Canton de Genève

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République et Canton de Genève
Blason de République et Canton de Genève
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1815
Abréviation GE
Chef-lieu Genève
Communes 45[1]
Districts Aucun
Exécutif Conseil d'État (7 sièges)[2]
Législatif Grand Conseil (100 sièges)[3]
Conseil des États 2 sièges[4]
Conseil national 11 sièges[5]
Démographie
Population 466 536 hab. (30 novembre 2011)
Densité 1 652 hab./km2
Rang démographique 6e[6]
Langue officielle français
Géographie
Coordonnées 46° 02′ N 6° 07′ E / 46.033333333333, 6.1166666666667 ()46° 02′ Nord 6° 07′ Est / 46.033333333333, 6.1166666666667 ()  
Altitude Min. Rhône à Chancy 332 m – Max. Les Arales[7] 516 m
Superficie 28 248 ha = 282,48 km2
Rang 21e[8]

La République et Canton de Genève (GE) est un canton suisse, le successeur de la République de Genève indépendante depuis le XVIe siècle jusqu'à son intégration dans la République française en 1798. Genève redevient indépendante en 1813 après la défaite des armées de Napoléon, puis elle devient un canton suisse le 31 décembre 1815. La République et Canton de Genève a une superficie modeste mais est densément peuplée. Elle est située à l'extrémité ouest de la Suisse et du lac Léman et entourée presque entièrement par la France. Son chef-lieu est la ville de Genève.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Genève.

Les plus anciens vestiges attestant la présence de l'homme dans le bassin genevois sont datés d'environ 11000 av. J.-C. Il s'agit des abris sous-blocs de Veyrier (au pied du Salève). Ces campements temporaires sont occupés par des chasseurs de rennes appartenant à la culture magdalénienne. Les premières traces d'occupation humaine du site de Genève remontent à 5000 av. J.-C. environ. Elles sont découvertes sur les rives du lac Léman et dans un site d'habitat retrouvé sous le temple de Saint-Gervais. La colline de la vieille-ville n'est habitée qu'en 1000 av. J.-C.

Vers 300 av. J.-C., le peuple celte des Allobroges occupe un vaste territoire qui s'étend de Vienne (Isère) à Genève (limité à la rive gauche du Rhône et en amont de Lyon). En 124 av. J.-C., les Allobroges se soumettent à Rome et intègrent la Gaule narbonnaise. En 58 av. J.-C., Jules César défend Genova (Genève) contre une incursion des Helvètes en faisant détruire le pont sur le Rhône.

Vers 400, Genève est érigée en évêché. En 443, une tribu germanique, les Burgondes, se fixe dans la région. En 535, celle-ci est occupée par les Francs : Genève est incorporée à la monarchie mérovingienne, puis à l'Empire carolingien. La désagrégation de ce dernier, au IXe siècle, voit naître le second royaume de Bourgogne, auquel Genève appartient. En 1032, cet État passe aux empereurs germaniques.

En droit, Genève dépend désormais de l'Empire. En fait, depuis le XIe siècle et jusqu'à la Réforme de 1535, elle est gouvernée par ses évêques devenus seigneurs de la ville. Pendant le Moyen Âge, Genève reste une localité secondaire jusqu'à ce que ses foires, qui atteignent leur plus grand essor au XVe siècle, lui donnent, pour la première fois, une aura internationale.

Cependant, son indépendance est menacée par les États de Savoie, dont les princes s'efforceront, du XIIIe siècle au XVIIe siècle, avec l'appui des Mammelus de s'emparer de la ville, sans y parvenir. Au moment du plus grave danger, dans le premier tiers du XVIe siècle, l'appui des Eidguenots, partisans des cantons suisses de Fribourg et de Berne préserve l'autonomie de la cité.

La "Réformation" protestante s'y impose en 1535. Politiquement, la cité devient dès lors une république. Le Français Jean Calvin (originaire de Noyon) s'y installe en 1536 mais en est chassé en 1538 en raison de son degré d'intolérance et des conséquences politiques afférentes à celui-ci, puis est finalement rappelé en 1541. Il y restera jusqu'à sa mort en 1564.

