Garniérite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Garniérite - Thio - Nouvelle-Calédonie

La garniérite n’est pas une espèce minérale mais un terme générique qui recouvre plusieurs espèces nickélifères, de phyllosilicates. Leur teneur élevée en nickel les fait rechercher comme minerai de ce métal. Il s’agit de la népouite, pimélite, et la willemseite.

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

On doit à Jules Garnier ingénieur des mines la découverte de ce minerai par une publication en juin 1876 à l'Académie des sciences, mais c'est le minéralogiste W.B. Clake qui est l'inventeur du terme, il l'a dédié au découvreur[1].

Topotype[modifier | modifier le code]

Nouvelle-Calédonie

Synonymie[modifier | modifier le code]

En dehors des synonymes s’appliquant aux trois espèces sus-citées, la garniérite a un synonyme : la nouméite (Liversidge)[2] ou nouméaite en référence à la province de découverte Nouméa en Nouvelle-Calédonie.

Gitologie et cristallochimie[modifier | modifier le code]

Les gisements sont situés dans le profil d’altération : la garniérite se forme par suite de l'altération des roches ultrabasiques nickélifères. Lors du processus d'altération de la roche mère (harzburgite et dunite) la silice et le magnésium sont expulsés des silicates qui les contiennent. Les saprolites ainsi constituées contiennent alors au maximum 6 à 7 % de nickel. Puis, lorsque l'altération atteint le stade des latérites rouges et des cuirasses ferralitiques, c'est le tour du nickel d'être expulsé. Ce nickel se retrouve en solution dans les eaux météoriques infiltrées, avec d'autres éléments chimiques. Généralement par percolation, ces solutions traversent la zone d'altération et se précipitent au contact de la roche mère imperméable, ainsi que dans les fractures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du point de vue historique, les garniérites furent le premier minerai de nickel exploité en Nouvelle-Calédonie. Leur forte concentration en nickel autorisait une exploitation artisanale, qui a laissé de nombreuses traces sur les massifs calédoniens. Pratiquement épuisées aujourd'hui, ce sont désormais les saprolites et latérites qui intéressent l'industrie minière. Peut être utilisée comme gemme[3].

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Brou - Richesses minières en Nouvelle-Caledonie, p. 10
  2. Société française de minéralogie et de cristallographie Bulletin de minéralogie : volumes 59 à 60 1936
  3. garnierite, yourdictionnary