Ouégoa

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Ouégoa
Le Commissariat de l'Or au Caillou, devenu l'hôtel Normandon en 1896.
Le Commissariat de l'Or au Caillou, devenu l'hôtel Normandon en 1896.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Nouvelle-Calédonie
Province Province Nord
Aire coutumière Hoot Ma Waap
Maire
Mandat
Jacques Wahio
2014-2020
Code postal 98821
Code commune 98819
Démographie
Population
municipale
2 132 hab. (2009)
Densité 3,2 hab./km2
Ethnie Kanak : 70,3 %
Européens : 17,6 %
Métis : 2,1 %
Asiatiques : 0,3 %
Ni-Vanuatu : 0,2 %
Wallisiens-Futuniens : 0,1 %
Tahitiens : 0,1 %
Autres : 8,4 %
Non déclarés : 0,8 %
Géographie
Coordonnées 20° 21′ 02″ S 164° 25′ 57″ E / -20.350581, 164.432603 ()20° 21′ 02″ Sud 164° 25′ 57″ Est / -20.350581, 164.432603 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 505 m
Superficie 656,8 km2
Localisation

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Ouégoa

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Ouégoa est une commune française de Nouvelle-Calédonie, au nord de la Grande Terre en Province Nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ouégoa dont le nom est formé à partir du substantif kanak Ouen (eau) et Goa (nom d'un clan kanak), est une commune de la Nouvelle-Calédonie, située à 400 km de la capitale Nouméa, à cheval sur la côte ouest et la côte est. C'est une petite commune paisible, où la vie de broussard est assez marquée. Le village comprend de nombreuses forêts, des rivières, mais aussi des plages et des îlots comme Balabio. Sur le territoire de la commune coule le Diahot, le plus grand fleuve de Nouvelle-Calédonie, long d'environ 90 km à partir de sa source sur les flancs du Mont Panié. Mais à ce jour, personne n'a pu déterminer très précisément la ou les source(s) du fleuve.

Le point culminant de la commune est le Mont Colnett qui atteint les 1 505 mètres d'altitude.

On compte plus de 2100 habitants en 2009 dont 17 tribus, les plus importantes sont : Bondé, Paraoua, Tiari, Paraoua et comportant des secteurs dans le village : Tarap, Le Caillou, Pam Paraoua Village, Ballagam…

Histoire[modifier | modifier le code]

La découverte de l'or et de son compagnon, le cuivre[modifier | modifier le code]

L’histoire de Ouégoa, est intimement liée à celles des mines de cuivre et d'or qui firent la fortune de cette région sur une période de vingt ans de 1870 à 1890. La recherche de l'or en Nouvelle-Calédonie avait débuté avant la prise de possession. Le commissaire Louis Bérard à bord de l’Alcmène en 1850 affirmait avoir découvert du quartz aurifère dans la région de Hienghène. En juin 1863, l'or sous forme de paillettes était signalé dans une couche d'argile à Pouébo par un groupe de prospecteurs dirigés par Emile Lozeron. En août 1869, le gouverneur Guillain pour motiver les recherches promit une licence gratuite de 25 ha de terrain aurifère plus une prime de 50 000 francs à qui pourrait produire 20 000 onces d'or dans les douze mois suivants la découverte d'un gisement payant. Le 10 septembre 1870, un groupe de quatre mineurs, Victor Hook, John Borgnis, George Piper et Elisée Bailly annonçaient par une déclaration officielle la découverte d'un gisement au lieu-dit "Moindine" (Manghine) sur la rive gauche du Diahot, site de la future mine de Fern-Hill. Dès la confirmation de la richesse du gisement connue, la nouvelle se propagera jusqu'à Sydney, attirant dans la région dès mars 1871 quantité de prospecteurs anglo-saxons qui ne trouveront rien et quitteront les lieux quelques mois plus tard. Au début de 1872, le cuivre fut découvert pour la première fois à Manghine non loin de la mine d'or. En octobre 1872 une découverte beaucoup plus prometteuse fut faite sur les bords du Bouéou ou rivière de Ouégoa par quatre anciens militaires, Péquillet, Sam, Joncourt et Vernier.

