Port-Vila

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Port-Vila
Drapeau de Port-Vila
Drapeau
Image illustrative de l'article Port-Vila
Administration
Pays Drapeau du Vanuatu Vanuatu
Province Shéfa
Île Éfaté
Maire Ulrich Sumptoh
Démographie
Population 44 039 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 17° 43′ 48″ S 168° 19′ 00″ E / -17.73, 168.31666717° 43′ 48″ Sud 168° 19′ 00″ Est / -17.73, 168.316667  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vanuatu

Voir sur la carte Vanuatu administrative
City locator 11.svg
Port-Vila

Port-Vila est la capitale du Vanuatu et le chef-lieu de la province de Shéfa. Elle est située sur la côte sud de l'île d'Éfaté et possède le plus grand port et le plus grand aéroport du pays, l'Aéroport International de Bauerfield, ce qui en fait le centre économique et commercial. Sa population était de 44 039 habitants au recensement de 2009[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La région était occupée par des populations mélanésiennes. En 1606, les premiers Européens arrivèrent sur l'archipel qui allait devenir les Nouvelles-Hébrides (« Big Bay », île d'Espiritu Santo), menés par Pedro Fernández de Quirós et Luis Váez de Torres.

Au XIXe siècle, des colons français fondèrent Franceville, qui fut une éphémère municipalité indépendante en 1889 (le territoire était officieusement sous administration franco-britannique depuis 1887). Au début du XXe siècle, Français et Anglais nomment des commissaires-résidents au Nouvelles-Hébrides ; leur résidence est édifiée à Vila. Le 20 octobre 1906, ils signent un protocole de convention permettant l'administration conjointe de l'archipel, ratifié en janvier 1907 et proclamé à Vila en décembre de la même année. La concentration des services administratifs, commerciaux et navals à Port-Vila en fait la capitale de facto du condominium des Nouvelles-Hébrides.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Port-Vila était une base militaire américaine importante du Pacifique.

À la fin de l'année 1959, la ville, qui compte alors 2500 habitants, est détruite à 60 % par un ouragan. En 1987, la ville fut sérieusement endommagée par un cyclone et connut également un tremblement de terre destructeur en janvier 2002.

Climat[modifier | modifier le code]

La ville connaît un climat tropical, avec une saison sèche et une saison chaude et humide. Les précipitations sont d'environ 2 800 mm (2008) par an et la ville est aussi soumise aux alizés de sud-est.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville abrite un des sites de l'université du Pacifique Sud (site ni-vanuatu, au campus Emalus). Depuis avril 2013, l'Université Toulouse 1-Capitole y a délocalisé la licence Administration Economique et sociale (AES) avec l'appui de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Pour l'enseignement secondaire, il y le Lycée français J.M.G Le Clézio. La ville abrite aussi un lycée ni-vanuatu huppé : le lycée Malapoa [2].

Langues[modifier | modifier le code]

La langue parlée au quotidien est le bichelamar, un pidgin du Pacifique, mais l'anglais (85% de la population le parle et le comprend), et le français (4%) sont largement répandus. Les autres langues sont le vietnamien, parlé par environ 600 personnes, et le bahasa indonesia (indonésien) parlé par environ 200 personnes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le maire de Port-Vila est Ulrich Sumptoh, de l'Union des partis modérés (centre-droit, francophone), élu en janvier 2014, avec pour vice-maire Leimara Malachi du Vanua'aku Pati (centre-gauche, anglophone)[3].

Citation[modifier | modifier le code]

« Le charme de la capitale, Port-Vila […], sans doute la ville la plus originale de toute l'Océanie, résume en tout cas assez bien la diversité culturelle de l'archipel et l'apport des multiples contacts qui se sont réalisés sur ses rivages (article « Vanuatu : La politique et le feu des volcans » in Atlas des îles et États du Pacifique Sud, de Benoît Antheaume et Joël Bonnemaison, GIP Reclus/Publisud, Montpellier 1988). »

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joël Bonnemaison, Système de migration et croissance urbaine à Port-Vila et Luganville (Nouvelles-Hébrides), Éditions de l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer, Paris, 1977, 97 p. (ISBN 2-7099-0439-X)
  • Didier Daeninckx et Joe Giusto Pinelli, Le tableau papou de Port-Vila. Roman noir mis en couleurs par Heinz von Furlau, Le Cherche Midi, 178 p. (ISBN 9782749134451) (fiction)
  • (en) Gabriela Gonzales, Port Vila (Vanuatu). The Ultimate Handbook Guide, MicJames, 2014
  • (en) Gerald Haberkorn, Port Vila: transit station or final stop? : recent developments in ni-Vanuatu population mobility, National Centre for Development Studies, Research School of Pacific Studies, Australian National University, Canberra, 1989, 162 p. (ISBN 9780731506699)
  • (en) Brij V. Lal and Kate Fortune, « Port Vila », in The Pacific Islands : an encyclopedia, University of Hawai'i Press, Honolulu, 2000, p. 103-104 (ISBN 0-8248-2265-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Wan Smolbag, compagnie théâtrale fondée à Port-Vila

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 2009 National Population and Housing Census », Vanuatu National Statistics Office,‎ 2009 (consulté le 27 novembre 2011), p. 12
  2. http://www.radioaustralia.net.au/french/2015-06-01/br%C3%A8ves-du-pacifique-lundi-1er-juin-2015/1453960 quatrième dépêche
  3. (en) "New mayor for Vanuatu's Port Vila", Radio New Zealand International, 27 janvier 2014