Burkina Faso

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12° 16′ 00″ N 2° 04′ 00″ O / 12.2667, -2.06667

Burkina Faso

Drapeau
Drapeau du Burkina Faso
Blason
Armoiries du Burkina Faso
alt=Description de l'image Burkina Faso (orthographic projection).svg.
Devise nationale Unité - Progrès - Justice[1]
Hymne national Ditanyè
(l’Hymne de la victoire)
Administration
Forme de l'État République
Chef de l'État Michel Kafando (transition)
Premier ministre Yacouba Isaac Zida
Langues officielles Français
Langues nationales :
Mooré
Dioula (N'ko)
Fulfuldé
Capitale Ouagadougou

12° 22′ N 1° 31′ O / 12.367, -1.517

Géographie
Plus grande ville Ouagadougou
Superficie totale 274 200 km2
(classé 73e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +0
Histoire
Indépendance de la France
Date 5 août 1960
Démographie
Gentilé Burkinabè (invariable)[2]
Population totale (est. juillet 2014) 18 365 123[3] hab.
(classé 61e)
Densité 59 hab./km2
Économie
IDH (2012) en augmentation 0,343[4] (faible) (183e)
Monnaie Franc CFA (XOF​)
Divers
Code ISO 3166-1 BFA, BF​
Domaine Internet .bf
Indicatif téléphonique +226

Le Burkina Faso, littéralement « Pays des hommes intègres », aussi appelé Burkina, est un pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer, entouré du Mali au nord, du Niger à l’est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d'Ivoire au sud-ouest. Burkina se prononce /buʁ.ki.na/ (en alphabet phonétique international). Ses habitants sont les Burkinabè[5]. La capitale est Ouagadougou, située au centre du pays. Le Burkina Faso est membre de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). C'est l'un des 10 pays les moins développés du monde (avec un indice de développement humain de 0,343 en 2012).

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ancienne colonie française, la Haute-Volta obtient l’indépendance en 1960. Le nom actuel du pays (Burkina Faso) date du 4 août 1984, sous la présidence du révolutionnaire Thomas Sankara. Combinaison dans deux langues principales du pays, il signifie la patrie des hommes intègresburkina se traduisant par « intégrité, honneur » en mooré, et faso, terme emprunté à la langue dioula, signifiant « territoire ou terre ou patrie ». Selon la constitution nationale[5] les habitants sont appelés les Burkinabè (mot invariable), où le suffixe «  » désignant l’habitant (homme ou femme) est en foulfouldé, langue parlée par les Peuls, peuple d’éleveurs nomades également présents dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le choix de ce mélange de langues (fondé sur trois langues ayant le statut de langues nationales avec le français) dans la dénomination du pays et de ses habitants traduit la volonté d'unification d'une société multi-ethnique (plus de 60 ethnies)[6]. En français, on utilise également les mots Burkinais ou Burkinabés pour désigner les habitants.

On utilise Burkina, Faso ou Burkina Faso dans les usages courants, et Burkina Faso dans les usages officiels. D'après la constitution du Burkina Faso, « le Faso est la forme républicaine de l’État »[7]. Le terme « Faso » remplace donc le terme « République » : « République du Burkina Faso » ou « République du Burkina » ne sont donc pas officiels. De même on utilise officiellement « président du Faso » au lieu de « président de la République ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Burkina Faso.
Carte du Burkina Faso
500 km
1:19 581 000
City locator 1.svg Capitale nationale du Burkina Faso
City locator 2.svg Chef-lieu de région > 100 000 hab.
City locator 3.svg Autre chef-lieu de région
 v · d · m 
BURKINA FASO

Période préhistorique[modifier | modifier le code]

Comme pour tout l’ouest de l’Afrique, le Burkina Faso a connu un peuplement très précoce, avec notamment des chasseurs-cueilleurs dans la partie nord-ouest du pays (12 000 à 5 000 ans avant l’ère chrétienne), et dont des outils (grattoirs, burins et pointes) ont été découverts en 1973. La sédentarisation apparaît entre 3 600 et 2 600 avant l’ère chrétienne avec des agriculteurs, dont les traces des constructions laissent envisager une installation relativement pérenne. L’emploi du fer, de la céramique et de la pierre polie se développe entre 1 500 et 1 000 avant l’ère chrétienne, ainsi que l’apparition de préoccupations spirituelles, comme en témoignent les restes d’inhumation découverts.

Des vestiges attribués aux Dogons ont été découverts dans la région du centre-nord, du nord et du nord-ouest. Or ceux-ci ont quitté le secteur entre le XVe et le XVIe siècle pour s’installer dans la falaise de Bandiagara. Par ailleurs, des restes de murailles sont localisés dans le sud-ouest du Burkina Faso (ainsi qu’en Côte d'Ivoire), mais leurs constructeurs n’ont à ce jour pas pu être identifiés avec certitude. Les ruines de Loropéni, situées près des frontières du Togo et du Ghana, sont aujourd'hui reconnues site du Patrimoine mondial.

Période précoloniale[modifier | modifier le code]

Une femme au Burkina Faso

Avant la colonisation, le territoire actuel du Burkina Faso était partagé entre différents royaumes ou chefferies[8].

On trouve peu de témoignages sur cette époque au Burkina Faso. Toutefois, une chronologie des royaumes Mossi existe.

Les Européens ont eu peu de contacts avec « le Mossi », ainsi que l’on désignait ce territoire, et ils se sont produits peu avant la colonisation. Le compte-rendu du voyage de Louis-Gustave Binger (1856-1936) (Du Niger au Golfe de Guinée) relate son séjour, en juin 1888, chez Boukary, frère du Mogho Naba Sanem de Ouagadougou. Lequel Boukary devait devenir le Mogho Naba Wobgho qui résista aux Français, avec des moyens bien limités devant leurs armes modernes. Binger décrit un royaume organisé suivant un mode féodal[9].

Cascades de Karfiguela au sud-ouest du pays

Période coloniale[modifier | modifier le code]

En 1896, le royaume mossi de Ouagadougou devient un protectorat français. En 1898, la majeure partie de la région correspondant à l’actuel Burkina est conquise. En 1904, ces territoires sont intégrés à l’Afrique-Occidentale française au sein de la colonie du Haut-Sénégal-Niger.

De nombreux habitants participèrent à la Première Guerre mondiale au sein des bataillons de tirailleurs sénégalais. En 1915 et 1916 eut lieu la guerre du Bani-Volta pour protester contre les recrutement forcés. Près de 30.000 personnes furent tuées par les troupes de l'Afrique Occidentale française. Le 1er mars 1919, Édouard Hesling devient le premier gouverneur de la nouvelle colonie de Haute-Volta. Celle-ci est démembrée le 5 septembre 1932, le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger.

