et Isabelle Brun, « Le livre blanc du bassin annécien. Une démarche aussi instructive qu'opérationnelle », Futuribles, no 328,‎ mars 2007, p. 26 (lire en ligne).
  3. Jean-Pierre Duport, né le 13 octobre 1756 et mort le 22 septembre 1822, est le fils de Pierre Duport et Jeanne-Marie Rey. Il épouse en septembre 1797 Marie Rose Millanois (1779-1871) in Lyon 93, Le Mémorial de Lyon en 1793 : vie, mort et famille des victimes lyonnaises de la Révolution : Les familles Millanois et Regnauld de Bellescize, vol. 10, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire,‎ 1994, 664 p. (ISBN 978-2-8414-7030-3), p. 71.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  6. La desserte médicale est le rapport du nombre de praticiens ou de structures de santé à la population. En région Rhône-Alpes, celle-ci est estimée en 2012 à 1 médecin généraliste pour 1 296 hab. Publication pour la région : [PDF] L‛Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes., « Le schéma de démographie médicale de la région Rhône-Alpes - Synthèse régionale », sur urps-med-ra.fr, Union régionale des professionnels de santé,‎ septembre 2012 (consulté le 12 avril 2014), p. 11.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Faverges », Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en juillet 2014), p. Ressources - Les communes.
  2. Antoine Reille, Guide des parcs naturels régionaux : Le patrimoine naturel, la vie traditionnelle, Delachaux et Niestlé,‎ 2000, 319 p. (ISBN 978-2-60301-151-5), p. 199.
  3. a et b « Faverges, Cons, Marlens - Entre Bauges et Aravis : la trouée de Faverges - Ugine », sur le site GEOL-ALP (http://www.geol-alp.com) (consulté en 28 décembre 2013), par Maurice GIDON, 1998-2012.
  4. a, b et c Casuaria 2005, p. 105.
  5. a et b Paul Mougin, Les torrents de la Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1914 (réimpr. 2001), 1251 p. (ISBN 978-2-8420-6174-6), p. 565-581, Le Torrent de Saint-Ruph.
  6. a, b et c « Les rivières du bassin versant : La Chaise », sur le site contrat-riviere-arly.com, site du Syndicat Mixte du Bassin Versant Arly (consulté en 28 décembre 2013).
  7. [PDF] « Étude hydromorphologique des cours d'eau du bassin de l'Arly (Rapport définitif) », sur le site polytechnique.oieau.fr (consulté en 28 décembre 2013), publié en 2010.
  8. « Données communales : plans de prévention des risques naturels, information des acquéreurs et locataires (IAL)... Faverges », sur Préfecture de la Haute-Savoie (www.haute-savoie.gouv.fr) (consulté en 31 décembre 2013).
  9. « Faverges - Présentation », sur le site de la commune de Faverges (consulté en avril 2014).
  10. a, b et c INSEE, p. Dossier complet, section « Logement », p.12.
  11. Katalin Escher, Genèse et évolution du deuxième royaume burgonde (443-534) : les témoins archéologiques, Archaeopress,‎ 2005, 1101 p. (ISBN 978-1-84171-842-2), p. 97
  12. a, b et c Casuaria 2005, p. 105, 106.
  13. « Article « (...) Viuz (...) » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  14. a et b « Article « (...) Faverges (...) » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2 : Formations non-romanes, dialectales, Genève, Librairie Droz,‎ 1996, 1385 p., p. 1346.
  16. Hubert Bessat et Claudette Germi, Les noms du patrimoine alpin : Atlas toponymique II, Savoie, Vallée d'Aoste, Dauphiné, Provence, vol. 2, Ellug,‎ 2004, 464 p. (ISBN 978-2-8431-0052-9), p. 225-226.
  17. a et b Fondation des archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice, « REG 0/0/1/251 », sur digi-archives.org (consulté en 29 décembre 2013).
  18. a et b « Article « (...) Vesonne (...) » ; Article « (...) Verchères (...) » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  19. a et b Jean-Yves Mariotte, « Annecy et ses environs au XIIe siècle d'après le cartulaire de Talloires », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 130, no 1,‎ 1972, p. 5-32 (lire en ligne).
  20. Constant Bortoli (de), Histoire de Menthon-Saint-Bernard, Académie salésienne,‎ 2008, 573 p. (ISBN 978-2-90110-224-3), p. 77.
  21. « Article « (...) Boucheroz » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  22. « Article « Mercier (...) » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  23. « Article « (...) Balmettes » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  24. « Article « Chambellon » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  25. a et b « Article « (...) Noyeray » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  26. « Article « Prafeu », que l'on ne retrouve que du côté de Faverges », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013).