Le premier village de Ouégoa[modifier | modifier le code]

L'exceptionnelle richesse des filons du site de Balade (déclaré le 21 octobre 1872) évaluée de 57 à 63% dans Le Moniteur du 15 janvier 1873, attirera très vite d'autres mineurs autour du point de la découverte, créant en l'espace de quelques mois un imbroglio de concessions non délimitées. Un premier village de mineurs - aujourd'hui dénommé Vieux-Ouégoa - se forma spontanément au pied de la mine de Balade, nécessitant que l'administration délimite officiellement un plan urbain du centre dès 1877. Les premiers lots furent attribuées en mai 1877 à un commerçant de la place, Bertrand Delrieu. En 1878, le village comptait 250 Européens, majoritairement des Anglais et une centaine de Kanak. Le village connaissait alors un extraordinaire boum urbain avec 53 concessions attribuées entre février et mars 1879. En juin 1879, Ouégoa devenait le chef-lieu du 5e arrondissement de la Nouvelle-Calédonie et en juillet, le gouverneur Olry instituait une commission municipale. Mais l'arrivée de condamnés (300 hommes pendant 20 ans) dans le cadre du contrat de "chair humaine" de la Balade (18 février 1878 en échange de l'usine sucrière de Bacouya à Bourail) à partir de mars 1878 modifiera profondément la composition de la population à Ouégoa. Peu à peu en effet, ces condamnés beaucoup moins payés (2 à 3 francs par jour) prirent la place des mineurs anglais (payés de 12 à 13 francs par jour) et même des libérés. Cette concurrence déloyale empêchera les autres mines de se développer puisqu'elles ne bénéficiaient pas de cette main-d'œuvre à bon marché. En 1881, il fut question d'ériger un camp pénitentiaire au pied de la mine pour héberger les condamnés. Le centre de Ouégoa au pied de la mine de Balade qui avait connu un développement spectaculaire au cours des années 1878-79 avec plus de 70 concessions urbaines octroyées, allait connaître un lent déclin jusqu'à la fermeture de la mine à la fin de l'année 1884. À cette époque, les travaux atteignaient près de 300 m de profondeur dans des conditions d'exploitation très difficiles avec la chaleur et les problèmes d'aération. L'exploitation s'était d'ailleurs déplacée à la fin de l'année 1883 plus en amont du creek (le Bouéou) sur le site de la mine Murat. La découverte du riche gisement cuprifère de Némou-Pilou (déclaré le 22 octobre 1884 par Louis Equoy), précipita l'abandon de la mine de Balade; Higginson s'étant porté acquéreur de ces mines dès novembre 1884 et les travaux débutèrent en janvier 1885.

La Caillou et Manghine[modifier | modifier le code]

Ce petit centre urbain sur la rive droite du Diahot tire son nom d'un gros rocher (aujourd'hui disparu) affleurant sur la rive droite du fleuve d'après Léon Gauharou (1882) dans sa "Géographie". En avril 1874, l'administration avait autorisé John Higginson qui avait déjà fait main basse sur les mines de Fern-Hill et de Balade à construire à l'aide de la main-d'œuvre pénale, un tramway hippomobile pour relier sur 5 km, Balade au Caillou, sur la rive droite du Diahot, point d'embarquement du minerai à destination de Pam mais aussi point de passage reliant Balagam sur l'autre rive à Ouégoa. De Balagam, un chemin conduisait à Manghine où se trouvaient les installations de l'usine traitant le quartz aurifère de Fern-Hill sur les bords du fleuve. Il n'y avait pas de centre urbain à Manghine et seules quelques habitations éparses existaient, celles de Bailly, Hook, Douzans et des commerçants Delrieu et Simmons. Dès 1875, l'administration fit délimiter un premier centre urbain de 46 lots au Caillou pour endiguer le développement anarchique des constructions qui se montaient auprès des hangars de la Compagnie de Balade. En janvier 1876, un commerçant, Joseph Henochsberg déjà illégalement installé au Caillou régularisait sa situation en acquérant trois lots. En 1898, à peine une quinzaine de lots avaient trouvé preneurs.

