Transhumance

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La transhumance, du latin trans (de l'autre côté) et humus (la terre, le pays), est la migration périodique d'une part du bétail (bovidés, cervidés, équidés et ovins) de la plaine vers la montagne ou de la montagne vers la plaine, d'autre part des abeilles d'une région florale à une autre, et ce en fonction des conditions climatiques et donc de la saison.

Moutons transhumant vers la vallée dans le parc national des Pyrénées (étage alpin).

Les types de transhumance[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le bétail, on distingue deux types de transhumance :

  • La transhumance estivale (ou transhumance normale), qui est la montée dans les pâturages d'altitude comme les alpages, les « montagnes » (dans le Massif central), des troupeaux originaires des basses plaines (en Valais et en Vallée d'Aoste on parle d'inalpe, en Suisse romande on parle de poya).
  • La transhumance hivernale (ou transhumance inverse), qui est le fait de troupeaux de montagne, lesquels, l'hiver venu, fuient les rigueurs du climat montagnard en descendant vers les plaines tempérées (en Suisse romande et en Vallée d'Aoste on parle de désalpe).

En Europe, l'estive dure en général de fin mai à mi-octobre.

Transhumance en France[modifier | modifier le code]

Provence[modifier | modifier le code]

Transhumance dans les Alpes du Sud (Vallée du Buëch, 2009)
Au premier plan, bergerie romaine du Petit Abondoux dans la Crau
Transhumance, mont Aigoual dans le Massif central (2006).

La question des origines de la transhumance en Provence mobilise les historiens et les archéologues. Les grands déplacements de troupeaux de la plaine à la montagne avaient probablement disparu durant le haut Moyen Âge, faute des conditions politiques (organisation territoriale et sécurité des chemins) et économiques (marchés pour écouler les produits des troupeaux) nécessaires à de telles entreprises.

Mais la découverte dans les années 1990 dans la plaine de la Crau de fondations de nombreuses bergeries datant de l'époque romaine et de l'âge du Fer laisse à penser que déjà dans l'Antiquité des troupeaux d'ovins transhumaient, corroborant Pline l'Ancien affirmant que dans "les Plaines-de-pierre" de la province Narbonnaise les moutons "par milliers convergent depuis des régions lointaines pour brouter".

Le balancement des troupeaux se remet en place dès avant le XIIe siècle à l'initiative des communautés montagnardes, qui ne peuvent nourrir en bergerie des troupeaux importants durant les longs hivers, et vont chercher l'herbe des plaines. Les grands monastères (Abbaye Saint-Victor de Marseille, Boscodon…), les imitent dès le XIIIe siècle en mettant en valeur leurs possessions dans le haut comme dans le bas pays, imités, à partir du XIVe siècle par les grandes familles nobles. Il s'agit alors d'une transhumance de la plaine à la montagne, avec des troupeaux de mille bêtes et plus.

Les archives du Comté de Nice font état de contrats passé au début du XIVe siècle, entre des montagnards et des éleveurs de basse Provence. Les premiers ayant rapporté au pays les troupeaux des seconds. C’est à partir de 1325 que l’on voit des éleveurs envoyer en commun de gros troupeaux (de près de 2000 têtes) vers les pâturages de haute montagne. Dans un premier temps, cette transhumance sera perçue par beaucoup comme de la concurrence pour les élevages de montagne (Musset, 1986). Dans Sociétés paysannes, Henri Mendras citait ce conflit de pouvoir comme illustration d'un processus d'installation d'un équilibre entre ressources naturelles et exigences sociales (Mendras, 1976).

De nombreux actes notariaux parus après 1380 témoignent de ce mode de transhumance. Au XVe siècle, la grande transhumance, réservée au siècle précédent aux troupeaux des grandes familles et des éleveurs riches, se démocratise. L’estivage des moutons devient massif. À partir de 1450 chaque année entre 40 000 et 50 000 moutons quittent Aix-en-Provence et ses alentours pour les alpages (Leydet, 1982). À partir de là, la grande transhumance ne cessera de s’étendre vers le nord.

La grande transhumance ne peut plus alors être résumée à un acte de circulation, elle devient un véritable circuit commercial. Nous assistons à une sorte de « marchandisation » des estives. Le plus souvent, les éleveurs provençaux traitent avec des intermédiaires qui jouent un rôle très important dans le « marché de l’estive ». Ce sont eux qui acheminent les troupeaux vers les alpages. Ce sont eux également qui assurent la police des transhumances. Ils se mettent à la tête du rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de moutons qu’ils prennent en charge jusqu’aux alpages. On assiste ainsi, à l’émergence de professionnels de la transhumance qui à certaines périodes jouiront d’un quasi-monopole de l’activité (Coulet, 1986).

