Taïwan

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite uniquement de la « République de Chine » installée sur l'île de Taïwan. Il traite tous les domaines concernant ce pays (politique, économie, diplomatie, etc…) ; tout ce qui concerne la géographie devrait être traité dans l'article Taïwan (île).

République de Chine

Zhonghuá Mínguó (zh)

中華民國 (zh)

Drapeau
Drapeau de la République de Chine
Blason
Armoiries de la République de Chine
Description de l'image Locator map of the ROC Taiwan.svg.
Hymne national 《中華民國國歌》
Administration
Forme de l'État régime semi-présidentiel
Revendiqué par Drapeau : République populaire de Chine République populaire de Chine
Reconnu par 22 États de l'ONU, surtout d'Amérique centrale et d'Afrique
Président de la République Ma Ying-jeou
Langues officielles Chinois mandarin, langues reconnues :taïwanais, hakka, Langues formosanes, dialecte de fuzhou (en)
Capitale Taipei[1]
Géographie
Superficie totale 36 191 km2
Fuseau horaire UTC +8
Histoire
Démographie
Gentilé Taïwanais
Population totale (rec. 2001) 23 293 593 hab.
Densité 644 hab./km2
Économie
PIB nominal (2014) 505.5 Mds $ U.S.
PIB nominal par hab. (2013) 20 925 $ [2] (38e)
PIB (PPA) par hab. (2013) 41 539 $ [2] (21e)
Monnaie Nouveau dollar de Taïwan (TWD)
Divers
Code ISO 3166-1
Domaine Internet .tw
Indicatif téléphonique +886

La République de Chine (chinois simplifié : 中华民国 ; chinois traditionnel : 中華民國 ; pinyin : Zhōnghuá Mínguó), couramment désignée sous le nom de Taïwan (autrefois Formose) ou encore République nationaliste de Chine, est un pays d'Asie de l'Est composé de l'île de Taïwan et d'autres îles avoisinantes, dont Jinmen, Matsu et Penghu.

Taïwan fut officiellement gouverné par la Chine de 1885 à 1895, puis cédé au Japon, par le traité de Shimonoseki (1895), à la suite de la première guerre sino-japonaise. Ce dernier entreprend le développement de Taïwan, la dotant d'infrastructures importantes. En 1945, à la suite de la défaite japonaise à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, la République de Chine conquiert Taïwan. En 1949, le gouvernement de la République contrôlé par le Kuomintang s'y installe, après avoir perdu la guerre civile chinoise contre les communistes chinois. Cette installation est accompagnés d'un transfert massif de population. À partir de 1950, après avoir perdu Hainan, la République de Chine ne contrôle plus que l'île de Taïwan et quelques autres territoires insulaires plus petits.

La République de Chine occupait le siège de la Chine à l'ONU jusqu'en 1971, date à laquelle la République populaire de Chine la remplaça. La République de Chine et la République populaire de Chine revendiquent chacune la pleine et légitime souveraineté sur la totalité du territoire chinois (Chine continentale et île de Taïwan). Aujourd'hui, la République de Chine (Taïwan) revendique toujours officiellement la souveraineté sur le continent[réf. nécessaire], même si ses revendications ne sont pas activement poursuivies, dans un effort d'améliorer les relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et la République de Chine. Dans les faits, Taïwan a une indépendance administrative et politique par rapport au continent, mais son indépendance n'a jamais été proclamée ni par le gouvernement de l'île, ni par celui du continent. Elle est donc considérée par l'ONU comme une province de la République populaire de Chine et par le gouvernement de Taïwan, comme une province de la République de Chine, comme stipulé dans sa constitution d'avant 1949.

Une réforme agraire réussie puis un développement économique rapide et soutenu pendant la deuxième moitié du XXe siècle ont transformé Taïwan, un des dragons asiatiques, en un pays industrialisé développé jouissant d'un niveau de vie équivalent à celui du Japon ou de l'Union européenne. Cette ascension économique est souvent appelée le miracle taïwanais. Ses industries de haute technicité jouent un rôle essentiel dans l'économie mondiale. Les entreprises taïwanaises fournissent une bonne partie des produits électroniques du monde, mais la grande majorité de ceux-ci sont fabriqués dans leurs usines en Chine et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est. Ce développement économique s'est réalisé en parallèle à une démocratisation de la vie politique locale, après quelques décennies sous le régime autoritaire.

Forme internationale du nom[modifier | modifier le code]

Le nom officiel en français est République de Chine, en anglais Republic of China, chinois simplifié : 中华民国 ; chinois traditionnel : 中華民國 ; pinyin : Zhōnghuá Mínguó ; Wade : Chung-hua Min-kuo ; EFEO : Tchong-houa Min-kouo ; littéralement : « État du peuple de Chine », en tongyong pinyin Jhonghuá Mínguó, en taïwanais Tiong-hoâ Bîn-ko.