Parari (Paraoua), vallée de Ouamali[modifier | modifier le code]

La présence de forçats avait obligé l'administration à édifier plusieurs camps pénitentiaires: le premier dit des Arabes, début 1875 (en contrebas du futur fort militaire), érigé lors de la construction du tramway, puis d'autres situés à Balade (1881) et aussi au Pondolaï et à Pam. En avril 1880, l'administration créa sur un terrain de 1000 ha mis à disposition par John Higginson dans le cadre du contrat de Balade, le pénitencier agricole du Diahot (vallée de Ouamali), avec une première mise en concession en septembre 1881. En mars 1882, l'établissement ne comptait que 3 concessionnaires, fin décembre, 12 et un an plus tard, 41. Ce pénitencier installé sur des terres peu propices à l'agriculture (à peine 200 ha) ne connut d'ailleurs jamais un fort développement avec au mieux 70 concessionnaires installés, pour 130 mises en concession de 1881 à 1907. Fermé à cette date, il devient alors le centre administratif de la commune. En 1910, il ne restait plus que 4 concessionnaires pénaux surveillés par la gendarmerie.

Pam[modifier | modifier le code]

A Pam, sur la rive droite de la baie Durand, un petit centre avait pris naissance dès 1871 avec l'afflux massif de mineurs australiens, puis avec la construction des entrepôts de la Compagnie de Balade. Comme point de transbordement du minerai de Balade sur des navires australiens, Pam à cette époque, avait une activité portuaire plus importante que celle de Nouméa. Une annexe de la capitainerie du port de Nouméa, avec un lieutenant de port avait été installée en avril 1871 sur un promontoire de l'île de Pam pour surveiller le trafic. Ce poste sera transféré en face, sur la terre ferme en 1876 à cause des moustiques et du manque d'eau potable. À la fin des années 1880, Pam était devenu suffisamment important pour qu'un bureau d'état-civil et un bureau de poste soient ouverts. Puis au début des années 1890, la Société des Mines du Nord qui exploitait la mine de cuivre de Pilou et celle de plomb argentifère la Mérétrice, édifia une fonderie à Pam après quelques essais infructueux de fusion faits directement à Pilou courant 1889. Il s'agissait de réduire les coûts de transport des minerais bruts vers les usines de Dapto en Australie et de Swansea en Angleterre en produisant des mattes de cuivre à 30% de teneur en utilisant de la main-d'œuvre pénale. En 1891, avec la chute des cours mondiaux du cuivre, l'usine se tourna vers la fonte de lingots de plomb. En 1902, avec la faillite de la compagnie Les Mines de Cuivre Pilou Ltd, qui avait succédé à la Société des Mines du Nord, l'usine ferma. À cette époque les frais de fusion s'avéraient prohibitifs, de 6 à 7 fois le coût du transport et des frais de fusion en Australie. Pam qui avait connu un développement important entama au milieu des années 1890 un inexorable déclin.

Le bureau d'état-civil fut fermé en septembre 1894 alors que la population civile de Pam n'excédait plus que 11 habitants. Avec la reprise de l'exploitation à Pilou en 1907 par la Société calédonienne des Mines, un chemin de fer Decauville relia la mine jusqu'à Port-Pilou, lieu de transbordement du minerai vers Pam. En effet, les hauts fonds de la baie d'Harcourt ne permettaient pas aux navires de haute mer d'aborder à ce point de la côte et le minerai devait être transporter à la baie Durand par chalands. Cet inconvénient sera résolu par le prolongement depuis Port-Pilou de la ligne ferroviaire vers la fonderie de Dilah ouverte à la mi-octobre 1910 à l'embouchure du Diahot, rive gauche. Avec la faillite de la Société calédonienne des Mines en 1913, les installations à Dilah furent démantelées et proposées à la vente en avril 1914.

