Pandanus

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Aide à la lecture d'une taxobox Pandanus
 Pandanus tectorius
Pandanus tectorius
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Arecidae
Ordre Pandanales
Famille Pandanaceae
Genre
Pandanus
Parkinson, 1773
Classification phylogénétique
Clade Angiospermes
Clade Monocotylédones
Ordre Pandanales
Famille Pandanaceae
 Tronc

Tronc

Taxons de rang inférieur
  • Voir texte

Pandanus est un genre de plantes tropicales appartenant à la famille des Pandanaceae. Ce genre comprend plus de 600 espèces réparties autour de la ceinture tropicale, de l'Afrique à l'Océanie dans des habitats variés (subaquatique à sec).

Avec le cocotier, les nombreuses espèces de Pandanus, aussi appelées baquois[1], sont sans doute les arbres les plus utiles du Pacifique et de l'océan indien. Leur aspect étrange a toujours frappé les voyageurs européens. Le tronc, d’un diamètre sensiblement égal du sommet à la base, est recouvert d’une écorce lisse et marbrée. De nombreuses racines adventives semblables aux rameaux mais terminées par un germe vert, s’en détachent en des points variables et se dirigent vers le sol qu’elles n’atteignent souvent qu’après un long trajet ; leur ensemble forme alors un faisceau pyramidal qui semble soutenir le tronc.

Bien que les Pandanus soient répandus dans toutes les îles du Pacifique tropical, les îles basses de la Polynésie et de la Micronésie constituent leur terrain de prédilection : le fara en langues polynésiennes, couvre les atolls les plus déshérités. Certaines espèces sont cultivées, propagées facilement au moyen des bourgeons qui se forment spontanément aux aisselles des feuilles inférieures ; le fruit peut également flotter et se répandre sans l'aide de l'homme.

Sommaire

[modifier] Les utilisations

Travaux de vannerie des femmes aborigènes australiennes
Pandanus heterocarpus en vannerie
Infrutescence et drupes (Pandanus montanus) qui peut servir de perles d'un collier de bienvenue dans le Pacifique Sud
Habitat traditionnel en pandanus, reconstitution de la Maison du Jouir de Gauguin à Atuona, Hiva Hoa, Marquises

Les utilisations de la feuille et du fruit concernent dans de nombreuses régions, les objets de vannerie, des vêtements et des colliers, les toitures) et des usages alimentaires ou cosmétiques.

[modifier] La vannerie

Les femmes aborigènes australiens des régions non désertiques réalisent des travaux de vannerie très élaborés à partir de fibres de pandanus, en particulier des étuis et des sacs (dilly bags, dilly pour "pandanus" et "sac" en langue Yagara[2]) pour les chasseurs-collecteurs nus. Certains sacs tressés "serrés" sont même étanches : ils peuvent ainsi servir pour rapporter de l'eau, du miel de brousse, etc. À l'occasion du tournage du film australien Ten canoes (titre français : Dix canoés, 150 lances et trois épouses) de Rolf de Heer (2006), les actrices et les femmes de leurs familles tinrent à reprendre les techniques ancestrales de tissage d'objets usuels en fibres de pandanus, pour les faire figurer dans le film.

[modifier] L'habitat

[modifier] Les parures

Les drupes (éléments du fruit) parfumées servent à faire des colliers ou des couronnes lors des fêtes.

[modifier] Les usages alimentaires

Les fruits se conservaient facilement et étaient mangés cuits en cas de disette. Si de nos jours, plus personne ne consomme du pandanus en Polynésie française, en revanche, le fruit est encore mangé aux Kiribati où le nombre d'espèces et de variétés est bien plus grand. Les vacoas retrouvent la même utilisation à la Réunion. Les feuilles de pandanus sont également utilisées en Asie du Sud-Est pour parfumer des préparations sucrées comme le riz ou d'autres préparations comme les crêpes au pandanus réputées dans toute l'Indonésie.

les usages cosmétiques

Neuf espèces en Polynésie française présentent des feuilles plus utilisées (toitures, vannerie) que les fruits. Les paysannes indonésiennes utilisent également le pandanus comme savon pour les pieds[citation nécessaire]. Les hommes parfument leur sexe avec du pandanus flétri et bouilli[citation nécessaire]. Les femmes mahoraises (de Mayotte) utilisent la fleur très parfumée, appelée mgu, comme invitation intime à l'amour[3]. Soit comme composante d'un onguent pour le corps, soit seule pour parfumer les draps de la séductrice. Cependant, si le mâle reste rétif à l'acte d'amour, la femme n'hésite pas à frotter le pandanus sur l'ensemble des murs et de la façade de la hutte en bambou[réf. nécessaire].

[modifier] Les représentation artistiques

Paul Gauguin I raro te Oviri - Sous les pandanus I

En 1891, Paul Gauguin a peint I raro te Oviri - Sous les pandanus I.

[modifier] Quelques espèces (liste non exhaustive)

Pandanus candelabrum, Habitus

[modifier] Notes et références

  1. [http://books.google.fr/books?id=6e0TAAAAQAAJ&printsec=titlepage#PPA29,M1 Dictionnaire des sciences naturelles - Frédéric Cuvier, 1816
  2. voir article de Wp:en
  3. Le m'zindzano masque de beauté mahorais - Luc Ollivier (IFM de Dembéni)- Bull. Nat., Hist. & Géo. Mayotte, n*5 - Décembre 2001

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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