Économie de la Nouvelle-Calédonie

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Nouvelle-Calédonie

Pays France
Subdivision Collectivité sui generis
Organisations économiques Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie
Statistiques
Classement 26e parmi les Collectivités françaises (Régions, COM) (2007)
PIB (milliards) € 6,805 (2010 est.)
PIB par habitant € 27 285,28 (2010 est.)
Croissance 3,7 % (2010 est.)
Chômage 13,85 % (2009)
PIB par secteur Agriculture : 1,20 %
Industrie : 24,27 %
Services : 74,53 % (2010 est.)
Pop. active (millions) 111 906 (2009)
Pop. active par secteur Agriculture : 4,86 %
Industrie : 24,9 %
Services : 70,24 % (2009)
Pop. sous le seuil de pauvreté 17 % (2008)
Industries principales Nickel, métallurgie, BTP, agroalimentaire, construction navale, aquaculture, tourisme
Partenaires commerciaux
Exportations (milliards) € 1,13 (2010 est.)
Principaux partenaires Drapeau de la France France métropolitaine (18,23 %)
Drapeau du Japon Japon (16,07 %)
Drapeau de la République de Chine Taïwan (12,36 %)
Flag of Europe.svg UE hors France (10,56 %)
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud (9,88 %)
Drapeau de l'Australie Australie (7,64 %)
Importations (milliards) € 2,50 (2010 est.)
Principaux partenaires Drapeau de la France France métropolitaine (22,27 %)
Drapeau de la République populaire de Chine Chine (17,64 %)
Flag of Europe.svg UE hors France (13,71 %)
Drapeau de Singapour Singapour (12,86 %)
Drapeau de l'Australie Australie (9,71 %)

L'économie de la Nouvelle-Calédonie repose sur trois piliers :

  • l'extraction de nickel, de magnésium, de fer, de cobalt, de chrome ou de manganèse. Issues du manteau terrestre, ces roches sont remontées à la surface lors d'un processus géologique survenu à la fin de l'Éocène, il y 34 millions d'années. Or, alors qu'elles ne couvrent que 1 % des terres émergées dans le monde, les roches ultramafiques occupent ici 5 600 km², soit près du tiers de la surface de la Grande Terre, l'île principale.
  • les transferts financiers depuis la métropole (16 % du PIB)
  • le tourisme

Le Produit intérieur brut du territoire est estimé, pour l'année 2010, à 812,098 milliards de francs CFP soit 6,805 milliards d'euros environ.

La Nouvelle-Calédonie connaît, après plusieurs années de croissances plus faibles entre 1998 et 2002 du fait essentiellement des mauvais chiffres du nickel liés à la crise asiatique et même une légère récession apparente entre 2000 et 2001, un dynamisme économique particulièrement important depuis 2003 quoiqu'atténué à partir de 2008. Le dernier chiffre définitif du PIB date de 2007 : il s'établissait alors à 778,537 milliards de francs CFP soit 6,524 milliards d'euros. Son taux de croissance réel est ainsi depuis lors généralement compris entre 4 et 5 %, avec des pics à 4,8 % en 2003, à 5,7 % en 2006 et à 4,2 % en 2007, retombant ensuite à des estimations plus modestes (0,8 % en 2008, 2,3 % en 2009), avant de remonter par la suite (3,7 % en 2010)[1],[2]. Encore une fois, cette recrudescence est due avant tout à l'envolée du cours du nickel sur les marchés internationaux dont l'économie calédonienne reste encore largement tributaire.

Monnaie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Franc pacifique.
Billet de 10 000 francs Pacifique.

La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en termes usuels, ou XPF en termes bancaires) dont la parité est fixe par rapport à l'euro (1 000 XPF = 8,38 €). Il fut créé en décembre 1945, après les accords de Bretton Woods.

L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Paris, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna).

La graphie actuelle des billets de banque, définie par l'IEOM, est actuellement commune aux trois collectivités, et cela depuis 1992.

La monnaie est l'une des compétences régaliennes qui ne peut être transférée à la collectivité de Nouvelle-Calédonie et restera donc dans le champ de compétence de l'État français, sauf si jamais l'archipel vote en faveur de son indépendance lors des différents référenda d'autodétermination prévus à la fin de la période de transition de l'accord de Nouméa (entre 2014 et 2019).

Toutefois, l'accord de Nouméa définit le graphisme des billets, au même titre que le drapeau, la devise, le nom et l'hymne de la Nouvelle-Calédonie, comme un signe identitaire « être recherché en commun pour exprimer l'identité kanak et le futur partagé entre tous »[3]. En avril 2007, un comité de pilotage chargé de réfléchir sur la question des signes identitaires a été formé, étant présidé par la vice-présidente indépendantiste du gouvernement local Déwé Gorodey et comprenant des personnalités des différentes tendances politiques, de la société civile, du monde associatif et religieux. Plusieurs propositions de billets de banque ont été présentées au gouvernement et au public, en même temps qu'un hymne et une devise, le 26 juin 2008[4].

