Missionnaire chrétien

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir missionnaire.
Une illustration de 1858 publiée dans le journal Le Monde illustré, de torture et d'exécution d'un missionnaire français (Auguste Chapdelaine) en Chine par le supplice du lingchi.

Un missionnaire chrétien est une personne de foi chrétienne qui, se sentant interpellé par les paroles de Jésus-Christ à ses apôtres après sa Résurrection (Mt 28:16ss ; Mc 16:15ss ; Ac 1:6ss) décide de faire connaître Jésus-Christ et son message, soit par la prédication directe de la « Bonne nouvelle » des évangiles, soit par des œuvres caritatives, éducatives ou autres. Le témoignage de vie personnelle fait également partie de la mission.

Cette mission est d’initiative personnelle ou, plus souvent, soutenue et mandatée par un groupe religieux (congrégation religieuse) ou Église chrétienne. L'« annonce de l'Évangile » s’adresse à des personnes, des groupes sociaux, ou des pays, où le Christ est inconnu ou méconnu. Cela inclut les régions dites « déchristianisées ». Ce que, par raccourci, on appelle alors la mission, est selon les Actes des Apôtres la raison d'être de l'Église, même si elle n’aboutit pas nécessairement à une conversion religieuse et au baptême. C'est pour cette mission que le Saint-Esprit lui est donné.

Dans son décret Ad Gentes sur l’activité missionnaire de l'Église le concile Vatican II rappelle que tout chrétien, de par son baptême même, est appelé à être missionnaire, ne fut-ce que par le témoignage de sa vie personnelle inspirée par les valeurs de l’Évangile.

Le terme d'origine grecque « apôtre » a la même signification (« envoyé ») que « missionnaire ». Le missionnaire par excellence fut Jésus Christ, envoyé du ciel par Dieu pour vivre sur la terre au milieu d'humains pécheurs .Il n'a pas essayé de changer la société de son époque, pourtant pleine d'injustices. Il s'est plutôt concentré sur sa mission d"'annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu", sachant que ce royaume serait la seule solution aux problèmes de l'humanité (Luc 4:43). Les premiers missionnaires à l'imiter furent les Apôtres.

L'indépendance des anciennes missions (établissements missionnaires outre-mer) devenues des Églises à part entière donne à la mission de l'Église dans leurs pays une nouvelle tournure. Les Églises des anciennes métropoles aident ainsi leurs Églises sœurs à assurer elles-mêmes cette tâche chez elles, et réciproquement. Un des enjeux de ce début de XXIe siècle est la présence d'une forte population immigrée en Europe occidentale : c'est un des secteurs où apparaissent de nouveaux types de missionnaires, et de collaboration inter ecclésiale pour annoncer l'évangile.

Dès le début du christianisme, les missionnaires sont vus comme des prosélytes. Au Moyen Âge tardif les actions missionnaires menées par Église catholique sont aperçues comme du prosélytisme un peu partout dans le monde comme en Chine ou au Japon où les autorités ont expulsé et parfois persécutés les missionnaires à cause de leurs activités prosélytes. Les jésuites ont eu une grande activité missionnaire, dès le XVIe siècle, importante et innovatrice, en Amérique latine, en Inde, en Chine et Extrême-Orient et en Afrique. Des essais poussés d’inculturation les ont quelquefois conduits à des querelles et controverses. La plus célèbre est la prétendue « Querelle des rites chinois » au XVIIe siècle.

Au XIXème siècle, des Instituts missionnaires sont créés pour l'évangélisation de l'Afrique. On peut signaler la fondation des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) en 1868 et celle des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d'Afrique (Sœurs Blanches) en 1869 par le Cardinal Charles Lavigerie.

Histoire des missions catholiques[modifier | modifier le code]

Histoire des missions protestantes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des missions protestantes.

Missionnaires renommés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elisabeth Dufourcq. Les aventurières de Dieu : Trois siècles d'histoire missionnaire française. Librairie Académique Perrin. 2009. 784 p. (ISBN 978-2262030926)
  • Samuel Gance, Anton ou la trajectoire d'un père, L'histoire romancée du père Anton Docher. L'Harmattan, Paris, 2013, 208 p. (ISBN 978-2-336-29016-4)
  • Abbé Boursin, Un Martyr normand, le vénérable Auguste Chapdelaine, de la Société des missions étrangères, Grillot éditeur, 1894.
  • Amédée Nagapen, La Naturalisation du Père J.-D Laval et des missionnaires spiritains - Un volet de la politique coloniale britannique à l'île Maurice, Diocèse de Port-Louis, Port-Louis, 1992.

Liens externes[modifier | modifier le code]