Les fédérations sportives taïwanaises participent aux Jeux olympiques et aux compétitions sportives internationales sous l'appellation Chinese Taipei (chinois : 中華台北 ; pinyin : Zhōnghuá Táibĕi, français : « Taipei chinois »), avec un drapeau spécifique, différent du drapeau de la République de Chine, en raison de l'interdit posé par la République populaire de Chine sur l'appellation République de Chine.

En chinois, ce nom est Zhōnghuá Táibĕi (中華台北), « Taipei chinois » ; mais la République populaire utilise Zhōngguó Táibĕi (中国 台北), littéralement « Taipei, Chine », plaçant l'île au même niveau que les régions administratives spéciales de Hong Kong et de Macao dénommées en anglais, notamment sur les timbres-poste, Hong Kong, China, et Macau, China.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, l'histoire officielle de la République de Chine comprend celle de la première période Républicaine, depuis la chute de l'Empire Qing en 1911 et la proclamation de la République le 1er janvier de l'année suivante. Elle ne se confond avec l'histoire de Taïwan qu'à partir de 1945, quand l'île, annexée par l'Empire du Japon depuis la Première guerre sino-japonaise, est rétrocédée par les Japonais à la suite de leur défaite militaire.

Histoire ancienne de l'île de Taïwan[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupation humaine de Taïwan sont anciennes : des restes humains datés au carbone 14 de 30 000 ans ont été retrouvés à Taïwan ; on a donné à ces restes humains le nom d'Homme de Zuozhen. Vers 4000 avant notre ère, les ancêtres des populations austronésiennes actuelles arrivent à Taïwan en provenance du sud-est de la Chine. Les cultures austronésiennes à Taïwan se développeront sans interférence extérieure majeure jusqu’au début du XVIIe siècle et l’arrivée des Européens.

En 1542, une expédition portugaise en route vers le Japon aperçut pour la première fois ce gros confetti jeté dans le Pacifique, à 180 kilomètres des côtes chinoises. Face aux falaises luxuriantes qui transperçaient l'azur, les marins ne purent que s'exclamer : « Ilha formosa ! », « La belle île ! ». Une légende qui explique l'origine du nom qu'on donna à cette terre à l'époque : Formose[3].

Les Hollandais qui entreprennent la colonisation de l’île encouragent la migration chinoise à ses débuts, notamment dans le but de cultiver les terres. Cette migration s'accélère et entraînera un changement irrémédiable pour les populations aborigènes et pour l'avenir de l’île, en particulier à travers le métissage de la population. Zheng Chenggong, plus connu en Occident sous le nom de Koxinga, chassera les Hollandais de Taïwan en 1662 et la migration chinoise continuera vers l’île. Pourtant, Zheng Chenggong, fidèle à la dynastie Ming chassée de la gouvernance de la Chine par les Mandchous, puis son fils Zheng Jing considèrent alors surtout Taïwan comme une base arrière en vue de reconquérir la Chine continentale. Les estimations donnent à l’époque des Zheng une population de 100 000 Chinois, contre 50 000 à l’époque des Hollandais, et autant d'aborigènes. Cette migration étant à ses débuts quasi-exclusivement masculine, beaucoup de Chinois prendront comme épouses des aborigènes. Taïwan est prise aux Zheng par les Mandchous (dynastie Qing) en 1683. Au début du XIXe siècle, Taïwan compte déjà plus de deux millions de Chinois.

Lors de la guerre franco-chinoise, la France bombarde Formose en août 1884, puis, en 1885 assure son blocus avant de débarquer sur les Îles Pescadores. En 1885, comprenant l'importance stratégique de l’île, les Qing élèvent Taïwan au rang de Province et Liu Mingchuan en devient le premier gouverneur.

En 1895, à la suite de la défaite face au Japon dans la Guerre sino-japonaise (1894-1895), la Chine signe le traité de Shimonoseki, par lequel elle cède Taïwan ainsi que les îles Pescadores (îles Penghu) au Japon. Taïwan déclare alors son indépendance en mai 1895 sous le nom de République de Taïwan mais ne résiste que quelques mois, jusqu'en octobre 1895, à la prise de contrôle de l'île par le Japon. Taïwan fera ainsi partie pendant 50 ans de l’empire colonial japonais qui y pratique une politique d'assimilation. Le 25 octobre 1945, les troupes japonaises se rendent à l'armée américaine, et sont alors contraintes de rendre Taïwan et les îles Pescadores à la République de Chine, tout en plaçant ces dernières sous tutelle des États-Unis, ce qui a été confirmé par le traité de paix de San Francisco, signé en 1951 entre les États-Unis et le Japon[4].