Après le vote « oui » de la Polynésie française en faveur d'un futur passage à l'euro en 2006, une réflexion a également été lancée en Nouvelle-Calédonie pour abandonner le franc pacifique au profit de la monnaie européenne, idée largement combattue par le camp indépendantiste et qui reste encore à ce jour qu'à l'état d'hypothèse[5].

Industrie[modifier | modifier le code]

Industries minières[modifier | modifier le code]

Les étagements d'une mine à ciel ouvert de nickel, à Kouaoua sur la côte est de la Grande Terre (Nouvelle-Calédonie)

Le nickel, (découvert par Jules Garnier au XIXe siècle), qui représente entre 20 et 40 % des réserves mondiales et 9 % de la production mondiale (5e producteur mondial avec une part de 8,62 % en 2007, soit une production alors estimée à 125 364 t de minerai contenu à partir de 7,575 millions de t de minerai brut[6]), est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise (avec un cours record de 54 200 US $ la tonne au 16 mai 2007), et même si depuis, notamment suite à la crise financière de l'été 2008, les cours des matières premières (et donc du nickel) ont eu tendance à chuter (le cours descendant jusqu'à 8 810 US $ la tonne le 24 octobre 2008[7]). Et si de 1990 à 2004, le secteur du nickel représentait moins de 10 % du PIB local (alors qu'il était entre 25 et 30 % durant la période dite du « Boom du nickel », de 1966 à 1976), cette part a particulièrement augmentée depuis 2006 et était en 2007 d'environ 18 %[8]. La mine employait sinon en 2007 2 012 personnes, et la métallurgie un peu moins de 1 500, le secteur du nickel représentant alors environ 3,5 % de la population active.

Il représente 90 % des exportations du territoire, mais son exploitation intensive est de plus en plus remise en question en raison de son incidence sur l'environnement. Ainsi, tous les nouveaux projets actuellement en cours comportent d'importants volets écologiques, tandis que les différentes autorités institutionnelles de la Nouvelle-Calédonie s'investissent de plus en plus dans le domaine du développement durable : le Centre national de recherche technique « Nickel et son environnement » (CNRT) a notamment été créé en 2007[9] et un DEUST en géosciences appliquées aux mines, à l'eau et à l'environnement existe à l'Université de la Nouvelle-Calédonie[10].

L'usine SLN de Doniambo à Nouméa

Actuellement la moitié du nickel exporté l'est sous forme de minerai brut (4,04 millions de tonnes de minerai brut exportées en 2007, à savoir 54 567 t de nickel contenu, soit 43,5 % de la production locale). L'autre moitié, exportée sous forme de produits métallurgiques (ferro-nickels et mattes), est produite par la fonderie Eramet-SLN de Doniambo située à Nouméa, fondée en 1910. La Société le Nickel produit ainsi environ 60 000 tonnes de nickel par an (59 796 t de nickel contenu, soit en 2007) et l'usine a subi depuis la dernière décennie d'importants travaux de modernisation afin de porter à terme cette production à 75 000 t. En 2007, la production de ferro-nickels était de 44 173 t et celle de mattes était de 13 996 t.

La construction de nouvelles usines métallurgiques devrait augmenter l'exportation des produits métallurgiques et donc la valeur ajoutée résultant de l'exploitation des ressources de nickel. L'usine métallurgique en construction dans le Sud produira du nickel et du cobalt (qui est associé au nickel dans les minerais extraits). La société canadienne Inco est en passe de ravir le marché du nickel à son concurrent français, la société française Eramet : suite à la promesse de construction d'une gigantesque usine les autorités lui ont accordé une concession sur plusieurs décennies, appelé projet Goro Nickel[11]. La construction du complexe industriel de production nickel - cobalt de Goro Nickel, dit « usine du Sud », après avoir subi de nombreux rebondissements, s'est achevée en 2008. Elle est mise en service au cours de l'année 2009 et doit arriver à une pleine capacité de production (prévue à 60 000 t par an) d'ici 2013[12].

Cependant le développement de ces activités se heurte, surtout dans la Province Sud, à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kanaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif corallien du monde, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui implique la nécessité de respecter un nombre important de normes environnementales.

Au contraire l'assemblée de la Province Nord, à travers la Société minière du Sud Pacifique (SMSP) dont elle est actionnaire majoritaire, est l'initiatrice d'un projet d'usine métallurgique sur le massif de Koniambo près de Koné (qui renferme des réserves de minerais estimées à plus de 150 millions de tonnes) devant produire du ferro-nickel (60 000 t par an dès 2013). Cette usine, dont la construction est cofinancée initialement avec le groupe canadien Falconbridge depuis 1998 puis depuis le rachat de ce dernier en 2005 avec le groupe anglo-suisse Xstrata, devait être achevée en 2011[13] et opère ses premières coulées en 2013. Elle est destinée à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la Province Sud, au titre du rééquilibrage prévu par les Accords de Matignon en 1988 et confirmé par ceux de Nouméa en 1998, mais aussi à permettre le développement de la zone urbaine « Voh - Koné - Pouembout » (VKP) censé contre-balancer la macrocéphalie de Nouméa (notamment par la création d'environ 870 emplois directs et de plus de 2 500 emplois induits).

