Îles Féroé

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Îles Féroé
Føroyar (fo)
Færøerne (da)
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Îles Féroé
Administration
Statut politique Dépendance du Danemark, autonome depuis 1948
Capitale Tórshavn
62° 01′ N 6° 46′ O / 62.017, -6.767 ()
Gouvernement
- Chef de l'État
 - Premier ministre

Margrethe II
Kaj Leo Johannesen
Démographie
Gentilé Féringien(ne)s
Population 49 709 hab. (2013)
Densité 36 hab./km2
Langue(s) Féroïen et danois
PIB (2008)
 · PIB/hab.
1,642 milliard de $
33 500 $
Géographie
Coordonnées 61° 58′ 12″ N 6° 50′ 40″ O / 61.969944444444, -6.8444805555556 ()61° 58′ 12″ Nord 6° 50′ 40″ Ouest / 61.969944444444, -6.8444805555556 ()  
Superficie 1 399 km2
Divers
Monnaie Couronne féroïenne
Fuseau horaire UTC +0
Domaine internet .fo
Indicatif téléphonique 298
Hymne Tú alfagra land mítt

Les îles Féroé (en féroïen : Føroyar, prononcé [ˈføːɹjaɹ ] ; en danois : Færøerne, prononcé [ˈfɛɐ̯ˌøːˀɐnə ]) sont un archipel subarctique situé entre la mer de Norvège et l'océan Atlantique nord, à peu près à mi-chemin entre l'Écosse et l'Islande. Les îles Féroé forment un pays constitutif du royaume du Danemark, avec le Danemark et le Groenland. Elles couvrent 1 400 km2 pour une population en 2010 de presque 50 000 habitants appelés Féringiens.

Les îles Féroé sont une province autonome du royaume du Danemark depuis 1948 ; elles possèdent un gouvernement qui leur est propre et qui a compétence dans toutes les affaires à l'exception de la Défense (un ministre des Affaires étrangères fut nommé en 2008).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Littoral occidental de Suðuroy

En danois, le nom de l'archipel est Færøerne (prononcé [ˈfɛɐ̯ˌøːˀɐnə ]). Le terme pourrait provenir du vieux norrois fær (« mouton »), øerne étant le pluriel défini d'ø (« île ») en danois. Færøerne signifierait selon cette hypothèse « les îles des moutons ».

L'expression « îles Féroé » est redondante puisque les termes øerne et oyar signifient déjà îles.

En féroïen, son nom est Føroyar (prononcé [ˈføːɹjaɹ ]). Oyar est le pluriel d'oy, terme obsolète pour « île ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire ancienne de l'archipel est mal connue. L'occupation humaine pourrait dater du IVe siècle[1]. Des moines hiberno-écossais pourraient s'y être installés au VIe siècle et y avoir introduit des moutons et des chèvres, mais ce point n'est pas confirmé.

Vers 650, des Scandinaves s'installent sur l'archipel, y apportant le vieux norrois qui évolue par la suite pour donner le féroïen actuel. On suppose que ces colons ne viennent pas directement de Scandinavie mais plutôt de communautés scandinaves autour de la mer d'Irlande, des Shetland ou des Orcades et des Norvégiens-Gaëls. Selon la saga des Féroïens, le premier homme à poser pied sur les Féroé, Grímr Kamban, fuyait la tyrannie du roi de Norvège Harald Ier.

Au XIe siècle, Sigmundur Brestisson, dont le clan a prospéré dans le Sud des îles mais a été quasiment exterminé par des envahisseurs venus du Nord de l'archipel, s'échappe en Norvège. Il est renvoyé aux îles Féroé afin d'en prendre possession au nom du jarl Håkon Sigurdsson. Il introduit le christianisme et, malgré son assassinat par la suite, les îles deviennent la possession du roi de Norvège Olaf Tryggvason. La domination norvégienne se maintient jusqu'en 1386, lorsque les îles sont intégrées à l'Union de Kalmar puis à la double monarchie Danemark-Norvège. Le Danemark prend progressivement contrôle de l'archipel et, lorsque l'union avec la Norvège est dissoute en 1814 au traité de Kiel, conserve la possession des îles.

Le monopole du commerce dans les îles Féroé est aboli en 1856. Vers la fin du XIXe siècle, l'archipel connait un éveil national, initialement centré sur le maintien du féroïen et donc culturellement orienté, puis après 1906, politiquement orienté avec la création des premiers partis politiques.