Le 4 septembre 1947 la Haute-Volta est reconstituée dans ses limites de 1932. Le 11 décembre 1958, elle devient la République de Haute-Volta, une république membre de la communauté franco-africaine et accède à l’indépendance le 5 août 1960. Le nom de Burkina Faso est adopté le 4 août 1984.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le premier président de la Haute-Volta est Maurice Yaméogo, de l'ethnie mossi (qui rassemble plus de 50 % de la population). Le 4 janvier 1966, le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana (de l'ethnie samo) le remplace au pouvoir. Le 25 novembre 1980, un putsch militaire porte le colonel Saye Zerbo au pouvoir. Celui-ci est renversé en 1982 par un autre groupe militaire qui place le médecin commandant Jean-Baptiste Ouédraogo et le capitaine Thomas Sankara (Premier ministre) à la tête de l'État. Lors d'un nouveau putsch militaire, Thomas Sankara prend le pouvoir et instaure le Conseil national de la révolution (CNR) d'orientation marxiste. Le 4 août 1984, le président Sankara débaptise son pays, la Haute-Volta devient Burkina Faso.

Le capitaine Blaise Compaoré (mossi), prend le pouvoir le 15 octobre 1987 à la faveur d’un coup d'État ; au cours de ces événements, il aurait fait assassiner son prédécesseur Thomas Sankara. La mort de ce dernier est sujette à controverses[10]. La période suivant le coup d'État est baptisée « Rectification » par Blaise Compaoré.

Une nouvelle constitution est adoptée par référendum et le 1er décembre 1991, Blaise Compaoré est élu président de la République (taux d'abstention 74 %). Il est réélu en 1998, 2005 et en 2010.

Les violences policières et les meurtres d’opposants au président Blaise Compaoré scandent les décennies 1990 et 2000 : Dabo Boukary en 1990 ; deux étudiants en 1995 ; Flavien Nébié, 12 ans, en 2000. Tous étaient militants ou manifestants[11]. Le Burkina connaît aussi des mouvements d’émeutes : en 1998 après l'assassinat du journaliste Norbert Zongo, en 2006 avec l'arrestation de certains étudiants à la suite d'une conférence de presse à l'université de Ouaga, en 2007-2008 contre la vie chère[11]. En juin 2008, l’université de Ouagadougou connaît une grève massive, qui se solde par une reprise en main brutale de l’université par le pouvoir : suppression de toutes les prestations sociales étudiantes (bourses, restauration, résidences universitaires vidées en deux jours) après tirs à balles réelles sur les étudiants[12]. La révolte de 2011 secoue le pays en même temps que le printemps arabe.

Le 30 octobre 2014, Blaise Compaoré fait face à un soulèvement populaire contre son projet de modification de l'article 37 de la loi fondamentale limitant le nombre de mandats présidentiels, afin de se représenter en 2015[13]. À la suite des émeutes, Blaise Compaoré quitte le pouvoir et le chef d’état-major des armées, Honoré Traoré, annonce la création d’un «organe de transition», chargé des pouvoirs exécutif et législatif, dont l’objectif est un retour à l’ordre constitutionnel «dans un délai de douze mois»[14]. Le 1er novembre 2014, l'armée publie un communiqué qui affirme son soutien à Isaac Zida comme président de transition[15]. Honoré Traoré en est un des signataires, ce qui implique son renoncement au pouvoir[16]. Le 17 novembre, le diplomate Michel Kafando est nommé président de transition[17]. Il nomme Isaac Zida, premier ministre.

Article détaillé : Révolution de 2014 au Burkina Faso .

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Burkina Faso.

Reliefs[modifier | modifier le code]

Image satellite du Burkina Faso

Deux grands types de paysages existent au Burkina :

  • La plus grande partie du pays est couverte par une pénéplaine. Elle forme un relief très légèrement vallonné avec par endroits quelques collines isolées, ultimes vestiges d'un massif du Précambrien. C'est un paysage assez monotone, avec un sol le plus souvent coloré en ocre par la latérite. Il a un relief plat qui ne retient pas de grande quantité d'eau d'où l'insuffisance hydrique dans certaines régions.
  • La partie sud-ouest du pays forme un massif gréseux. Le point culminant du pays s'y trouve : le Ténakourou (749 m). Le massif est limité par des falaises très escarpées atteignant 150 m de haut : falaise de Banfora, pics de Sindou, Cavernes de Douna, etc.

L'altitude moyenne est de 400 m et le différentiel entre les deux points extrêmes ne dépasse pas 600 m. Le Burkina Faso est donc un pays plutôt plat, avec quelques accidents de terrain localisés.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Quoique peu élevé et relativement peu arrosé, le Burkina a un réseau hydrographique assez important, surtout dans sa partie méridionale. Les cours d’eau se rattachent à trois bassins principaux : les bassins de la Volta, de la Comoé et du Niger.

Le pays devait son ancien nom de Haute-Volta aux trois cours d’eau qui le traversent : le Mouhoun (anciennement Volta Noire), le Nakambé (Volta Blanche) et le Nazinon (Volta Rouge). Le Mouhoun est le seul fleuve permanent du pays avec la Comoé qui coule au sud-ouest.

Le bassin de la Volta[modifier | modifier le code]

Le plus important, il s’étend au centre et à l’ouest du pays sur une superficie de 178 000 km². Il est constitué par trois sous-bassins majeurs : ceux du Mouhoun, du Nakambé et du Nazinon. Les eaux de ces bassins se rejoignent au centre du Ghana, où elles forment le lac Volta.

Le Mouhoun (Volta Noire)[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Volta Noire.

Seul cours d’eau permanent avec un bassin versant de 92 000 km2, il prend sa source sur le versant nord du massif gréseux de la falaise de Banfora, dans une région où les précipitations dépassent 1 000 mm par an. Il coule d’abord vers le nord-est puis s’infléchit brusquement vers le sud. Au confluent du Sourou, le bassin versant du Mouhoun et ses principaux affluents (Plandi, Kou, Voun Hou) fournissent un débit moyen de 25 m3⋅s-1. Ce débit est cependant très irrégulier. Le principal affluent du Mouhoun est le Sourou, rivière à pente peu accusée, qui draine l’ancienne plaine lacustre du Gondo dont le bassin versant est de 15 200 km2. Ce bassin, presque totalement sahélien ne produit que de faibles écoulements. À l’état naturel, lors des décrues, le Sourou alimentait le Mouhoun. Depuis 1984, les ouvrages de dérivation et de contrôle installés en amont de la confluence avec le Mouhoun permettent le stockage de 250 millions de m3 dérivés des crues d’hivernage et de restituer le surplus dans le Cours aval du Mouhoun pendant la saison sèche. Changeant brusquement de direction après la boucle du Sourou, le Mouhoun coule vers le sud-est puis plein sud, formant frontière avec le Ghana. Il parcourt le pays sur une distance d’environ 860 km.