Dès 1550, une foule de protestants, en particulier des calvinistes français (mais aussi d'autres Français, originaires du Dauphiné, devenus membres de la secte dite des "vaudois", partis de chez eux pour s'installer en Piémont beaucoup plus tolérant, sont persécutés en France pour les premiers, mais, finalement commençant à l'être aussi en Piémont pour les seconds), trouvent tous asile à Genève. Sous l'égide du noyonnais Calvin et du bourguignon Théodore de Bèze, ils procurent à leur nouveau foyer d'accueil genevois un grand rayonnement religieux et intellectuel.

Les réfugiés aisés aident aussi à redresser l'économie qui se trouve en récession depuis le déclin des foires à la fin du XVe siècle. Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, le duc de Savoie tente une attaque nocturne contre l'autorité des nouveaux occupants de la ville pour recouvrer l'exercice de ses droits sur Genève, mais cette tentative échoue. La défaite savoyarde est commémorée chaque année lors de la "fête de l'Escalade".

Après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685, les mesures prises par Louis XIV contre le protestantisme en France font affluer une deuxième grande vague de réfugiés en provenance de ce pays. Le XVIIIe siècle est une époque de grande prospérité. Les industries genevoises, le commerce et la banque sont florissants. Mais la cité est déchirée par des troubles civils.

La révolution genevoise de 1792 détruit le gouvernement aristocratique de l'Ancien Régime et proclame l'égalité politique. En 1798, Genève est annexée par la France et intégrée au "département du Léman" dont elle devient le chef-lieu. La défaite des armées françaises lui rend finalement son indépendance en 1813. Les magistrats de la République demandent son entrée dans la Confédération suisse, obtenue définitivement en 1815 au Congrès de Vienne. Les frontières définitives et actuelles du canton datent de 1815, avec le gain sur la France (à titre de dédommagement d'occupation) de 6 communes (Collex-Bossy, Le Grand-Saconnex, Pregny-Chambésy, Vernier, Meyrin et Versoix) représentant 49,3 km2 et le gain sur la Savoie de ce qu’on appelle les communes réunies, représentant 108,8 km2. En 1846, une révolution dirigée par James Fazy renverse le gouvernement de la Restauration et établit la constitution qui régira jusqu'en 2012, date de la nouvelle constitution genevoise. Au cours du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Genève accueille de nombreux réfugiés politiques. Suivant les idées du Genevois Henri Dunant, le Comité international de la Croix-Rouge est créé en 1864, première des institutions internationales que la ville va abriter.

La mission internationale de Genève s'affirme après la Première Guerre mondiale, lorsqu'elle est choisie comme siège de la Société des Nations, ancêtre de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Géographie[modifier | modifier le code]

Canton et République de Genève vu de La Barillette

Situé à l'extrémité occidentale de la Suisse, au bout du lac Léman, ce canton partage plus de 90 % de ses frontières avec la France (100 km contre 10,4 km avec le reste de la Suisse, plus précisément dans le canton de Vaud). Il est entouré des départements de l'Ain à l'ouest, et de la Haute-Savoie à l'est et au sud, ainsi que du canton de Vaud au nord, dans lequel est enclavée la commune genevoise de Céligny.

Vue sur la "Cuvette genevoise" depuis les contreforts du Reculet

On donne le nom de cuvette genevoise à cette région ciselée en trois cadrans par le lac Léman dont les pierres du Niton servent à mesurer l’altitude (373,6 mètres), le Rhône, et l’Arve provenant du massif du Mont-Blanc via la vallée de l'Arve.

Elle est ceinturée, sur territoire français, par le massif du Jura au nord-ouest dont le point culminant s'établit au Crêt de la Neige à 1 720 mètres, là où le point le plus élevé du canton se situe aux environs de 516 mètres sur la commune de JussyMonniaz). Le Vuache à l'est, séparé des Monts du Jura par le creuset du Rhône, le Fort l'Écluse a été construit pour dominer la région du Genevois. Le Mont-de-Sion au sud, décrit par César dans la guerre des Gaules comme le seul passage franchissable pour les convois de chars désirant quitter Genava en direction de la Narbonnaise. Le Salève, au sud-est, est situé en France mais on le surnomme la montagne des Genevois de par sa grande facilité d’accès (téléphérique) mais aussi grâce à sa situation privilégiée de surplomb au-dessus du canton et du lac, qui offre une vue pour le moins spectaculaire. Par temps clair, on bénéficie d'un panorama allant de Fort l'Écluse, passage du Rhône creusé lors de la dernière glaciation par son glacier que l’on estimait s’étendre jusqu’aux alentours de Lyon et qui façonna les reliefs vallonnés et caillouteux de la plaine, jusqu’à Nyon dans le canton de Vaud.