Le 12 avril 1940, trois jours après l'invasion du Danemark par l'Allemagne nazie, les troupes britanniques envahissent l'archipel pour éviter que les Allemands n'y établissent une base avancée et pour renforcer le contrôle britannique dans l'Atlantique Nord. En 1942–1943, les Britanniques construisent le seul aéroport des îles, l'aéroport de Vágar. Le contrôle de l'archipel est restitué au Danemark à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais une autonomie large est introduite en 1948. En 1973, les îles Féroé ne rejoignent pas la Communauté européenne avec le Danemark. L'archipel connait de sérieuses difficultés économiques dans les années 1990, à la suite de l'effondrement de l'industrie de la pêche, et essaye alors dès lors de diversifier son économie. Le support à l'indépendance a grandi et est d'ailleurs l'un des objectifs du Tjóðveldi (Parti républicain).

En mars 2000, le gouvernement féroïen présente au gouvernement danois un projet d'indépendance totale à l'exception de la couronne danoise, qui resterait la monnaie de l'archipel et le souverain du Danemark qui resterait le chef d'État de l'archipel. Dans ce projet, une coopération est prévue dans les domaines de la justice, de la santé et du transport aérien. Le gouvernement danois répond que cette indépendance se traduirait par un arrêt de l'aide financière (un milliard de couronnes par an) et exige aussi le remboursement de la dette (six milliards de couronnes). Devant cette menace et dans le contexte de crise économique sur l'archipel du à l'effondrement des cours du poisson, le référendum prévu pour le 26 mai 2001 est annulé. Les sondages locaux donnaient alors des avis partagés (environ 45% pour l'indépendance, 45% contre).

En avril 2004, un référendum est cette fois-ci organisé, et les partisans de l'indépendance l'emportent avec 50,72 % des voix (pour une participation de 91,1%), le gouvernement féroëin annonce alors l'indépendance prochaine de l'archipel mais le gouvernement danois la refuse et le statu quo est maintenu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie des îles Féroé.
Carte des îles Féroé.

Localisation de l'archipel[modifier | modifier le code]

Les îles Féroé forment un archipel de 18 îles principales au large de l'Europe du Nord, entre la mer de Norvège et l'océan Atlantique nord, approximativement équidistantes de l'Islande, de la Norvège et de l'Écosse. Elles sont centrées sur 62°N et 7°W.

La terre la plus proche est l'île écossaise de North Rona de l'archipel des Shetland, à 260 km au sud. Les Shetland sont distantes de 285 km au sud-est et la côte d'Écosse est située à 320 km au sud. Le Danemark est distant de 990 km au sud-est et sa capitale, Copenhague, de 1 310 km. Par contraste, Bergen en Norvège n'est qu'à 650 km à l'est et Reykjavik en Islande à 800 km au nord-ouest.

La superficie de l'archipel atteint 1 399 km2. Le tracé littoral est évalué à 1 117 km. Aucun lieu n’est à plus de 5 km du littoral. Le point culminant de l'archipel est le Slættaratindur, avec 882 m d'altitude. Il ne possède pas de lac ou de cours d'eau importants. Les profondeurs autour des îles sont comprises entre 150 et 200 m.

Les 18 îles principales sont Fugloy, Svínoy, Borðoy, Viðoy, Kunoy, Kalsoy, Eysturoy, Streymoy, Vágar, Mykines, Hestur, Koltur, Nólsoy, Sandoy, Skúvoy, Stóra Dímun, Lítla Dímun et Suðuroy[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Point culminant de l'archipel : le Slættaratindur (882 m), Eysturoy
Diagramme ombrothermique de Tórshavn (24 m d'altitude)

Selon la classification de Köppen, le climat de ces îles est subarctique maritime. Le caractère océanique est déterminé par la dérive nord atlantique : les étés sont frais (températures moyennes : 9,5 à 11 °C) et les hivers sont doux (températures moyennes : 3 à 4 °C) ; les brouillards sont fréquents et les vents forts (la vitesse moyenne du vent est de 16-22 km/h). On compte quelque 260 jours de pluie par an en moyenne. La moyenne des précipitations annuelles sur la capitale est de 1 280 mm et il tombe jusqu’à plus de 3 000 mm sur les sommets septentrionaux.

L'archipel ne fait donc pas partie de l'Arctique si on se réfère à la ligne de Köppen (c'est-à-dire l'isotherme de +10 °C pour la moyenne thermique du mois le moins froid).

Les deux courants dominants, tiède en surface (correspondant à la prolongation du Gulf Stream) et froid en profondeur (issu de la mer de Norvège), se mêlent de telle sorte que ces eaux sont riches en éléments nutritifs et attirent les poissons.