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de la transhumance de la Provence au Dauphiné
Le berger et son troupeau en transhumance, santons de Provence

À la fin du XVIIIe siècle la race Mérinos d’Arles (croisement du Mérinos espagnol avec la race Cravenne), très adaptée à une existence rustique, apparaît en France, la production ovine s’améliore.

Au XIXe siècle le pastoralisme et la grande transhumance sont très importants. La rentabilité faible est contrebalancée par des troupeaux de grands effectifs. 400 000 moutons transhument de Basse Provence vers les hautes vallées des Alpes du Sud. La Crau et la Camargue, dont les sols sont pauvres, offrent de nombreux parcours loués à bas prix. Dans les garrigues de Montpellier, la céréalicultures et élevages extensifs de moutons sont associés. Les grands transhumants ont des phases de progression et de régression, liées, jusqu’au XIXe siècle, à la demande en laine.

Dans l’intervalle des XIXe et XXe siècles, on distingue, en France, trois périodes principales. Autour de 1850, la France atteint un pic démographique et l’élevage de mouton connaît un maximum.

Après 1860, alors que la laine est le principal produit de l’élevage ovin, la suppression des droits de douanes entraîne la chute du cours de la laine. En même temps l’urbanisation croissante induit une plus forte demande de production de viande. Ces deux phénomènes conduisent à une conversion de la production vers celle de la viande et à un fort recul de la production ovine (Coste, 1986).

Les gros propriétaires terriens réduisent les effectifs et se tournent vers d’autres cultures (notamment la vigne). De 1852 à 1955, le nombre de brebis mères passe de plus de 33 millions à seulement 8 millions. Les plaines arides de la Crau sont mises en valeur grâce au drainage, au colmatage, et à l’irrigation rendue possible par la dérivation des eaux de la Durance. La création de prairies et la construction de bergeries dans la Crau, rendent les éleveurs plus dépendants des propriétaires terriens.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale les troupeaux du bas Languedoc sont rejetés sur les garrigues et pratiquent des transhumances courtes vers les Cévennes et les causses comme le Larzac. La production de coureurs ou broutards (agneaux nourris au lait maternel et à l’herbe) chute et l’engraissement d’agneaux en bergerie devient privilégié. Cependant la transhumance se maintient en basse Provence. En 1954, 350 000 moutons estivent dans les Alpes, dont trois cinquièmes originaires de Crau et de Camargue. Le transport par bétaillères se généralise.

Entre 1870 et 1930, malgré la consommation croissante de viande, le cheptel français diminue de moitié. Son niveau minimum est atteint en 1950.

Depuis 1950, cependant, la concurrence sur les terres s’accroît (lotissements, camps militaires, vergers, vignobles, stations de ski, etc.) avec pour conséquence un certain recul de l’agriculture, libérant ainsi de nombreux parcours pour les ovins. En 1935, un troupeau sur dix transhumait encore (soit un million de bêtes). En 1960 seules 600 000 bêtes prennent encore la route, 350 000 vers les Alpes, 200 000 vers les Pyrénées et 50 000 vers le Massif central.

Les années 1960 et 1970 voient une politique productiviste (Mendras 1984 ; Duby, 1977). Entre 1955 et 1980, le nombre de brebis mères passe de 6 millions à 8 millions et la production de viande d’agneau progresse de 60 %. La consommation de viande, qui double pendant cette période, était alors assurée à 80 % par la production française. Une forte spécialisation des espaces conduit à la création de bassins de production. Ce qui rend les régions tributaires des firmes qui encadrent la production, imposant leur recherche de régularité et des coûts de production moindres (Mendras, 1984).

La grande transhumance se maintient dans les Alpes mais décline considérablement dans le Massif central et les Pyrénées[réf. nécessaire]. Partout, la longueur des transhumances diminue et l’élevage tend à une sédentarisation incitée par les pouvoirs publics. C’est la transhumance hivernale descendante qui décline le plus vite. Les bergers abandonnent les déplacements lointains vers les plaines qui sont occupées par d’autres cultures et ils cherchent à augmenter le pâturage dans les régions alpines et préalpines.

Foin de Crau avec l'AOC

À partir de 1982, l’élevage ovin est à nouveau en recul. Dans les années 1980, le marché français de la viande s’ouvre encore, notamment grâce aux améliorations du transport frigorifique. Les importations à bas prix affectent fortement l’élevage français. Depuis 1980, le cheptel ne cesse de diminuer. La production régresse fortement et les importations augmentent. C’est une période de renforcement de la concentration et de la spécialisation géographique. Alors que la consommation de viande ovine ne cesse d’augmenter[réf. nécessaire], le cheptel perd plus d’un million de têtes en dix ans et la production de viande baisse régulièrement. La consommation est alors satisfaite par un recours massif à l’importation, principalement en provenance du Royaume-Uni, d’Irlande, de Nouvelle-Zélande et d’Australie.