Dictature de Chiang Kai-chek à Taïwan et l'évolution vers la démocratie[modifier | modifier le code]

En 2011, de grandes célébrations sont organisées à Taïwan pour fêter le 100e anniversaire de la fondation de la République de Chine.

Les troupes du Parti nationaliste chinois (Kuomintang) de Chiang Kai-chek arrivent à Taïwan en 1945, dès le retrait des troupes japonaises, et la République de Chine commence à gouverner l’île. Très vite, le malaise s’installe entre les nouveaux venus et la population taïwanaise et le 28 février 1947 éclatent, sous le nom d'Incident 228, des émeutes, provoquant la mort d'environ 30 000 Taïwanais, et la loi martiale est proclamée, c'est le début de la « Terreur blanche ». Après sa défaite face aux Parti communiste chinois de Mao Zedong, Chiang Kai-chek se replie à Taïwan avec près de deux millions de continentaux qui fuient le nouveau régime.

Tchang Kaï-chek reprend la présidence à vie de manière officielle en mars 1950. Taïwan vivra alors pendant plusieurs décennies sous la dictature dirigée par le Kuomintang, avec l'appui des États-Unis, qui visait encore à cette époque la reconquête de la Chine continentale, Taipei n'étant considérée que comme capitale administrative provisoire en attendant le retour à Nankin[5],[6],[7].

En 1971, à la suite du refus de Chiang Kai-chek d'accepter officiellement une deuxième Chine (la République populaire de Chine), l'ONU vote la Résolution 2758 par laquelle Taïwan perd son siège au profit de la République populaire de Chine, qui devient le seul représentant de la Chine à l’ONU.

En 1978, Tchang Ching-kuo, fils de Tchang Kaï-chek mort trois ans plus tôt, devient le président de la République de Chine. Le régime très autoritaire, s'assouplit, et la liberté de parole est autorisée. En 1988, Lee Teng-hui lui succède et continue sa politique. Le premier parti d'opposition, le Parti démocrate progressiste ou Minjindang (DPP, acronyme anglais) est créé en 1986. En 1996, Lee Teng-hui organise la première élection présidentielle au suffrage universel direct, qu'il remporte largement.

En 2000, l'opposition de Chen Shui-bian et la coalition pan-verte gagnent les élections : Chen Sui-bian est le premier président du pays à ne pas appartenir au Kuomintang. Il entreprend la consolidation de l'identité taïwanaise. En 2004, il est réélu de justesse au cours d'une élection controversée et à la suite d'une tentative d'assassinat contre lui-même et la Vice-présidente Annette Lu.

Le 3 décembre 2005, le Kuomintang sort large vainqueur des élections régionales. En mars 2008, Ma Ying-jeou, candidat du Kuomintang est élu à la présidence. Conformément aux critères de l'Union européenne (double changement du parti au pouvoir)[réf. nécessaire], la République de Taïwan a évolué vers la démocratie.

En mars 2008, Ma Ying-jeou, candidat du Kuomintang, est élu à la présidence de la République. Il est réélu le 14 janvier 2012 pour un second mandat, et le Kuomintang prend 64 des 113 sièges du parlement lors des législatives qui ont eu lieu simultanément[8].

Institutions[modifier | modifier le code]

L'administration de la République de Chine est organisée selon trois niveaux :

  • le niveau central
  • le niveau provincial
  • le niveau de district et municipal

Au niveau central la séparation des pouvoirs est assurée par la présidence de la République et les cinq Yuans (exécutif, législatif, judiciaire, des examens et de contrôle). Les prérogatives de l'Assemblée nationale (établie en 1947 par la Constitution de la République de Chine et transplantée à Taïwan en 1949) ont été progressivement transférées au Yuan législatif. L'Assemblée nationale a officiellement été supprimée en 2005.

Subdivisions de la République de Chine[modifier | modifier le code]

Depuis le , la République de Chine est divisée en 5 villes autonomes, 3 villes de niveau provincial et 14 comtés, dont trois ne sont pas situés sur l'île de Taïwan (comtés de Penghu, de Kinmen et de Lienchiang). À part les 5 villes autonomes qui sont dirigées directement par l'administration centrale, le reste de ses subdivisions administratives est théoriquement réparti sur deux provinces : celle de Taïwan et celle du Fujian. Or, la Constitution amendée en 1996 a abrogé largement l'autonomie des provinces et leurs fonctions ; les lois concernant l'autonomie des provinces et des comtés ont été abolies. Dès lors, les lois du gouvernement local sont entrées en vigueur et les comtés sont désormais contrôlés par le ministère de l'Intérieur.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique à Taïwan.

Depuis la fin du XXe siècle, quatre partis politiques majeurs sont présents. Le Kuomintang possède le pouvoir de 1950 à 2000. Le Minjindang (DPP) gagne les élections en 2000 et conserve sa place à la suite du scrutin de 2004.

