Missionnaire chrétien

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Un missionnaire chrétien est une personne de foi chrétienne qui, se sentant interpellé par les paroles de Jésus-Christ à ses apôtres après sa Résurrection (Mt 28:16ss ; Mc 16:15ss ; Ac 1:6ss) décide de faire connaître Jésus-Christ et son message, soit par la prédication directe de la « Bonne nouvelle » des évangiles, soit par des œuvres caritatives, éducatives ou autres. Le témoignage de vie personnelle fait également partie de la mission.

Origine[modifier | modifier le code]

Dans la bible, le mot missionnaire d'apparait pas, mais c'est le mot évangéliste qui est souvent associé.

Le missionnaire ou l'évangéliste est un ministère donné par Dieu pour l'Église: "Et il (Dieu) a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ (l'Église)". Éphésien 4:11-12

Le terme d'origine grecque « apôtre » a la même signification (« envoyé ») que « missionnaire ». Le missionnaire par excellence fut Jésus Christ, envoyé du ciel par Dieu pour vivre sur la terre au milieu d'humains pécheurs. Il n'a pas essayé de changer la société de son époque, pourtant pleine d'injustices. Il s'est plutôt concentré sur sa mission d"'annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu", sachant que ce royaume serait la seule solution aux problèmes de l'humanité (Luc 4:43). Les premiers missionnaires à l'imiter furent les Apôtres.

Portrait actuel[modifier | modifier le code]

La mission d'un missionnaire est d'abord un appel de Dieu. Puis, alors que certains sont indépendants, d'autres sont mandatés par une Église chrétienne ou un organisme[1]. L'« annonce de l'Évangile » s’adresse à des personnes, des groupes sociaux, ou des pays, où le Christ est inconnu ou méconnu. Cela inclut les régions dites « déchristianisées » [2]. Ce que, par raccourci, on appelle alors la mission, est selon les Actes des Apôtres la raison d'être de l'Église, même si elle n’aboutit pas nécessairement à une conversion religieuse et au baptême. C'est pour cette mission que le Saint-Esprit lui est donné.

L'indépendance des anciennes missions (établissements missionnaires outre-mer) devenues des Églises à part entière donne à la mission de l'Église dans leurs pays une nouvelle tournure. Les Églises des anciennes métropoles aident ainsi leurs Églises sœurs à assurer elles-mêmes cette tâche chez elles, et réciproquement. Un des enjeux de ce début de XXIe siècle est la présence d'une forte population immigrée en Europe occidentale : c'est un des secteurs où apparaissent de nouveaux types de missionnaires, et de collaboration inter ecclésiale pour annoncer l'évangile.

Histoire des missions catholiques[modifier | modifier le code]

Dans son décret Ad Gentes sur l’activité missionnaire de l'Église le concile Vatican II rappelle que tout chrétien, de par son baptême même, est appelé à être missionnaire, ne fut-ce que par le témoignage de sa vie personnelle inspirée par les valeurs de l’Évangile.

Dès le début du christianisme, les missionnaires sont vus comme des prosélytes. Au Moyen Âge tardif les actions missionnaires menées par Église catholique sont aperçues comme du prosélytisme un peu partout dans le monde comme en Chine ou au Japon où les autorités ont expulsé et parfois persécutés les missionnaires à cause de leurs activités prosélytes. Les jésuites ont eu une grande activité missionnaire, dès le XVIe siècle, importante et innovatrice, en Amérique latine, en Inde, en Chine et Extrême-Orient et en Afrique. Des essais poussés d’inculturation les ont quelquefois conduits à des querelles et controverses. La plus célèbre est la prétendue « Querelle des rites chinois » au XVIIe siècle.

Au XIXe siècle, des Instituts missionnaires sont créés pour l'évangélisation de l'Afrique. On peut signaler la fondation des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) en 1868 et celle des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique (Sœurs Blanches) en 1869 par le Cardinal Charles Lavigerie.

Histoire des missions protestantes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des missions protestantes.

Le démarrage des missions protestantes qu'il faut cependant situer avant la grande époque des XIXe et XXe siècles se situe dans le sillage de mouvances protestantes.

Naissance des sociétés des Missions[modifier | modifier le code]

Les nouvelles de la communauté missionnaire de Serampore, bien relayées par la société missionnaire baptiste ont un grand retentissement dans l'ensemble des Églises protestantes d'Europe et d'Amérique du Nord où l'on voit se créer un grand nombre de sociétés des missions, certaines d'entre elles ayant été créées avant l'implantation de la mission de Serampore.

On peut citer: La Société des Missions de Londres (1795), Société des Missions des Pays-Bas (1797), le Comité Américain des Missions étrangères (1810, les Missions de Bâle (de) (1815), les Missions de Paris (1822), les Missions de Berlin (1824), les Missions de Suède (1835), les Missions d'Allemagne du Nord (1836), les Missions de Norvège (1842). Initialement, ces sociétés sont fondées par des fidèles appartenant à différentes églises évangéliques. Interconfessionnelles, beaucoup d'entre elles sont également supranationales, comme la société des missions de Bâle qui regroupe des Suisses, des Allemands et des Français. Mais les grandes églises fondent également leur propre société de missions : le Church Missionary Society de l'église anglicane est créé en 1799. Elle est suivie par les méthodistes en 1813, les baptistes des États-Unis, en 1814, les presbytériens d'Écosse, en 1825, les luthériens d'Allemagne, en 1836, avec la Société de Leipzig.


Dès 1960, les évangéliques, baptistes et surtout pentecôtistes vont se développer de façon accélérée, un peu partout au niveau mondial, pour regrouper 600 millions de personnes en 2014.

Missionnaires renommés[modifier | modifier le code]

Catholiques[modifier | modifier le code]

Évangéliques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elisabeth Dufourcq. Les aventurières de Dieu : Trois siècles d'histoire missionnaire française. Librairie Académique Perrin. 2009. 784 p. (ISBN 978-2262030926)
  • Samuel Gance, Anton ou la trajectoire d'un père, L'histoire romancée du père Anton Docher. L'Harmattan, Paris, 2013, 208 p. (ISBN 978-2-336-29016-4)
  • Abbé Boursin, Un Martyr normand, le vénérable Auguste Chapdelaine, de la Société des missions étrangères, Grillot éditeur, 1894.
  • Amédée Nagapen, La Naturalisation du Père J.-D Laval et des missionnaires spiritains - Un volet de la politique coloniale britannique à l'île Maurice, Diocèse de Port-Louis, Port-Louis, 1992.

Liens externes[modifier | modifier le code]