Le Nakambé (Volta Blanche)[modifier | modifier le code]

Il prend sa source à l’est de Ouahigouya, dans une région qui reçoit 500 à 600 mm d’eau par an. Il draine un bassin versant de 50 000 km². Il draine toute la partie centrale et le nord du plateau central et ne coule que pendant la saison des pluies. Les premiers écoulements intermittents peuvent se produire en mai, mais ce n’est qu’en juillet/août que les débits deviennent permanents à la station de Wayen et se renforcent vers l’aval pour atteindre à Bagré un débit moyen de 145 m3⋅s-1 en août.

Le Nazinon (Volta Rouge)[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Nazinon et Volta Rouge.

Lui et son principal affluent la Sissili, drainent la partie sud-ouest du plateau central avec un bassin versant de 20 000 km². Leur régime hydrologique est très voisin de celui du Nakambé.

La Pendjari[modifier | modifier le code]

Il forme la frontière sud-est du Burkina avec le Bénin, reçoit en rive droite trois affluents (le Doudodo, le Singou et la Konpienga) dont les bassins versants totalisent 21 600 km2. Ces affluents apportent moins de 30 % du débit moyen de la Pendjari qui elle-même tarit complètement une année sur deux en avril à Porga au Bénin.

Le bassin de la Comoé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Comoé (fleuve).

La Comoé draine l’extrémité sud-ouest du pays sur un bassin versant de 18 000 km² comprenant de nombreux affluents. Elle prend sa source dans les falaises autour de Banfora, notamment dans le village de Takalédougou. Son cours, coupé par des rapides et des chutes, communique avec des mares permanentes situées au pied de la falaise de Banfora, comme le lac de Tengrela. Les écoulements sont permanents.

La pluviométrie relativement abondante de ces régions confère aux rivières qui s’y trouvent un régime nettement soudanien avec une augmentation des débits dès le mois de juin et les débits de crue en août/septembre pouvant atteindre 500 m3⋅s-1.

Le bassin du Niger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Niger (fleuve).
Le lac Bam, situé dans la région Centre-Nord

Il draine le nord-est et l’est du pays et a un bassin versant de 72 000 km². Les affluents burkinabè du Niger les plus septentrionaux sont en grande partie endoréiques (le Béli, le Gorouol, le Goudébo et le Dargol) et peuvent provoquer des crues importantes. Par contre, les affluents soudano-sahéliens (la Faga, la Sirba, la Bonsoaga, le Diamangou et la Tapoa) ont des régimes un peu moins irréguliers et contribuent à la crise dite soudanienne du Niger qui se produit en septembre. Ces cours d’eau de faible débit ne forment souvent qu’un chapelet de mares.

Toutes les rivières du Burkina excepté le Mouhoun et celles du sud-ouest (bassin de la Comoé) sont temporaires : ne coulant que de juillet à octobre.

En dehors du réseau hydrographique, il existe des bassins fermés qui alimentent de nombreuses grandes mares ou lacs naturels, sans écoulement permanent ou temporaire, qui occupent les bas-fonds ou les espaces interdunaires : les lac de Tingrela, de Bam et de Dem, les mares d’Oursi, de Béli, de Yomboli et de Markoye. Les observations effectuées sur la mare d’Oursi et le lac de Bam laissent penser que le fond de ces lacs se colmate par des dépôts argileux.

Le manque d’eau est souvent problématique, surtout au nord du pays.

Climat[modifier | modifier le code]

Le Burkina Faso possède un climat tropical de type soudano-sahélien (caractérisé par des variations pluviométriques considérables allant d’une moyenne de 350 mm au Nord à plus de 1 000 mm au Sud-ouest) avec deux saisons très contrastées : la saison des pluies avec des précipitations comprises entre 300 mm et 1 200 mm et la saison sèche durant laquelle souffle l’harmattan, un vent chaud et sec, originaire du Sahara. La saison des pluies dure environ 4 mois, entre mai-juin et septembre, sa durée est plus courte au nord du pays.

On peut donc distinguer trois grandes zones climatiques :

  • zone sahélienne au nord du pays : moins de 600 mm de pluviométrie par an et amplitudes thermiques élevées (15 à 45 degrés).
  • zone soudano-sahélienne entre 11° 3' et 13° 5' de latitude Nord. C’est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations.
  • zone soudano-guinéenne au sud du pays : plus de 900 mm de pluie par an et des températures moyennes relativement basses.

On distingue deux saisons inégales :

  • Une saison d'hivernage très courte de 3 à 4 mois (juin à septembre).
  • Une saison sèche de 8 à 9 mois (octobre à juin).

La rareté et la mauvaise répartition des pluies provoquent des migrations de plus en plus fortes des populations principalement du Nord et du centre vers les villes, le Sud-ouest du Burkina Faso et les pays de côte.

La température varie de 16 à 45 degrés Celsius ; l’évaporation moyenne annuelle est estimée à 3 000 mm et la recharge annuelle de la nappe souterraine à 40 mm.

Environnement[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Institutions[modifier | modifier le code]

La langue officielle est le français. De nombreuses langues nationales sont parlées dont les plus courantes sont le mooré, le dioula, le gulmancéma et le foulfoulde (voir la section Langues).

Depuis son indépendance en août 1960, le Burkina Faso a connu plusieurs régimes politiques : État de droit et État d’exception. À partir de 1991, le pays a officiellement opté pour un système politique démocratique en adoptant une constitution par voie référendaire et en organisant des élections présidentielles et législatives.

Aujourd’hui, des institutions républicaines sont mises en place :

  • Les élections du premier et du deuxième Président de la 4e République respectivement en 1992,1998 et 2004.
  • Les élections législatives en 1992, 1997, 2002 et 2007.
  • L’installation de la chambre des représentants.
  • La mise en place de l’appareil judiciaire.
  • Il s’agit donc d’un État démocratique à trois pouvoirs qui sont :
    • le pouvoir exécutif assuré par le Gouvernement,
    • le pouvoir législatif composé d’une Assemblée Nationale et d’une Chambre des Représentants,
    • le pouvoir judiciaire.

En outre, d’autres institutions viennent consolider l’état de droit. Ce sont notamment :

  • le Médiateur du Faso,
  • le Conseil Économique et Social (CES),
  • le Conseil Supérieur de la Communication[18],
  • l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP),
  • et la Commission Nationale de la Décentralisation (CND).