D'autres substances ont été exploitées dans le passé notamment du chrome sous forme de chromite, du cobalt, du fer, du cuivre, du plomb, du manganèse et même de l'or (qui n'a été exploité en très faible quantité qu'au XIXe siècle).

Activités primaires[modifier | modifier le code]

L'agriculture et la pêche sont peu développées, et essentiellement vivrières. Elles représentent 1% à 2% du produit intérieur du territoire et emploient 5% de la population active, mais contribuent à limiter l'exode rural vers la province Sud. De plus, la Nouvelle-Calédonie réussit à produire à peine plus qu'elle n'importe en matière de produits agricoles (8,345 milliards de francs CFP de produit contre 8,19 milliards importés).

Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.

Élevage[modifier | modifier le code]

Troupeau de bovins, dans la région de Koumac

Pour ce qui est de l'élevage, la production de viande bovine (4 018 tonnes en 2004, 3 500 en 2005) permet au territoire d'être autosuffisant dans ce domaine (seulement 321 tonnes ont été importées en 2004 et 634 en 2005). Toutefois, le bétail est essentiellement destiné à la consommation locale (le marché étant fortement régulé par une institution dépendant du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique OCEF), un peu à la reproduction (la vente de reproducteurs a concerné 139 unités en 2005, contre seulement 4 reproducteurs importés la même année) mais très peu à l'exportation (à l'exception des années 1998, 2000 et 2004, la Nouvelle-Calédonie n'a exporté aucune tête de bétail).

La production laitière quant-à-elle est quasiment nulle (804 milliers de litres en 2005) et nécessite une importante importation de lait ou d'autres produits laitiers, notamment d'Australie (environ 65 millions de litres importés en 2005). L'élevage est de type extensif et à pâturage, généralement dans les grandes plaines herbeuses et de savanes de la côte Ouest, et reste essentiellement du fait d'Européens souvent appelés Caldoches ou Broussards. Les exploitations, ou stations, étaient au nombre de 1 469 en 2002 pour 111 308 têtes de bétail cette même année, soit une moyenne de 75,8 têtes par exploitation.

Les autres élevages sont beaucoup moins développés et nettement moins productifs. Les animaux, hors bovins, ainsi élevés sont :

  • la volaille : beaucoup de basses-cours, poulaillers vivriers non destinés à la commercialisation, il y avait en 2002 382 838 têtes de volaille (soit le principal élevage en nombre de tête) avec une production en 2005 de 1 023 tonnes de viande alors que plus de 7 800 tonnes sont importées, et 2,8 millions de douzaines d'œufs avaient été produits cette même année
  • les cervidés : c'est véritablement le deuxième élevage, hors volaille, du territoire. Il y avait ainsi en 2002 14 361 têtes, pour une production de 269 tonnes de viande en 2003. Il s'agit de l'un des rares produits agricoles calédoniens destinés à l'exportation. Également principal gibier de chasse, le cerf est considéré comme l'une des viandes typiques de la « cuisine broussarde ».
  • les porcins : l'élevage de porcs s'est particulièrement développé au sein des populations mélanésiennes mais surtout chez les Wallisiens et les Futuniens. Il y avait un peu plus de 25 000 têtes en 2002, ce qui permettait d'être autosuffisant en matière de consommation de viande porcine, 1 800 tonnes ayant été produites en 2005 contre 232 importées (en viande et en reproducteurs)
  • les caprins et ovins : 8 000 têtes de caprins et 2 300 environ pour les ovins en 2002, la Nouvelle-Calédonie ne produit toutefois presque rien dans ce domaine avec seulement 14 tonnes de viande de ce type en 2005. Elle doit importer l'essentiel de sa consommation dans ce domaine, notamment le mouton de Nouvelle-Zélande.
  • lapins : 7 791 lapins élevés ont été recensés en 2002, mais il s'agit en règle générale d'un élevage vivrier ou destiné aux animaleries.
  • équins : 7 512 chevaux avaient été recensés en 2002, le cheval étant un animal fortement associé à l'image de la « brousse », les éleveurs utilisant bien souvent le cheval pour encadrer le bétail. Il y a également quelques haras, notamment dans le nord mais aussi à Dumbéa ou à Païta, destinés à l'entraînement de chevaux de concours ou de course.
  • apiculture : 1 971 ruches en 2002 ont permis aux Calédoniens d'être autosuffisants en matière de miel, avec 59 tonnes produites en 2005 contre seulement 4 importées.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les cultures céréalières sont très peu développées, la surface totale affectée à cette culture n'étant que de 953 ha en 2002 (dont 423 en Province Nord où elle représente 5,8 % de la production agricole finale provinciale et 52,9 % du chiffre d'affaires de la filière céréales de la Nouvelle-Calédonie en 2006[14], et 530 en Province Sud). Toutefois, elle a constitué la principale production végétale commercialisée du territoire de 2000 à 2008, avec 6 290 tonnes produites en 2005. Elle est en perte de vitesse depuis 2005 : en 2008, la production n'est que de 4 203 tonnes de maïs, passant derrière celle de légumes frais, tandis que sa valeur commercialisée la même année représentait 180 millions de Francs pacifique soit seulement 3,7 % de la valeur totale de la production végétale commercialisée.