Géologie[modifier | modifier le code]

Profils des côtes en 1767 par le navigateur Yves de Kerguelen Trémarec

Dès le début du XVIIe siècle, les géologues se sont surtout intéressés aux minces couches de charbon intercalées entre les formations de basalte. À la fin du XVIIIe siècle, les basaltes des Féroé ont été au centre des débats entre neptunistes et plutoniens et la première prospection géologique des îles a commencé dans les années 1820 (Cf. travaux de James et Archibald Geikie qui ont ouvert la voie à Joannes Rasmussen, considéré comme le père de la géologie de ces îles). J. Rasmussen a publié la première carte géologique complète en 1969.

L’archipel présente une orientation des reliefs — fjords et crêtes — assez nette. La question de cette organisation peut être posée en fonction d’un système de fracturation profond indépendamment des tunnels sous-marins et des fractures plus superficielles.

Sur la carte géologique, trois grands ensembles basaltiques se partagent l'archipel qui fait partie de l'ensemble volcanique de l'Atlantique Nord avec Antrim, Jan Mayen, les Hébrides, l'Islande et une partie du Groenland (essentiellement au sud du Scoresby Sund). Sept formations sont reconnues par les géologues (dont la plus ancienne, Lopra, est constituée de diverses volcanoclastites : lapilli et tuffs). Les îles Féroé sont dominées par des laves basaltiques de type tholéiite, formées au Paléogène sur une épaisseur de 6,6 km[4]. Le plateau Groenland-Féroé s'est vraisemblablement formé par déplacement du point chaud islandais (et peut-être par le déplacement du plateau Vøring), il y a environ 62-54 millions d'années (un contexte de marge passive volcanique liée avec le point chaud de l’Islande). Lorsque le point chaud du Groenland parvient à la marge orientale de celui-ci, il y a synergie avec la dorsale médio-atlantique et cette hyperactivité crée l'archipel volcanique. Un second plateau volcanique — le plateau océanique islandais actuel — se forme lorsque le plateau s'approche de la dorsale.

Contrairement à ce qui était proposé précédemment, les géologues pensent que de grands flux composés de laves pāhoehoe ont été charriés durant plusieurs mois à plusieurs années et pas des flux de laves de type ʻaʻā mises en place rapidement. Le Suðuroy, avec la formation Beinisvørð (la vaste étendue latérale sur 20 m d'épaisseur), montre des lobes caractéristiques de pāhoehoe gonflées. Ils sont bas et plans plutôt que scoriacés comme de la lave a'a. Ainsi les zones scoriacées supérieures sont réinterprétées comme des altérations dues à la pédogénèse (développement du sol). Les dykes et sills sont nombreux.

Entre les éruptions du Groupe basaltique des îles Féroé (FIGB) se sont développés des paléosols (sols fossiles) dont la formation est envisagée entre 10 000 et 50 000 ans même pour les plus épais et des grès d’origine volcanoclastique et fluviale (autrefois considérés comme des tufs pyroclastiques). Des prêles, espèces pionnières très résistantes, sont trouvées généralement sur ces formations fluviales. D’autres faciès entre les éruptions sont constitués de charbon (jusqu’à 9 m d’épaisseur à Suðuroy)[5],[6],[7].

Géomorphologie[modifier | modifier le code]

Falaises de Beinisvørð (470 m), côte occidentale de Suðuroy, au Sud
Cirque glaciaire et moraine à Kunoy au Nord. La superposition des coulées de basalte est visible dans la paroi.

L'érosion et l'altération puis le transport et le dépôt des sédiments ont largement participé à l’élaboration du modelé de ces paysages volcaniques actuels. Les côtes des îles sont accidentées et rocheuses : même si quelques crêtes basses sont présentes, la plupart des côtes sont à falaises.

  • Dans le cas des îles Féroé, les géomorphologues parlent de méga-falaises (max. 725 m) pour ces murailles côtières vertigineuses[8] parmi les plus remarquables du monde. La raideur de l’abrupt se termine par une rupture de pente à la base qui correspond au passage à la plate-forme d’abrasion littorale.
  • Fjords et vallées glaciaires se sont dessinés au Quaternaire.

Environnement[modifier | modifier le code]

Prairies boréales des îles Féroé
Écorégion terrestre - Code PA0807[9]

Description de cette image, également commentée ci-après

Prairie sur l'île de Skúvoy.

Classification
Écozone : Paléarctique
Biome : Prairies, savanes
et brousses tempérées
Écologie
Espèces végétales[10] :
327
Oiseaux[11] :
42
Mammifères[11] :
0
Squamates[11] :
2
Espèces endémiques[11] :
0
Conservation
Statut[11] :
Vulnérable
Espèces menacées[12] :
0
Ressources web :
Site du WWF

L'archipel constitue une écorégion terrestre dans la classification du Fonds mondial pour la nature sous le nom de « prairies boréales des îles Féroé ». Elle appartient au biome des prairies, savanes et brousses tempérées de l'écozone paléarctique.