Politique[modifier | modifier le code]

L'ancien premier ministre Tertius Zongo

La Constitution du 2 juin 1991, adoptée par référendum, a instauré un régime semi-présidentiel à deux chambres ouvert au multipartisme :

  • Le Président du Burkina Faso, élu par le peuple pour cinq ans lors d'un scrutin à deux tours. Il ne devait pouvoir être réélu qu’une seule fois.
  • L’Assemblée nationale est la seule instance législative du pays. Elle peut être dissoute par le président du Burkina Faso.
  • La chambre des représentants qui avait un rôle consultatif se renouvelait tous les trois (03) ans et a été dissoute le 23 janvier 2002. Mais la révision constitutionnelle du 11 juin 2012 a réintroduit une seconde chambre, le Sénat, qui n'est pas encore fonctionnel.

Il faut noter que depuis son adoption le 2 juin 1992, la constitution du Burkina Faso a été révisée à trois reprises respectivement en janvier 1997 pour lever le verrou de la limitation du mandat présidentiel, avril 2000 pour non seulement ramener la durée du mandat présidentiel de 7 ans à 5 ans et aussi pour introduire à nouveau sa limitation à renouvelable une fois, janvier 2002[19].

Il existe également un conseil constitutionnel, composée de dix membres et un conseil économique et social dont le rôle est purement consultatif.

Subdivisions et administration régionale ou locale[modifier | modifier le code]

Carte de localisation des 13 régions du Burkina Faso.

Le territoire du Burkina Faso est divisé en 13 régions et subdivisé en 45 provinces, 350 départements, 359 communes de plein exercice dirigées par des maires élus et 8 000 villages environ.

Le Burkina Faso est divisé 13 régions administratives regroupant 45 provinces (qui étaient les anciennes subdivisions principales du pays mais ne sont plus des collectivités territoriales depuis le 2 juillet 2001).

Les régions sont dirigées administrativement par un gouverneur représentant l'État auprès du conseil régional et qui est lui-même représenté dans les provinces par des hauts-commissaires.

Les conseils régionaux réunissent les représentants des départements qui autrefois se réunissaient dans les conseils de province. Il n'y a plus depuis 2011 d'assemblée consultative dans les provinces qui sont de simples intermédiaires administratifs entre les régions et les départements, les anciens conseils de province où étaient représentés les communes ayant été regroupés dans les conseils régionaux.

De plus les départements ont pour la plupart été érigés en municipalités de plein droit, et donc des collectivités territoriales, avec à leur tête un maire devant un conseil municipal. Selon le cas, les départements ont soit le statut de « commune urbaine », soit celui de « commune rurale ». Parmi les communes urbaines, les plus peuplées ont aussi le statut de « ville ». Toutefois légalement ces différents statuts sont tous des départements. Le département est la circonscription électorale de base pour toutes les institutions nationales et celles des collectivités territoriales.

Enfin de nombreuses fusions de communes ont eu lieu (avant ou après la création des départements, qui aujourd'hui presque partout ne comptent plus qu'une seule municipalité). Toutefois les communes urbaines les plus peuplées sont divisées en « arrondissements municipaux » (à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso), eux-mêmes divisés en « secteurs » administratifs. Les autres communes urbaines de plus de 2 000 habitants peuvent être aussi divisées en secteurs. Toutes les autres communes (urbaines ou rurales) sont ensuite divisées en « villages ».

Ni les arrondissements, ni les secteurs urbains, ni les villages ne sont des collectivités territoriales : ils servent essentiellement comme outils de planification et de développement et d'unités territoriales statistiques (celles-ci étant basées sur des sous-ensembles de population d'environ 1 000 habitants, selon l'Institut national de la statistique et de la démographie qui établit la nomenclature officielle de toutes les collectivités territoriales, des provinces et des autres plus petites unités territoriales statistiques).

Ainsi les « villages » concernent des territoires essentiellement ruraux à l'intérieur des communes, et qui peuvent rassembler de nombreux hameaux autour d'une petite agglomération rurale. Le Burkina Faso compte ainsi plusieurs milliers de villages ou secteurs urbains, dans lesquels peuvent subsister d'encore plus nombreux hameaux (à la population très changeante du fait des fortes migrations vers de plus grandes villes, ou de la croissance de la périphérie de ces villes sur d'anciens territoires ruraux, lesquelles absorbent alors leurs anciens hameaux voire des villages entiers).

Les arrondissements, secteurs ou villages peuvent aussi avoir localement des conseils consultatifs (conseils de quartier, conseils de villages traditionnels, etc.), qui ne sont pas des collectivités territoriales mais des associations (de droit privé, ou paritaire), qui peuvent parfois recevoir des subventions et d'autres moyens de la part des départements ou des régions pour certaines missions développées en partenariat, ou des financements privés de la part de leurs membres (certaines collectivités territoriales adhèrent à ces structures de coopération locale). Ces associations peuvent aussi avoir compétence couvrant d'autres territoires voisins (y compris faisant partie d'autres arrondissements ou départements).

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Burkina Faso.

Le Burkina Faso est un pays en voie de développement. Il est le deuxième producteur africain de coton derrière l'Égypte[20], malgré l’aridité des sols et l’absence de mise en valeur durant la période coloniale[réf. nécessaire]. L’agriculture représente 32 % du produit intérieur brut et occupe 80 % de la population active. Il s’agit principalement d’élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de cultures de sorgho, de mil, de maïs, d’arachides, de riz.

En 2013, le pays est classé 153e par le programme Doing business en ce qui concerne les affaires[21] et est le 100e pays où il fait le plus bon vivre (2010)[réf. nécessaire]. Le Burkina Faso compte une très forte diaspora : par exemple, trois millions de Burkinabè vivent en Côte d'Ivoire. Selon la banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, cette situation provoque également des tensions avec les pays d’accueil. La dernière crise remonte aux événements de 2003 en Côte d'Ivoire, qui ont entraîné le retour ponctuel de 300 000 migrants. Le tiers de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté.

Il convient par ailleurs de citer quelques productions minières : cuivre, fer, zinc et surtout or (le pays vient[Quand ?] d'ouvrir sa cinquième mine).

À la fin des années 1990, les "compagnies juniors" canadiennes, investies dans plus de 8000 propriétés minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet[22] multiplient les contrats avec des pays africains. Au Burkina, elles ont pour nom Axmin, Orezone Resources, Goldcrest Resources ou Etruscan Resources, et sont souvent présentes dans des pays voisins car le Burkina est un prolongement géologique de la riche zone aurifère du Ghana[23].

Le Burkina Faso est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de l’Autorité de Liptako-Gourma, qui est chargée de prévenir les crises alimentaires et les sécheresses par la coopération de chaque pays membre.