En vérité, l'essentiel des exploitations agricoles sont affectées à la culture maraîchère et des fruits de plein champ, avec 1 872 hectares exploités en 2002 pour plus de 6 000 tonnes de légumes frais produits, 2 000 tonnes de courges (qui est le principal produit végétal exporté, elles sont appelées en Nouvelle-Calédonie sous leur dénomination anglaise, à savoir « squash ») et 4 500 tonnes de fruits. Il y a sinon des agricultures de type vivrières et coutumières des tubercules tropicaux dont surtout l'igname et les taros par les populations mélanésiennes en tribu. Seulement entre 300 et 450 tonnes de ces tubercules sont commercialisées chaque année environ. En revanche, la production de pomme de terre avait atteint en 2008 1 773 tonnes.

On peut également citer une très faible production de coprah, de vanilleLifou) et de café. Le café calédonien, notamment de la variété « Leroy », avait acquis une réputation mondiale mais la production locale a presque entièrement disparu depuis les années 1960 suite au boum du nickel, à la prolifération du champignon Hemileia vastatrix responsable d'une maladie du caféier dite de la rouille orangée, à l'apparition d'une espèce agressive de fourmis originaires d'Argentine et appelées « fourmis rouges » et au départ des travailleurs indonésiens suite à l'indépendance de leur pays. Depuis quelques années certains producteurs tentent de relancer le café Leroy calédonien.

Pêche[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la pêche est vivrière et de plaisance, avec 3 500 tonnes pêchées de cette manière en 2003 pour un total de produits de la pêche maritime destinés à la consommation humaine de 7 182 tonnes cette année-là.

Vient ensuite la pêche professionnelle au large par palangriers, plutôt stagnante (2 466 tonnes produites en 2003, 2 474 en 2005, 2 387 en 2008, 2 548 en 2009), dont essentiellement du thon blanc ou germon (1 111 tonnes en 2003, 1 590 en 2005, 1 649 en 2009) et un peu moins de thon jaune bien que cette pêche soit en perte de vitesse (754 tonnes en 2003, 448 en 2005, 487 en 2009), mais aussi du thon obèse qui est désormais quasi nulle (142 tonnes en 2003, 76 en 2005, 51 en 2009). Le thon est destiné en partie au marché local, mais est aussi un produit d'exportation de première importance. Peuvent également être cités quelques marlins (122 tonnes en 2003, 124 en 2005, 114 en 2009), requins makos (38 tonnes en 2003, 26 en 2005, 10 en 2009) - surtout pour les ailerons très prisés par les Asiatiques - et espadons pêchés (22 tonnes en 2003, 12 en 2005, 7 en 2009). Les exportations de la pêche hauturière néo-calédonienne a connu un record en 2001 (1 276 t, soit les trois cinquièmes, ou 61,8 %, du total des poissons pêchés par palangriers cette année-là, et 773 millions de Francs Pacifique rapportés). En 2009, la quantité exportée se rapproche à nouveau de la barre des 1 000 t dont elle s'était éloignée les trois années précédentes (947 t et 37,2 % de la production, et 424 millions de Francs CFP, le plus haut montant depuis 2003).

La pêche professionnelle lagonaire, avec 1 295 tonnes de produits en 2003 et 1 249 en 2004[15], est la troisième source de production dans ce domaine. Il s'agit surtout de la pêche d'holothuries (dites bêches de mer : 687 tonnes en poids frais en 2003, 811 en 2004 et 510 en 2010, mais un poids sec ramené à respectivement 52, 81 et 50 tonnes, puis à 92 tonnes en 2007 et 77 en 2009) qui elle aussi a vocation à l'exportation vers l'Asie du Sud-est, la Chine ou le Japon. Les poissons récifaux-lagonaires (maquereaux, mulets, becs-de-cane et bossus, vivaneaux, loches, dawas, perroquets, rougets, picots, notamment) représentaient 366 tonnes pêchées en 2003, 308 en 2005, 428 en 2006 et 506 en 2008.

Pour ce qui est de la production non destinée à la consommation humaine, la Nouvelle-Calédonie produit également entre cent et deux cents tonnes de coquille de troca (100 t en 2003, 153 en 2005, 1999 en 2008), un coquillage qui permet surtout la fabrication de boutons[16],[17].