En 2008, de nouvelles élections ramènent au pouvoir le Kuomintang. Les deux autres partis d'importance sont le Qinmindang (Parti du peuple en premier, allié au Kuomintang dans la coalition pan-bleue) et l'Union pour la solidarité de Taïwan, partenaire du DPP au sein de la coalition pan-verte. Le Kuomintang est réélu en janvier 2012 et prend la majorité du parlement.

Les relations avec la Chine sont une des préoccupations prioritaires de la politique de Taïwan pour des raisons historiques, sociologiques (de nombreux Taïwanais ont leur famille ou travaillent sur le continent) et géographiques.

Revendications territoriales[modifier | modifier le code]

Carte de la République de Chine, montrant les territoires contrôlés (en vert foncé) et les autres territoires revendiqués (en vert clair).
À titre de comparaison, les territoires contrôlés (en vert foncé) et les autres territoires revendiqués (en vert clair) par la République populaire de Chine.

La République de Chine se réclame comme étant le seul gouvernement légitime de la Chine. Conformément à cela, la République de Chine revendique tous les territoires actuellement administrés par la République populaire de Chine et la Mongolie. Ceci inclut la Chine continentale, Hong Kong, Macao et la Mongolie extérieure. Dans ces mêmes revendications, la République de Chine revendique également quelques territoires frontaliers qu'elle dit avoir historiquement fait partie du territoire chinois, dont le Tibet du Sud actuellement administré par l'Inde, une partie à l'est du Bhoutan, la partie administrée par la Russie des îles Heixiazi, une partie au nord de la Birmanie, une partie du massif du Pamir, soixante-quatre villages à l'est de la rivière Heilongjiang et le Tannu Uriankhai. Cependant, le gouvernement de la République de Chine ne poursuit plus activement ces revendications à l'heure actuelle.

La République de Chine revendique également des îles dans la mer de Chine méridionale sur la même base que ses revendications sur les territoires chinois historiques. Contrairement à ses revendications sur le territoire asiatique principal, cependant, le gouvernement de la République de Chine poursuit et défend activement ses revendications sur ces îles. Elles incluent l'intégralité des îles Spratleys, des Paracels, le banc de Macclesfield et le récif de Scarborough. Ces îles sont administrées par un certain nombre de gouvernements autour de la mer de Chine méridionale. La République de Chine revendique également les îles Diaoyutai, actuellement administrées par le Japon qui les nomme îles Senkaku.

La République populaire de Chine, à son tour, se déclare elle-même comme le seul gouvernement légitime de la Chine d'avant la guerre civile et revendique tous les territoires administrés par la République de Chine comme faisant partie de son territoire.

En 2003, le gouvernement indépendantiste taïwanais a procédé au démantèlement de la commission ministérielle des Affaires mongoles et tibétaines, dont les fonctions ont été transférées à la Fondation des échanges Taïwan-Tibet nouvellement créée, qui sert de canal de communication semi-officiel entre Taipei et le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala, en Inde.

Avec cette modification, le gouvernement taïwanais semble mettre un terme à ses revendications sur le Tibet et la Mongolie, attestées par la présence de la commission des Affaires mongoles et tibétaines au sein du Cabinet.

Taipei et Oulan-Bator ont signé en 2002 un protocole d’accord pour l’échange de bureaux de représentation. Quant aux affaires tibétaines, les deux visites à Taipei du dalaï-lama, en 1997 et en 2001, ont été traitées comme des affaires internationales ne relevant pas de la commission ministérielle.

Le retour du Kuomintang au pouvoir en 2008 inverse le processus et reconnait de nouveau le Tibet et la Mongolie extérieure comme partie intégrante de la Chine.

Armée[modifier | modifier le code]

Le Taiwan Relations Act[modifier | modifier le code]

Le Taiwan Relations Act a été adopté le 10 avril 1979 par le Congrès des États-Unis après l'établissement de relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et les États-Unis. Dans ce pacte, il est notamment question de la vente d'armes entre les États-Unis et Taïwan. Ce type de relation commerciale avec les États-Unis est la source de tensions croissantes avec la République populaire de Chine. En effet, celle-ci considère ces échanges comme une volonté d'ingérence de la part des États-Unis dans ses affaires internes. La conséquence directe pour les États-Unis a été la suspension des relations militaires à haut niveau et une éventuelle sanction des sociétés américaines impliquées dans cette vente de matériel[9]. Cette réaction des autorités chinoises peut être un signal faible traduisant les tensions internes de Taïwan[10],[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Gare de Hsinchu, HSR (TGV) taïwanais
La station Central Park du métro de Kaohsiung.

