Ouégoa
| Ouégoa | ||||
| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Collectivité | Nouvelle-Calédonie | |||
| Province | Province Nord | |||
| Aire coutumière | Hoot Ma Waap | |||
| Maire Mandat |
Joël Carnicelli 2011-2014 |
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| Code postal | 98821 | |||
| Code commune | 98819 | |||
| Démographie | ||||
| Population municipale |
2 132 hab. (2009) | |||
| Densité | 3,2 hab./km2 | |||
| Ethnie | Kanak : 70,3 % Européens : 17,6 % Métis : 2,1 % Asiatiques : 0,3 % Ni-Vanuatu : 0,2 % Wallisiens-Futuniens : 0,1 % Tahitiens : 0,1 % Autres : 8,4 % Non déclarés : 0,8 % |
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| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 1 505 m | |||
| Superficie | 656,8 km2 | |||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie |
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Ouégoa est une commune française de Nouvelle-Calédonie, au nord de la Grande Terre en Province Nord.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Ouégoa est une commune de la Nouvelle-Calédonie, situé à 400 km de la capitale Nouméa, à cheval sur la côte ouest et la côte est. C'est un village paisible, où la vie de broussard est assez fort. Ce village comprend de nombreuses forêts, des rivières, mais aussi des plages et des îlots comme Balabio. Sur le territoire de la commune se trouve le Diahot, le plus long fleuve de la Nouvelle-Calédonie qui coule sur 90 km à partir de sa source, le Mont Panié.
Le point culminant de la commune est le Mont Colnett qui atteint les 1 505 mètres d'altitude.
On compte plus de 2100 habitants en 2009 dont 17 tribus, les plus importantes sont : Bondé, Paraoua, Tiari, Paraoua et comportant des secteurs dans le village : Tarap, Le Caillou, Pam Paraoua Village, Ballagam…
Histoire [modifier]
La mine [modifier]
L’histoire de Ouégoa, c'est celle de la mine, qui fit de Ouégoa à la fin du XIXe siècle le village le plus important du pays. En 1869, John Higginson et Victor Hook ainsi que 4 autres prospecteurs trouvent de l’or sur la mine de Fern-Hill qui fermera en 1878. Mais surtout le cuivre de très haute qualité qui fut exploité. En 1872, Mr Piquilier obtient une concession sur un terrain où il découvre du cuivre. Ce terrain est acheté par Higginson. En 1878, la mine Balade est en plein essor avec une production de 7000 tonnes. Ce centre comprend déjà un bureau de poste, un commissariat de police, et un commerce. À partir de 1880, la production fléchit. La plupart des constructions s’achèvent. La mine Balade reprend en 1883, mais ne produit que 2600 tonnes de cuivre, et les cours mondiaux s’effondrent vers 1886. Toute activité cesse sur la mine Balade. Trois cents forçats travaillaient pour les colons libres.
Voici quelques noms des vrais pionniers arrivés en 1873 : Dubois, Martin, Young, Guérin, Bocahut, Buisson, Kuter, Soulas, Wright, Vico, Normandon, Leroy, Surget, Oguishiku, Bozé, Mézières, Delrieu… Ils ont formé la population de Ouégoa et d’autres familles sont venues s’y installer.
À partir de 1885, le minerai de cuivre est extrait à la mine de Pilou. De là, un petit train puis des chalands acheminaient le minerai jusqu’à Pam, tout cela sur les rives du Diahot. L’usine de Pam transformait le cuivre en métal. Cette fonderie est située en face de l’île de Pam (accès interdit, réserve de cerf). Deux fours australiens sont installés, mais les résultats sont médiocres, alors en 1889, l’usine est abandonnée. Les machines se remettent en marche six ans après avec 1200 personnes. Le directeur fit sa villa coloniale. Les travailleurs dormaient dans des foyers avec des barreaux. En 1902, l’usine fait faillite et les portes se ferment. La fonderie de Pam reprend en 1907 mais le minerai est fondu à Dilah. De Pam, le minerai puis le métal était chargé sur de grands minéraliers à voiles en partance pour l’Angleterre où l’Australie. L'exploitation du cuivre s'arrête définitivement en 1910. L’exploitation minière de Ouégoa fut une véritable épopée dont les principaux protagonistes furent les bagnards ou les pionniers. Higginson fit de Ouégoa une richesse importante à cette époque. Il meurt en 1904 à Paris.