  27. Englannaz se trouve aussi sous les formes Anglane et Englanne dans des textes relatifs à l'abbaye de Tamié (Félix Bernard, L'Abbaye de Tamié, ses granges (1132-1793), Imprimerie Allier,‎ 1967, 307 p., p. 287). Le toponyme pourrait provenir de glenne (qui désigne un lieu à proximité d'un cours d'eau selon un mot gaulois) associé à la préposition en (selon « Article « Englannaz (...) » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013)).
  28. « Article « Frontenex, Frontonas » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en 29 décembre 2013), citant par ailleurs l'ouvrage de Ernest Nègre, Toponymie générale de la France.
  29. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 452, Article « Frontenex ».
  30. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 3 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz,‎ 1998, p. 1436.
  31. (coll.) Henri Stern, Recueil général des mosaïques de la Gaule : Partie ouest. fasc. 2. Partie est. fasc. 3. Partie sud, vol. 10-3, Centre national de la recherche scientifique,‎ 2000 (ISBN 978-2-27105-656-6), p. 48.
  32. a et b Casuaria 2005, p. 106, 108.
  33. Claude Raffestin, Paul Guichonnet et Jocelyne Hussy, Frontières et sociétés : Le cas franco-genevois, L'âge d'homme,‎ 1975, 231 p. (ISBN 978-2-8251-3018-6), p. 20.
  34. J.-J. Vernier, Études historiques et géographiques sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis,‎ 1896, édition 1993 (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 47.
  35. Ruth Mariotte-Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie (fin XIIe siècle-1343), vol. 4, Mémoires et Documents, Académie florimontane - Librairie Droz,‎ 1973, 266 p., p. 102.
  36. Laurent Chevailler, Essai sur le souverain Sénat de Savoie : 1559-1793, Gardet,‎ 1953, p. 388.
  37. a et b Nicolas Desmarest, Encyclopédie méthodique : Géographie-Physique, t. 4, Paris, Agasse,‎ 1811, 401 p., p. 156, Article « Faverges ».
  38. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean-Claude Daumas, Pierre Lamard et Laurent Tissot, Les territoires de l'industrie en Europe, 1750-2000 : Entreprises, régulations et trajectoires, Presses universitaires de Franche-Comté,‎ 2007, 476 p. (ISBN 978-2-8486-7178-9), p. 98.
  39. a et b « Jean-Pierre Duport, industriel favergien, fondateur de l’usine de soieries Stünzi », Le Dauphiné libéré,‎ 2 août 2013 (lire en ligne).
  40. a et b Bernard Pajani, Le jour où Faverges brûla, Editions BP,‎ 2010 (ISBN 9782953485813), p. 21.
  41. a, b, c, d, e et f Germaine Veyret-Verner, « L'industrie de la soie dans les Alpes du Nord », Revue de géographie alpine, vol. 30, no 1,‎ 1942, p. 125-152 (lire en ligne).
  42. Jean-Claude Daumas, Pierre Lamard et Laurent Tissot, Les territoires de l'industrie en Europe, 1750-2000 : Entreprises, régulations et trajectoires, Presses universitaires de Franche-Comté,‎ 2007, 476 p. (ISBN 978-2-8486-7178-9), p. 98, L'ouvrage donne le prénom "Jean-Marc" dans son descriptif.
  43. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita,‎ 1999, 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 84-87.
  44. Bernard Pajani, Le jour où Faverges brûla, Editions Pajani,‎ 2010 (ISBN 978-2-9534858-1-3), p. 21.
  45. Lyon 93, L'industrialisation lyonnaise au XIXe siècle : du grand commerce à la grande industrie, vol. 2, Université de Lyon,‎ 1977, 1254 p., p. 625.
  46. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita,‎ 1999, 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 86.
  47. a, b et c Luquet 1840, p. 157, Tome 1, Article « Faverges ».
  48. a, b et c Guichonnet 2007, p. 245.
  49. Laurent Tissot, Jean-Claude Daumas et Pierre Lamard, Les territoires de l'industrie en Europe, 1750-2000 : Entreprises, régulations et trajectoires, Presses Universitaires de Franche-Comté,‎ 2007, 476 p. (ISBN 978-2-8486-7178-9), p. 99.
  50. a, b et c Jean-Claude Daumas, Pierre Lamard et Laurent Tissot, Les territoires de l'industrie en Europe, 1750-2000 : Entreprises, régulations et trajectoires, Presses universitaires de Franche-Comté,‎ 2007, 476 p. (ISBN 978-2-8486-7178-9), p. 99.
