Charles Beigbeder

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Charles Beigbeder en 2009.

Charles Beigbeder (né le à Neuilly-sur-Seine) est un homme d'affaires et homme politique français. Il a fondé cinq entreprises : le courtier en ligne Selftrade, le fournisseur d'électricité Poweo, le producteur agricole AgroGeneration, la société de réservation de loisirs Happytime et la société financière Audacia. En janvier 2011, il est nommé à la présidence de la candidature d'Annecy pour organiser les Jeux olympiques d'hiver de 2018.

Il est le frère de l'écrivain et ancien publicitaire Frédéric Beigbeder.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder naît dans une famille protestante d'origine béarnaise. Sa mère, Christine de Chasteigner de La Rocheposay, est traductrice (elle traduit entre autres les romans de Barbara Cartland) et son père, Jean-Michel Beigbeder, est recruteur (« chasseur de têtes »).

Ingénieur diplômé en 1988 de l'École centrale Paris, il commence sa carrière chez Matra Marconi Space.

À partir de 1990, il entame une carrière dans l'investissement financier :

Profitant de l'engouement pour Internet, il fonde Selftrade, site de courtage en ligne. En 2000, il cède l'entreprise à DAB Bank. Il la quitte en 2002. Actuellement, elle est la propriété du groupe Boursorama.

En juin 2002, avec la fin du monopole d'EDF en France, il lance l'opérateur d'électricité Poweo. Il cède ses actions à Verbund en 2009[1].

En 2007, il crée Audacia, dont l'objet est d'apporter des fonds propres non dilutifs aux entrepreneurs. Il a aussi créé cette même année AgroGeneration qui remet en cultures des terres en friches dans d'anciens kolkhozes ukrainiens[2]. En mai 2013, il en cède le contrôle à son concurrent Harmelia lors d'une fusion[3].

Nicolas Sarkozy l'a nommé Chevalier de la Légion d'honneur.

Il a également fondé la société de coffrets cadeaux Happytime, dont la liquidation judiciaire a été prononcée par jugement du tribunal de commerce de Paris, le .

Engagement syndical et politique[modifier | modifier le code]

Charles Beigbeder s'est également investi dans le syndicalisme patronal. De juin 2004 à juillet 2005, il préside l'association CroissancePlus, regroupement des entreprises à forte croissance. Il en est par la suite vice-président, puis devient membre de son comité directeur[4].
En 2005, il était candidat à la présidence du MEDEF. Son programme était d'inviter le pouvoir politique à une réforme du Code du travail, pour déréglementer les embauches et faciliter les licenciements, tout en modifiant les coûts salariaux (augmentation des salaires si baisse des cotisations sociales).

Il était membre du conseil de surveillance de l'Institut Aspen France en 2008[5].

Il est également membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo, parti associé et membre fondateur de l'UMP. Il est Secrétaire national de l'UMP, chargé de la « pédagogie de la réforme », proche de Jean-François Copé. En janvier 2010, il est nommé par la ministre des Sports Chantal Jouanno pour prendre la présidence de la candidature de la ville d'Annecy pour les Jeux olympiques d'hiver de 2018. Cette candidature échouera 6 mois plus tard[6] avec le choix de Pyeongchang (Corée du Sud) par 65 voix, contre 25 pour Munich et 7 pour Annecy.

En janvier 2012, Charles Beigbeder se déclare candidat investi par l'UMP à la députation dans la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives de juin 2012, face notamment à Sandrine Mazetier, la député sortante, qui obtient au second tour 61,51 % contre 38,49 % des suffrages exprimés sur son nom[7].

En 2012 il soutient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP face à François Fillon[8].

Dans la course à la mairie de Paris, il entre en dissidence le 20 décembre 2013 en lançant une liste concurrente de celle de Nathalie Kosciusko-Morizet[9]. Cela lui vaut d'être exclu de l'UMP. Il fonde alors le mouvement « Paris libéré » et présente vingt listes pour les municipales à Paris[10]. Se présentant lui-même dans le 8e arrondissement, il parvient accéder au second tour mais n'est pas élu conseiller de Paris, devenant toutefois conseiller d'arrondissement.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armelle Bohineust, Charles Beigbeder passe le relais chez Poweo, Le Figaro, 3 juin 2009
  2. Jean-Luc Porquet, Le blé qui rapporte du blé, Le Canard enchaîné, 7 juillet 2010
  3. http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/04/charles-beigbeder-cede-le-controle-d-agrogeneration_3171034_3234.html
  4. Croissance Plus - Présentation
  5. http://www.aspenfrance.org/fr/publications/CA_fr.pdf
  6. Le Point, Pas de siège pour Beigbeder, 7 juillet 2011
  7. Résultats de la 8e circonscription de Paris lors des élections législatives françaises de 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur le 18 juin 2012.
  8. Entretien choc avec Charles Beigbeder
  9. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/municipales-a-paris-charles-beigbeder-constitue-une-liste-dissidente_1309331.html
  10. AFP, « Municipales 2014 : Charles Beigbeder présente 20 listes à Paris », sur Les Échos.fr,‎ 30 janvier 2014 (consulté le 2 février 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]