Culoz

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Culoz
Le centre de Culoz
Le centre de Culoz
Blason de Culoz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Seyssel
Intercommunalité communauté de communes du Colombier
Maire
Mandat
Franck André-Masse
2014-2020
Code postal 01350
Code commune 01138
Démographie
Gentilé Culoziens
Population
municipale
2 924 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 01″ N 5° 46′ 57″ E / 45.8503, 5.7825 ()45° 51′ 01″ Nord 5° 46′ 57″ Est / 45.8503, 5.7825 ()  
Altitude Min. 226 m – Max. 1 430 m
Superficie 19,36 km2
Localisation

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Liens
Site web culoz.fr

Culoz est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Culoziens et les Culoziennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située dans l'Ain sur la rive droite du Rhône, dans une partie aménagée et canalisée après les différentes installations hydrauliques de la Compagnie Nationale du Rhône. Elle est au pied du Grand Colombier, qui termine la chaîne du Jura et se trouve à quelques kilomètres des premiers contreforts des Alpes.

Les hameaux de Châtel (Ain) et de Landaize sont également rattachés à la commune de Culoz.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat continental : été chaud et hiver froid.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

À l'époque des grandes routes nationales françaises, Culoz était située au carrefour de deux axes importants: La RN 92 de Valence à Genève et la RN 504 qui suivait la Cluse des Hopitaux entre Ambérieu-en-Bugey et Ruffieux. La N 504 a ensuite été déviée à partir de Pugieu vers Belley, Yenne et Chambéry, absorbant ainsi une grande partie du trafic entre l'Europe du Nord et l'Italie par le Col du Mont-Cenis puis le tunnel du Fréjus, mais évitant ainsi Culoz. Tous ces axes ont depuis été déclassés en routes départementales et présentent désormais un intérêt essentiellement local.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

La véloroute " ViaRhôna - du Léman à la Méditerranée " passe à proximité sur les communes de Vions et Chanaz, en Savoie. À l'origine, elle était programmée pour passer sur la commune de Culoz, mais les élus en place ont refusé la construction de celle-ci, pour le plus grand bonheur de la commune de Chanaz.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville est un carrefour important au niveau routier et ferroviaire. Sa gare, d'une importance centrale, voit ses lignes se diriger vers Genève, Bellegarde-sur-Valserine, Évian, Aix-les-Bains, Bourg-Saint-Maurice, Grenoble, Chambéry, Lyon (Perrache et Part-Dieu) et jusqu'en 2010 Paris. Toutefois, l'ouverture de la ligne du Haut-Bugey en décembre 2010 a détourné une partie non négligeable du trafic. Il n'y a notamment plus de trains directs à destination de Paris.

L'ancien vestibule de la gare de Culoz, soit les façades et toitures du bâtiment, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 janvier 2009[2].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Cette petite commune ne possède pas de réseau de transports en commun, mais est desservie par des cars départementaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Les logements de Culoz sont des pavillons et des HLM dont les plus hauts possèdent cinq étages.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon Vurpas & Michel [3] Culoz viendrait du « latin culus « fond », d’où « vallée étroite » (Cullo, 1135) dont la forme ancienne indique que le mot est accentué sur le u et non sur le o final qui ne doit pas se prononcer ». La carte de Cassini indique Culoz sous deux graphies rendant compte de la prononciation du nom de la ville à l'époque : Culoz ou Culles[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe Président Effectif Statut
opposition
majorité
majorité

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1946 1953 Séraphin Giraudi    
1953 1965 Honoré Godet    
1965 1983 Marcel Gache PS Conseiller général
1983 1995 Claude Ternant PS Réélu en 1989
1995 2008 René Ailloud DVD Réélu en 2001, Conseiller général
2008 2014 Danielle Tramont DVD  
2014 En cours Franck Andre-Masse DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Culoz.

En 2011, la commune comptait 2 924 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
935 1 002 1 067 1 274 1 301 1 210 1 286 1 301 1 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 316 1 453 1 383 1 425 1 472 1 518 1 474 1 477 1 493
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 567 1 549 1 508 1 362 1 344 1 536 1 868 1 807 1 933
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 317 2 412 2 523 2 630 2 639 2 622 2 914 2 954 2 909
2011 - - - - - - - -
2 924 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Culoz conserve un esprit sportif remarquable. Tous les sports (ou presque) sont représentés à Culoz (exemple : Le tennis club de Culoz, le basket féminin et masculin, le foot, le handball.