Voici quelques noms de pionniers arrivés en 1873 : Dubois, Martin, Young, Guérin, Bocahut, Buisson, Kuter, Soulas, Wright, Vico, Normandon, Leroy, Surget, Oguishiku, Bozé, Mézières, Delrieu… Ils ont formé la population de Ouégoa et d’autres familles sont venues s’y installer.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale se déroula aussi dans ce village paisible. De 1939 à 1945, les gens construisaient des maisons en torchis et en peau de niaoulis. Ces matériaux ont été transportés à l’aide de bâts. Les Japonais et les Américains se battirent dans la mer de Corail, et beaucoup de personnes du village y participèrent.

Les « Évènements »[modifier | modifier le code]

En 1984 une guerre civile éclate entre la population européenne (les blancs ou les caldoches) et les kanaks. Ce qu'on appelle les « Évènements de 84 ». Les affrontements débutent à Hienghène mais au bout de quelques semaines c’est à Ouégoa qu’ils s’affrontent. Les tribus des alentours se retournent contre la population du village. Les kanaks revendiquent les terres des Blancs. Ils mettent le feu aux maisons notamment chez la famille Guérin et abattent tous les animaux. Cette guerre civile partage Ouégoa en deux communautés d'un côté les hommes du RPCR et de l’autre les hommes du FLNKS.

Des affrontements violent se déroulent, qui font des morts côté kanak et un mort côté caldoche Émile Mézières. L'accord de Nouméa met fin à ces tensions.

Administration[modifier | modifier le code]

Ouégoa comprend une mairie, qui est le seul organe administratif important, une poste, une école maternelle et primaire, un collège, un internat, une salle omnisports, des magasins, un dispensaire et une gendarmerie.

En 1879, une gendarmerie est créée à Ouégoa. Le village étant en plein essor, le centre comprenait également un bureau de poste/ télégraphe, une école mixte, une perception et divers commerces.

La première gendarmerie se trouvait près du cimetière, non loin du fort. Nous pouvons encore apercevoir les vestiges de cette brigade. En 1961, la gendarmerie de Ouégoa fut transférée dans une vaste demeure de style colonial, la maison Colmars. Depuis 1979, la troisième gendarmerie occupe les locaux actuels.

L'église fut construite en 1950 sur la base d'une demi-lune américaine. Grâce à une association du village, elle a été restaurée récemment. À Bondé, la tribu a construit son église.

La première école se trouvait à l’emplacement actuel de la mairie, et l’école actuelle fut bâtie en 1960. En 2000, le centre d’accueil ou internat se met en place et c'est seulement en 2003 que le collège est construit et ouvre ses portes en 2004 pour accueillir les élèves de la 6e à la 3e.

La première poste se situait à l’emplacement du magasin Dubois et de nos jours en face de l’école publique. La mairie s’est toujours trouvée à l’emplacement actuel, sur les fondations de l'ancienne maison du commandant du pénitencier, malheureusement rasée il y a plusieurs années.

Jadis, il n’existait pas de pont pour traverser le Diahot mais un bac et c'est seulement en 1983 que le pont fut bâti. Le fleuve, quoique large et donnant une impression de puissance est en fait semé de hauts fonds rocheux ou sablonneux et sa profondeur n'excède pas 2 à 3 m. Son débit est modeste et de l'ordre de 9 m3/seconde en moyenne. La marée le remonte sur près de 40 km jusqu'à Bondé. Sa navigation reste périlleuse et réservée aux embarcations de faible tonnage.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1961 1971 Alexis Pébou-Yani UC  
1971 1977 André Castel UC  
1977 1995 Éloi Tchoeaoua UC puis FI-UC  
1995 2008 Cézelin Tchoeaoua FLNKS-UC  
2008 2011 Marcel Paimbou-Poumoine FLNKS-UNI-Palika  
2011 2014 Joël Carnicelli UC  
2014 en cours Jacques Wahio FLNKS-UNI-Palika  