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Aux XVIIIe et XIXe siècles, le peuplement chinois a fondé une économie rurale classique à la chinoise, rizicole et maraîchère, complétée par des pêcheries. L’industrialisation s’est effectuée vers la fin du XIXe siècle sous l'administration de la dynastie Qing, puis avec l’occupation japonaise d’environ un demi-siècle qui, en 1945, a laissé une infrastructure industrielle et des empreintes intellectuelles fortes. L’essor économique de Taïwan fut lancé par une réforme agraire réussie et une aide généreuse des États-Unis au refuge des « nationalistes » chinois de Tchang Kaï-chek dans les années 1950.

Cette réforme agraire réussie et cette aide économique généreuse ont permis à la paysannerie de devenir de petits propriétaires, de s’enrichir et de constituer un marché interne assez volumineux qui a lancé une industrie légère de transformation pour satisfaire la demande solvable intérieure en biens de consommation et en biens d’équipement et ensuite se tourner vers l’exportation des produits de première nécessité et de machines aratoires motorisées légères d’abord et lourdes ensuite. Cette paysannerie enrichie donna naissance à des petites et moyennes entreprises qui constituent un réseau enchevêtré de sous-contractants en contractants se propageant avec, au début, assez peu de grandes entreprises comme Evergreen ou Formosa Plastics. C'est sur la base de ce tissu fin de petites et moyennes entreprises que l'économie taïwanaise a pris l'envol dès le début des années 1970, stimulée notamment par de grands travaux d'infrastructure (十大建設, hanyu pinyin shídàjiànshė), puis par une politique de développement d'industries à forte teneur technologique.

L'industrialisation rapide de Taïwan a entraîné durant la deuxième moitié du XXe siècle une croissance rapide décrite comme le "miracle économique taïwanais" (Taiwan Miracle ou 台灣奇蹟|台灣經濟奇蹟). Comme Taïwan s'est développé à peu près en même temps que la Corée du Sud, Hong Kong et Singapour, ces quatre pays sont communément connus comme les "quatre dragons asiatiques".

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, Taïwan est un pays développé à revenu élevé. Selon les chiffres du FMI, le produit intérieur brut (IB) devrait atteindre 504 6 milliards de dollars en 2011[12], c'est-à-dire 886,5 milliards de dollars en PPA. Cela est l'équivalent à un PIB par habitant de 21 592 dollars, ou 37 932 dollars en PPA, surpassant ainsi celui de la Finlande, de la France et du Japon (seulement avec le PIB/habitant en parité de pouvoir d'achat)[13]. Taïwan serait ainsi la 24e puissance économique du monde, en fonction de son PIB[12].

En 2007, les services (secteur tertiaire) représentent 71,1 % du PIB, contre 27,5 % pour l'industrie (secteur secondaire) et seulement 1,4 % pour l'agriculture (secteur primaire). Ces trois secteurs emploient respectivement 57,9 %, 36,8 % et 5,3 % de la population active (2007).

L'industrie taïwanaise est principalement basée sur la haute technologie. Les secteurs importants comprennent : la biotechnologie, la nanotechnologie, les semiconducteur (TSMC), le TFT-LCD (ex : Chimei InnoLux Corporation, AU Optronics), les ordinateurs portables (ex : Acer, Asus, BenQ), les smartphones (ex : HTC), les communications et réseaux (ex : D-Link), les GPS (ex : Garmin), le photovoltaïque, les énergies renouvelables, la pétrochimie, la machinerie, l'automobile, les transport maritime (ex : Evergreen), les bicyclettes (ex : Giant, Merida), etc.

La monnaie en vigueur de la République de Chine est le dollar taïwanais (NT$ pour New Taiwan Dollar).

Taïwan fait partie du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) depuis 1991 et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 2002.

Taïwan est aujourd'hui le premier investisseur en Chine. Selon la revue britannique The Economist (9 mai 2009), le total des investissements taïwainais en Chine ont dépassé les 400 milliards de dollars américains. Ses entreprises, comme Acer Incorporated, Asus, Foxconn, Pegatron... sont à l'origine de plus de 12 millions d'emplois en Chine. En 2006, rien que dans la province du Guangdong, 20 000 entreprises de capital taïwanais emploient environ 6 millions de travailleurs chinois[14].

Des éoliennes sur la côte ouest, près de Taichung

Voici les principaux indicateurs économiques de Taïwan aujourd'hui :

  • Coefficient Gini : 0,339[15]
  • Taux de chômage : 5,25 % (est. FMI 2010)
  • Population vivant sous le seuil de pauvreté : 1,08 % (CIA factbook 2010)
  • Taux d'inflation : 2,3 % (est. FMI 2010)
  • Exports : US274,64 milliards $ (2010)[16], US203 milliards $ (19e, est. CIA 2009), US255 milliards $ (2008)
  • Principaux clients : Chine 26,64 %, Hong Kong 14,46 %, US 11,59 %, Japon 7,12 %, Singapour 4,23 % (2009)
  • Imports : US251,4 milliard $ (2010)[16], US173 milliards $ (21e, est. CIA 2009) ; US236 milliards $ (2008)
  • Principaux fournisseurs : Japon 20,77 %, Chine 14,01 %, US 10,49 %, Corée du Sud 6,03 %, Arabie saoudite 4,97 % (2009)
  • Réserves de change : US353 milliards $ (5e, est. CIA au 31 décembre 2009)
  • Réserves d'or : 423,6 tonnes (13e au 1er avril 2011)