Vue partielle du canton de Genève par un satellite Spot

La caractéristique principale du canton consiste en ce mélange très homogène entre d'un côté une ville moyenne par sa taille, mais grande par son rayonnement international aidé en cela par son aéroport créé en 1923 (10 millions de passagers en 2008) et de l'autre par une campagne encore bien conservée, située au maximum à environ 15 kilomètres du centre-ville. Le Mandement, au nord-ouest du canton, est une partie vallonnée qui a été notamment creusée par l’Allondon, un affluent du Rhône prenant sa source au pied du Jura et qui regroupe les communes viticoles de Dardagny, Russin, et Satigny. Le barrage de Verbois construit sur le Rhône fournit une bonne partie de l’énergie genevoise et relie le Mandement à la région de la Champagne, sur la rive gauche, entre les communes de Russin et Aire-la-Ville.

Dans la Champagne genevoise se trouve la commune de Chancy, la commune la plus occidentale de la Suisse. C’est à Bernex, la bourgade principale, que se trouve le lieu-dit du Signal, le deuxième point le plus haut du canton avec 509,9 mètres, sur lequel on allumait jadis un feu d’alarme destiné à être vu par le plus grand nombre et que l’on relayait de sommets en sommets. Bernex regroupe sous son administration les villages de Lully et Sézenove, et est en passe de devenir une ville avoisinant les 10 000 habitants. On trouve encore dans cette région de petits villages au cachet typique comme ceux qui ont été cédés par le duché de Savoie en 1815 lors de l’entrée de Genève dans la Confédération tels Sézegnin, Athenaz, Avusy, Laconnex, Soral, Cartigny ou encore Avully. La plus grande partie de la frontière entre la Champagne et la France est délimitée par la Laire, petit affluent du Rhône qui passe à proximité de Soral et Sézegnin et le Rhône.

La région comporte principalement des exploitations agricoles mais aussi viticoles et fournit, de par les couches de sédiments déposées par le glacier du Rhône, d’importantes ressources en gravier.

Communes[modifier | modifier le code]

Les communes genevoises

Au 31 octobre 2013, le canton de Genève compte 12 villes (plus de 10 000 habitants) sur les 45 communes genevoises :

Source :

Statistiques cantonales (République et Canton de Genève)

Population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population du canton de Genève de 1999 à 2012 :

Population
au 01.01.
Naissances Décès Solde
naturel
Solde
migratoire
Population
au 31.12.
Accroissement %
1999 398 910 4 598 3 089 1 509 2 042 403 067 4 157 1,0
2000 403 067 408 146 5 079 1,3
2001 408 146 4 526 3 001 1 525 3 147 413 618 5 472 1,3
2002 413 618 4 646 3 076 1 570 3 447 418 747 5 129 1,2
2003 418 747 4 368 3 230 1 138 3 854 423 993 5 246 1,3
2004 423 993 4 714 2 919 1 795 1 653 427 396 3 403 0,8
2005 427 396 4 817 3 054 1 752 1 331 430 638 3 242 0,8
2006 440 982 4 617 3 110 1 507 2 817 445 306 4 324 1
2007 445 306 4 934 3 103 1 831 447 447 584 2 278 0,5
2008 447 584 4 849 3 105 1 744 4 111 453 439 5 855 1,3
2009 453 439 4 540 3 195 1 345 2 844 457 628 4 189 0,9
2010 457 682 4 959 3 214 1 745 4 546 463 919 6 291 1,4
2011 463 919 4 869 3 037 1 832 1 167 466 918 2 999 0,6
2012 466 918 4 645 3 201 1 444 2 150 470 512 3 594 0,8

Source :

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique du canton de Genève.

Niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Niveau cantonal[modifier | modifier le code]

  • Le Conseil d'État est composé de 7 sièges.
  • Le Grand Conseil est composé de 100 sièges.

