Genevois (province)

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Blason du comté de Genève: D'or à quatre points équipolé d'azur.
Carte de la Savoie, avec un découpage provincial moderne

Le Genevois est une province historique de l'ancien duché de Savoie correspondant à l'ancien comté de Genève. Sa capitale historique et économique est Genève, mais l'histoire a fait que la capitale politique a été transférée vers la ville d'Annecy. La province était bordée par la province de Carouge au nord-ouest, la province du Faucigny au nord-est et la Savoie propre au sud-est et au sud-ouest.

Ses habitants sont appelés les Genevois.

Aujourd'hui le terme Genevois français est le nom donné officiellement par l'Administration française à l'agglomération urbaine française située autour de Genève. Le « Genevois français » et la province historique du « Genevois savoyard » ne couvrent pas la même zone géographique : c'est pourquoi les termes Genevois français et Genevois savoyard ne désignent pas la même chose et ne sont pas interchangeables. De même, la province historique du « Genevois » et le Canton de Genève ont des aires géographiques totalement différentes. Le Genevois savoyard se situe actuellement en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, la province du Genevois est constituée des territoires allant du lac du Bourget, à Faverges, aux vallées des Aravis, sur le plateau des Bornes, dans le pays de Vaud jusqu'à l'Aar. La famille comtale possède aussi des seigneuries dans le Grésivaudan et des terres en pays de Vaud.

Histoire[modifier | modifier le code]

La province du Genevois est une province qui succède au pagus Genevensis, le comté de Genève, lors du règne d'Amédée III de Genève, dont Genève est la capitale. Ce dernier appartient à la seconde Maison de Genève établit avec Gérold Ier de Genève vers 1032. Cette nouvelle famille comtale reçoit l'hommage de soixante-dix familles seigneuriales de la région.

La cité possède deux châteaux, symbolisant l'un le pouvoir temporel (comte) à Bourg-de-Four, et l'autre spirituel (évêque) château de l'Île. Une véritable rivalité s'installe entre la maison de Genève et les évêques. Les deux autorités s'opposent principalement sur les droits féodaux, la nomination des évêques, lorsque le comte bat monnaie. Au XIIe siècle, le comte quitte Genève, ne gardant qu'une résidence, au profit du pouvoir de l'évêque, Humbert de Grammont, s'installant occasionnellement à La Roche, avant d'établir sa capitale politique à Annecy-le-Neuf (Annecy), au bord du lac. L'installation définitive date de 1219 avec l'installation des comtes dans le château, des ateliers monétaires[1].

Le comté de Genève, passé à la mort du comte Robert (1394) à la famille de Thoire-Villars (Humbert en 1394, puis Odon en 1400). Odon vend pour 45 000 francs d'or le comté à Amédée VIII de Savoie[2].

Le comté est donné en apanage à la branche cadette de la Maison de Savoie, les Nemours :

Avec la mort du dernier Savoie-Nemours (1683), le Duché retourne à la branche aînée de la Maison de Savoie.

Au XVIIIe siècle, Victor-Amédée II de Savoie met en place une nouvelle organisation administrative créant ainsi une intendance générale, reprenant l'ancien duché de Savoie, et cinq intendances de province dont celle du Genevois avec Annecy comme centre et composée de 153 paroisses[3].

En 1816, à la suite du retour intégral du duché de Savoie dans les États de Savoie, un nouveau découpage est proposé par le souverain avec neuf provinces. La province du Genevois ne possède plus que 74 communes, rassemblées dans 6 mandements[4]. Annecy reste le chef-lieu. Deux ans plus tard, une nouvelle organisation territoriale apparaît. La division de Savoie, sous la juridiction du Sénat de Savoie, est divisée en 8 provinces dont celle du Genevois avec 7 mandements et 113 communes[5]. Avec la suppression de la province de Carouge, dont une partie est attachée à la Suisse, deux mandements s'ajoutent à celui du Genevois. En 1837, une dernière modification est faite qui se maintiendra jusqu'en 1860, date de la disparition de la province qui s'intègre dans le département de la Haute-Savoie, à la suite du traité d'Annexion de la Savoie. La province du Genevois appartient alors à la division administrative d'Annecy, avec celle du Chablais et du Faucigny, composée de 7 mandements et 133 communes[6].

Principales ville[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture (vignobles)
  • Tourisme (sports lacustres, d'hiver, randonnée, musée)
  • Industrie
Article détaillé : Économie de la Haute-Savoie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita,‎ 1999, 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 20.
  2. Bernard Demotz, Le comté de Savoie du XIe au XVe siècle : Pouvoir, château et État au Moyen Âge, Genève, Slatkine,‎ 2000, 496 p. (ISBN 2-05101-676-3), p. 58.
  3. J.-J. Vernier, Études historiques et géographiques sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis,‎ 1896, édition 1993 (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 58.
  4. J.-J. Vernier, Études historiques et géographiques sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis,‎ 1896, édition 1993 (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 125.
  5. J.-J. Vernier, Études historiques et géographiques sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis,‎ 1896, édition 1993 (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 5134.
  6. J.-J. Vernier, Études historiques et géographiques sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis,‎ 1896, édition 1993 (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129), p. 146.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]