Exposition universelle de 1900

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EXPO Paris 1900
Vue panoramique de l'exposition universelle de 1900.
Vue panoramique de l'exposition universelle de 1900.
Général
Type-BIE Universelle
Categorie Expo historique
Nom L'Exposition de Paris 1900
Thème « Le bilan d'un siècle »
Surface 216 hectares
Fréquentation 48.130.300 visiteurs
Tarifs 1 franc (2 francs le soir)
Participant(s)
Compagnies 76.112
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Site Champ de Mars, Trocadéro, Quai Branly (portant alors le nom de Quai d'Orsay), Quai d'Orsay, Quai Debilly, Cours Albert-Ier (portant alors le nom de Cours la Reine), Cours la Reine, Esplanade des Invalides, Avenue Alexandre III, Bois de Vincennes
Chronologie
Date d'ouverture 14 avril 1900
Date de clôture 12 novembre 1900
Éditions Universelles
Précédente Exposition internationale de Bruxelles de 1897 , Bruxelles
Suivante Exposition universelle de 1904 , Saint-Louis

L'Exposition universelle de 1900 est la cinquième exposition universelle organisée à Paris après celle de 1855, celle de 1867, celle de 1878 et celle de 1889.

Elle est inaugurée le 14 avril par le président Émile Loubet, puis elle ouvre au public le 15 avril. Elle se termine le 12 novembre, après 212 jours d'ouverture. Elle accueille plus de 50 millions de visiteurs.

Manifestation emblématique de la Belle Époque, dont le thème est « Le bilan d’un siècle », elle lègue à Paris plusieurs bâtiments dont le Petit Palais et le Grand Palais.

Description[modifier | modifier le code]

Plan pratique

L’exposition s’étend sur 216 hectares répartie sur deux sites :

L'exposition universelle de 1900 est 10 fois plus étendue que celle de 1855. Elle comporte 136 entrées.

Elle accueille 83 000 exposants dont 45 000 étrangers[1].

Le prix de l'entrée est de 1 franc entre 10 h et 18 h[2]. 48,3 millions de visiteurs paient cette entrée : c'est la plus importante exposition universelle jamais organisée par la France.

Un parking à vélos de 750 m2 est construit aux Champs-Élysées, et un autre de 250 m2 au quai d’Orsay.

Quelques héritages et attractions[modifier | modifier le code]

Un banquet gigantesque regroupant tous les maires de France est organisé dans le jardin des Tuileries.

Ponts sur la Seine[modifier | modifier le code]

Passerelles et tranchées[modifier | modifier le code]

Expo1900SoundFilm.jpg

De nombreuses passerelles sont construites afin de permettre aux visiteurs d'aller de site en site sans sortir de l'enceinte de l'exposition et sans gêner la circulation des Parisiens.

Citons :

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Les expositions universelles avaient débuté en 1851 à Londres avec 6 millions de visiteurs. Lors des expositions qui se sont tenues à Paris, la fréquentation n'a cessé de se développer, montrant l'engouement du public pour ce type de manifestation :

Divers[modifier | modifier le code]

L'exposition est dirigée par l'industriel Julien Belleville (qui a donné son nom aux rondelles du même).

Expo universelle paris 1900.JPG

Le Pavillon français des Arts décoratifs est créé par Georges Hoentschel.

Des Concours Internationaux d'Exercices physiques et de Sports sont organisés durant l'exposition. Le baron de Coubertin tente, sans succès, de les faire admettre comme Jeux olympiques. Pourtant, depuis 1920 le mouvement olympique revendique comme Jeux olympiques ces concours organisés, financés, arbitrés et récompensés par le seul Comité de l'Exposition. Voir Jeux olympiques d'été de 1900 où la seule référence d'époque pour justifier le palmarès n'est rien d'autre que l'un des rapports officiels de l'Exposition[3].

Une section est consacrée à l'exposition de matériel de chemin de fer.

Valdemar Poulsen fait des démonstrations de son enregistreur sonore magnétique.

Maxime Chattam utilise l'Exposition Universelle de Paris comme décor de son roman Léviatemps.

Plusieurs films documentaires sont réalisés à l'occasion de l'exposition :

Le docteur Léon Azoulay, de la Société d'Anthropologie de Paris, effectue des enregistrements sonores de parlés et de musiques du monde entier, sur 411 cylindres de cires [4]. Une partie de ces documents linguistiques et ethnographiques sont consultables [5].

Récompenses[modifier | modifier le code]

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Dessins de l'exposition[modifier | modifier le code]

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Photos de l'exposition[modifier | modifier le code]

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Pavillons nationaux[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Isabelle Krzywkowski, Sylvie Thorel-Cailleteau, Anamorphoses décadentes: l'art de la défiguration, 1880-1914, Presses Paris Sorbonne,‎ 2002, p. 225
  2. L’heure de travail est alors payée entre 40 et 50 centimes
  3. [PDF] Officials reports 1900
  4. Liste des phonogrammes composant le Musée phonographique de la Société d'Anthropologie
  5. Enregistrements sonores effectués par Léon Azoulay lors de l'Exposition Universelle de 1900 à ParisArchives sonores CNRS Musée de l'Homme (Centre de Recherche en Ethnomusicologie,LESC UMR 7186, CNRS)
  6. « Léon Poussigue », sur http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr
  7. http://fr.topic-topos.com/ancienne-ecole-saint-pierre-chateaugiron
  8. (en) Biographie de Marie-Félix Hippolyte-Lucas sur la page du Salon Europe du site du Casino de Monte-Carlo
  9. Emmanuel-Charles Benezit, "Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays",Gründ, 1976

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Christophe Mabire, L'exposition universelle de 1900, L'Harmattan, 2000
  • Jules-Charles Roux, Exposition universelle de 1900. Les colonies françaises, Imprimerie Nationale, 1902
  • Catalogue des expositions des monuments historiques et de l'exposition des édifices diocésains : exposition universelle de 1900 à Paris, Paris, Chamerot et Renouard,‎ 1900, 154 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Œuvres de fiction[modifier | modifier le code]