Niveau communal[modifier | modifier le code]

Les communes genevoises de moins de 3000 habitants sont administrées par un maire et deux adjoints. Les communes plus grandes élisent un conseil administratif de 3 membres, ce nombre étant porté à 5 pour la Ville de Genève. Chaque commune élit également un conseil municipal, dont la taille varie selon la population (de 9 membres pour les communes de moins de 600 habitants à 80 pour la Ville de Genève)[9].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie genevoise est principalement orientée vers les services même si le canton a une longue tradition agricole et viticole. Elle comprend un important secteur financier qui est spécialisé dans le secteur bancaire et le financement du commerce international (négoce). De nombreuses banques sont représentées à Genève, parmi lesquelles les banques privées[10] Baumann & Cie, Bordier & Cie, E. Gutzwiller & Cie, Gonet & Cie, Hottinger & Cie, Landolt & Cie, La Roche & Co Banquiers, Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, Mirabaud & Cie, Mourgue d'Algue & Cie, Pictet & Cie, Rahn & Bodmer, Reichmuth & Co, Wegelin & Co, etc.

Entre mars et septembre 2008, Genève est passée de la septième à la sixième place au classement des places financières mondiales selon le Global Financial Centres Index[11] de la City of London.

Genève est le siège international de compagnies comme Merck Serono (départ annoncé en 2012) et STMicroelectronics. Beaucoup d'autres compagnies multinationales comme Alcon, DuPont de Nemours, Electronic Arts, Hewlett-Packard, IBM, McDonald's, Procter & Gamble, Thomson Reuters, Colgate-Palmolive et Sun Microsystems y ont installé leurs sièges européens.

Le canton a également une longue tradition dans le domaine de l'horlogerie : en 2007, 75 sociétés actives dans ce secteur sont basées à Genève[12] avec des marques telles que Baume & Mercier, Chopard, DeWitt, FP Journe, Franck Muller, Hublot, Patek Philippe, Piaget, Roger Dubuis, Tudor, Urwerk, Vacheron Constantin et surtout Rolex, le plus important employeur du canton en 2010[13].

Firmenich et Givaudan, deux producteurs importants d'arômes et de parfums y ont leurs sièges et leurs centres de production.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'éducation publique est gérée par le département de l'instruction publique[14] :

Le canton compte également 43 écoles privées[15].

Jours fériés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jours fériés en Suisse.

Le Jeûne genevois est un jour férié propre au canton de Genève qui est célébré le jeudi suivant le premier dimanche de septembre.

Le 31 décembre est aussi un autre jour férié propre au canton de Genève. C'est l'anniversaire de la Restauration de la République décrétée en 1813 après l'épisode napoléonien.

Transport / Mobilité[modifier | modifier le code]

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et la société nationale des chemins de fer français (SNCF) avec le TGV Lyria ainsi que le TER Rhône-Alpes desservent le canton.

Le canton comporte plusieurs gares dont la gare de Genève-Cornavin et la gare de Genève-Aéroport.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Les mouettes genevoises assurent les traversées entre la rive gauche et la rive droite du lac Léman.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Transports publics[modifier | modifier le code]

  • Les transports publics genevois font partie de la communauté tarifiaire Unireso, permettant ainsi aux usagers d'emprunter différents moyens de transport avec le même ticket ou abonnement pour se rendre d'un point à un autre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  2. « Conseil d'Etat > Le pouvoir exécutif », sur genève.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  3. « Parlement cantonal », sur ge.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Population résidante du canton de Genève, selon l'origine et le sexe, par commune, en novembre 2011 », sur Office cantonal de la statistique (OCSTAT), République et Canton de Genève (consulté le 15 décembre 2011).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  9. « Loi sur l'administration des communes », sur Site officiel de l'État de Genève (consulté le 18 décembre 2012)
  10. « Association des banquiers privés suisses », sur genevaprivatebankers.com (consulté le 20 novembre 2008)
  11. [PDF] (en) « The Global Financial Centres Index - 4, September 2008 », sur zyen.com (consulté le 20 novembre 2008)
  12. [PDF] « Enquête conjoncturelle annuelle 2007-2008 », sur Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (consulté le 20 novembre 2008)
  13. Rolex reste le premier employeur du canton de Genève, Tribune de Genève du 5 juin 2010, consulté le 13 février 2014.
  14. « DIP en bref », sur genève.ch (consulté le 18 décembre 2012)
  15. Éric Budry, « Les écoles privées pèsent 345 millions de francs », La Tribune de Genève,‎ 19 mai 2009 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]