Économie[modifier | modifier le code]

Ce village vit d’agriculture (surtout de la banane), d’élevage (bétail, chevaux..), de pêche (crabes, poissons…)

Autrefois, à Ouégoa, la culture du café était l’une des sources premières du village, on la travaillait à la main. À présent il est rare de retrouver des champs de caféiers. Les vieux les ont tous arrachés à la main pour laisser place à des plaines ou des terrains vierges pour l’élevage du bétail.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Par son passé minier, Ouégoa renferme un patrimoine exceptionnellement riche et diversifié mais malheureusement très dégradé et peu mis en valeur. La mine de Fern-Hill possède encore des galeries d'exploration et quelques-uns des schafts creusés pour l'exploitation. Sur le site, la "tranchée de la découverte" est encore visible mais son accès est difficile à trouver. La mine de Balade, d'un accès facile, exploitée sur les rives encaissées du Bouéou, possède encore les murets de soutènement des installations ainsi que plusieurs galeries d'exploration et schafts et un petit tunnel ferroviaire la reliant à la mine Murat, sur les flancs de la colline, rive gauche. L'ancien village de Ouégoa au pied de la mine de Balade a conservé une ancienne demeure de cette époque, la maison Matthews ainsi que les ruines des établissements King & Brem.

Entre Balade et Le Caillou, se dressent les ruines de l'ancienne gendarmerie puis celles du fort de Ouamali construit pour défendre la région lors de l'insurrection kanak de 1878. Au Caillou, les ruines de l'ancien hôtel Normandon, ex-bâtiment abritant le commissaire de l'or, datant du début des années 1870, menacent de disparaître à tout jamais. Le village de Ouégoa possède quelques bâtiments intéressants comme l'ancienne maison Colmars qui abrita un temps la gendarmerie de Ouégoa; la chapelle originellement construite à partir d'une demi-lune américaine, les soubassements de l'ancienne maison du directeur du centre agricole pénitentiaire sur lesquels se trouve la mairie aujourd'hui. A l'embouchure du Diahot, rive gauche se dressent les vestiges (soufflerie) de la fonderie de Dilah qui fonctionna au début du XXe siècle. Un peu plus loin, dans la baie Durand, Pam dévoile l'ancienne fonderie avec deux concasseurs et deux fours ainsi que divers bâtiments recouverts de végétation: maison du docteur, bureau de poste, maison de la direction. Sur l'île de Pam, en face, un petit promontoire situe les premières installations de la capitainerie du port. En quittant Ouégoa par la route de la forêt d'Ougne, se rencontrent les vestiges de la mine de plomb argentifère de La Mérétrice et plus loin vers Arama ceux de la mine de cuivre de Pilou. Au sein de la forêt d'Ougne se dresse une masse rocheuse imposante, visible de loin, formée de pitons calcaires à l'aspect de tours médiévales en ruine, la Roche Mauprat. Les stries verticales qui marquent la roche, appelées en géologie "griffes du diable" comme si elles avaient été gravées par quelque créature maléfique ajoutent encore à l'étrangeté du site. Elles résultent de la dissolution partielle du calcaire par les eaux de ruissellement. Ce point culminant (180 m) de la région tire son nom d'un roman de George Sand, Mauprat, paru en 1837 dans lequel la romancière décrit un castel à l'aspect sinistre, la Roche Mauprat, situé à La Varennes en Bas-Berry.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Contribution à l'histoire des mines de la région du Diahot (parties I à V): Bulletins de la SEHNC n° 136 (2003), n° 138 (2004), n° 139 (2004), n° 140 (2004), n° 143 (2005), n° 146 (2006).
  • Implantation et colonisation de la région de Ouégoa de 1870 à 1890: Bulletins de la SEHNC n° 167 (2011), n° 168 (2011), n° 169 (2011).
  • "Retour à Ouégoa": Bulletin de la SEHNC n° 174 (2013).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]