Niaouli

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Le niaouli (Melaleuca quinquenervia) est un arbre de la famille des Myrtaceae originaire de la côte orientale de l'Australie et de Nouvelle-Calédonie.

L'espèce a été plantée dans de nombreuses régions tropicales pour l'exploitation de son bois, de ses fleurs pour la production de miel ou de ses feuilles pour la production d'huile essentielle[1]. Le niaouli est aussi utilisé comme plante d'ornement dans de nombreuses contrées tropicales, mais est parfois devenu une espèce exotique envahissante, perturbant notamment les écosystèmes marécageux comme dans les Everglades, en Floride.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme de latin scientifique melaleuca est composé de deux termes empruntés au grec : melan μέλαν « noir » et leucos λευκος « blanc », en raison des contrastes de couleur entre la base du tronc et les branches de l'espèce type (telle qu'elle pouvait être connue de Linné à travers la description de Rumphius).

L'épithète spécifique quinquenervia est composée de deux termes latins : quinque « cinq » et nervus « nerf », en référence aux 5 nervures des feuilles.

Le terme de niaouli dérive de yauli dans la langue de l'archipel Bélep[2] à l'extrême nord de la Grande Terre dans l'aire coutumière Hoot ma Waap (Nouvelle-Calédonie). Il est aussi appelé l' « arbre à peau », en raison d'une écorce s'exfoliant en grandes plaques de « peau » qui se détachent du tronc. Les Australiens les comparent à des feuilles de papier, ce qui explique le nom de Paper Bark Tea Tree ou de Broad-leaved paper bark qu'ils donnent à l'arbre.

Nomenclature et synonymes[modifier | modifier le code]

Melaleuca quinquenervia manifeste une instabilité morphologique importante en Australie ou en Nouvelle-Calédonie. En Nouvelle-Calédonie, où il était connu sous le nom local de niaouli, il fut longtemps appelé Melaleuca viridiflora Gaertn[3]. À Madagascar, les ouvrages de botaniques présentent le niaouli, sous le nom de Melaleuca viridiflora Sol. ex Gaertn., très souvent mis en synonymie avec Melaleuca leucadendra L. Mais selon Ramanoelina et als[4], des études ont montré que le niaouli malgache appartient à l'espèce Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T. Blake.

Des études récentes de Craven et Barlow[5] ont montré la nécessité de revoir le statut de plusieurs espèces de Melaleuca. Les deux espèces M. quinquenervia et M. viridiflora appartiennent à un groupe de mélaleucas, désigné comme « Complexe Melaleuca leucadendra ». Suivant Craven[6] (2003), il rassemble les 15 espèces suivantes : 1. M. arcana, 2. M. argentea, 3. M. cajeputi Powell., 4. M. clarksonii, 5. M. cornucopiae, 6. M. dealbata, 7. M. fluviatilis, 8. M. lasiandra, 9. M. leucadendra (L.) L., 10. M. nervosa, 11. M. quinquenervia (Cav.) Blake, 12. M. saligna, 13. M. sericea, 14. M. stenostachya, 15. M. viridiflora Sol. Ces espèces sont caractérisées par des feuilles persistantes, odorantes, et larges et une écorce s'exfoliant en larges bandes. Elles se rencontrent à l'état naturel au nord-est de l'Australie tandis que M. quinquefolia s'étend sur la côte orientale australienne jusqu'à Sydney et en Nouvelle-Calédonie.

Selon The Plant List, Melaleuca quinquenervia possède pour synonymes[7] :

  • Metrosideros quinquenervia Cav.
  • Melaleuca viridiflora var. rubriflora Pancher ex Brongn. & Gris
  • Melaleuca leucadendra var. coriacea / albida (Poir.) Cheel
  • Melaleuca smithii R.T.Baker
  • Melaleuca maidenii R.T.Baker

Description[modifier | modifier le code]

Le niaouli[1],[8] est un arbre en général de taille moyenne (de 4 à 12 m) mais pouvant atteindre 25 m. Il a souvent une silhouette tortueuse, rarement droite. Le tronc est couvert d'une écorce blanchâtre, épaisse de plus d'un centimètre[9], spongieuse mais laminée en nombreuses couches qui se détachent en larges bandes. Les jeunes rameaux sont densément soyeux et les jeunes feuilles sont blanchâtres, velues et brillantes[10].