  51. a et b Patrick Cabanel, Histoire des Justes en France, Armand Colin,‎ 2012, 416 p. (ISBN 978-2-20027-683-6, lire en ligne). Consulter aussi la page François Wisard, « Colonie d'enfants de Faverges durant la Seconde Guerre », sur Site de l'Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France - ajpn.org,‎ octobre 2010 (consulté en avril 2014).
  52. Louis Chabert, Les grandes Alpes industrielles de Savoie: évolution économique et humaine, L. Chabert,‎ 1978, 559 p., p. 265.
  53. Archives départementales de la Haute-Savoie, « Bureau d'insinuation de Faverges (1697-1793) - Cote : 6 C 291-386 », sur archives.cg74.fr (consulté le 25 avril 2014), p. Inventaire des archives des bureaux de l'Insinuation d'Ancien régime.
  54. Mairie de Faverges, « Nouvelle gendarmerie inaugurée », sur www.faverges.fr,‎ avril 2013 (consulté le 26 juillet 2013).
  55. Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales - Ministère des Affaires étrangères, « Coopération décentralisée : Faverges / Bühlertal », Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, sur Site extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) - Ministère des Affaires étrangères - ministeraffair1.ecritel.net (consulté en juillet 2014).
  56. M B, « Pour son troisième anniversaire, le Pacte d’amitié a fait salle comble », Le Dauphiné libéré,‎ 23 avril 2013 (lire en ligne).
  57. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  58. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  59. a, b, c et d « Annuaire de recherche « Faverges » », sur le site du Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 8 avril 2014).
  60. a, b, c, d et e « Ecoles de la circonscription de IEN ANNECY-SUD (43) », sur le site de la direction des services départementaux de l'éducation nationale Haute-Savoie (74) (consulté le 8 avril 2014).
  61. Hugues Aspord (Principal), « Présentation - Historique du collège », sur ac-grenoble.fr,‎ mai 2010 (consulté le 8 avril 2014).
  62. Patrick, « Les SESSAD », sur ac-grenoble.fr,‎ décembre 2005 (consulté le 8 avril 2014).
  63. [PDF] L‛Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes. Étude dirigée par M. EVRARD, « Le schéma de démographie médicale de la région Rhône-Alpes - Département de la Haute-Savoie », sur urps-med-ra.fr, Union régionale des professionnels de santé,‎ 2008 (consulté le 8 avril 2014), p. 63-64.
  64. a, b, c, d et e [PDF] L‛Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes, « Le schéma de démographie médicale de la région Rhône-Alpes - Département de la Haute-Savoie », sur urps-med-ra.fr, Union régionale des professionnels de santé,‎ septembre 2012 (consulté le 12 avril 2014), p. 71.
  65. a et b Brice Perrier, « Faverges fête le livre savoyard », La Voix des Allobroges,‎ 23 août 2012 (lire en ligne).
  66. Mathilde Pantalacci, « Le témoignage du Parc des Bauges (dans le dossier Évaluation des incidences Natura 2000) », Magazine du réseau Natura 2000 en Rhône-Alpes, no 19,‎ février 2014, p. 4.
  67. a, b et c Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1999, 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 42.
  68. Henri Baud (Sous la dir.), Le diocèse de Genève-Annecy, t. 1, Éditions Beauchesne, collection « Histoire des diocèses de France »,‎ 1985, 331 p. (ISBN 978-2-7010-1112-7), p. 155.
  69. « Paul Mysse, un photographe russe à Faverges », Exposition consacrée à Paul Mysse, à la médiathèque de Faverges (août-septembre 2012), « Exposition : l’histoire vraie d’une bergère et d’un photographe qui ont vécu dans la commune », Le Dauphiné libéré,‎ 21 août 2012 (lire en ligne), « Le voyage en Russie d’une jeune Savoyarde », L'Alpe, no 56,‎ 2012, p. 74-81 (lire en ligne)
  70. Robert F. Jeantet pour les Amis de Viuz-Faverges, « Musée archéologique de Viuz-Faverges », sur hébergé par le Serveur Savoie - sav.org,‎ 1996-2013 (consulté en avril 2014).
  71. a et b « Eglise de Viuz-Faverges », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  72. a et b « Château de Faverges », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  73. Jean Prieur, Aimé Bocquet, Michel Colardelle, Jean-Pierre Leguay, Jean Loup et Jean Fontanel, La Savoie des origines à l'an mil : histoire et archéologie, t. 1,‎ 1983, 442 p., p. 394-397.
  74. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2005 (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 70.
  75. « Notice no PM74000227 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  76. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « ‪Concours des villes et villages fleuris‬ » (consulté le 20 juillet 2014).
  77. a et b « Amis de Viuz-Faverges », sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté en 1er janvier 2014).
  78. « Causeries », Revue savoisienne, Académie florimontane, 15 mars 1863, p.24.