Quelques données économiques :

  • PIB : 7,136 milliards $ (2007, Québec, Institut de la Statistique)
  • PIB par habitant : 483 $ (2007, Québec, Institut de la Statistique)
  • PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA) : 1 185 $ (2007, Québec, Institut de la Statistique)
  • Taux de croissance réelle : 9,2 % (2010)[24]
  • Taux d’inflation (indice des prix à la consommation) : 6,40 % (2006)
  • Exportations : 1,591 milliard de dollars en 2011[25]
  • Importations : 2,25 milliards de dollars en 2011[25]

Éducation[modifier | modifier le code]

L'analphabétisme est majoritaire au Burkina Faso[26]. C'est plus fréquent parmi les femmes[26]. La majorité des élèves sont des garçons[26].

Selon la loi 13-2007/AN[27] portant loi d'orientation de l'éducation, le système éducatif Burkinabé est structuré de la façon suivante :

L’éducation de base[modifier | modifier le code]

Elle comprend l'éducation de base formelle et l'éducation de base non formelle. Elle est obligatoire pour tous les enfants de 6 à 13 ans. L'éducation de base formelle comporte trois niveaux :

  • Le premier niveau est l'éducation préscolaire de 3 à 6 ans. Ce niveau comprend trois section. La petite section pour les enfants de trois à quatre ans, la moyenne section pour ceux de quatre à cinq ans et la grande section pour ceux de 5 à 6 ans.
  • Le deuxième niveau est l'enseignement primaire de 6 à 12 ans. Il est sanctionné par le Certificat d’études primaires (CEP). Le taux de scolarisation au niveau primaire pour la période de 2007 à 2009 était de 64 % selon les données statistique de l'UNICEF[26]. Le taux brut de scolarisation est passé à 77,6 % en 2011 puis à 79,6 % en 2012[28]. Malgré ces progrès, un important nombre d'enfants n'ont pas toujours accès à l'éducation. En 2011/ 2012, 1 112 184 enfants de 6 à 11 ans sont hors du système scolaire[28].
  • Le troisième niveau est l'enseignement post-primaire de 12 à 16 ans et est sanctionné par le Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Quant à l'éducation de base non formelle, elle comprend :

  • l’alphabétisation et la formation pour le développement pour les personnes de plus de 15 ans qui apprennent à lire et à compter dans une des principales langues nationales.
  • l’éducation de base non formelle des jeunes et adolescents et les formules alternatives d’éducation de base non formelle. Elle prend en charge des enfants de 9 à 15 ans déscolarisés ou non scolarisés en leur donnant accès à un cycle complet d’éducation de base à dominante pratique et professionnelle en langues nationales articulées avec l’apprentissage du français d’une durée qui peut atteindre 4 ans.

L’enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

L’enseignement secondaire est sanctionné par le Baccalauréat et comprend trois voies :

  • la voie générale : elle constitue un cycle unique de trois ans et permet d'obtenir le diplôme de baccalauréat de l'une des trois séries : A, C et D.
  • la voie technologique: elle est également un cycle unique de trois ans et débouche sur le diplôme de baccalauréat des séries E, F, G, H
  • la voie professionnelle, encore appelé enseignement secondaire technique et professionnel (ESTP). Elle constitue le volet de formation professionnelle du système éducatif au secondaire et comporte trois (3) cycles à finalité d’insertion professionnelle. Elle comprend le cycle CAP (CEP + 4 ans), le cycle BEP (BEPC ou CAP + 2 ans) et le cycle Baccalauréat professionnel (BEP + 2 ans).

L'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Il comprend les universités, les instituts et les grandes écoles. Le Burkina Faso compte quatre universités publiques :

Trois Centres universitaires créés à l'intérieur du pays viennent en appui des trois universités. Il s'agit de celui de Fada N'gourma qui forme dans le domaine des mines, de celui de Ouahigouya qui forme dans le domaine du tertiaire et de la santé et de celui de Dédougou qui forme dans le domaine de l'agriculture[29].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Burkina Faso.

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues au Burkina Faso.

Le français langue officielle et administrative[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des pays d’Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso a pour langue officielle le français.

Le français langue de l'enseignement scolaire ici à Dourtenda

Le français est la principale langue des institutions, des instances administratives, politiques et juridiques, des services publics, des textes et des communiqués de l’État, de la presse écrite, des écrivains. Il s'agit de la seule langue à l'écrit des lois, de l'administration et des tribunaux.

De plus, le Burkina Faso est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

Selon une estimation de la CIA de 2003, seule 21,8 % de la population de 15 ans et plus sait lire et écrire[30], de plus le taux net (c'est-à-dire sur une classe d'âge donnée) de scolarisation, malgré une hausse constante depuis plusieurs années, n'est que de 47,70 % pour l'année scolaire 2005-2006[31] d'où le fait que le français ne soit compris que par environ 15 % de la population[32], dont seulement 5 % de francophones réels selon la Délégation générale à la langue française et aux langues de France[33]. Malgré la supériorité numérique des langues nationales, le statut de langue officielle et celui de langue internationale font en sorte que le français pèse progressivement de plus en plus dans la vie sociale et économique du pays. Le français jouit, sur le plan social, d'un statut de prestige associé à une participation au monde moderne[34]. Il s'agit de la langue de la promotion sociale.

Selon le dernier rapport de l'OIF[35], le français devient de plus en plus la langue première des burkinabés : ainsi, seules 21 000 personnes déclaraient le français comme première langue couramment parlée en 1985 contre 151 000 en 2006, dont 104 700 à Ouagadougou (soit 10 % des Ouagalais).

Selon André Magord et Rodrigue Landry, « Depuis quelques années, dans les villes principales telles que Ouagadougou, Bobo et Banfora, la langue française s'étend à d'autres situations de communication que celles juste décrites. Devant la dimension de plus en plus multilingue de ces villes, le français s'impose de façon croissante comme lingua franca chez les commerçants et lors des échanges liés à tous les petits métiers qui se multiplient dans ces grandes villes[36]. La langue française parlée n'est plus alors le français standard mais un français qui, sans la base de l'écrit, se transforme, se réinvente pour une part[37]. Cette expansion du français est relayée par l'affichage publicitaire très présent dans les villes et qui propose des slogans en français. Ces slogans deviennent vite populaires dans une société burkinabè à forte tradition orale. »[38] Cette variété de français endogène qui résulte d'une hybridation linguistique[39] est un pidgin en voie de créolisation[40].

Ainsi comme dans le pays voisin la Côte d'Ivoire est apparu un français populaire au Burkina Faso[41]. Dans ce français appelé parfois « français de Ouaga » et qui reste essentiellement une langue orale[42], s'est crée un certain nombre d'interférences entre le français standard et le français populaire du Burkina du fait de l'influence des langues africaines dans la pratique locale du français[43].