Comme la plupart des espèces du genre Melaleuca, le niaouli est caractérisé par des feuilles persistantes, odorantes, se plaçant dans un plan vertical. Les feuilles sont lancéolées à oblancéolées, coriaces, de 5 à 9 cm de long, sur 0,6 à 2,4 cm de large[8]. Elles sont parcourues par 5 nervures parallèles.

Les inflorescences terminales sont de faux épis[11], de 4 à 8 cm de long sur environ 3 cm de large. Les fleurs sont généralement blanches ou blanc crème (rarement jaunes) et groupées par trois. Chacune comporte 5 sépales libres, 5 pétales (avec des glandes linéaires et elliptiques) et de nombreuses étamines (de 30 à 40, groupées en 6-9 faisceaux).

En Nouvelle-Calédonie, la floraison et la fructification s'étale toute l'année, en fonction des conditions climatiques[11]. Les fleurs sont pollinisées par les abeilles, les oiseaux (notamment les perruches) et les roussettes.

Les fruits sont de petites capsules, en forme de coupe, glabres, renfermant des milliers de graines.

Paperbark.jpg Melaleuca quinquenervia (leaves).JPG Melaleuca quinquenervia.jpg
Écorce de niaouli Feuilles Inflorescence

Distribution[modifier | modifier le code]

Distribution

Melaleuca quinquenervia est originaire de la côte sud-est de l'Australie, jusqu'à Sydney, de la Nouvelle-Calédonie (sur la côte ouest et dans le nord du Territoire) et de la Nouvelle-Guinée[12]. Le niaouli a été introduit en Afrique de l'Est (Ouganda, Kenya, Tanzanie), en Égypte, Cameroun, Bénin, Nouvelle-Guinée, Malaisie, Philippines, Vietnam, Indonésie et Madagascar.

En Nouvelle-Calédonie, le niaouli pousse dans la savane, les formations secondarisées et les zones humides[11] (marécages, zones inondables, estuaires...). La savane à niaouli apparaît après la destruction de la forêt sèche primaire par le défrichement et les feux répétés. Elle est liée à l'essor de l'élevage, introduit par les Européens à partir de 1850 dans les plaines littorales. Elle constitue une des formations les plus étendues de Nouvelle-Calédonie. Les niaoulis peuvent se maintenir ensuite malgré les feux de brousse réguliers, grâce aux propriétés ignifuges des multiples couches de liège qui couvrent le tronc[13],[14]. Mais il semble que les formations en équilibre avec le milieu (dites climaciques) soient celles des zones marécageuses. Car c'est là que les niaoulis ont le plus beau développement. Ce sont en outre des formations qui livrées à elles-mêmes, restent inchangées alors que les savanes à niaoulis disparaissent devant la concurrence d'autres plantes.

Le niaouli est une essence robuste, peu exigeante et qui s'adapte à de nombreuses conditions. Il se rencontre partout, du niveau de la mer jusqu'à 900–1000 m d'altitude, sur toutes les expositions. Peu à peu, il a fini par couvrir 40 % de la Nouvelle-Calédonie (Cherrier[9], 1981).

Arbre typique de la Nouvelle-Calédonie, il est l'un de ses emblèmes et les Néocalédoniens y sont sentimentalement attachés. On donna son nom aux poilus néocalédoniens, partis combattre en métropole au sein du bataillon mixte du Pacifique lors de la Première Guerre mondiale[15].