À partir de 1985, alors que la Politique agricole commune (PAC) européenne incitait à la réduction des coûts de structure, la relative défaite des systèmes intensifs d’élevage ovin conduit à un retour au modèle extensif. Extensif, mais centralisé (12 % du cheptel national est regroupé en Provence) et fortement spécialisé. Lorsque les exploitations se diversifient, c’est presque exclusivement pour adjoindre à l’élevage, la culture du foin complémentaire. Dans nombre de cas, la culture du foin supplante d’ailleurs la production ovine en termes de revenu pour l’exploitation.


Sources :

  • Coulet & Coste In : Musset D. (dir.) (1986), Histoire et actualité de la transhumance en Provence, Les Alpes de Lumière, no 95-96, Mane, 1986.
  • Coulet & Coste In : Duclos, J.-Cl., et Pitte, A. (dir.) (1994), L'homme et le mouton dans l'espace de la transhumance, Musée dauphinois et Glénat, Grenoble.
  • Mendras, H., Sociétés paysannes. Éléments pour une théorie de la paysannerie, A. Colin, Paris, 1976.
  • Leydet, J-L., La transhumance dans le pays d’Aix d’après les registres des notaires aixois de la deuxième moitié du XVe siècle., Mémoire de Maîtrise, Aix-en-Provence, 1982.

Intérêt écologique[modifier | modifier le code]

Quand la transhumance n'est pas le signe d'une surexploitation d'un milieu, elle présente divers intérêts écologiques. Elle semble d'ailleurs pour partie copier des mouvements migratoires qui devaient exister chez de nombreux herbivores sauvages dans les temps préhistoriques et qui perdurent parfois en zone tropicale.

En particulier les animaux se déplacent avec des graines et propagules (animales, végétales, microbiennes et fongiques) (dans leur toison, sous leurs sabots, dans leur tube digestif). D'un certain point de vue, ils se substituent ainsi — pour partie — aux grands mammifères qui, avant leurs disparition, jouaient ce rôle de dispersion de propagules et d'entretien de la diversité génétique. Le bétail qui est conduit sur les routes de transhumance (ex : drailles en France) n'est cependant pas libre d'aller où il veut, ni quand il est arrivé sur le lieu d'estive, ni quand il rentre à son lieu d'hivernage ; les deux systèmes ne peuvent donc tout-à-fait être comparés.

Un pâturage itinérant ayant une pression soigneusement ajustée aux capacités du milieu, peut contribuer à l'entretien d'une partie du réseau écologique paneuropéen, et en France à la trame verte promue par le Grenelle de l'Environnement en 2007.

Risques et limites[modifier | modifier le code]

Transhumance par camion sur autoroute
Montée dans la bétaillère

En zone tempérée, la transhumance de gros troupeaux se déplaçant sur les mêmes chemins dans une grande promiscuité pourrait être un facteur de risque sanitaire (diffusion de microbes et/ou de parasites). Mais inversement, les déplacements peuvent l'être aussi — en évitant le contact permanent avec les mêmes substrats et la proximité des lieux où sont stockés les excréments de l'hiver (plus lents à se décomposer).

Les milieux naturels et anciens alpages et pâturages ont souvent été fragmentés par des routes, autoroutes, voies ferrées, propriétés privées, ou des cultures. La transhumance des troupeaux doit donc souvent pour partie se faire en camion, ce qui retire aux drailles ou anciennes routes de transhumance leur vocation d'éventuel corridor biologique.

Les fêtes de la transhumance[modifier | modifier le code]

Fête de la transhumance à Jonquières

En France[modifier | modifier le code]

La transhumance depuis quelques années devient un moment de l'animation des vallées par des fêtes, qui permettent de redécouvrir le terroir mais aussi les métiers du pastoralisme. Ceci en Alsace, dans les Pyrénées, les Alpes, le Massif central (en particulier sur le plateau de l'Aubrac[1] et dans le Cantal[2]), etc. Les pratiques de conduite des troupeaux, qui avaient disparu au profit des transports en camions, revoient le jour.