On assiste de plus en plus à des mariages mixtes constituant des familles dont la langue première est le français[44].

Enfin, l'Association des municipalités du Burkina Faso-AMBF de même que les villes de Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouagadougou, Tenkodogo, Banfora, Dédougou, Manga, Ouahigouya et Yako sont membres de l'Association internationale des maires francophones[45].

Langues nationales[modifier | modifier le code]

Il existe plus de 60 langues dont les principales sont : le mooré langue parlée par les Mossi, le san parlé par les Samos, le fulfuldé parlé par les Peuls, le gulmancéma parlé par les Gourmantché dans l'Est du Burkina Faso, le dagara parlé par les Dagaras, le dioula qui est une langue commune à plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest (la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée etc.), le lobiri parlé par les lobis, le marka ou soninké parlé par les Markas(soninkés) communément appelés "Dafing", le bobo, le bwamu parlé par les bwabas, le senoufo, le toussian parlé par les Toussians, le kassena et le lyélé (langues parlées par le peuple dit Gourounsi) et le bissa qui est la langue parlée par les Bissa.

Religion[modifier | modifier le code]

Le quatrième recensement général de la population et de l’habitation du Burkina Faso a été réalisé sur le terrain au mois de décembre 2006[46]. Il a recensé 60,5 % de musulmans, 23,2 % de chrétiens (19 % de catholiques et 4,2 % de protestants), 15,3 % d'animistes, 0,6 % d'autres religions et 0,4 % de sans religion[46].

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés
Date Nom français international Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Fête civile internationale, célébrée par tradition à cette date dans le monde occidental
3 janvier Soulèvement populaire Fête civile anniversaire de commémoration du soulèvement populaire du 3 janvier 1966, commémorée le même jour
8 mars Journée internationale des droits de la femme Fête civile internationale, célébrée à cette date dans de nombreux pays
calendrier pascal Lundi de Pâques Fête chrétienne (la plus importante) de la résurrection de Jésus, célébrée par tradition du dimanche au lundi (entre le 23 mars et le 26 avril) lendemain de Pâques
1er mai Fête du Travail Fête civile internationale, célébrée à cette date dans de nombreux pays
calendrier pascal Ascension Fête chrétienne de l'élévation au ciel de Jésus ressuscité, célébrée par tradition le jeudi 40 jours après Pâques (inclus dans le compte)
calendrier pascal Pentecôte Fête chrétienne de la descente du Saint-Esprit parmi les apôtres, célébrée par tradition du dimanche au lundi 50 jours après Pâques
5 août Fête de l’indépendance Fête civile anniversaire de l'accession à l'indépendance (accordée en 1960 par la France) de la République de Haute-Volta qui devient le Burkina Faso, commémorée le même jour
15 août Assomption de Marie Fête chrétienne de l'élévation au ciel de Marie, mère de Jésus, célébrée par tradition à cette date dans le monde catholique occidental
1er novembre Toussaint Fête chrétienne de tous les saints (canonisés ou non), célébrée par tradition à cette date dans le monde chrétien occidental (souvent confondue avec la Commémoration des fidèles défunts le lendemain, sauf si c'est un dimanche, mais non fériée dans la plupart des pays)
1er novembre Fête des FAN Fête civile anniversaire de la fondation des Forces armées nationales, commémorée le même jour
11 décembre Fête nationale Fête civile anniversaire de la fondation la République de 1958 (alors encore appelée Haute-Volta et dans l'Union française) dans l'ancienne colonie française, commémorée le même jour
25 décembre Noël Fête chrétienne de la naissance de Jésus-Christ, célébrée par tradition à cette date dans le monde chrétien occidental
calendrier musulman Mawlid Mouloud Fête musulmane de la naissance du prophète Mahomet, célébrée par tradition le 12 Rabia al awal (3e mois musulman)
calendrier musulman Aïd al-Adha Tabaski Fête musulmane (la plus importante) de la soumission d'Ibrahim à Dieu (et de célébration de la fin du mois de grand pèlerinage), célébrée par tradition 69 ou 70 jours après le début du mois de Ramadan (9e mois musulman), soit 30 jours après l'Aïd el-Fitr (ou « Aïd al-Saghir ») célébrant le 1er Chawwal (10e mois musulman) la rupture du jeûne, donc entre le 8 et le 13 Dhou al-hijja (12e mois musulman)

Festivals[modifier | modifier le code]

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le plus grand festival de cinéma africain sur le continent a lieu tous les deux ans à Ouagadougou (février, années impaires).

Les Récréatrales, manifestation bisannuelle, constituent depuis 2002 un événement théâtral culturel majeur du Burkina Faso, avec le Festival international de théâtre et de développement (FITD). Étienne Minoungou en est l'initiateur.

Le Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO), a lieu lui aussi tous les deux ans, principalement les années paires (fin octobre - début novembre). C'est le plus grand salon de promotion de l'artisanat africain.

A lieu également tous les deux ans à Bobo-Dioulasso durant une semaine, la Semaine nationale de la culture (SNC), tremplin de la culture nationale ou régionale et de celle de la diaspora.

Le Festival Ciné Droits Libres pour les droits de l'homme et la liberté de la presse ; le Festival international des cultures urbaines Waga Hip Hop qui se déroule chaque année depuis 2000 ; le Festival international de théâtre et de marionnettes (FITMO) du professeur Jean Pierre Guingané ; le Festival Jazz à Ouaga ; les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) ; Le Festival international de théâtre pour le développement (FITD) ; le Festival Dilembu au Gulmu (FESDIG), etc.

Presse culturelle[modifier | modifier le code]

La presse culturelle tient une place de choix. On peut citer L'Observateur Dimanche, Sidwaya Mag Plus, Africa star et Évasion. Depuis deux ans, une association de jeunes journalistes culturels du nom de Planète Culture couvre les principaux festivals du pays.

Musées[modifier | modifier le code]

Le secteur muséal est en pleine évolution. On peut signaler principalement les musées suivants :

  • à Ouagadougou :
    • le Musée de la musique, qui expose des instruments traditionnels de musique,
    • le Musée national,
    • le Musée des forces armées,
    • le Musée de l'eau, dans les environs de la ville,
    • le Musée de Manéga, à 55 kilomètres d'Ouagadougou,
  • à Bobo-Dioulasso :
    • le Musée Sôgôssira Sanou,
    • le Musée de la musique d'hier et d'aujourd'hui,
    • le Centre culturel Sénoufo,
  • à Gaoua :
    • le Musée des civilisations du sud ouest,
  • à Kaya :
    • le Musée de Kaya.