Dans les autres régions tropicales où il a été introduit, le niaouli est généralement planté en basse altitude pour l'exploitation de son bois, des ses fleurs pour la production de miel ou de ses feuilles pour la production d'huile essentielle[1]. Il a été aussi introduit comme arbre d'ornement, comme c'est le cas à La Réunion où on l'observe dans les parcs et les jardins[16]. Il s'est naturalisé mais ne présente pas pour le moment de menace importante.

Introduit en 1886 en Floride pour l'ornement , il fut aussi largement planté afin de prévenir l'érosion des sols[17]. Il s'y est naturalisé et est devenu depuis une espèce envahissante, perturbant les écosystèmes marécageux comme dans les Everglades, en Floride.

Melaleuca quinquenervia Livistona australis Wyrrabalong NP 1.jpg Niaoulis.jpg
Forêt à niaouli et Levistona australis
Wyrrabalong National Park,
New South Wales, Australie
Savane à Niaoulis
formation ouverte très étendue
en Nouvelle-Calédonie

Utilisations[modifier | modifier le code]

En Nouvelle-Calédonie, on peut distinguer les usages traditionnels suivants[9] :

  • Le bois est utilisé pour faire des poteaux (bois de mine, piquets de clôture), de la pâte à papier, du bois d’œuvre (parquets, ponts de bateaux...), du bois de feu (surtout par les Mélanésiens) et du charbon de bois.
  • Les feuilles donnent par distillation l'huile essentielle de niaouli, appelée ici goménol (marque déposée depuis 1893). Mélangée à de l'huile, elle sert à masser les muscles douloureux. L'infusion des feuilles servait traditionnellement à laver les enfants et les malades dans la région de langue ajië et leur décoction pour lutter contre la grippe dans la région de langue xârâcùù (enquête IRD inéd. d'après Gaydou et als[1]).
  • L'écorce est constituée de couches successives de suber (ou liège) qui donnent la peau de niaouli. Elle sert principalement pour couvrir les toits et les parois des cases. Le grand pouvoir isolant du suber confère étanchéité et isolation thermique aux habitations[1]. À l'île des Pins, la peau de niaouli servait à couvrir les fours enterrés. Elle est utilisée aussi pour faire des torches[10]. Autrefois, il était d'usage à la naissance d'un enfant de l'envelopper dans la peau de niaouli afin de lui assurer force et protection[18].
  • Les fleurs pollinisées par les abeilles donnent un très bon miel.
  • Les plantations de niaouli servent de brise-vent et à la lutte contre l'érosion dans les zones dégradées.

L'huile essentielle de niaouli[modifier | modifier le code]

L'huile essentielle de niaouli est obtenue à partir des feuilles fraiches par entraînement à la vapeur d'eau pendant une à deux heures, avec un rendement moyen de 0 7  %. L'huile, de couleur jaune à vert clair, a une densité de l'ordre de 0,85. Elle possède une odeur puissante, douce-camphrée, rappelant l'essence d'eucalyptus et de cardamome, mais avec un caractère moins épicé[1].

Les principaux pays producteurs d'huile essentielle de niaouli sont actuellement l'Australie, Madagascar et la Nouvelle-Calédonie[1].

  • Histoire du goménol[19]

Les premiers essais de distillation des feuilles de niaouli datent du début de la colonisation de la Nouvelle-Calédonie (annexée par la France en 1853). Ils furent réalisés par De Rochas[20] en 1862 mais n'eurent pas de suite. En 1869, Arthur Bavay (en), un pharmacien de la Marine, présente une thèse[21] sur le niaouli et son huile essentielle ainsi que sur l'anacardier.

