Pouembout

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Pouembout
Pwëbuu
Rond-point au centre de Pouembout
Rond-point au centre de Pouembout
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Nouvelle-Calédonie
Province Province Nord
Aire coutumière Paicî-Câmuki
Maire
Mandat
Robert Courtot
2014-2020
Code postal 98825
Code commune 98825
Démographie
Population
municipale
2 078 hab. (2009)
Densité 3,1 hab./km2
Ethnie Kanak : 39,8 %
Européens : 37,1  %
Métis : 12,2 %
Asiatiques : 3,4 %
Wallisiens-Futuniens : 2,5 %
Tahitiens : 0,9 %
Ni-Vanuatu : 0,5 %
Autres : 3,6 %
Géographie
Coordonnées 21° 07′ 40″ S 164° 53′ 18″ E / -21.127889, 164.888306 ()21° 07′ 40″ Sud 164° 53′ 18″ Est / -21.127889, 164.888306 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 134 m
Superficie 674,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

Voir la carte administrative de Nouvelle-Calédonie (détail)
City locator 14.svg
Pouembout
Pwëbuu

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

Voir la carte topographique de Nouvelle-Calédonie (détail)
City locator 14.svg
Pouembout
Pwëbuu
Liens
Site web www.mairiepouembout.com

Pouembout (en langue paicî : Pwëbuu) est une commune française de Nouvelle-Calédonie. Elle se trouve au nord-ouest de la Grande Terre, la plus grande des îles de Nouvelle-Calédonie, en Province Nord. Deux tribus sont présentes sur le territoire de la commune: Paouta et Ouaté. Elles forment le district coutumier de Poindah (grande-chefferie) avec cinq autres tribus de Koné.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le massif de Kopeto constitue le point culminant de la commune avec une altitude maximale de 1 134 mètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le centre de colonisation pénale de Pouembout est créé en 1883[1]. L'autorité pénitentiaire y possède déjà un domaine important de plus de 3500 hectares. La vallée de Pouembout est particulièrement fertile avec les meilleurs sols du territoire (terre noire). De plus, le fort militaire et le village libre de Koné qui comptent plusieurs bureaux administratifs sont proches.
En février 1883[1], un premier groupe de forçats accompagné de surveillants-militaire et de géomètre de la pénitentiaire sont utilisés pour les délimitations des lots de concessions urbaines (qui deviendra l'actuel village) et des lots ruraux sur les rives de la rivière Pouembout. En mai 1884[1], ils sont installés sur ces concessions et un autre groupe de forçats les remplacent sur les travaux d'installation. Bien d'autres suivront: 418 condamnés de 1883 à 1895[1].
En 1885[1], la société coopérative de Pouembout voit le jour sous l'impulsion des concessionnaires. Ses buts sont de trouver des débouchés à la production locale et de stabiliser les prix des produits de consommation.
Vingt ans plus tard, la situation isolée de Pouembout s'est améliorée. Le chemin de muletier reliant le centre au village de Koné a été transformé en route carrossable et le ravitaillement par mer se fait maintenant à l'embouchure de la rivière grâce à un débarcadère.
En 1910, suite à une augmentation significative de la population, Pouembout devient une commune par décision du gouvernement colonial. Les premières élections suivent en 1911.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1970 Ernest Wackenthaler    
1970 1989 Georges Avril Divers puis RPCR  
1989 1995 Dominique Flotat RPCR  
1995 2008 Jean Naouna FLNKS-UC  
2008 en cours Robert Courtot Avenir ensemble puis Calédonie ensemble  
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux bâtiments remarquables de l'époque pénitentiaire : le château Grimigni et le Pigeonnier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Article de Jerry Delathière, page 59 à 75 du Bulletin SEH n°147, parution 2 trimestre 2006