Sport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sport au Burkina Faso.

Au Burkina Faso la vie sportive est dominée par le football qui est pratiqué par la majorité des jeunes. Le championnat national, le Fasofoot, est organisé chaque année et regroupe 16 équipes. Il y a aussi la coupe du Faso et la Supercoupe du Faso qui rythment la vie footballistique du pays. L'équipe nationale, les Étalons, est sacrée vice championne d'Afrique lors de la 29e édition de la Coupe d'Afrique des nations de football, en 2013.

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

Internet se développe lentement et les ordinateurs personnels sont très rares. Les accès se font essentiellement à l'université, dans les cybercafés, au bureau ou via les téléphones portables.

Statistiques et démographie[modifier | modifier le code]

Données sur le territoire[modifier | modifier le code]

  • Date de l'Indépendance : 5 août 1960 (ancienne colonie française).
  • Frontières politiques terrestres : 3 192 km (Mali 1 000 km ; Niger 628 km ; Côte d'Ivoire 584 km ; Ghana 548 km ; Bénin 306 km ; Togo 126 km).
  • Littoral : km.
  • Points culminants : de plus de 200 m à plus de 749 m.
  • Superficie : 274 200 km².

Statistiques démographiques[modifier | modifier le code]

  • Population : 15 746 232 habitants (en 2009). 0-14 ans : 47,5 % ; 15-64 ans : 49,59 % ; + 65 ans : 2,91 %
  • Densité : 44 hab./km²
  • Taux de croissance de la pop. : 2,68 % (en 2001)
  • Taux de migration : - 0,97 ‰ (en 2001)
Évolution de la population totale du Burkina Faso entre 1960 et 2010 (chiffre de la FAO, 2012). Population en milliers d'habitants.

Données sur la santé[modifier | modifier le code]

  • Taux de natalité : 44,42 ‰ (en 2014)
  • Taux de mortalité : 11,96 ‰ (en 2014)
  • Taux de mortalité infantile : 300 ‰ (en 2010)
  • Taux de fécondité : 5,93 enfants/femme (en 2014)[3]
  • Espérance de vie des hommes : 52,77 ans (en 2014)[3]
  • Espérance de vie des femmes : 56,85 ans (en 2014)[3]

Accès à la technologie[modifier | modifier le code]

  • Lignes de téléphone : 3 097 400 (en 2006)
  • Téléphones portables : 2 572 200 (en 2006)
  • Nombre de fournisseurs d’accès Internet : 15 (en 2006)

La technologie ADSL (qui permet d’avoir de hauts débits) est disponible depuis 2005. En février 2008, l'internet par CDMA (internet sans fil via un Modem 3G+) est opérationnel.

Économie et développement[modifier | modifier le code]

Évolution de l’IDH sur 25 ans[47]
Année 1975 1980 1985 1990 1995 2000
IDH 0,232 0,259 0,282 0,290 0,300 0,325

Infrastructures et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le réseau routier inventorié du Burkina Faso a une longueur totale de 61 367 km dont 15 272 km sont classés.

  • Le réseau classé a fait l’objet d’une classification administrative et d’une classification technique. Cependant la majeure partie n'est pas bitumée mais en terre (souvent en latérite qui soulève beaucoup de poussière rouge au passage des véhicules).
  • Le réseau non classé est constitué de pistes rurales.

Le tableau ci-dessous présente les linéaires du réseau par classe administrative et par standard d’aménagement[48] :

Routes bitumées (RB) Routes en terre Pistes en terre Totaux
Routes nationales 2 547 3 583 567 6 697
Routes régionales 31 2 394 1 156 3 581
Routes départementales 6 4 284 704 4 994
Pistes rurales 0 0 46 095 46 095
Totaux 2 584 10 261 48 522 61 367

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

Le Burkina Faso dispose d’un seul corridor ferroviaire qui le relie au port d’Abidjan en Côte d'Ivoire, c’est la liaison KayaAbidjan, longue de 1 252 km et répartie quasiment à longueur égale dans les deux pays. Pour la partie au Burkina Faso, la ligne KayaNiangoloko (à la frontière de la Côte d’Ivoire) : 622 km) est elle-même divisée en deux sections :

Cette ligne ferroviaire est à écartement métrique et en voie unique sur la presque totalité de sa longueur. La charge maximum à l’essieu est de 17 tonnes et la vitesse d’exploitation est de 50 km/h pour les trains de passagers et de 30 km/h pour les trains de transport de marchandises.

Aéroports[modifier | modifier le code]

Le pays compte 33 aéroports, dont seulement 1 aéroport international, l'Aéroport international de Ouagadougou (qui est un des deux seuls, avec l'aéroport de Bobo-Dioulasso depuis 2007, possédant des pistes goudronnées).

Codification et nomenclatures[modifier | modifier le code]

