Pouébo

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Pouébo
Pweevo
Cascade de Colnett
Cascade de Colnett
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Nouvelle-Calédonie
Province Province Nord
Aire coutumière Hoot Ma Waap
Maire
Mandat
Jean-Baptiste Dalap
2014-2020
Code postal 98824
Code commune 98824
Démographie
Population
municipale
2 416 hab. (2009)
Densité 12 hab./km2
Ethnie Kanak : 95,4 %
Européens : 2,2 %
Métis : 1,4 %
Wallisiens-Futuniens : 0,4 %
Ni-Vanuatu : 0,1 %
Indonésiens : 0,1 %
Autres : 0,2 %
Non déclarés : 0,2 %
Géographie
Coordonnées 20° 23′ 51″ S 164° 34′ 08″ E / -20.397469, 164.56889220° 23′ 51″ Sud 164° 34′ 08″ Est / -20.397469, 164.568892  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 505 m
Superficie 202,8 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

Voir la carte administrative de Nouvelle-Calédonie (détail)
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Pouébo
Pweevo

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Pouébo
Pweevo

Pouébo (en langue nyelâyu : Pweevo) est une commune française de Nouvelle-Calédonie, au nord-est de la Grande Terre en Province Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le mont Colnett est le point culminant de la commune avec une altitude de 1 505 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est à Balade, au nord de Pouébo, que le premier contact entre des Européens et des Kanak a eu lieu : c'est là que James Cook accoste en 1774. De même, c'est à cet endroit que commence l'évangélisation catholique de la Nouvelle-Calédonie, avec le débarquement de la mission d'Amata le 20 décembre 1843. Guillaume Douarre, entouré du père Rougeyron et des frères Blaise Marmoiton, Gilbert Roudaire et Jean Taragnat, célèbre sa première messe le 25 décembre 1843 en tant qu'évêque d'Amata sur la plage de Mahamate sous un banian qui existe encore actuellement. Blaise Marmoiton y connaît une fin tragique le 19 juillet 1847 et l'église de Balade retrace à travers ses vitraux la vie de cette mission mariste, qui va jouer un rôle primordial de régulation sociale dans tout le Grand Nord et jusqu'aux îles Belep. La tombe de Blaise Marmoiton est visible à deux pas de l'église. La cause de sa béatification a été introduite en 1919[1]. Enfin, c'est encore une fois à Balade que le contre-amiral Auguste Febvrier Despointes prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de la France le 24 septembre 1853.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Pouébo est un bastion traditionnel de l'Union calédonienne (UC), l'une des principales composantes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) depuis 1984. C'est également l'une des communes où le Parti travailliste, créé en 2007 comme bras politique du syndicat indépendantiste et anticapitaliste de l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE). Aux élections municipales de mars 2008, la liste travailliste de Rock Doui est arrivée en tête (de peu) avec 382 voix (34,54 %, 7 conseillers municipaux sur 19) contre 368 (33,27 %, 6 élus) à l'UC du maire sortant Joseph Pada et 356 (32,19 %, 6 sièges) au Parti de libération kanak (Palika, autre composante du FLNKS) de Lionel Eymard Tiavouane[2]. Le Palika et l'UC se sont alors alliés, au nom du FLNKS, pour maintenir Joseph Pada dans son fauteuil de premier magistrat et pour faire obstacle au Parti travailliste[3].

Le 21 mai 2010, tous les élus travaillistes et du Palika démissionnent, entraînant l'organisation d'un nouveau scrutin le 29 août suivant[4] : la formation de Rock Doui améliore encore son résultat (442 votes, soit 40,1 % des suffrages et 8 conseillers sur 19), tout comme l'UC (cette fois-ci tirée par Robert Nunewaie, mais toujours avec Joseph Pada comme candidat au poste de maire, 429 voix et 39 %, soit 7 élus) tandis que le Palika (dirigé alors par André-Lucien Pillot) s'effondre (à 230 bulletins et 20,9 %)[5]. Joseph Pada finit une nouvelle fois par être réélu maire le 10 septembre suivant, au 3e tour de scrutin, grâce une nouvelle fois au ralliement du Palika à sa candidature[6].

Lors des élections municipales des 23 et 30 mars 2014, les premières à se dérouler en deux tours dans la commune, Joseph Pada décide de ne pas briguer de nouveau mandat de maire, laissant la place à Jean-Baptiste Dalap pour mener la liste de l'UC : celle-ci maintient sa prédominance dans la commune au premier tour avec 499 voix et 37,8 % des suffrages, tandis que les travaillistes de Rock Doui ne réitèrent pas leurs exploits précédents avec seulement 273 votes (20,68 %). Pour sa part, le Palika est parti divisé avec deux listes, celle officielle de Rodrig Tiavouane qui totalise 265 bulletins (20,08 %) et se maintient au second tour, et celle dissidente de André-Lucien Pillot qui arrive dernier avec 126 voix (9,55 %). Enfin, l'ancien maire UC puis FCCI Jean-Marc Pidjo, qui avait été battu en 2001 par Joseph Pada, mène une liste qui obtient 157 suffrages (11,89 %) et qui fusionne pour le deuxième tour avec celle du Parti travailliste de Rock Doui. Au second tour, dans une triangulaire, la liste UC l'emporte avec 666 voix et 46,15 % pour 14 sièges sur 19, contre 510 (35,34 %) et 3 élus à l'alliance entre Rock Doui et Jean-Marc Pidjo et 267 (18,5 %) pour 2 sièges au Palika de Rodrig Tiavouane.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1971 Lucio Pidjot UC  
1971 1989 Austien Dalap-Touyada UC puis FI-UC puis FLNKS-UC  
1989 1995 Francis Dalap FLNKS-UC  
1995 2001 Jean-Marc Pidjo FLNKS-UC puis FCCI  
2001 2014 Joseph Pada FLNKS-UC  
2014 en cours Jean-Baptiste Dalap FLNKS-UC  
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La banane est une production importante de la polyculture vivrière traditionnelle pratiquée dans les tribus de Pouébo. Elle est à l'origine d'un plat local, le Mwata (à base de banane vertes et mûres et de lait de coco, le tout enveloppé dans une feuille de bananier qui protège les ingrédients au cours de la cuisson), et revêt un caractère fortement identitaire pour les habitants de Pouébo. C'est ainsi que sont organisées chaque année depuis 1997, en octobre, les « Journées Mwata » consacrées à ce fruit et à ses préparations culinaires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]