La production commerciale d'huile essentielle a été initiée par la maison Prevet, une entreprise industrielle qui possédait une conserverie sur le territoire de Gomen. Jules Prevet observe que lorsqu'un cueilleur de café se blesse, il mâche des feuilles de niaouli pour en faire un emplâtre qu'il applique sur sa plaie. Prevet constate qu'il arrive ainsi à éviter l'infection. Il rapporte sa découverte à Paris et fait réaliser des études par le docteur Gabriel Bertrand, chef de service de l'Institut Pasteur et le docteur Gueguen, professeur à la faculté de pharmacie de Paris. Les chercheurs découvrent des propriétés cicatrisantes, antiseptiques et anesthésiques de l'essence de niaouli[19]. Dès lors, Jules Prevet se lance dans la production d'essence de niaouli qu'il décline sous forme de diverses spécialités pharmaceutiques. En 1893, il dépose la marque Goménol en référence à Gomen, le lieu de production.

La production d'essence de niaouli est donc une des plus anciennes industries de transformation et d'exportation de la Nouvelle-Calédonie avec celle du santal et de la viande de bœuf. La production industrielle a commencé dans les années 1920 et a augmenté jusqu'à la veille de la Deuxième guerre mondiale[1] où elle atteint entre 12 et 24 tonnes/an. Après une chute brutale durant la guerre, la production repart pendant quelques années. Mais à partir des années 1950, la production ne cesse de décroître. Elle est actuellement évaluée à moins d'une tonne par an.

La production mondiale annuelle d'huile essentielle de niaouli se situe très loin derrière celle de cajeput et de tea-tree[22] (en 1997, respectivement 8-12 t/an vis-à-vis des 600 t/an pour le cajeput et des 300 t/an pour le tea tree).

  • Composition

L'analyse chromatographique de 159 d'échantillons industriels des huiles essentielles de niaouli produites à Madagascar a recensé 11 hydrocarbures terpéniques et de 10 produits oxygénés (Ramanoelina et als[4], 2005) :

  • parmi les hydrocarbures monoterpéniques, l'α-pinène (10,1 %) est le constituant majoritaire, avec le limonène (7,5 %) et le p-pinène (2,7 %), tandis que le p-caryophyllène (1,54 %) est le sesquiterpène le plus représenté
  • le 1,8-cinéole (50,2 %) est le constituant prédominent des produits oxygénés; il est suivi par le (E)-nérolidol (7,8 %), l'α-terpinéol (6,1 %) et le viridiflorol (6 %).

Certains constituants peuvent varier énormément d'un échantillon à l'autre, comme c'est le cas du trans-nérolidol, 1,8-cinéole et le viridiflorol.

Plusieurs études ont révélé la grande variabilité des huiles essentielles d'origines géographiques différentes telles que l'Égypte, le Vietnam, Madagascar et le Bénin[1] . En outre, l'existence de chimiotypes au sein d'une même population a également été clairement démontrée en Australie, à Madagascar, au Bénin, en Inde et en Nouvelle-Calédonie.

Ainsi en Australie, l'étude[23] de 136 échantillons de feuilles récoltées en Australie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, indique une répartition géographique nette de deux chémiotypes du sud au nord :

  • le chémiotype 1, avec une huile essentielle contenant du (E)-nérolidol  (en) (74–95%) et du linalol (14–30%) se trouve dans la partie sud-est (de Sydney vers le nord jusqu'à Selection Flat)
  • le chémiotype 2, se caractérise par du 1,8-cinéole (10–75%), du viridiflorol (13–66%), de l'α-terpinéol (0.5–14%) et du β-caryophyllène (0.5–28%). Il se rencontre en proportion variable de Sydney à la Papouasie.

À Madagascar, l'analyse statistique des échantillons malgaches de Ramanoelina[4] a montré une séparation en 3 chémotypes :

  • le chémotype I qui regroupe 141 échantillons sur 159, caractérisé par trois constituents : le 1,8-cinéole, l'α-pinène et le limonène
  • le chémotype II, avec 8 échantillons, bien séparé par un groupe de constituants comme le viridiflorol, le lédol, le viridiflorène, l'α-terpinéol, etc.
  • le chémotype III, avec 10 échantillons, bien individualisé par le trans-nérolidol.