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plus de six millions de touristes se sont rendus sur l'île en 2011, soit 11 % de plus que l'année précédente. Un record pour Taïwan, qui rattrape ainsi en nombre de visiteurs, son grand voisin, la Corée du Sud. Parmi ces touristes, il y a surtout des Chinois. Des décennies de diplomatie à couteaux tirés entre les deux rives du détroit de Taïwan les avaient, jusqu'ici, empêchés d'accéder à l'île. Mais récemment, les relations se sont réchauffées. En 2008, pour la première fois, 200 000 Chinois ont pu faire le voyage. Depuis, ils sont chaque année plus nombreux[17].

Commerce international[modifier | modifier le code]

La République populaire de Chine, y compris Hong-Kong et Macao, est le principal partenaire commercial de Taïwan, suivie par les États-Unis, l'Union européenne et le Japon.

En 2009, les exportations de Taïwan[18] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Taïwan.

Au dernier recensement de 2012, le pays comptait 23 293 593 habitants[19] soit 644 habitants/km2. L'espérance de vie est très élevée (76 ans pour les hommes, 83 pour les femmes), mais la population vieillit rapidement. Le taux de fécondité, à peine plus d'1 enfant par femme, est parmi les plus bas au monde. L'IDH avait un indice en 2007 à 0,943, classe le pays à la 25e mondiale[20]. Il est de 0,868 en 2010, le classant en 18e, selon le nouveau système de calcul des Nations-Unies "Inequality-adjusted HDI".

La population taïwanaise est constituée de 98 % de Chinois Han et de 2 % d’Austronésiens encore appelés « aborigènes ».

Le peuplement de l’île s’est opéré en trois phases principales :

  1. Les Austronésiens arrivent à Taïwan il y a 6 000 ans par vagues successives depuis les plaines côtières de la Chine du Sud.
  2. Immigration d’habitants du Fujian puis du Guangdong, à partir du XVIIe siècle et jusqu'au XIXe siècle.
  3. XXe siècle : arrivée de près de deux millions de Chinois entre 1945 et 1949.

Les nouveaux immigrants et les travailleurs étrangers, originaires principalement de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, sont au nombre de près d'un million.

Villes[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Le statut revendiqué de « République de Chine » a imposé le chinois mandarin comme langue officielle (sous le nom de 國語, guóyǔ, langue nationale), utilisant les sinogrammes traditionnels (contrairement à la Chine continentale qui les a simplifiés) et qui présente cependant un certain nombre de spécificités par rapport à celui pratiqué sur le continent (voir mandarin de Taïwan).
C'est la langue maternelle des descendants des continentaux qui ont fui les communistes en 1949. Avec leurs descendants, ils constituent 14 % de la population.

Celle-ci s'est imposée au 84 % de « Taïwanais de souche », descendants des premiers colons arrivés de la province de Fujian en Chine méridionale à partir du XVIIe siècle, qui ont refoulé l’ancien peuplement aborigène vers les hautes terres au centre de l’île. Les langues « traditionnelles » sont :

  • le holu (ou holo, hoklo), parlé environ par 70 % de la population, dont certains parlent le « taïwanais » variante insulaire du minnan
  • Hakka (environ 14 % de la population), dont certains parlent le hakka (également une langue de la famille linguistique chinoise)
  • les langues austronésiennes des 14 communautés aborigènes qui représentent près de[21] 500 000 personnes soit environ 2 % de la population (ce chiffre est sous-estimé car il ne comprend pas ceux qui pourraient se réclamer d’une identité pingpu - terme générique désignant les aborigènes des plaines - et dont le nombre s’éleverait à 400 000 individus). Certains de ces groupes sont présents sur l'île depuis au moins 6 000 ans. Ces groupes parlent les fameuses langues formosanes, réparties en trois sous-groupes :

Les langues formosanes sont l'une des deux grandes familles des langues austronésiennes, l'autre étant formée par les langues malayo-polynésiennes parlées de Madagascar à l’île de Pâques.
Taïwan représente donc un inestimable conservatoire linguistique, et sans guère de doute le territoire souche d'où auraient émigré les ancêtres des peuples du Pacifique.
Une seule ethnie, les Da'o (Yami) de l’île des Orchidées, serait arrivée plus tardivement des Philippines il y a 1 000 ans environ et parle donc une langue malayo-polynésienne.