En Suisse[modifier | modifier le code]

Combats de reines

En Suisse également, la transhumance est un moment de l'année qui concerne de nombreux éleveurs et c'est l'occasion pour ces derniers de se retrouver dans une ambiance festive. Aujourd'hui encore, la période de la transhumance (inalpe et désalpe) est souvent marquée par des animations locales, qu'il s'agisse de faire revivre les coutumes et traditions ancestrales (culinaires, artisanat, etc.), ou d'assister à des combats de reines spontanés sur les pâturages, en particulier valaisans, le jour de la montée des troupeaux de bovins mais aussi pendant toute l’estive.

Les animaux portent des décorations florales ou autres, selon notamment le rang qu'ils ont gagné lors de compétitions précédent la montée des troupeaux et durant la période d'estive dans le cas des vache d'Hérens, ou tout simplement dans un but décoratif comme pour l'Almabtrieb ou la Poya.

En Italie[modifier | modifier le code]

Dans la Vallée d'Aoste, la fin de la saison estivale est marquée par des combats de vaches ou Batailles de reines, comme dans les régions alpines limitrophes (Pays de Savoie et Valais). La race concernée est la Valdostaine pie noire (ou Pi nèira, en patois valdôtain). La reine du lait (ou Reina di lacë), c'est-à-dire la vache la plus productive, est décorée d'un bouquet de fleurs (ou bosquet) sur les cornes. La finale régionale a lieu dans l'arène de la Croix-Noire, à Saint-Christophe.

Ces dernières années[réf. nécessaire] les combats de reines se sont développés depuis l'importation d'animaux de la race d'Hérens par quelques éleveurs passionnés. Ils marquent désormais les périodes de transhumance dans cette région du nord-ouest de l'Italie.

Proverbes et dictons[modifier | modifier le code]

Un proverbe en patois valdôtain définit ainsi la transhumance : Lé vatse, Sèn Bernar lé prèn é Sèn Métsë lé rèn (« Les vaches, Saint Bernard les prend et Saint Michel les rend »). Les troupeaux montent à l'alpage à la Saint Bernard (15 juin) et rentrent à la Saint Michel (29 septembre), jour de la désarpa (la désalpe, en patois) en Vallée d'Aoste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Deux fêtes de la transhumance coexistent sur le plateau : une à Aubrac, l'autre au col de Bonnecombe. Les vaches sont en majorité de race Aubrac.
  2. Fête de l'estive d'Allanche avec les vaches de race Salers.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie universitaire[modifier | modifier le code]

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  • BRISEBARRE, A-M. Bergers des Cévennes, Espace sud éditions, Montpellier, 1978.
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  • DUBY, G. (dir.) Histoire de la France rurale. Apogée et crise de la civilisation paysanne de 1789 à 1914, Seuil, Paris, 1976.
  • DUBY, G. (dir.) Histoire de la France rurale. La fin de la France paysanne depuis 1914, Seuil, Paris, 1977.
  • DUBY, G. La fin de la France paysanne, Seuil, 1987.
  • GARNIER, J-C. (dir.) Les fêtes de la transhumance dans le Midi méditerranéen et leur développement récent : contextes, enjeux et significations, CNRS-FRAMESPA, ENSA-Montpellier, Montpellier, 1997.
  • GERVAIS, M., SERVOLIN, C. & WEIL, J. Une France sans paysans, Seuil, Paris, 1965.
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Bibliographie technique ou littéraire[modifier | modifier le code]

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  • BECKERICH, A., « Le berger est l’âme du troupeau », Revue de l’Élevage, 1970, p. 99-108.
  • DAUBENTON, C., Extrait de l’instruction pour les bergers et les propriétaires de troupeaux, Imprimerie Didot Jeune, Paris, an 3e de la République (1ère édition 1792).
  • DE VAIRAU, P., En Dralha, Los Adralhans, Millau, 1996.
  • DEBRIE, J., Le bon berger, Éd. Stock, Etrépilly, 1979.
  • DEGOIS, E., Le bon moutonnier, La maison rustique, Paris, 1975.
  • DOISNEAU R., La transhumance, 1958.
  • ELIAN, J., La vie pastorale, René Julliard, Paris, 1942.
  • FABRE, P., Hommes de la Crau, des coussouls aux alpages, Éd. Cheminements en Provence, Les Angles, 1997.
  • LABORIE, C., L'appel des drailles, 2004.
  • LABORIE, C., Les drailles oubliées, 2005.
  • MAISON DE LA TRANSHUMANCE, Transhumance. Relique du passé ou pratique d’avenir, Éd. Cheminements, 2002.
  • REYNES, N. & LATOUR, C., Moutons et bergers, Éd. Rustica, Paris, 2000.
  • ROUX, L., Odyssée pastorale, Éd. Actes-sud, Arles, 2009.
  • O'DONOVAN, A-M., Carnet de route, transhumance de Rocamadour à Luzech, Éd. Edicausse, Arcambal, 2014.