L'analyse des huilles essentielles de niaouli originaires de Nouvelle-Calédonie, fait ressortir 11 composants jouant un rôle majeur dans la distinction de trois chémotypes[24] :

  • le chémotype 1 est riche en dérivés terpinéniques (p-cymène, γ-terpinène, terpinolène ou α-terpinéol), principalement situé dans le sud-est du territoire
  • le chémotype 2, caractérisé par une teneur élevée en 1,8-cinéole (jusqu'à 80 %) est majoritaire avec 65 % des échantillons. On le trouve tout autour de la Nouvelle-Calédonie et principalement dans le nord
  • le chémotype 3, se distingue par des teneurs élevées en α-pinène et viridiflorol ; il représente 9,8 % des échantillons.

Le 1,8-cinéol, aussi connu sous le nom d'eucalyptol, se rencontre aussi dans les huiles essentielles[25] d'armoise (Artemisia spp), de basilic (Ocimum basilicum), de romarin (Rosmarinus officinalis), de sauge (Salvia spp.), etc. Appliqué en solution sur la peau, l'eucalyptol n'est pas irritant mais une irritation nasale est possible pour les jeunes enfants après une instillation dans les narines.

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

  • Activités pharmacologiques

L'huile essentielle de niaouli présentée sous le nom d'huile de Gomérol est une huile essentielle néocalédonienne purifiée à l'oxyde de plomb, utilisée comme antiseptique[26]. Lorsqu'elle est mélangée à de l'huile d'olive et à des glycérides polyglycolysés insaturés, elle constitue la spécialité nommée huile goménolée, huile nasale à visée antiseptique, utilisée dans le traitement d'appoint des infections des muqueuses nasales, du rhinopharynx et des sinus[27].

L'huile essentielle de niaouli a des propriétés antiseptiques :

  • antibactériennes, actives notamment vis-à-vis de Staphylococcus aureus, Escherichia coli[28], en tout 25 bactéries[29] ;
  • antivirales, mises en évidence vis-à-vis du virus de herpès et du papillomavirus[30] ;
  • antifongiques vis-à-vis de Aspergillus niger, Aspergillus ochraceus, Fusarium culmorum[29].

L'huile essentielle de niaouli est aussi responsable de propriétés anti-spasmodique, anti-inflammatoire, antalgique, anti-prurigineuse et cicatrisante[28]. Il exerce aussi des propriétés décongestionnantes veineuses, stimulantes hépatocytaires et protectrices cutanées[31].

  • Emplois

En Allemagne, la monographie établie par la Commission E précise que l’huile essentielle de niaouli est utilisée en cas d’encombrement des voies respiratoires (Bruneton[26], 2009).

La posologie est :

  • voie orale : 0,2 gpar prise et de 0,2 à 2 g par jour  ;
  • voie nasale : solution huileuse à 2-5 % ;
  • voie externe : solution huileuse à 10-30 %.

Pour la voie orale, les contre-indications sont les maladies inflammatoires du tractus gastro-intestinal et des voies biliaires, hépatopathies[26].

Il a été rapporté un cas d'intoxication grave d'un jeune enfant par instillation de 1,8-cinéole dans le nez (Tisserand et als[32], 2013). Suivant les mêmes auteurs, aucune information n'est disponible sur la toxicité de l'huile essentielle de niaouli. Toutefois, Bruneton recommande de ne pas appliquer les préparations à base d'huile essentielle de niaouli sur le visage et dans le nez des jeunes enfants.

En aromathérapie, cette huile essentielle est recommandée pour les indications suivantes[33] :

  • traitement des affections respiratoires ;
  • stimulation des défenses naurelles ;
  • amélioration de l'équilibre du système nerveux végétatif ;
  • bactéricide, antiviral, antimycosique.

En Nouvelle-Calédonie, l'huile essentielle est traditionnellement utilisée[18] :

  • en massage : pour apaiser les douleurs musculaires et articulaires (10 gouttes d'huile essentielle dans une cuillère à soupe d'huile végétale) ;
  • en diffusion : pour assainir et parfumer l'air ambiant (quelques gouttes sur l'oreiller ou dans un diffuseur de parfum) ;
  • pour éloigner les insectes ;
  • incorporée dans des savonnettes, bonbons et liqueurs.

Photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i E.M. Gaydou, C. Menut, « Le niaouli de Nouvelle-Calédonie », Ethnopharmacologia, vol. 45,‎ 2010
  2. Petit Futé, Nouvelle-Calédonie, Nouvelles Editions de l'Université,‎ oct 2014
  3. Annales des sciences naturelles. Botanique., 1834 Référence Biodiversity Heritage Library (Biodiversity Heritage Library) : 41587010#page/75
  4. a, b et c Ramanoelina P.A.R., Gaydou E.M., Bianchini J.P., « Caractérisation des huiles essentielles industrielles de Niaouli (Melaleuca quinquenervia) de Madagascar - Propositions d’avant-projet de normes », Terre Malgache Tany Malagasy, vol. 24,‎ 2005, p. 59-91 (lire en ligne)
  5. Craven LA, Barlow BA., « New taxa and new combinations in Melaleuca (Myrtaceae) », Novon, vol. 7,‎ 1997, p. 113-119.
  6. Lyn A. Craven, « Behind the names: the botany of tea tree, cajuput and niaouli », dans Ian Southwell, Robert Lowe, Tea Tree : The Genus Melaleuca, CRC Press,‎ 2003
  7. Référence The Plant List : Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T.Blake (en) (Source: KewGarden)
  8. a et b B. Verdcourt, Flora of Tropical East Africa, Rotterdam: Balkema, Royal Botanic Gardens, Kew,‎ 2001 (lire en ligne)
  9. a, b et c J.F. Cherrier, « Le niaouli en Nouvelle-Calédonie (Melaleuca quinquenervia S.T. Blake) », R.F.F., vol. XXXIII, no 4,‎ 1981 (lire en ligne)
  10. a et b B. Trilles, S. Bouraïma-Madjebi, G. VValet, « Melaleuca quinquenerva (cavanilles) S.T. Blake, Niaouli », dans Ian Southwell, Robert Lowe, Tea Tree : The Genus Melaleuca, CRC Press,‎ 2003
  11. a, b et c association ENDEMIA Faune et Flore de Nouvelle-Calédonie, « Melaleuca quinquenervia (Espece) »
  12. Min B. Rayamajhi (USDA Agricultural Research Service), « Melaleuca quinquenervia (Cav.) Blake »
  13. M. Hoff, « La végétation de Nouvelle-Calédonie », Bulletin de l'association philomathique d'Alsace et de Lorraine (fonds ORSTOM), vol. 19,‎ 1982
  14. « Le Niaouli (Melaleuca quinquenervia) »
  15. Émission radiophonique. Page consultée le 10 avril 2012.
  16. Mi-aime-a-ou.com, « Niaoulin Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T. Blake, Arbre de la Réunion »,‎ 202/2014
  17. G.S. Wheeler P.D. Pratt, R.M. Giblin-Davis, K.M. Ordung, « Intraspecific variation of Melaleuca quinquenervia leaf oils in its naturalized range in Florida, the Caribbean, and Hawaii », Biochemical Systematics and Ecology, vol. 35,‎ 2007, p. 489-500
  18. a et b « Le niaouli de Nouvelle-Calédonie, un arbre aux multiples ressources »
  19. a et b d'après Bruno Bonnemain, « Le patrimoine pharmaceutique Le Laboratoire du Goménol : une histoire de cent dix ans autour de l'essence de Niaouli purifiée », Revue d'histoire de la pharmacie, vol. 92, no 341,‎ 2004 (lire en ligne)
  20. S'agit-il d'Albert de Rochas ? Pas sûr du tout.
  21. Etude sur deux plantes de la Nouvelle-Calédonie (Le Niaouli et son huile essentielle, l'anacardier). Arthur Bavay - 1869 - Pharm.--Paris
  22. (en) Ian Southwell (Sous la direction de), Robert Lowe (Sous la direction de), Tea Tree: The Genus Melaleuca, CRC Press,‎ 1999, 274 p.
  23. B.F. Irelanda, D.B. Hibberta, R.J. Goldsacka, J.C. Doranb, J.J. Brophya,, « Chemical variation in the leaf essential oil of Melaleuca quinquenervia (Cav.) S.T. Blake », Biochemical Systematics and Ecology, vol. 30, no 5,‎ 2002, p. 457-470
  24. Bénédicte L. Trilles, Isabelle Bombarda, Saliou Bouraïma-Madjebi, Phila Raharivelomanana, Jean-Pierre Bianchini, Emile M. Gaydou, « Occurrence of various chemotypes in niaouli [Melaleuca quinquenervia (Cav.) S. T. Blake] essential oil from New Caledonia », Flavour and Fragrance Journal, vol. 21, no 4,‎ 2006
  25. Committee of Experts on Cosmetic Products, Active Ingredients Used in Cosmetics: Safety Survey, Editions du Conseil de l'Europe,‎ 2008, 440 p.
  26. a, b et c Bruneton, J., Pharmacognosie - Phytochimie, plantes médicinales, 4e éd., revue et augmentée, Paris, Tec & Doc - Éditions médicales internationales,‎ 2009, 1288 p. (ISBN 978-2-7430-1188-8)
  27. Vidal, Vidal 2014 : Le Dictionnaire, Issy-les-Moulineaux, Édition : 90e édition,‎ 2014-02-04 (ISBN 9782850912054)
  28. a et b Paul Goetz, Kamel Ghedira, Phytothérapie anti-infectieuse, Springer,‎ 2012
  29. a et b (en) Maria Lis-Balchin, Aromotherapy Science: A Guide For Healthcare Professionals, Pharmaceutical Press,‎ 2005, 528 p.
  30. (en) Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed), The complete German Commission E monographs, American Botanical Council. Austin, TX,‎ 1998
  31. Pina-Vaz C, Goncalves-Rodrigues A, Pinto E et al., « Antifungal activity of thymus oils and their major compounds, », JEADV, vol. 18,‎ 2004
  32. (en) Robert Tisserand, Rodney Young, Essential Oil Safety: A Guide for Health Care Professionals, Elsevier Health Sciences,‎ 2013-12-02 (ISBN 9780702054341)
  33. G. Roulier, Les huiles essentielles pour votre santé, Ed. Dangles,‎ 2006