Alchemilla faeroënsis

La flore de l’archipel est constituée par quelque 400 espèces dont plus de la moitié sont communes à l'Islande. Cette flore est peu diversifiée en raison d'une recolonisation postglaciaire récente. Une espèce endémique commune avec l'Islande s'est cependant développée : Alchemilla faeroensis.

Les formations végétales dominantes sont des prairies ou des landes (à Callune en particulier) où les espèces ligneuses sont peu représentées (Calluna vulgaris, Salix herbacea, S. lanata, S. arctica, S. phylicifolia et Juniperus communis). Il n’y a en effet pas (ou plus) de forêts natives mais l’analyse pollinique et de macrorestes révèle dans des sols datés d'environ 2300 ans avant J.-C. la présence de bouleaux et de noisetiers (Betula pubescens, Corylus avelana) avant l’installation humaine.

Beaucoup d’espèces ont été introduites notamment depuis les années 70 en provenance de régions au climat océanique frais similaire et également soumis aux embruns.

De l’hémisphère austral (Amérique latine, Nouvelle-Zélande, Tasmanie) viennent l’Araucaria (Araucariacée) d’Argentine et du Chili, Drimys winteri (Winteracée), Maytenus magellanica (Célestracée), Embothrium coccineum (Protéacée) et des hêtres austraux de Terre de Feu (Nothofagus antarctica, N. pumilio, N. betuloides). Les îles Féroé comptent la plus grande population de hêtres austraux en Europe.

De l’hémisphère boréal, essentiellement d’Alaska, sont plantés des pins, épicéas, saules, peupliers et aulnes : Pinus contorta, Picea sitchensis, Salix alaxensis, Populus trichocarpa, Alnus viridis, A. sinuata.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique des îles Féroé.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Le gouvernement des îles Féroé possède le pouvoir exécutif dans les affaires locales. Son chef appelé le Løgmaður (littéralement « personne de loi ») est l'équivalent d'un premier ministre. Les autres membres du gouvernement sont appelés landsstýrismaður (« personne du comité national »).

Parlement[modifier | modifier le code]

Le Løgting est le parlement monocaméral des îles Féroé. Il possède 33 membres.

Relations avec le Danemark[modifier | modifier le code]

Les îles Féroé sont sous le contrôle du Danemark depuis 1388. Depuis 1948, l'archipel est une province autonome et reçoit d'importantes subventions annuelles de la part du Danemark. En tant que territoire autonome, les îles Féroé sont un membre du Conseil nordique. Les îles Féroé ne sont pas reconnues par l'ONU en tant que nation indépendante.

Les habitants des Féroé sont partagés à peu près en parts égales entre les partisans de l'indépendance et ceux qui préfèrent rester dans le royaume du Danemark. Les opinions sont elles-mêmes très diverses à l'intérieur de ces deux camps. Pour les partisans de l'indépendance, elles vont d'une déclaration immédiate et unilatérale à une séparation progressive et consensuelle du Danemark. Parmi les unionistes, certains accueillent favorablement une autonomie accrue des Féroé.

Relations avec l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Comme explicitement spécifié dans les deux traités de Rome, les îles Féroé ne font pas partie de l'Union européenne. Qui plus est, le traité d'accession du Danemark précise que les citoyens danois résidant dans les îles Féroé ne sont pas citoyens de l'Union européenne. L'archipel n'est pas couvert par la convention de Schengen mais il n'existe aucun contrôle douanier lorsque l'on voyage entre les îles Féroé et un pays membre de l'espace Schengen, les Féroé étant membres de l'Union nordique des passeports depuis 1966[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie des îles Féroé.
Vestaravág
Mouton des îles Féroé : quelque 80 000 animaux vivent en quasi liberté sur l'archipel

Après les crises économiques des années 1990, provoquées par les baisses des prix de la ressource essentielle de la pêche, les îles Féroé ont un taux de chômage inférieur à 5 % depuis la mi-1998. Cependant, l'économie est toujours fondée sur la pêche, elle reste donc très dépendante des fluctuations des prix du poisson. Les Féringiens doivent donc élargir leur économie à d'autres secteurs et tout d'abord aux usines de conditionnement du poisson. Les gisements de pétrole qui ont été trouvés dans les eaux territoriales pourraient permettre aux îles d'avoir une économie plus dynamique.