Aquaculture[modifier | modifier le code]

Crevette bleue ou Obsiblue de Nouvelle-Calédonie, de plus en plus prisé des chefs étoilés de France métropolitaine et du monde

L'un des secteurs en plein essor de l'économie calédonienne est celui de l'aquaculture de la crevette. C'est un phénomène récent, les fermes aquacoles représentant moins de 500 ha jusqu'en 2003, pour 665 ha en 2005. La production était de 2 339 tonnes en 2005, dont plus de la moitié destinée à l'exportation (1 709 tonnes, 2,372 milliards de francs CFP de revenus à l'exportation). C'est devenu un produit de qualité qui sut s'implanter sur plusieurs marchés porteurs, bien que d'une manière encore assez marginale. Et pour certains d'entre eux, notamment au Japon, où elle est très demandée, elle est vendue assez chère (presque 2 millions de francs CFP la tonne).

Les principaux importateurs sont:

  • Drapeau de la France France métropolitaine : 953 tonnes pour un revenu de 1,224 milliard de francs CFP (10,257 millions d'euros) en 2005.
  • Drapeau du Japon Japon : 476 tonnes importées mais un revenu très élevé étant donné ce chiffre de 806 millions de francs CFP (6,754 millions d'euros) en 2005.
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : 111 tonnes pour un revenu de 162 millions de francs CFP (1,36 million d'euros, 1,851 million de dollars US) en 2005. Les exportations vers les États-Unis sont assez irrégulières : elles ont connu ainsi deux pics importants (en 2002 avec 162 tonnes exportées pour 245 millions de francs CFP, et en 2005). Les autres années, elles ont été assez faibles.
  • Drapeau de l'Australie Australie : 105 tonnes pour un revenu de 98 millions de francs CFP (820 000 euros environ) en 2005. Il s'agit d'un marché en train de se fermer, l'aquaculture de la crevette s'étant développée en Australie. C'est ainsi que les exportations vers ce pays ne cessent de chuter (de 582 tonnes en 1999, il s'agissait alors du 2e client de la crevette calédonienne derrière la France, aux 105 tonnes de 2005), de même que les prix (d'environ 1,2 million de francs CFP la tonne en 1999 à seulement environ 930 000 francs la tonne en 2005).
  • Drapeau de la Polynésie française Polynésie française : 51 tonnes pour un revenu de 65 millions de francs CFP en 2005. Ce marché ne s'est ouvert qu'en 1999.
  • Drapeau de Wallis-et-Futuna Wallis-et-Futuna : 9 tonnes pour un revenu de 13 millions de francs CFP en 2005.
  • Drapeau de Hong Kong Hong Kong : 2 tonnes pour un revenu de 4 millions de francs CFP en 2005.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Nouvelle-Calédonie.

Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombreuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif corallien (pêche sous-marine). Le secteur employait en 2005 4 500 personnes, soit environ 6 % de la population active totale, et produisait un chiffre d'affaires de 38,5 milliards de francs CFP en 2000 (soit 322,6 millions d'euros) et une valeur ajoutée de 16 milliards de francs CFP, soit environ 4 % du PIB du territoire[18].

Touristes (hors croisiéristes)[19]
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
91 121 105 137 103 835 99 735 109 587 100 515 103 933 101 983 99 515 100 651 100 491 103 363 103 672 99 379 98 562 111 875

Le tourisme calédonien avait commencé à se développer au début des années 1980, atteignant son niveau record pour la décennie en 1984 avec 91 000 touristes. Seulement, les événements politiques opposant partisans et opposants de l'indépendance de 1984 à 1988 ont fortement handicapé le secteur touristique jusqu'au début des années 1990. Depuis lors, le tourisme a connu deux nouvelles crises : en 1998 et 1999, suite à la crise asiatique, et en 2001 ou en 2003-2004 dans un contexte de crise généralisée du tourisme international suite aux attentats du 11 septembre 2001 puis à ceux de Bali de 2002. En 2004, le nombre de visiteurs a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Le tourisme a faiblement repris entre 2005 et 2008 tout en restant loin de son précédent record de 2000, et connaît deux faibles années en 2009 et 2010, tombant en dessous de la barre des 100 000 visiteurs. L'activité dans ce domaine connaît toutefois un net rebond en 2011 avec un nouveau record de fréquentation, porté par la hausse des touristes venant de France métropolitaine et des retombées de l'organisation des XIVe Jeux du Pacifique.

Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de la France métropolitaine, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Toutefois, la fréquentation japonaise, qui n'avait cessé d'augmenter au début des années 2000 au point de dépasser celle des métropolitains de 2004 à 2006 en atteignant un niveau record en 2005 avec 31 486 touristes, connaît depuis ces dernières années une légère baisse dans un contexte de chute du yen, dont le taux par rapport au dollar et à l'euro est plus faible désormais que celui du franc CFP ce qui rend alors la Nouvelle-Calédonie moins compétitive. En revanche, le nombre de touristes venus de métropole, qui globalement stagne entre 29 000 et 30 000 visiteurs depuis une dizaine d'années mais qui a connu deux années maigres en 2004 et 2005, est reparti à la hausse sans avoir encore retrouvé totalement son niveau de 2003. Le tourisme de proximité, australien ou néo-zélandais, a bénéficié d'une croissance spectaculaire entre 2006 et 2007. Voici les arrivées de touristes, hors croisiéristes, par pays de résidence en 2011, sur 111 875 au total[19]:

Une large majorité de ces touristes viennent pour les vacances, toutefois le tourisme familial ou amical reste assez important (24 786 visiteurs en 2011, essentiellement des Métropolitains, des Wallisiens et des Polynésiens), de même que pour le tourisme d'affaire ou professionnel (19 500 en 2011). La durée moyenne des séjours est ainsi de 16,8 jours, mais celle des Métropolitains par exemple est nettement plus élevée (33,2 jours en moyenne), du fait justement qu'il s'agit là surtout d'un tourisme familial ou amical. Les Japonais quant à eux sont ceux qui restent le moins longtemps, avec en moyenne 5,5 jours passés sur le territoire (beaucoup de Japonais viennent se marier et en lune de miel). Quoi qu'il en soit, cette durée de séjours est assez longue. Ainsi, si le tourisme calédonien est nettement moins développé que celui de la Polynésie française (avec deux fois moins de touristes par an environ), cette durée de séjour est plus élevée en Nouvelle-Calédonie (elle est de 13,2 jours en Polynésie).

Le bateau de croisière Pacific Sun près des côtes de Lifou, septembre 2009

Les provinces Nord et des îles Loyauté ont développé depuis le début des années 1990 des projets immobiliers et hôteliers (le Novotel Malabou Beach Resort de Poum et le Club Méditerranée de Hienghène pour la première en 1992, le Drehu Village de Lifou et le Nengone Village de Maré pour la seconde en 1996, suivi en 2000 du Paradis d'Ouvéa) destinés à mieux accueillir les visiteurs et à rattraper leur retard en infrastructure touristique par rapport au Province Sud. Cependant cette dernière continue à concentrer l'essentiel des équipements (74,4 % des chambres d'hôtels disponibles sur le Territoire fin 2006 s'y trouvent), notamment en matière de tourisme haut de gamme (les trois seuls hôtels cinq étoiles ainsi que les trois golfs du Territoire)[20].

Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales. Toutefois, de nouvelles lignes ont été ouvertes récemment par la compagnie locale Aircalin, dont une vers la Corée du Sud en partenariat avec Korean Air en 2008 et une autre vers La Réunion en association avec Air Austral en 2009, dans le but de s'ouvrir à de nouveaux marchés.

Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté. Il faut ainsi ajouter aux chiffres cités ci-dessus ceux des croisiéristes faisant escale en Nouvelle-Calédonie, nombre en constante augmentation et désormais plus importante que celle des touristes « traditionnels » (non croisiéristes) :

Nombre de croisiéristes par année[19]
1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
45 665 31 700 21 351 48 701 48 579 50 671 54 925 64 273 77 115 81 215 118 898 121 393 173 208 131 231 203 879 210 919

Les croisiéristes sont essentiellement australiens (81,5 %), puis néo-zélandais (7,6 %). 64 paquebots ont fait escale sur le territoire en 2004, 60 en 2005, puis 87 en 2006, 83 en 2007, 99 en 2008, 79 en 2009, 115 en 2010 et 121 en 2011[21].

Le soutien de la métropole et de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Les dépenses de l'État[modifier | modifier le code]

La métropole assure le soutien économique du territoire grâce à des transferts financiers massifs, représentant 16 % du PIB du territoire, soit 121,498 milliards de francs CFP (environ 1,02 milliard d'euros) en 2007. Ces transferts concernent[22] :

  • l'administration de l'État : 84,823 milliards de francs CFP (environ 710,8 millions d'euros, 69,8 % du total), dont :
    • les dépenses faites aux ménages (salaires de la fonction publique d'État, qui emploie, selon la CAFAT, 6 755 personnes, traitements et prestations sociales) : 71,834 milliards de francs CFP (environ 602 millions d'euros, 84,7 % des dépenses de l'administration d'État et 59,1 % du total),
    • les dépenses pour les biens et services publics de l'État : 9,259 milliards de francs CFP (environ 77,6 millions d'euros, 10,9 % des dépenses de l'administration d'État et 7,6 % du total),
    • les dépenses d'équipement : 3,73 milliards de francs CFP (environ 31,26 millions d'euros, 4,4 % des dépenses de l'administration d'État et 3,1 % du total).
  • transferts financiers vers les collectivités et établissements publics locaux : 36,353 milliards de francs CFP (environ 304,6 millions d'euros, 29,9 % du total), dont :
    • vers la Nouvelle-Calédonie et ses établissements publics (comme l'OPT, le CHT, la CAFAT) : 2,416 milliards de francs CFP (environ 20,25 millions d'euros, 6,6 % des transferts, 2 % du total),
    • vers les Provinces : 14,702 milliards de francs CFP (environ 123,2 millions d'euros, 40,4 % des transferts, 12,1 % du total),
    • vers les Communes : 10,602 milliards de francs CFP (environ 88,8 millions d'euros, 29,2 % des transferts, 8,7 % du total),
    • vers les Établissements publics nationaux : 5,511 milliards de francs CFP (environ 46,2 millions d'euros, 15,2 % des transferts, 4,5 % du total),
    • vers les Établissements publics locaux et d'autres organismes publics ou privés : 3,122 milliards de francs CFP (environ 26,2 millions d'euros, 8,6 % des transferts, 2,6 % du total).
  • solde des emplois non ventilés : 322 millions de francs CFP (environ 2,7 millions d'euros, 0,3 % du total).