Les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux, apportent avec eux des langues d'Asie du Sud-Est, entre autres.

Parmi les personnes assez âgées pour avoir connu le gouvernorat japonais, nombreuses sont celles qui parlent le japonais couramment. Enfin, l'anglais est très répandu : langue universitaire, il est également couramment utilisé dans le domaine du tourisme. L'anglais est aussi la langue commerciale de l'APEC et de l'ASEAN, et est connue par les plus jeunes instruits et éduqués, ainsi que par une partie de l'élite.

Religion[modifier | modifier le code]

De nombreuses religions ont été introduites à Taïwan. Le confucianisme influença profondément l’île sur le plan éthique et moral. En plus du confucianisme, les Chinois y apportèrent le taoïsme et le bouddhisme. Les Néerlandais et les Espagnols introduisirent respectivement le protestantisme en 1622 et le catholicisme en 1624.

Les principales religions de l’île sont le taoïsme et le bouddhisme. Le christianisme (principalement le protestantisme) est pratiqué par environ 4 % de la population.

Culture[modifier | modifier le code]

Art à Taïwan[modifier | modifier le code]

  • Conservatoire de l'art continental
    Lors de la fuite de (1949-1950), les nationalistes emportèrent, au passage, de nombreux trésors artistiques : céramiques, bronzes, jades, que l'on peut admirer au Musée national du palais à Taipei ;
  • Art Insulaire.

Calendrier[modifier | modifier le code]

Le système de calendrier officiel taïwanais prend 1911, date du soulèvement de Wuchang qui marqua la fin du régime impérial, pour an 1 (en 2011, nous étions en l'an 100 de la République).

Éducation[modifier | modifier le code]

  • Taux d’alphabétisation (au-dessus de 15 ans) : 98 % (2008).
  • Budget de l’Éducation : 19 % des dépenses publiques, soit 4,5 % du PIB (2008).
  • Instituts d’enseignement supérieur : 162 (147 universités et 15 lycées professionnels).
  • Effectifs étudiants : 1,3 million dont 181 000 en programme de mastère et 33 000 en programme de doctorat.
  • Étudiants taïwanais à l’étranger[22] (2009) : 33 629, dont 6 859 dans l'Union européenne et 15 594 aux États-Unis.

Sports[modifier | modifier le code]

Drapeau olympique du Taipei chinois (Taïwan)

Le baseball est le sport national à Taïwan[23]. Le sport a été introduit par les Japonais, et la Ligue chinoise professionnelle de baseball a débuté en 1990.

Le 27 août 2004, Taïwan (sous le nom "Taipei chinois" (中華台北) a obtenu deux médailles d'or en taekwondo. Ce sont les premières médailles d'or de la République de Chine (Taïwan).

Statut[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Statut de Taïwan.

La constitution de la République de Chine précise qu’elle est le seul gouvernement légal de la Chine (Taïwan et Chine continentale). Depuis les années 1990, Taïwan ne réclame plus dans les faits la souveraineté sur le continent[24].

Dans les faits, Taïwan se comporte comme un État indépendant, sans que l’indépendance ait jamais été officiellement proclamée. Sujet politique par excellence, les différents partis (coalition pan-bleue, coalition pan-verte et d'autres partis) de l’île se définissent principalement à cette question.

Dans le cadre de la politique d’une seule Chine, la République populaire de Chine considère Taïwan comme sa 23e province. De nombreux pays reconnaissent la politique de réunification de Pékin, notamment compte tenu de son poids économique et des pressions incessantes exercées dans l’objectif d’isoler la démocratie taïwanaise, allant par exemple jusqu’à l’exclusion de l’Organisation mondiale de la santé, ce qui a été particulièrement problématique durant l'épidémie de SRAS en 2003[25],[26].

Place dans les instances internationales[modifier | modifier le code]

Taïwan souhaite réintégrer les Nations unies dont elle a été exclue le 23 novembre 1971 au profit de la République populaire de Chine, ainsi que toutes les organisations qui en dépendent. La plupart de ses tentatives ont jusqu'à présent été bloquées par le régime communiste de Pékin.

Le 23 juillet 2007, Taïwan a demandé à adhérer à l’Organisation des Nations unies en tant qu’État indépendant sous le nom de Taïwan. L’adhésion a été refusée par l’ONU au nom du principe d’une seule Chine qui est appliqué depuis le remplacement au siège de membre permanent de la République de Chine (Taïwan) par la République populaire de Chine (la Chine continentale), en 1971. Par ailleurs, un référendum national concernant l'adhésion à l'ONU a été organisé en mars 2008 en même temps que l'élection présidentielle ; environ 95 % des votants étaient favorables à une adhésion à l'ONU, que ce soit sous le nom de Taïwan ou sous tout autre nom qui conviendrait aux instances internationales[27], mais ce référendum fut cependant un échec, du fait d'une trop faible participation : seulement 35,8 % de votants alors qu'il aurait fallu un minimum de 50 % de votants pour que le référendum fût considéré comme valide.