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maiden, J.H., The Forest Flora of New South Wales, vol. 1, Government Printer, Sydney, 1904.
  • Blake, S.T., Contributions from the Queensland Herbarium, No.1, 1968.
  • Cribb, A.B. & J.W., Useful Wild Plants in Australia, Collins 1982, p. 23, ISBN 0-006363-97-0
  • Halliday, Ivan (1989). A Field Guide to Australian Trees. Melbourne: Hamlyn Australia. p. 262. ISBN 0-947334-08-4.
  • Halliday, Ivan (2004). Melaleucas: A Field and Garden Guide. Sydney: New Holland Press. p. 238. ISBN 1-876334-98-3.
  • Laroche FB, Ferriter AP (1992). "The rate of expansion of Melaleuca in South Florida". Journal of Aquatic Plant Management 30: 62–65.
  • Mazzotti, FJ, Center TD, Dray FA, Thayer D (1997). "Ecological consequences of invasion by Melaleuca quinquenervia in south Florida wetlands: Paradise damaged, not lost". University of Florida, Institute of Food and Agricultural Sciences, Cooperative Extension Service Bulletin (SS-WEC-123): 1–5.
  • Van, T. K., Rayachhetry, M. B., Center, T. D., and Pratt, P. D. 2002. Litter dynamics and phenology of Melaleuca quinquenervia in South Florida. Journal of Aquatic Plant Management, 40: 22–27.

Liens externes[modifier | modifier le code]