Les subventions européennes[modifier | modifier le code]

L'Union européenne intervient également dans les finances du territoire, notamment à travers le Fonds européen pour le développement (FED) alloué à chaque Pays et territoires d'outre-mer (PTOM). La Xe FED, défini lors de la révision des Accords de Cotonou en 2008 et valables pour la période 2008-2013, prévoit ainsi une dotation initiale de 1,6408 milliards de Francs CFP (environ 13,75 millions d'euros) à quoi s'ajoutent les transferts de 930,6 millions de Francs CFP (environ 7,8 millions d'euros) des FED précédents, soit un total de 2,5714 milliards de Francs CFP (environ 21,55 millions d'euros)[23].

Commerce extérieur[modifier | modifier le code]

Un minéralier de la SLN dans le lagon nouméen en 2012

Le commerce extérieur reste déficitaire. En effet, l'essentiel des exportations concernent le minerai de nickel et les ferro-nickels, alors que le territoire reste largement dépendant de l'extérieur en matière de produits de consommation, d'alimentation et de transport.

Exportations[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Calédonie est le 4e producteur mondial de minerai de nickel. L'essentiel du commerce dépend donc de cette matière première. En dehors du secteur minéral, le deuxième secteur de revenu à l'exportation est celui des produits de la mer, et notamment de la crevette calédonienne, de plus en plus recherchée surtout par les marchés asiatiques mais aussi européens.

Pendant le « boom du nickel » des années 2000[modifier | modifier le code]

Les exportations atteignent leur plus haut niveau, au cœur de l'envolée que connaissent les cours du nickel et plus généralement des matières premières entre 2004 et 2008, en 2007, avec 183,698 milliards de francs CFP (1,539 milliard d'euros), dont 177,116 milliards (96,4 % du total) pour les produits miniers (107,995 milliards pour les ferro-nickels, 44,004 milliards pour le minerai de nickel, 25,117 milliards pour les mattes) et 2,266 milliards pour les produits de la mer (soit une baisse significative d'environ 450 millions par rapport à 2006, il s'agit surtout de la crevette qui a rapporté en 2007 1,527 milliard de francs CFP, l'exportation de poissons ne représentant que 229 millions de francs dont 202 pour le thon, tandis que les exportations d'holothuries, très recherchées sur les marchés asiatiques, a pratiquement doublée en un an pour s'établir à 414 millions de F CFP). Ensuite viennent, de manière beaucoup moins rentable, les chauffes-eau (512 millions en 2004, 509 en 2005), les huiles essentielles (dont l'huile de santal ou l'huile de niaouli, aussi appelée gomenol, 59 millions de francs CFP en 2005), la viande de cerf (50 millions de francs CFP en 2005), les produits maraîchers (50 millions également, dont 43 millions de franc pacifique pour l'exportation de la squash en 2005), des peaux bruts d'animaux (16 millions de franc pacifique en 2005), du chocolat (13 millions de francs CFP en 2005) et des fruits tropicaux (13 millions également en 2005).

Les principaux partenaires à l'exportation sont en 2007[24],[25] :

Pendant la crise[modifier | modifier le code]

La crise mondiale débutée en 2008 entraîne une forte baisse des matières premières, et donc du nickel. Cela se retrouve dans les chiffres des exportations de la Nouvelle-Calédonie, qui retombent à 104,853 milliards de Francs CFP en 2008 (878,668 millions d'euros) et à 84,503 milliards en 2009 (708,135 millions d'euros), retombant à son niveau de 2003 (soit juste avant le « boom » de 2004-2007). Les revenus de la vente des produits miniers sont presque divisés par deux par rapport à 2007, s'élevant en 2009 à 14,711 milliards de Francs pour le minerai de nickel (contre 38,174 milliards en 2007 et 16,923 milliards en 2008), à 44,870 milliards pour les ferro-nickels (contre 107,995 milliards en 2007 et 64,479 milliards en 2008) et à 17,301 milliards pour les mattes (contre 25,117 milliards en 2007 et 16,816 milliards en 2008). La tonne de minerai néo-calédonien a été vendu en moyenne en 2009 à 4 185 F CFP (35,07 ), contre 9 448 F CFP (79,18 ) en 2007. S'y ajoute une vente en baisse des crevettes (déjà visible en 2007), avec 1 295 tonnes exportées en 2008 et 1 079 tonnes en 2009. En revanche, les exportations de thons et d'holothuries augmentent.