Taïwan dispose du statut d’observateur ou de membre associé auprès de 20 autres organisations intergouvernementales et structures affiliées, telles que l'OMC et de l'APEC, l'OCDE, la Banque interaméricaine de développement ou encore la BERD. Depuis mai 2009, Taïwan est invité chaque année en tant qu'observateur à l'Assemblée mondiale de la santé, l'organe décisionnel de l'OMS qui dépend des Nations unies.

L'Union européenne lui reconnaît parfois une existence distincte de la République populaire de Chine[28].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Taïwan entretient des relations diplomatiques avec seulement 22 États des 193 États membres des Nations Unies. Cependant, en pratique, la plupart des pays ont des relations diplomatiques officieuses avec Taïwan par le biais de bureaux de représentation faisant office de consulats.

En , le Malawi a choisi de rompre ses relations avec Taïwan au profit de la République populaire de Chine[29]. Il entretenait des relations diplomatiques avec Taïwan depuis 1966. Le 14 novembre 2013, la Gambie choisit de rompre aussi ses relations avec Taïwan après 18 ans de relations diplomatiques entre les deux pays[30].

Codes relatifs à Taïwan[modifier | modifier le code]

Taïwan (République de Chine) a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nankin fut la capitale légitimée par la loi de 1936 qui fut ensuite abandonnée en 1947 dès la mise en œuvre de la Constitution. Lors de la reculade à Taïwan en 1949, le président Tchang Kaï-chek déclara Taipei la « capitale guerrière ». Depuis, aucune loi n'indiquant en fait, on considère Taipei comme capitale de facto.
  2. a et b Fonds monétaire international, World Economic Outlook Database - Données pour l'année 2013.
  3. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées geo.
  4. (fr) Chen Shui-Bian et le salut américain
  5. (en) Huang Tai-lin, « White Terror exhibit unveils part of the truth », Taipei Times,‎ (consulté le 29 septembre 2014)
  6. Voir page 441 in Cities of the world: world regional urban development, Stanley D. Brunn, Jack F. Williams & Donald J. Zeigler, Rowman & Littlefield, 2003
  7. Voir page 56 in Colonialism and nationalism in Asian cinema, Wimal Dissanayake, Indiana University Press, 1994
  8. (fr)Anonyme (brève), « Ma Ying-jeou réélu à la présidence taïwanaise », contrepoints.org, 15 janvier 2012.
  9. [lire en ligne]
  10. [lire en ligne]
  11. [lire en ligne]
  12. a et b ["List of countries by estimated future nominal GDP, based on data from the International Monetary Fund for the year 2010" - lire en ligne]
  13. ["Taiwan and Japan: Breaking formation" (The Economist, Nov 9th 2010) - lire en ligne]
  14. [lire en ligne]
  15. Selon une étude de l'Academia Sinica publié en avril 2010
  16. a et b (en) « Taiwan’s 2010 trade hits record high », Taiwan Today,‎ (consulté le 10 janvier 2011)
  17. GEO no 400 de juin 2012 p. 41 et 42
  18. Bureau du commerce extérieur de la République de Chine (Taïwan)
  19. (en) Statistiques du recensement d'octobre 2012, Bureau national des statistiques de la République de Chine.
  20. Calcul du ministère taïwainais du Budget, de la Comptabilité nationale et des Statistiques, basée sur les données suivants (2007) : espérance de vie / 78,4 ans ; taux dalphabétisation / 97,6 % ; taux de scolarisation combiné brut / 101,9 % ; PIB par habitant en PPA / US30 $ 352
  21. Source : Ministère des Affaires aborigènes de la République de Chine
  22. Ministère de l'Éducation de la République de Chine (Taïwan)
  23. Taiwan Baseball | Travel Writing and Taiwan Information from Travel Intelligence
  24. J.P. Cabestan, « Recrudescence de tension « d’État à État » dans le détroit de Formose, La nouvelle approche taïwanaise de ses relations avec la Chine populaire et ses répercussions » [lire en ligne]
  25. http://www.nature.com/nature/journal/v422/n6933/full/422652a.html
  26. http://www.nytimes.com/2003/05/16/opinion/16iht-edchien_ed3_.html
  27. Taïwan UN membership referendum [lire en ligne]
  28. Avis d'ouverture d'une procédure antidumping concernant les importations de peroxosulfates originaires des États-Unis d'Amérique, de la République populaire de Chine et de Taïwan
  29. Le Malawi rompt ses liens avec Taïwan au profit de Pékin
  30. http://www.taipeitimes.com/News/front/archives/2013/11/19/2003577196

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]