Médias[modifier | modifier le code]

Les Culoziens ont pu voir sur leurs écrans de télévision, le mercredi 4 mars 2009 grâce aux caméras de France 3, le jeu télévisé « La carte aux trésors » qui a commencé par une épreuve de jet-ski dans les impressionnantes gorges de l’Ain, pour le gain du bonus de la Rose des Vents.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, la République de Montmartre est jumelée avec Culoz. Ce jumelage s'est construit autour du destin des frères Serpollet originaires de Culoz qui installèrent leur usine à Montmartre[7],[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

On peut noter l'implantation du siège social de la Compagnie Industrielle d'Applications Thermiques (CIAT) à Culoz. Cette entreprise est le principal employeur de la ville et de ses environs. Le tourisme est aussi vecteur de l'économie culozienne : avec le Grand Colombier, les marais de Lavours ou encore la maison du patrimoine de Culoz.

La ville abrite également une entreprise de démolition ferroviaire dont l'unique client est la SNCF;

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Montvéran fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1946[9]. Le compositeur russe Prokofiev y séjourna.
  • Le Clos Poncet, classé "Jardin de France" : souvenirs de Gertrude Stein, en mémoire de l'écrivain américaine qui y séjourna durant la Seconde Guerre mondiale. Ce jardin classé a été presque entièrement détruit par la réalisation d'une route et d'un parking qui le traverse désormais de part en part.
  • Vestiges du château fort de Châtel-d'en-Haut.
  • "La Chèvrerie", résidence d'Henri Dunant.
  • La gare de Culoz d'architecture sarde (gare frontière avant le rattachement de la Savoie à la France en 1860) fait l'objet d'un classement comme monument historique. La vétusté des lieux a motivé un arrêté de péril à l'automne 2008 et conduit à la déconstruction de la grande halle sarde de la gare. Le bâtiment d'accueil de la gare a été réhabilité en conservant cette architecture industrielle sarde du XIXe siècle.
  • Église.
  • Pont de La Loi, pont routier, franchissant le Rhône.
  • Viaduc de Culoz, pont ferroviaire de la ligne de Culoz à Modane (frontière), franchissant le Rhône.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La pierre Lévanaz ("Lève le nez"), bloc erratique d'origine glaciaire, sur le Mont Jugean.

Espaces verts/fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Culoz bénéficie du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Christophe Lemaitre.
  • Les frères Léon et Henri Serpollet, précurseurs de l'automobile, nés à Culoz. Ils ont inventé le principe du générateur à vaporisation instantanée. Henri et Léon décident de fabriquer une machine à vapeur pour mécaniser la scie de leur père. Ils remplacent la chaudière par une pompe injectant de l'eau entre des surfaces lisses chauffées et espacées de 0,1 millimètre. L'eau se vaporise instantanément et est envoyée dans un cylindre pour mouvoir un piston. En 1888, Léon effectue des essais à 30 km/h sur un tricycle à moteur à vaporisation instantanée. L'année suivante, ce tricycle est amélioré : le Phaéton est une véritable voiture. Léon Serpollet parcourt la distance Paris-Lyon en 10 jours.
  • Christophe Lemaitre, sprinteur de l'équipe de France d'athlétisme, né le 11 juin 1990 à Annecy. Il est champion du monde du 200 mètres junior et champion d'Europe junior du 100 mètres, ainsi que recordman de France du 100 mètres en 9,92 secondes. Le 28 juillet 2010, il devient champion d'Europe du 100, du 200 et du 4x100 mètres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Armes de Culoz

La commune de Culoz porte :

Coupé : au premier parti à dextre d'or au sapin de sinople posé sur un mont de sable mouvant de la pointe et à senestre aussi d'or à la tour de gueules, maçonnée et ajourée de sable, brochant sur un chevron du même, au second d'argent aux deux fasces ondées d'azur soutenues chacune d'un croissant de gueules[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Notice no PA01000031 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. A.-M. Vurpas et Cl. Michel, 1999, Noms de lieux de l'Ain, éd. Bonneton, Paris, 224 p, (ISBN 2-86253-246-0)
  4. http://www.geoportail.gouv.fr/accueil?c=5.787011746911654,45.84421275867468&z=0.00012340914331344816&l=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI$GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&d=(null)&permalink=yes
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « La commune sera jumelée avec Montmartre ce samedi », Le Progrès,‎ 31 août 2013.
  8. « Le jumelage avec la République de Montmartre dignement fêté », Le Progrès,‎ 1er septembre 2013.
  9. « Notice no PA00116390 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  11. Armes de Culoz, sur newgaso.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]