La répartition entre les principaux partenaires à l'exportation de la Nouvelle-Calédonie se trouve également bouleversé par la conjecture internationale. Le Japon, très frappé par la crise, importe presque quatre fois moins de produits néo-calédoniens en 2009 par rapport à 2007 et passe du rang de premier acheteur de l'archipel à la troisième place du classement. En revanche, la croissance très soutenue de la Chine durant ses années, et notamment son développement industriel, en fait d'année en année un plus gros demandeur de produits miniers de nickel et, après une année creuse en 2008 et un chiffre 2009 deux fois moins important qu'en 2007, se place désormais comme le deuxième client de la Nouvelle-Calédonie, après la France métropolitaine qui pour sa part n'a vu ses importations provenant de l'archipel baisser que très légèrement. Les autres pays clients de l'Union européenne (dont les principaux avant 2008 ont connu une très forte récession suite à la crise, comme l'Espagne par exemple) achètent pour leur part beaucoup moins à la Nouvelle-Calédonie. La répartition en 2009 se répartit comme suit[26] :

Importations[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Calédonie est largement dépendante de l'importation pour tout ce qui est produit alimentaire, de consommation (notamment les appareils électro-ménagers, Hi-Fi, téléviseurs) ou de transports (les voitures).

Les importations représentaient en 2007 244,096 milliards de francs CFP (environ 2,045 milliards d'euros). Les machines, appareils et matériels électroniques reviennent le plus cher au Territoire (près de 48 milliards de francs CFP), suivi, de manière assez paradoxale pour un gros producteur minier, des produits minéraux (35,75 milliards de francs CFP, essentiellement des matériaux servant aux alliages avec le nickel) et du matériel de transport (35,502 milliards, surtout des automobiles particulières avec plus de 9 000 véhicules importés en 2005 et 13 439 nouvelles immatriculations de véhicules neufs en 2007). Viennent ensuite les produits alimentaires (26,5 milliards de francs CFP, beaucoup de fruits et légumes tempérés d'Europe mais aussi d'Australie et de Nouvelle-Zélande, des surgelés, des conserves, etc...), des métaux et ouvrages en ces métaux (15,381 milliards de francs CFP), des produits chimiques (14,972 milliards de francs CFP), des produits plastiques et caoutchouc (7,788 milliards de francs CFP), textiles (5,555 milliards de francs), papeterie (4,497 milliards de francs) et bois (2,011 milliards de francs).

Les principaux partenaires à l'importation sont en 2007[27],[25] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Résultats économiques généraux de la Nouvelle-Calédonie sur le site de l'ISEE
  2. Comptes économiques définitifs, ISEE
  3. Art. 1.5. de l'Accord de Nouméa sur le site www.legifrance.gouv.fr
  4. « Où en sommes-nous ? », Les Nouvelles Calédoniennes, 26/06/2008
  5. « Passage à l’euro : année décisive pour la Calédonie », Les Nouvelles Calédoniennes, 03/02/2006
  6. Activité minière sur le site de l'ISEE
  7. Cours du nickel depuis 2007 sur http://metaux.decolletage.fr
  8. Résultats économiques généraux sur le site de l'ISEE
  9. Présentation du CNRT Nickel-Environnement sur le site de l'Ifremer en Nouvelle-Calédonie
  10. Présentation du DEUST Géosciences sur le site de l'Université de la Nouvelle-Calédonie
  11. Calédonie: État accusé de complicité de "désastre écologique" à Goro-Nickel (article du Monde)
  12. Présentation du projet Goro Nickel sur son site officiel
  13. Présentation du projet Koniambo sur son site officiel
  14. Présentation de l'agriculture de la Province Nord sur son site officiel
  15. En comptant les holothuries en poids frais.
  16. [PDF] Fiche sur la pêche en Nouvelle-Calédonie, ISEE, 2006
  17. [xls] Tableaux statistiques sur la pêche en Nouvelle-Calédonie, ISEE
  18. ISEE de Nouvelle-Calédonie
  19. a, b et c Source: Police aux frontières jusqu'en 1999, ISEE à partir de 2000, repris par B. Fadda, « Le Tourisme en Nouvelle-Calédonie », Académie de Nouméa, 11/2006 pour les chiffres de 1996 à 2005 et ISEE en Nouvelle-Calédonie pour 2002 à 2007
  20. Infrastructures hôtelières de la Nouvelle-Calédonie, ISEE
  21. « Tourisme : Repères », Les Nouvelles Calédoniennes, 24/06/2008
  22. Dépenses de l'État en Nouvelle-Calédonie sur le site de l'ISEE
  23. Aides européennes sur le site de l'ISEE
  24. Exportations sur le site de l'ISEE
  25. a et b Balance commerciale sur le site de l'ISEE
  26. Chiffres des exportations sur le site de l'ISEE
  27. Importations sur le site de l'ISEE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]