Le Burkina Faso a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On n’utilise plus l’ancienne devise de la Haute-Volta Unité - Travail - Justice ni celle de la période révolutionnaire La Patrie ou la mort, nous vaincrons !
  2. Constitution du Burkina Faso
  3. a, b, c et d https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/uv.html CIA World Factbook de 2014
  4. Indicateurs internationaux de développement humain
  5. a et b « Constitution du Burkina Faso adoptée par référendum le 2 juin 1991 », Assemblée nationale du Burkina Faso,‎ 1991. Consultée le 26 août 2010.
  6. Bernard Zongo, docteur ès lettres de l'université de Rouen, Parlons mooré, Paris, L'Harmattan,‎ 2004 (réimpr. 2004, 2005), 215 p. (ISBN 978-2-7475-6802-9 et 2-7475-6802-4)
  7. [1] Constitution du Burkina Faso, site de la présidence du Faso
  8. Histoire CE2. Institut Pédagogique du Burkina Faso
  9. Un fac-similé de la partie de l’ouvrage de Binger relative au Mossi (3 Mo)
  10. « Burkina Faso's Blaise Compaoré sacks his government », BBC News, 15 avril 20110
  11. a et b Lila Chouli, « Contestations populaires au Burkina Faso : Le régime de Campaoré aux abois », Africavenir, publié le 31 mars 2011, consulté le 5 octobre 2012
  12. Lila Chouli, « La domestication des étudiants du campus de Ouagadougou : la crise de 2008 », Journal of Higher Education in Africa/Revue des études supérieures en Afrique, Vol. 7, No. 3, 2009, p. 10
  13. Burkina Faso : Blaise Compaoré ne démissionne pas mais lève l'état de siège
  14. Blaise Compaoré quitte le pouvoir
  15. «Le jour où le colonel Zida a pris le pouvoir à Ouagadougou» sur le site du Monde
  16. «Burkina Faso : l'armée soutient Zida pour conduire la transition» sur le site du Monde
  17. http://www.rfi.fr/contenu/ticker/burkina-faso-le-diplomate-michel-kafando-nomme-president-transition/
  18. Conseil Supérieur de la Communication
  19. Encyclopédie Larousse article Burkina
  20. http://www.lesafriques.com/produits-de-base/coton-bonnes-recoltes-en-afrique-de-l-ouest.html?Itemid=308?articleid=11739 [En ligne] Coton : bonnes récoltes en Afrique de l’Ouest, Aliou Diongue, Les Afriques.com (consulté le 10 février 2013)
  21. Site Internet Doing Business [En ligne], http://doingbusiness.org/data/exploreeconomies/burkina-faso/ (page consultée le 15 janvier 2013)
  22. "L'Afrique des Grands Lacs: Annuaire 1999-2000", par Stefaan Marysse et Filip Reyntjens, page 302 [2]
  23. « LES SOCIETES MINIERES CANADIENNES D'EXPLORATION ET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE L'OR: LES IMPACTS DE LEURS ACTIVITES EN AFRlQUE DE L'OUEST» mémoire de PAR FODÉ-MOUSSA KEITA à l'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL 2007 [3]
  24. AFRICAN ECONOMIC OUTLOOK, African Economic Outlook : Ghana, [en ligne], http://www.africaneconomicoutlook.org/en/countries/west-africa/ghana/ (page consultée le 12 février 2012)
  25. a et b CIA, THE WORLD FACTBOOK, [En ligne], http://www.ciagov/library/publications/the-world-factbook/geos/uv.html (page consultée le 11 février 2012)
  26. a, b, c et d http://www.unicef.org/french/infobycountry/burkinafaso_statistics.html
  27. http://planipolis.iiep.unesco.org/upload/Burkina%20Faso/BurkinaFasoLoi_0132007.pdf
  28. a et b http://www.depmeba-bf.org/data/bulletin/bulletin_n%C2%B001_2012.pdf
  29. http://www.messrs.gov.bf/
  30. dont 29,4 % des hommes et 15,2 % des femmes, Central Intelligence Agency, World Factbook
  31. Annuaire statistique de la DEP du Ministère de l'éducation de base et d'alphabétisation, mai 2006 in Le projet école bilingue » de l’OSEO à Koudougou et Réo. La fabrication d’un succès, Hélène Cheron
  32. 10 à 15 % selon Nikièma (2000, p. 127) in La traduction médicale du français vers le mooré et le bisa. Un cas de communication interculturelle au Burkina Faso, Lalbila Aristide Yoda
  33. référence 2006
  34. Batiana & Prignitz, 1993 : p. 102 in Vécu Langagier africanophone et francophone de jeunes lycéens du Burkina Faso.
  35. Le français dans le monde, Nathan, Paris, 2010, p. 51, consultable sur http://www.francophonie.org/IMG/pdf/langue_francaise_monde_integral.pdf
  36. (Batiana & Prignitz, 1993, 105 et Batiana, 1998)
  37. (Caitucoli, 1993, 1996, 1998 ; Nacro, 1988 ; Prignitz, 1993, 1996, 1998)
  38. André Magord et Rodrigue Landry, Vécu Langagier africanophone et francophone de jeunes lycéens du Burkina Faso.
  39. Bakary Coulibaly
  40. "Le français des rues, une variété avancée du français abijanais", Suzanne Lafage, Faits de langues, 1998, vol 6, numéro 11, p. 136
  41. Batiana, 1998
  42. Le « français populaire » dans le champ artistique francophone. Les paradoxes d’une existence, Amadou Bissiri, Plurilinguisme et création
  43. Interférences et français populaire du Burkina, Bakary Coulibaly, Langue française, année 1994, volume 104, numéro 1, p. 64-69
  44. Batiana & Prignitz, 1993 : p. 105 in André Magord et Rodrigue Landry, Vécu Langagier africanophone et francophone de jeunes lycéens du Burkina Faso.
  45. aimf.asso.fr
  46. a et b Comité national du recensement, « Recensement général de la population et de l'habitation de 2006 », Conseil national de la statistique,‎ juillet 2008 (consulté le 22 janvier 2011).
  47. backmatter1.qxd
  48. Les chiffres sont de 2006.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Billeter, Les anciens dieux blancs de la brousse, Fayard, 2011, 448 p. (ISBN 978-2213661902) (roman).
  • Roger Bila Kaboré, Histoire politique du Burkina Faso, 1919-2000, L'Harmattan, Paris, 2002, 667 p. (ISBN 2747521540)
  • Jeanne-Marie Kambou-Ferrand, Peuples voltaïques et conquête coloniale, 1885-1914 : le Burkina Faso, L'Harmattan, ACCT, Paris, 2000, 480 p. (ISBN 2738415733)
  • Jean-Baptiste Kiéthéga, L'Or de la Volta noire : Archéologie et Histoire de l'exploitation traditionnelle - Région de Poura, Haute-Volta, Karthala, Paris, 2000, 247 p. (ISBN 2865370887)
  • Richard Kuba, Carola Lentz et Claude Nurukyor Somda, Histoire du peuplement et relations interethniques au Burkina Faso, Karthala, Paris, 2004, 296 p. (ISBN 2-84586-459-0)
  • Bruno Jaffré, Burkina Faso - Les années Sankara, Paris, L'Harmattan, 1989, 332 p. (ISBN 2-7384-5967-6)
  • Yénouyaba Georges Madiéga et Oumarou Nao (dir.), Burkina Faso. Cent ans d'histoire, 1895-1995, Karthala, Paris, 2003, 2 tomes, 2 206 p. (ISBN 2-84586-431-0)
  • Jean-Yves Marchal, Chronique d'un cercle de l'AOF : recueil d'archives du poste de Ouahigouya (Haute-Volta) 1908-1941, ORSTOM, Paris, 1980, 215 p. (ISBN 2-7099-0581-7)
  • Annie Merlet, Textes anciens sur le Burkina (1853-1897) (textes de Heinrich Barth et al., présentés et annotés par Annie Merlet), Sépia, ADDB, Paris, 1995, 294 p. (ISBN 2907888730)
  • Antoine Kalo Millogo, Lassina Koté et Robert Vernet, Éléments d'archéologie ouest-africaine. 1, Burkina Faso, Sépia, 2001, 69 p. (ISBN 2842800532)
  • G. Nassa et Y. G. Madiéga, La Haute-Volta coloniale, témoignages, recherches, regards, Khartala, Paris, 1995, 640 p. (ISBN 2-86537-480-7)
  • Carte routière du Burkina Faso, IGN - Institut Géographique National, (ASIN B00005QP49)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]