Recouverts d’une épaisse végétation, les vestiges de ces mines sont les témoins muets de cette époque révolue.
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
La Seconde Guerre mondiale se déroula aussi dans ce village paisible. De 1939 à 1945, les gens construisaient des maisons en torchis et en peau de niaoulis. Ces matériaux ont été transportés à l’aide de bâts. Les Japonais et les Américains se battirent dans la mer de Corail, et beaucoup de personnes du village y participèrent.
Les « Évènements » [modifier]
En 1984 une guerre civile éclate entre la population européenne (les blancs ou les caldoches) et les kanaks. Ce qu'on appelle les « Évènements de 84 ». Les affrontements débutent à Hienghène mais au bout de quelques semaines c’est à Ouégoa qu’ils s’affrontent. Les tribus des alentours se retournent contre la population du village. Les kanaks revendiquent les terres des Blancs. Ils mettent le feu aux maisons notamment chez la famille Guérin et abattent tous les animaux. Cette guerre civile partage Ouégoa en deux communautés d'un côté les hommes du RPCR et de l’autre les hommes du FLNKS.
Des affrontements violent se déroulent, qui font des morts côté kanak et un mort côté caldoche Émile Mézières. L'accord de Nouméa met fin à ces tensions.
Économie [modifier]
Ce village vit d’agriculture (surtout de la banane), d’élevage (bétail, chevaux..), de pêche (crabes, poissons…)
Autrefois, à Ouégoa, la culture du café était l’une des sources premières du village, on la travaillait à la main. À présent il est rare de retrouver des champs de caféiers. Les vieux les ont tous arrachés à la main pour laisser place à des plaines ou des terrains vierges pour l’élevage du bétail.
Administration [modifier]
Ouégoa comprend une mairie, qui est le seul organe administratif important, une poste, une école maternelle et primaire, un collège, un internat, une salle omnisports, des magasins, un dispensaire et une gendarmerie.
En 1879, une gendarmerie est créée à Ouégoa. Le village étant en plein essor, le centre comprenait déjà un bureau de poste/ télégraphe, une école mixte, une perception et divers commerces.
La première gendarmerie se trouvait près du cimetière, au Fort. Nous pouvons encore apercevoir les vestiges de cette brigade. En 1961, la gendarmerie de Ouégoa fut transférée dans une vaste maison de style colonial, puis à la place de cette brigade l’Eméfer fut créé. Depuis 1979, la troisième gendarmerie occupe les locaux actuels.
L'église fut construite en 1950, mais de nos jours seule sa base est préservée car grâce à une association du village elle est en construction. À Bondé, la tribu construisit leur monument religieux.
La première école se trouvait à l’emplacement actuel de la mairie, et l’école actuelle fut bâtie en 1960. En 2000, le centre d’accueil ou internat se met en place et c'est seulement en 2003 que le collège est construit et ouvre ses portes en 2004 pour accueillir les élèves de la 6e à la 3e.
La première poste se situé à l’emplacement du magasin Dubois et de nos jours en face de l’école publique. La mairie s’est toujours trouvée à l’emplacement actuel sauf qu’autrefois c’était une commission dont le premier responsable fut Louis Montagnat.
Jadis, il n’existait pas de pont mais un bac et c'est seulement en 1983 que le pont fut bâti. Le fleuve reste tout de même dangereux.
Lieux et monuments [modifier]
Ouégoa fut un lieu minier à l'époque, et renferme un patrimoine riche mais peu exploité par la population. On peut visiter les deux anciennes gendarmeries, ainsi que les mines Fern-Hill, Balade, Pilou ou Mératrice, et l'usine de Pam. En face de l'usine de Pam se trouve l'île de Pam où l'on peut apercevoir des cerfs, car l'île est une réserve naturelle.
On peut aussi visiter les grottes de Javel, le Mont Gélia (une vue magnifique sur Ouégoa et Pouébo) ou le Diahot. Ouégoa renferme de nombreuses richesses peu connues des autres populations calédoniennes.