Conseil œcuménique des Églises

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Conseil œcuménique des Églises
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Devise : Une communauté mondiale de 349 Églises, en quête d'unité, de témoignage commun et de service chrétien

Création 23 août 1948
Type ONG d'Églises chrétiennes
Centre administratif Genève, Suisse
Coordonnées 46° 13′ 47″ N 6° 07′ 42″ E / 46.229722, 6.12833346° 13′ 47″ N 6° 07′ 42″ E / 46.229722, 6.128333  
Langue(s) anglais, allemand, français, espagnol et russe
Budget 33,1 millions CHF[1]
Membre(s) 349 Églises (147 en 1948)[2]
Effectifs 176, dont 152 au siège[3]
Secrétaire général Olav Fykse Tveit
Site web www.oikoumene.org

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Conseil œcuménique des Églises

Le Conseil œcuménique des Églises (COE ou CŒE, en anglais World Council of Churches - WCC) est une organisation non gouvernementale à intérêt social et à caractère confessionnel qui se veut une « communauté fraternelle d'Églises qui confessent le Seigneur Jésus-Christ comme Dieu et Sauveur selon les Écritures et s'efforcent de répondre ensemble à leur commune vocation pour la gloire du seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. »[4]. L'objectif du COE est l'harmonie entre les chrétiens au travers de réalisations concrètes communes. Il n'a pas vocation à devenir une « super-Église ».

Le Conseil a été fondé en 1948 à Amsterdam et a son centre administratif à Genève en Suisse. En 2010 il compte 349[5] membres de presque toutes les traditions chrétiennes, notamment protestantes, anglicanes et orthodoxes.

Sommaire

Critères d'admission [modifier]

Critères théologiques [modifier]

  • Dans sa vie et son témoignage, l'Église professe la foi dans le Dieu trinitaire selon les Écritures, et telle que cette foi est reflétée dans le Symbole de Nicée-Constantinople.
  • Il existe dans cette Église un ministère de proclamation de l'Évangile et de célébration des sacrements selon la conception de sa doctrine.
  • L'Église baptise au nom du seul Dieu, « Père, Fils et Saint Esprit », et reconnaît la nécessité d'aller vers la reconnaissance du baptême d'autres Églises.
  • L'Église reconnaît la présence et l'activité du Christ et du Saint Esprit en dehors de ses frontières propres et prie pour que toutes reçoivent de Dieu la sagesse de prendre conscience du fait que d'autres Églises membres croient aussi en la Sainte Trinité et la grâce salvifique de Dieu.
  • L'Église reconnaît dans les autres Églises membres du COE des éléments de la véritable Église, même si elle ne les considère pas comme « des Églises dans le vrai et plein sens du terme » (Déclaration de Toronto).

Critères d'organisation [modifier]

  • L'Église doit prouver l'autonomie permanente de sa vie et de son organisation.
  • L'Église doit avoir la possibilité de prendre la décision de poser officiellement sa candidature et de continuer à appartenir à la communauté fraternelle du COE sans devoir obtenir l'autorisation d'un autre organisme ou d'une autre personne.
  • En règle générale, une Église candidate doit compter au moins cinquante mille membres. Pour des raisons exceptionnelles, le Comité central peut renoncer à appliquer ce critère et admettre une Église qui n'y satisferait pas.
  • Une Église candidate comptant plus de 10 000 membres mais moins de 50 000, à laquelle n'a pas été accordée la qualité de membre pour des raisons exceptionnelles aux termes de l'article I.3.b)3) du Règlement, mais qui satisfait à tous les autres critères d'admission, peut être admise comme membre aux conditions suivantes : (a) elle n'aura pas le droit de participer à la prise de décisions à l'Assemblée ; (b) elle pourra participer avec d'autres Églises au choix de cinq représentants au Comité central, conformément à l'article IV.4.b)3) du Règlement. À tous autres égards, cette Église est considérée comme une Église membre appartenant à la communauté du COE.
  • Les Églises doivent reconnaître l'interdépendance essentielle des Églises membres appartenant à la communauté du COE, en particulier celles de la même confession. Elles doivent faire tout leur possible pour entretenir des relations œcuméniques constructives avec d'autres Églises du pays ou de la région. Cela suppose normalement qu'elles soient membres du Conseil national des Églises ou d'un organisme similaire et de l'organisation œcuménique régionale ou sous-régionale.

Organisations régionales [modifier]

Le COE est aussi organisé en conseil régionaux qui rassemblent les Églises membres et d'autres non-membres, notamment des Églises catholiques :

Observateurs [modifier]

Église catholique [modifier]

L'Église catholique n'y est qu'observatrice, mais dès 1964 fut mis en place un processus de constitution d'un « Groupe mixte de travail » entre l'Église catholique et le Conseil œcuménique des Églises. Ce groupe a, entre autres, publié en 2005 une étude sur la nature et objet du dialogue œcuménique[6].

Depuis 1968, des théologiens catholiques siégent, comme membres à part entière, à la commission Foi et Constitution, le Département théologique du Conseil œcuménique des Églises.

L'Église catholique entretient des relations régulières avec Conseil œcuménique des Églises, notamment par le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

Pour la définition catholique du mot « Église », voir l'article « subsistit in ». L'Église catholique se définit comme une Église eucharistique avec Jésus-Christ en son centre. Les Églises issues de la Réforme ont développé leurs conceptions particulières de la présence réelle dont certaines ne sont pas sub specie aeternitatis (en), voir article détaillé « consubstantiation ».

Secrétaires généraux [modifier]

Willem Visser’t Hooft, secrétaire général 1948-1966

Les secrétaires généraux successifs du COE sont[7] :

Notes et références [modifier]

  1. Budget 2010, « Foire aux questions ».
  2. Liste des membres du COE.
  3. Au 1er avril 2010, « Foire aux questions ».
  4. Constitution du COE, art. 1.
  5. « Une communauté mondiale de 349 Églises », Églises membres, site du COE, consulté le 27 avril 2010.
  6. Nature et objet du dialogue œcuménique, Une étude du Groupe Mixte de Travail entre l’Église Catholique et le COE (2005).
  7. « Secrétaires généraux », sur le site du COE.

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]