Administration[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commune des îles Féroé.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des îles Féroé.

Au 1er janvier 2010, les Îles Féroé comptaient 48 660 habitants[14]. L'île connait une baisse de la population, de nombreux jeunes restant au Danemark ou à l'étranger après leurs études[15]. L'archipel connait également un déséquilibre hommes/femmes. Ainsi en 2013, pour la tranche 25-59 ans, la population était de 11 092 hommes contre 9 865 femmes[15], cet écart s'expliquant par un plus grand exode de ces dernières.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture des îles Féroé.
Dauphins alignés sur un dock en béton à Hvalba, 26 aout 2006.

La langue utilisée est le féroïen qui est beaucoup plus proche de l'islandais que du danois.

L'anglais est aussi largement utilisé dans l'administration, et est parlé ou compris par 85 % de la population, surtout chez les jeunes, qui sont généralement bilingues (danois/anglais), ou Trilingues (danois/anglais/féroïen).

Le Grindadráp (aussi appelé Grind) ou chasse à la baleine est une tradition culturelle qui est relatée depuis 1584[16] mais remonte sans doute à bien plus longtemps quand le manque de ressources de l'archipel était avéré . Ce n'est plus le cas de nos jours mais cette tradition très polémique continue à être pratiquée dans les îles.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Kringvarp Føroya (KvF) est l'entreprise publique chargée de la radio-télédiffusion aux Îles Féroé.
  • Sjónvarp Føroya (SvF) est la chaine de télévision publique des Îles Féroé. Elle appartient au groupe Kringvarp Føroya.
  • Útvarp Føroya (ÚF) est la chaine de radio publique des Îles Féroé. Elle appartient au groupe Kringvarp Føroya.

Sport[modifier | modifier le code]

Les îles Féroé sont reconnues par la fédération internationale de football association (FIFA) comme pays membre. Ainsi la fédération des îles Féroé de football (environ quatre mille licenciés dans les années 2000) organise le championnat des îles Féroé de football et régit l'équipe des îles Féroé de football pour les compétitions internationales.

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Codes[modifier | modifier le code]

Les îles Féroé ont pour code :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Faroe Islands were first colonized between 4th to 6th century AD, archaeologists find, medievalists.net, 18 septembre 2013 — commentaire de : (en) The Vikings were not the first colonizers of the Faroe Islands, coll., Quaternary Science Reviews Volume 77, 1 October 2013, Pages 228–232.
  2. Le 13 juin 1838, la corvette La Recherche quitte Le Havre pour sa première expédition scientifique dirigée par Joseph Paul Gaimard (1796-1858). Des scientifiques et des artistes français et scandinaves étudient jusqu’en 1840 les mers et côtes nordiques (géologie, botanique, biologie marine, astronomie, magnétisme terrestre et aurore boréale comme les langues, l'histoire des civilisations et l’anthropologie).
  3. (fr) « Carte géographique », sur Google Maps (consulté le 14 août 2010)
  4. L. Geoffroy, F. Bergerat, J. Angelier, « Brittle tectonism in relation to the Palaeogene evolution of the Thulean/NE Atlantic domain: a study in Ulster », Geological Journal
  5. Larsen L.M., Waagstein R., Pedersen A.K., Storey M., 1999 - Trans-Atlantic correlation of the Palaeogene volcanic successions in the Faeroe Islands and East Greenland. Journal of the Geological Society, London, 156, 1081-1095.
  6. Passey S.R., Bell B.R., 2007 - Morphologies and emplacement mechanisms of the lava flows of the Faroe Islands Basalt Group, Faroe Islands, NE Atlantic Ocean. Bulletin of Volcanology, 70, 139-156.
  7. Schutter S.R., 2003 - Occurrences of hydrocarbons in and around igneous rocks. In: Petford N., MacCaffrey K.J.W. (eds) Hydrocarbons in Crystalline Rocks. Geological Society, London, Special Publications, 214, 35-68.
  8. Jean-Noël Salomon, 2008 - Géomorphologie sous-marine et littorale. Presses univ. de Bordeaux, 387 p.
  9. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  10. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  11. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  12. (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  13. (fo)} « Ríkislógartilmæli um Schengen lóg », Site du Premier ministre des Féroé
  14. (en) « Site officiel Statsitcs Faroe Island », sur www.hagstova.fo (consulté le 14 août 2010)
  15. a et b « Changement de cap aux Féroés », Carto, no 16,‎ mars-avril 2013, p. 40
  16. Gaffin, D. 1996 In Place: Spatial and Social Order in a Faroe Islands Community. Prospect Heights, ILL: Waveland Press.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]